Panorama de la santé

French
Frequency
Biennial
ISSN: 
1999-1320 (online)
ISSN: 
1817-0005 (print)
DOI: 
10.1787/19991320
Hide / Show Abstract

La publication Panorama de la santé présente les données  les plus récentes et les tendances de différents aspects des performances des systèmes de santé des pays de l’OCDE. Elle montre clairement les fortes variations entre pays en ce qui concerne l’état de santé de la population et les risques sanitaires, ainsi que les différences de coûts, d’affectation des ressources et d’activités des systèmes de santé.

Also available in English, German
 
Panorama de la santé 2015

Latest Edition

Panorama de la santé 2015

Les indicateurs de l'OCDE You or your institution have access to this content

French
Click to Access: 
    http://oecd.metastore.ingenta.com/content/health_glance-2015-fr/00/01/index.html
  • WEB
  • http://oecd.metastore.ingenta.com/content/8115072e.pdf
  • PDF
  • http://oecd.metastore.ingenta.com/content/812015072f1.epub
  • ePUB
  • http://www.keepeek.com/Digital-Asset-Management/oecd/social-issues-migration-health/panorama-de-la-sante-2015_health_glance-2015-fr
  • READ
Author(s):
OECD
04 Nov 2015
Pages:
224
ISBN:
9789264247727 (EPUB) ; 9789264247673 (HTML) ; 9789264245945 (PDF) ;9789264245136(print)
DOI: 
10.1787/health_glance-2015-fr

Hide / Show Abstract

Cette nouvelle édition du Panorama de la santé présente les données comparables les plus récentes sur les principaux indicateurs de la santé et des systèmes de santé des pays membres de l’OCDE. Pour un sous-groupe d’indicateurs, elle contient aussi des données se rapportant à des pays partenaires dont l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, la Colombie, le Costa Rica, la Fédération de Russie, l'Inde, l'Indonésie, la Lettonie et la Lituanie. Cette édition contient deux nouveautés : une série de tableaux de bord qui résument la performance des pays de l’OCDE sur des indicateurs clés de santé et des systèmes de santé, et un chapitre spécial sur les tendances récentes des dépenses pharmaceutiques parmi les pays de l’OCDE. Cette édition contient également de nouveaux indicateurs sur la migration du personnel de santé et sur la qualité des soins de santé.

Also available in English
loader image

Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Table of Contents

  • Mark Click to Access
  • Avant-propos

    L’édition 2015 du Panorama de la santé : Les indicateurs de l’OCDE présente les données comparables les plus récentes sur les principaux indicateurs de la santé et des systèmes de santé des 34 pays membres de l’OCDE. Pour un sous-groupe d’indicateurs, elle contient aussi des données se rapportant à des pays partenaires dont l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, la Colombie, le Costa Rica, la Fédération de Russie, l'Inde, l'Indonésie, la Lettonie et la Lituanie. Cette édition contient deux nouveautés : une série de tableaux de bord présentés dans le qui résument la performance des pays de l’OCDE sur des indicateurs clés de santé et des systèmes de santé, et un chapitre spécial sur les tendances récentes des dépenses pharmaceutiques parmi les pays de l’OCDE présentées dans le .

  • Résumé

    Le Panorama de la santé 2015 présente des comparaisons internationales de l’état de santé des populations et des performances des systèmes de santé dans les pays de l'OCDE, les pays candidats et certains grands pays émergents. L’édition 2015 contient deux nouveautés : une série d’indicateurs relatifs à la santé et aux systèmes de santé dans les pays de l'OCDE présentés sous forme de tableaux de bord au , et un chapitre spécial consacré à l’évolution récente des dépenses pharmaceutiques. Les principales conclusions du Panorama de la santé 2015 sont présentées ci-après.

  • Guide du lecteur

    Le Panorama de la santé 2015 présente des comparaisons des principaux indicateurs relatifs à la santé et aux performances des systèmes de santé dans les 34 pays de l’OCDE, ainsi que dans les pays candidats et les principaux pays partenaires, le cas échéant (Brésil, Chine, Colombie, Costa Rica, Inde, Indonésie, Lettonie, Lituanie, Fédération de Russie et Afrique du Sud). Sauf indication contraire, les données présentées dans cette publication sont essentiellement extraites des statistiques nationales officielles.

  • Tableaux de bord des indicateurs de la santé

    Ce chapitre présente, pour la première fois, des tableaux de bord ayant pour but d'apporter un éclairage sur la performance des pays de l'OCDE dans la promotion de l'état de santé de leurs populations et sur plusieurs aspects de leurs systèmes de santé. Ces tableaux de bord n'ont pas pour ambition d'identifier quel pays a le meilleur système de santé. Ils ont plutôt pour but de résumer les forces et faiblesses relatives des différents pays de l'OCDE sur la base d'un ensemble d'indicateurs clés relatifs à la santé et aux performances des systèmes de santé et par là d'aider à identifier les priorités possibles pour l'action publique. Ces tableaux de bord présentent les résultats des pays de l'OCDE dans cinq dimensions : 1) état de santé ; 2) facteurs de risque pour la santé ; 3) accès aux soins ; 4) qualité des soins ; et 5) ressources de santé. Pour chacune de ces cinq dimensions, un certain nombre d'indicateurs clés est présenté. Ces indicateurs ont été choisis en fonction de trois critères principaux : 1) la pertinence au regard de l'action publique ; 2) la disponibilité des données ; et 3) la facilité d'interprétation des données (c'est-à-dire, qu'il n'y ait pas d'ambiguïté qu'une valeur supérieure/inférieure traduit une performance meilleure/moins bonne). Il existe toutefois une exception à l'application de ce troisième critère : dans le cas du cinquième tableau de bord relatif aux ressources de santé, des dépenses de santé plus élevés ou des ressources humaines en santé plus importantes ne sont pas nécessairement synonymes d'une performance supérieure. C'est pourquoi le classement des pays est présenté de manière différente dans ce dernier tableau de bord.Note : Informations sur les données concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888933280737

  • Évolution des dépenses pharmaceutiques et défis futurs

    Les dépenses pharmaceutiques ont atteint environ 800 milliards USD en 2013 dans les pays de l’OCDE, soit environ 20 % en moyenne des dépenses de santé totales lorsque l’on ajoute la consommation hospitalière de produits pharmaceutiques à l’achat de médicaments au détail. Ce chapitre présente les tendances récentes en matière de dépenses pharmaceutiques dans les pays de l’OCDE. Il examine les déterminants de l’évolution récente des dépenses, en soulignant les différences entre classes thérapeutiques. Il montre que, alors que la consommation de médicaments continue d’augmenter et de pousser à la hausse les dépenses pharmaceutiques, les politiques de maîtrise des coûts et l’expiration des brevets d’un certain nombre de produits les plus vendus ont mis la pression à la baisse sur les prix des médicaments au cours des dernières années. Cela a entraîné un ralentissement de la croissance des dépenses au cours de la dernière décennie.Le chapitre se penche ensuite sur les défis émergents pour les décideurs politiques en ce qui concerne la gestion des dépenses pharmaceutiques. La prolifération de médicaments de spécialité à coût élevé sera un moteur important de la croissance des dépenses de santé dans les années à venir. Alors que certains de ces médicaments apportent de grands bénéfices aux patients, d’autres ne fournissent que des améliorations marginales. Cela remet en question l’efficacité des dépenses pharmaceutiques.Note : Informations sur les données concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888933280737

  • Add to Marked List
  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts État de santé

    • Mark Click to Access
    • Espérance de vie à la naissance

      L’espérance de vie à la naissance continue d’augmenter régulièrement dans les pays de l’OCDE, de 3 à 4 mois par an en moyenne, et rien ne laisse présager un ralentissement. Ces gains de longévité sont imputables à un certain nombre de facteurs, comme l’amélioration des modes de vie, de l’éducation, et les progrès effectués en matière de santé.

    • Espérance de vie selon le sexe et le niveau d'éducation

      Dans tous les pays de l’OCDE, l’écart d’espérance de vie entre les hommes et les femmes reste important : en moyenne, l’espérance de vie à la naissance atteignait en 2013 83.1 ans pour les femmes et 77.8 pour les hommes, soit une différence de 5.3 ans ().

    • Mortalité due aux maladies cardiovasculaires

      Malgré un recul considérable au cours des dernières décennies, les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de décès dans la plupart des pays de l’OCDE, représentant près d’un tiers (32 %) de l’ensemble des décès en 2013. La perspective d’un nouveau recul risque d’être compromise par la hausse de certains facteurs de risque, comme l’obésité et le diabète (OCDE, 2015). Les maladies cardiovasculaires regroupent diverses maladies touchant l’appareil circulatoire, notamment les cardiopathies ischémiques (souvent appelées crises cardiaques) et les accidents vasculaires cérébraux (AVC).

    • Mortalité due au cancer

      Le cancer est la deuxième cause de mortalité dans les pays de l’OCDE après les maladies cardiovasculaires, représentant 25 % de l’ensemble des décès en 2013. Dans un certain nombre de pays, le cancer est désormais la première cause de décès. La part croissante des décès dus au cancer tient au fait que la mortalité due à d’autres causes, en particulier aux maladies circulatoires, recule plus rapidement que celle due au cancer.

    • Mortalité due aux accidents de transport

      Les blessures dues aux accidents de transport – dont la plupart sont dues à des accidents de la route – posent un problème majeur de santé publique dans les pays de l’OCDE, et ont causé le décès prématuré de plus de 100 000 personnes en 2013 (plus de 1 % de l’ensemble des décès). Près des trois quarts de ces décès concernaient des hommes. En outre, plus de 5 millions de personnes ont été blessées dans des accidents de la route. Les coûts financiers directs et indirects des accidents de transport sont considérables, et représenteraient chaque année entre 1 et 3 % du PIB, selon les estimations (OCDE/FIT, 2015).

    • Suicide

      Le suicide a fait plus de 150 000 morts dans les pays de l’OCDE en 2013. Un ensemble complexe de raisons peuvent expliquer qu’une personne attente à sa propre vie. Une forte proportion de suicides est le fait de personnes souffrant de troubles psychiatriques comme la dépression grave, les troubles bipolaires ou la schizophrénie. L’environnement social dans lequel vit la personne compte également beaucoup. Des revenus faibles, une consommation abusive d’alcool ou de drogue, le chômage et la solitude sont autant de facteurs associés à des taux de suicide plus élevés.

    • Mortalité infantile

      Le taux de mortalité infantile, qui mesure la proportion de décès parmi les enfants de moins d’un an, fournit une indication de l’impact de la situation économique et sociale des mères, de leurs modes de vie, ainsi que des caractéristiques et de l’efficacité des systèmes de santé sur la santé des mères et des nouveau-nés.

    • Santé du nourrisson : faible poids à la naissance

      Le faible poids à la naissance – défini comme inférieur à 2 500 grammes – est un indicateur important de la santé du nourrisson parce qu’il existe une relation étroite entre le poids de naissance et la morbidité et mortalité infantiles. Un faible poids à la naissance peut être dû à deux facteurs : un retard de croissance intra-utérin ou une naissance prématurée. Les nouveau-nés de faible poids risquent plus d’être en mauvaise santé ou de décéder, doivent souvent être hospitalisés plus longtemps après la naissance et sont davantage susceptibles de souffrir de handicaps importants. Parmi les facteurs de risque de faible poids à la naissance figurent le tabagisme et la consommation excessive d’alcool de la mère, une mauvaise hygiène alimentaire, un faible indice de masse corporelle, un milieu socio-économique défavorisé, la fécondation in vitro et une grossesse multiple.

    • État de santé général perçu

      La plupart des pays de l’OCDE mènent des enquêtes périodiques qui permettent aux personnes interrogées de détailler différents aspects de leur santé. Ces enquêtes comportent souvent une question qui invite les personnes interrogées à décrire leur état de santé général. En dépit du caractère subjectif de cette question, les indicateurs de perception de l’état de santé général fournissent des indications quant à l’évolution future de la consommation de soins de santé et de la mortalité (DeSalvo et al., 2005).

    • Incidence du cancer

      On estime que 5.8 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués en 2012 dans les pays de l’OCDE, 54 % (environ 3.1 millions) touchant les hommes et 46 % (environ 2.7 millions) les femmes. Les plus fréquents étaient le cancer du sein (12.9 % de tous les nouveaux cas de cancer) et de la prostate (12.8 %), suivis du cancer du poumon (12.3 %) et du cancer colorectal (11.9 %). Ces quatre cancers représentent la moitié de la charge de morbidité estimée liée au cancer dans les pays de l’OCDE (Ferlay et al., 2014).

    • Add to Marked List
  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Déterminants non médicaux de la santé

    • Mark Click to Access
    • Consommation de tabac chez les adultes

      Le tabac tue chaque année environ 6 millions de personnes, dont plus de 5 millions sont des consommateurs directs et plus de 600 000 sont des non-fumeurs exposés au tabagisme passif (OMS, 2015). Il constitue un facteur de risque majeur pour au moins deux des principales causes de mortalité prématurée, à savoir les maladies cardiovasculaires et le cancer, augmentant les risques de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral, de cancer du poumon, du larynx et de la cavité buccale et de cancer du pancréas, entre autres. De surcroît, il favorise fortement les maladies respiratoires comme les maladies pulmonaires obstructives chroniques (US DHHS, 2014). Fumer pendant la grossesse peut avoir pour conséquence la naissance de nouveau-nés de faible poids et l’apparition de maladies chez les nourrissons. Le tabac demeure le plus important facteur de risque évitable pour la santé dans les pays de l’OCDE et à travers le monde.

    • Consommation d'alcool chez les adultes

      Le bilan sanitaire d’une consommation nocive d’alcool, en termes de morbidité et de mortalité, est extrêmement lourd dans la plupart des régions du monde (Rehm et al., 2009 ; OMS, 2014 ; OCDE, 2015). La consommation d’alcool a de nombreuses conséquences négatives sur la santé, de même que sur le plan social ; elle accroît, entre autres, le risque d’apparition de certains cancers, d’AVC et de cirrhose du foie. De plus, l’exposition du fœtus à l’alcool augmente le risque d’anomalies congénitales et de déficiences intellectuelles. L’alcool est également une cause de décès et de handicaps dus à des accidents et traumatismes, des agressions, des actes de violence, des homicides et des suicides. On estime que la consommation d’alcool cause plus de 3.3 millions de décès chaque année à travers le monde, et représente 5.1 % de la charge de morbidité mondiale (OMS, 2014). Les dépenses de santé liées à ce problème sont estimées à 25.6 milliards USD aux États-Unis (Bouchery et al., 2011). Dans la Fédération de Russie, l’abus d’alcool a fortement contribué à l’augmentation du nombre de décès prématurés et au recul de l’espérance de vie observé dans les années 90 (OCDE, 2012). Par ailleurs, la consommation d’alcool a des conséquences sociétales plus importantes, entraînant de larges pertes de productivité au travail du fait de l’absentéisme et des décès prématurés, ainsi que des blessures et des décès chez les non-buveurs (par exemple du fait des accidents de la route causés par des conducteurs sous l’influence de l’alcool).

    • Consommation de fruits et de légumes chez les adultes

      L’alimentation joue un rôle déterminant dans la santé. Une consommation insuffisante de fruits et de légumes est un facteur susceptible d’accroître le risque de morbidité (Bazzano et al., 2003 ; Riboli et Norat, 2003). L’insécurité alimentaire, qui est l’incapacité d’acheter suffisamment de nourriture pour une vie saine et active, est également associée à des effets indésirables sur la santé (Seligman et al., 2010). Une alimentation correcte contribue à la prévention de diverses affections chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, le diabète de type 2, les AVC, certains cancers, les troubles musculosquelettiques et toute une série de troubles mentaux.

    • Obésité chez les adultes

      Il est reconnu que l’obésité prédispose à de nombreux problèmes de santé, dont l’hypertension, l’hypercholestérolémie, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les affections respiratoires (l’asthme), les maladies musculosquelettiques (arthrite) et certaines formes de cancer. L’augmentation du surpoids et de l’obésité est un problème de santé publique majeur, et menace la progression de la lutte contre les maladies cardiovasculaires (OCDE, 2015).

    • Surpoids et obésité chez les enfants

      Les enfants en surpoids ou obèses ont plus de risques que les autres d’avoir des problèmes de santé à l’adolescence, de même qu’à l’âge adulte. Chez les jeunes, la surcharge pondérale peut entraîner des troubles orthopédiques et des difficultés psychosociales, comme une mauvaise estime de soi ou la dépression. Un enfant en surpoids risque aussi davantage de devenir un adulte obèse, si bien que les maladies cardiovasculaires, le diabète, certaines formes de cancer, l’arthrose, une qualité de vie moindre et le risque de décès prématuré s’inscrivent parmi les problèmes de santé potentiels (Lobstein, 2010 ; Currie et al., 2012).

    • Add to Marked List
  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Personnel de santé

    • Mark Click to Access
    • Médecins (nombre total)

      Le nombre de médecins par habitant varie considérablement entre les pays de l’OCDE. En 2013, la Grèce avait la plus forte densité (6.3 médecins pour 1 000 habitants), suivie par l’Autriche. La Turquie et le Chili enregistraient les chiffres les plus bas parmi les pays de l’OCDE avec un peu moins de 2 médecins pour 1 000 habitants. La moyenne de l’OCDE était légèrement supérieure à 3 médecins pour 1 000 habitants. Dans certains grands pays émergents, la densité était beaucoup plus faible : on comptait moins de 1 médecin pour 1 000 habitants en Indonésie, en Inde et en Afrique du Sud. En Chine, le nombre de médecins par habitant se situe encore à environ la moitié de la densité moyenne de l’OCDE mais il a fortement augmenté depuis 2000 ().

    • Répartition des médecins par âge, sexe et catégorie

      Au-delà du nombre total de médecins, la structure du personnel médical par âge et par sexe, ainsi que la répartition entre les différentes catégories de médecins jouent un rôle important dans l’offre de services médicaux. Depuis de nombreuses années, le vieillissement de la population des médecins dans les pays de l’OCDE fait craindre une insuffisance de la relève, bien que les départs à la retraite s’avèrent souvent progressifs et de plus en plus tardifs (Pong, 2011). D’autre part, la proportion croissante de femmes parmi les médecins peut influer sur l’offre totale de services médicaux, du fait que leur temps de travail est généralement inférieur à celui des hommes. Il semble toutefois que les préférences en matière de temps de travail deviennent plus semblables entre les hommes et les femmes parmi les nouvelles générations de médecins. Enfin, le déséquilibre croissant en faveur de différentes spécialisations au détriment de la médecine générale soulève des préoccupations dans de nombreux pays sur l’accès aux soins primaires pour toute la population.

    • Médecins nouvellement diplômés

      Le nombre de médecins nouvellement diplômés reflète dans une large mesure les décisions prises quelques années plus tôt concernant le nombre d’étudiants admis dans les écoles de médecine (décisions concernant le numerus clausus). Depuis 2000, la plupart des pays de l’OCDE ont augmenté le nombre d’étudiants admis à suivre des études médicales, en réponse aux préoccupations concernant des pénuries actuelles ou à venir de médecins (OCDE, à paraître).

    • Migration internationale des médecins

      La migration internationale des médecins et autres professionnels de santé n’est pas un phénomène nouveau, mais elle attire fortement l’attention depuis quelques années en raison de craintes qu’elle n’aggrave la pénurie de personnel de santé qualifié dans certains pays, notamment dans des pays en développement qui souffrent déjà d’un manque de main-d’œuvre criant. Le Code de pratique mondial pour le recrutement international des personnels de santé, adopté par l’Assemblée mondiale de la santé en mai 2010, a été conçu pour répondre à ces préoccupations. Il fournit aux pays un instrument pour promouvoir un recrutement plus éthique des personnels de santé, en encourageant les pays à parvenir à une plus grande  autosuffisance  dans la formation des personnels de santé, tout en reconnaissant à toute personne le droit fondamental de migrer.

    • Rémunération des médecins (généralistes et spécialistes)

      La rémunération selon les catégories de médecins a un impact sur l’attrait financier des différentes spécialités. Dans de nombreux pays, l’État influe sur le niveau et la structure de la rémunération, soit en tant que principal employeur de médecins, soit en tant que client de leurs services, ou encore par la réglementation des honoraires.

    • Personnel infirmier

      Les infirmiers sont beaucoup plus nombreux que les médecins dans la plupart des pays de l’OCDE. Ils jouent un rôle essentiel dans l’offre de soins, non seulement dans les structures traditionnelles comme les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée, mais aussi, de plus en plus, dans les soins primaires (en particulier pour les soins aux personnes souffrant de maladies chroniques) et à domicile.

    • Personnel infirmier nouvellement diplômé

      Beaucoup de pays de l’OCDE ont pris des mesures, depuis environ dix ans, pour accroître le nombre d’étudiants admis dans les écoles d’infirmiers en réponse aux préoccupations concernant les pénuries de ce personnel présentes ou qui pourraient avoir lieu à l’avenir (OCDE, à paraître). Néanmoins, les efforts consacrés à la formation de nouveaux infirmiers sont très variables d’un pays à l’autre, ce qui peut s’expliquer par les différences touchant le nombre et la structure d’âge des effectifs actuels dans la profession (donc avec des besoins différents en matière de remplacement), la capacité des écoles d’infirmiers d’accueillir un plus grand nombre d’élèves, ainsi que les perspectives d’emploi futures.

    • Migration internationale du personnel infirmier

      Dans presque tous les pays de l’OCDE, la proportion des infirmiers formés à l’étranger est beaucoup plus faible que celle des médecins formés à l’étranger. Toutefois, étant donné que le nombre total d’infirmiers est habituellement beaucoup plus élevé que celui des médecins, le nombre absolu des infirmiers formés à l’étranger est généralement supérieur à celui des médecins formés à l’étranger (OCDE, à paraître).

    • Rémunération du personnel infirmier

      Le niveau de rémunération du personnel infirmier est un des facteurs qui influent sur la satisfaction professionnelle et l’attrait de la profession. Il a aussi un effet direct sur les coûts, puisque les salaires représentent l’un des principaux postes de dépenses des systèmes de santé.

    • Add to Marked List
  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Services de santé

    • Mark Click to Access
    • Consultations de médecins

      Les consultations de médecins peuvent avoir lieu dans le cabinet ou la clinique du médecin, dans les services de consultations externes des hôpitaux ou, dans certains cas, au domicile des patients. Dans de nombreux pays d’Europe (Danemark, Italie, Pays-Bas, Norvège, Portugal, République slovaque, Espagne et Royaume-Uni par exemple), les patients sont obligés ou incités à consulter un médecin généraliste pour tout nouvel épisode de maladie avant de voir un spécialiste. Le généraliste peut alors les envoyer consulter un spécialiste, s’il le juge utile. Dans d’autres pays, les patients peuvent consulter directement les spécialistes.

    • Technologies médicales

      Les nouvelles technologies médicales permettent d’améliorer les diagnostics et les traitements, mais elles contribuent également à l’augmentation des dépenses de santé. Cette section présente des données sur la disponibilité et l’utilisation de deux technologies de diagnostic : la tomodensitométrie (CT scanner) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Les examens de CT et d’IRM facilitent les diagnostics en fournissant aux médecins des images des organes internes et des structures du corps. Contrairement aux techniques traditionnelles de radiographie et de scanner, les examens par IRM n’exposent pas les patients à un rayonnement ionisant.

    • Lits d'hôpital

      Le nombre de lits d’hôpital fournit une indication sur les ressources disponibles pour l’offre de services aux patients hospitalisés. La présente section fournit des données sur le nombre de lits d’hôpital de façon globale et pour différents types de soins (curatifs, psychiatriques, de longue durée et autres fonctions). Elle fournit également un indicateur du taux d’occupation des lits affectés aux soins curatifs.

    • Sorties d'hôpital

      Les sorties d’hôpital mesurent le nombre de patients qui quittent un hôpital après y être restés au moins une nuit. Avec la durée moyenne de séjour, c’est un important indicateur de l’activité hospitalière. L’activité hospitalière est soumise à un certain nombre de facteurs, parmi lesquels la capacité quantitative de traitement des patients dans les hôpitaux, la capacité du secteur des soins primaires à prévenir les admissions hospitalières évitables et l’offre de soins de suite pour la réadaptation et les soins de longue durée.

    • Durée moyenne de séjour à l'hôpital

      La durée moyenne de séjour à l’hôpital est souvent considérée comme un indicateur d’efficience. Toutes choses égales par ailleurs, un séjour plus court diminue le coût par sortie et déplace les soins vers le cadre moins onéreux des soins de suite. Toutefois, un séjour plus court exige généralement une intensité de services plus élevée et est plus coûteux par journée d’hospitalisation. Un séjour trop court peut aussi avoir des effets négatifs sur les résultats de santé ou nuire au confort ou au rétablissement du patient. S’il en résulte un taux de réadmissions accru, les coûts par épisode de maladie peuvent n’être que légèrement réduits, ou même augmenter.

    • Chirurgies cardiaques

      Les maladies cardiaques sont une cause majeure d’hospitalisation et de décès dans les pays de l’OCDE (voir l’indicateur  Mortalité due aux maladies cardiovasculaires  dans le ). Les pontages coronariens et les angioplasties ont révolutionné le traitement des cardiopathies ischémiques au cours des dernières décennies. Le pontage coronarien est une opération à thorax ouvert comportant une greffe de veines et/ou d’artères afin de contourner une ou plusieurs artères obstruées. L’angioplastie coronarienne est une intervention beaucoup moins invasive qui consiste à introduire dans le système artériel un cathéter à l’extrémité duquel est fixé un ballonnet, afin de dilater l’artère coronaire au point d’obstruction ; la mise en place d’un stent pour maintenir l’artère ouverte accompagne la majorité des angioplasties.

    • Remplacements de la hanche ou du genou

      Les progrès considérables des interventions chirurgicales ont offert des options efficaces pour soulager la douleur et le handicap associés à certains troubles musculo-squelettiques. La chirurgie de remplacement de la hanche et du genou est considérée être l’intervention la plus efficace pour le traitement de l’ostéo-arthrite sévère, car elle soulage la douleur, réduit le handicap et permet à certains patients de récupérer une fonction quasi normale.

    • Césariennes

      Les taux d’accouchement par césarienne ont augmenté dans presque tous les pays de l’OCDE, bien que cette tendance se soit inversée, au moins légèrement, dans quelques pays ces dernières années. Les raisons de cette hausse sont notamment l’augmentation du nombre des premières naissances chez des femmes à un âge plus tardif ainsi que des naissances multiples résultant de la procréation médicalement assistée, les préoccupations relatives à la responsabilité pour faute médicale, la commodité de la programmation pour les médecins et pour les patientes et la préférence de certaines femmes pour ce mode d’accouchement. Néanmoins, l’accouchement par césarienne continue d’entraîner une mortalité maternelle plus élevée, une plus forte morbidité maternelle et infantile et plus de complications lors des accouchements ultérieurs, ce qui soulève des questions sur le bien-fondé de césariennes qui ne sont pas toujours médicalement nécessaires.

    • Chirurgie ambulatoire

      Au cours des dernières décennies, le nombre d’actes réalisés en chirurgie de jour a considérablement augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE grâce aux progrès des technologies médicales, en particulier à la diffusion des interventions peu invasives et de l’anesthésie. Ces innovations ont également accru la sécurité des patients et les résultats de santé, et contribué, dans bien des cas, à réduire le coût unitaire des interventions en raccourcissant la durée de séjour à l’hôpital. Toutefois, l’impact de l’essor des actes de chirurgie de jour sur les dépenses de santé dépend non seulement de l’évolution de leur coût unitaire mais aussi de l’augmentation du nombre total d’interventions pratiquées et doit également prendre en compte les coûts supplémentaires associés aux soins de suite et aux services de santé de proximité après les interventions.

    • Add to Marked List
  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Accès aux soins

    • Mark Click to Access
    • Couverture des soins de santé

      La couverture des soins de santé par les assurances publiques ou privées favorise l’accès aux produits et services médicaux, et permet de se couvrir contre les aléas financiers d’un accident ou d’une maladie grave. Toutefois, le pourcentage de la population couverte par de telles assurances ne fournit pas un indicateur complet de l’accessibilité, car la gamme de services couverts et le degré de participation des patients au coût de ces services affectent également l’accès aux soins.

    • Besoins en soins médicaux et dentaires non satisfaits

      Les personnes n’ont parfois pas accès aux soins de santé pour différentes raisons liées soit au fonctionnement du système de santé lui-même (coût d’une consultation chez le médecin ou d’un traitement médical, distance du centre de soins le plus proche ou listes d’attente), soit à des raisons personnelles (peur de ne pas être compris par le médecin ou de manquer de temps pour demander des soins). Les personnes qui renoncent aux soins dont elles ont besoin risquent de mettre leur santé en danger. Les inégalités dans les besoins non satisfaits peuvent entraîner une dégradation de l’état de santé et accroître les inégalités en matière de santé.

    • Dépenses de santé à la charge des patients

      La protection financière apportée par l’assurance maladie publique ou privée réduit considérablement le montant que les personnes paient directement pour les soins médicaux ; toutefois, dans certains pays, le poids de ces dépenses directes peut créer des barrières à l’accès aux soins de santé et à leur utilisation. Les ménages qui ont des difficultés à payer les frais médicaux sont susceptibles de retarder les soins de santé dont ils ont besoin, voire d’y renoncer. En moyenne dans les pays de l’OCDE, 19 % des dépenses de santé sont réglées directement par les patients (voir l’indicateur  Financement des soins de santé  au  Dépenses de santé ).

    • Répartition géographique des médecins

      L’accès aux soins médicaux nécessite un nombre suffisant de médecins et une répartition géographique adéquate de ces derniers sur l’ensemble du pays. Un manque de médecins dans certaines régions peut accroître la durée des déplacements ou les délais d’attente des patients et être à l’origine de besoins en soins de santé insatisfaits. La répartition inégale des médecins est un problème important auquel sont confrontés de nombreux pays de l’OCDE, en particulier ceux comptant des régions isolées et à faible densité de population ou des zones urbaines défavorisées.

    • Délais d'attente pour une chirurgie élective

      Les longs délais d’attente pour bénéficier de soins médicaux constituent un enjeu important des politiques de santé dans de nombreux pays de l’OCDE (Siciliani et al., 2013). Les délais excessifs pour une chirurgie élective (non urgente), comme une opération de la cataracte, une arthroplastie de la hanche ou du genou, sont source de mécontentements car les bénéfices attendus du traitement sont retardés, et la douleur et les handicaps perdurent. Alors que les délais d’attente sont vus comme un enjeu important dans de nombreux pays, pour d’autres ce n’est pas le cas (par exemple l’Allemagne, la Belgique, la Corée, les États-Unis, la France, le Japon, le Luxembourg et la Suisse).

    • Add to Marked List
  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Qualité des soins

    • Mark Click to Access
    • Admissions évitables à l'hôpital

      La plupart des systèmes de santé ont développé un  niveau de soins primaires  dont la fonction comprend la promotion de la santé et la prévention des maladies, la gestion des nouveaux problèmes de santé et des affections de longue durée et le transfert des patients vers des services hospitaliers lorsque cela est nécessaire. Un des principaux objectifs est le bien-être des individus, en fournissant un lieu de soins stable sur le long terme, en adaptant et en coordonnant les soins pour ceux dont les besoins sont multiples et en favorisant l’auto-éducation et l’autogestion des patients.

    • Traitement du diabète

      Le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque que le corps n’est plus capable de réguler les niveaux excessifs de glucose dans le sang. Dans les pays de l’OCDE, le diabète est une cause majeure de maladie cardiovasculaire, de cécité, d’insuffisance rénale et d’amputation d’un membre inférieur. En 2014, on estimait à plus de 380 millions le nombre de personnes atteintes de diabète dans le monde, et ce chiffre devrait s’approcher de 600 millions d’ici à 2035. Le diabète a été à l’origine de près de 5 millions de décès en 2014 (IDF, 2014). De nombreux pays ont mis en place des stratégies globales de traitement du diabète, mais selon certaines informations, davantage pourrait être fait pour prévenir la maladie (OCDE, 2014). Les médicaments réduisant le cholestérol et la tension artérielle sont recommandés dans la plupart des directives nationales de traitement des patients diabétiques (voir l’indicateur  Prescriptions dans le cadre des soins primaires  au ).

    • Prescriptions dans le cadre des soins primaires

      Au-delà de la consommation et des dépenses (voir le ), les informations sur les prescriptions peuvent être utilisées en tant qu’indicateur de la qualité des soins de santé. Ainsi, les antibiotiques ne doivent être prescrits que lorsque le besoin est avéré, afin de réduire le risque de résistance des souches. Les quinolones et les céphalosporines sont considérées comme des antibiotiques de seconde ligne dans la plupart des directives en matière de prescription. Leur utilisation devrait être limitée afin de garantir la disponibilité d’une thérapie secondaire efficace en cas d’échec des antibiotiques de première ligne. Le volume total des antibiotiques prescrits, et des antibiotiques de seconde ligne en pourcentage du volume total, a été validé comme étant un marqueur de la qualité des structures de soins primaires. En mai 2015, l’Assemblée mondiale de la santé a approuvé un Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens (http://who.int/drugresistance/global_action_plan), lequel est également intégré dans plusieurs stratégies nationales.

    • Mortalité après un infarctus aigu du myocarde (IAM)

      La mortalité imputable aux maladies coronariennes a considérablement diminué depuis les années 1970 (voir l’indicateur  Mortalité imputable aux maladies cardiovasculaires  au ). Les progrès de la prévention, notamment contre le tabac (voir l’indicateur  Consommation de tabac chez les adultes  au ), et du traitement des maladies cardiovasculaires ont dépassé ceux enregistrés contre beaucoup d’autres maladies (OCDE, 2015a).

    • Mortalité après un accident vasculaire cérébral

      En 2013, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et autres maladies cérébrovasculaires représentaient plus de 7 % de l’ensemble des décès dans les pays de l’OCDE. Les AVC ischémiques représentent environ 85 % de l’ensemble des cas de maladies cérébrovasculaires. Les AVC surviennent lorsque l’irrigation sanguine d’une partie du cerveau est interrompue, ce qui entraîne une nécrose de la partie touchée (les cellules meurent). Le traitement des AVC ischémiques a fait des progrès spectaculaires au cours de la dernière décennie. Des essais cliniques ont clairement démontré les avantages du traitement thrombolytique pour les accidents ischémiques, ainsi que des soins reçus dans des unités dédiées aux AVC qui facilitent le diagnostic et une thérapie précoce et énergique des victimes d’AVC (Hacke et al., 1995 ; Seenan et al., 2007).

    • Délais d'attente pour une opération après une fracture de la hanche

      En ce qui concerne la fracture de la hanche, les principaux facteurs de risque sont associés au vieillissement – risque accru de chute et moindre solidité du squelette due à l’ostéoporose. Avec l’allongement de l’espérance de vie dans la plupart des pays de l’OCDE, la fracture de la hanche devrait devenir un problème de santé publique plus important dans les prochaines années.

    • Complications chirurgicales

      La sécurité des patients demeure l’une des principales questions abordées par les politiques de santé et le débat public. De forts taux d’erreurs dans l’administration des soins médicaux ont été révélés à plusieurs reprises, notamment dans le rapport phare de l’Institut de médecine qui estimait que les décès dus à une erreur médicale étaient plus nombreux que ceux imputables à un accident de la circulation ou un cancer du sein (Kohn et al., 2000). Une comparaison robuste des performances entre pairs est essentielle pour créer les conditions d’une amélioration. Deux types d’incidents en lien avec la sécurité des patients peuvent être distingués : les événements qui ne devraient jamais se produire comme l’oubli d’un corps étranger (par exemple aiguilles, lames, gaze) à la fin d’une intervention chirurgicale ; et les incidents préjudiciables, comme la septicémie postopératoire, qui ne peuvent pas être évités dans tous les cas, compte tenu du caractère risqué de certaines interventions, même si une hausse des taux de complications peut être le signe de problèmes systémiques.

    • Traumatisme obstétrical

      La sécurité des patientes lors de l’accouchement peut être évaluée en observant les cas potentiellement évitables de déchirures du périnée survenant lors d’un accouchement par voie vaginale. Les déchirures qui s’étendent aux muscles du périnée et à la paroi intestinale nécessitent une intervention chirurgicale. Elles se produisent le plus souvent dans le cas d’un premier accouchement par voie basse, de poids de naissance élevé du bébé, de déclenchement du travail, de position occipitale postérieure, de prolongation de la deuxième phase du travail et d’accouchement par instrument. Parmi les complications possibles figurent les douleurs périnéales persistantes et l’incontinence.

    • Soins pour les personnes atteintes des troubles mentaux

      La charge des maladies mentales est importante et l’on estime que ces maladies affectent à tout moment une personne sur quatre dans les pays de l’OCDE et une personne sur deux durant sa vie (OCDE, 2014a). Des soins de qualité élevée prodigués en temps voulu peuvent améliorer les résultats de santé et contribuer à réduire les cas de suicide, et une mortalité excessive, chez les personnes ayant des désordres psychiatriques.

    • Dépistage, survie et mortalité du cancer du col de l'utérus

      Le cancer du col de l’utérus est en grande partie évitable si les changements précancéreux sont détectés et traités avant la progression de la maladie. La principale cause du cancer du col de l’utérus, qui représente environ 95 % de l’ensemble des cas, est l’exposition au papillomavirus humain (PVH) via l’activité sexuelle (CIRC, 2005).

    • Dépistage, survie et mortalité du cancer du sein

      Le cancer du sein est la forme de cancer la plus fréquente chez les femmes dans les pays de l’OCDE. Une femme sur neuf aura un cancer du sein à un moment de sa vie et une sur trente en décédera. Les facteurs de risque qui augmentent les probabilités d’avoir cette maladie incluent l’âge, les antécédents familiaux de cancer du sein, la prédisposition génétique, les facteurs de reproduction, une œstrogénothérapie, l’hygiène de vie, y compris l’obésité, le manque d’activité physique, le régime alimentaire et la consommation d’alcool.

    • Survie et mortalité du cancer colorectal

      Le cancer colorectal est la troisième forme de cancer la plus couramment diagnostiquée après les cancers de la prostate et du poumon chez les hommes, et le deuxième cancer le plus courant après le cancer du sein chez les femmes, dans les pays de l’OCDE. Son incidence est élevée en Corée, en République slovaque, en Hongrie, au Danemark et aux Pays-Bas, avec 40 cas ou plus pour 100 000 habitants, tandis qu’elle est faible au Mexique, en Grèce, au Chili et en Turquie, avec un taux plus que de moitié inférieur. L’incidence est considérablement plus élevée chez les hommes que chez les femmes dans les pays. Plusieurs facteurs exposent certains individus à un risque accru de contracter la maladie, notamment l’âge, une colite ulcéreuse, des antécédents personnels ou familiaux de cancer colorectal ou de polypes, et des facteurs de mode de vie tels qu’un régime alimentaire riche en graisses et faible en fibres, l’absence d’activité physique, l’obésité et la consommation de tabac et d’alcool.

    • Programmes de vaccination des enfants

      Tous les pays de l’OCDE ont mis en place des programmes de vaccination reposant sur leur interprétation des risques et des avantages de chaque vaccin. Les graphiques 8.34 et 8.35 montrent que, dans l’ensemble, les taux de vaccination des enfants contre la rougeole et le DTC (diphtérie, tétanos et coqueluche) sont élevés dans les pays de l’OCDE. En moyenne, 95 % des enfants sont vaccinés contre le DTC, et 94 % contre la rougeole conformément aux calendriers nationaux de vaccination. Il n’y a qu’en Indonésie, en Autriche, au Mexique, en Inde et en Afrique du Sud que les taux de vaccination contre le DTC sont inférieurs à 90 %. Les taux de vaccination contre la rougeole sont inférieurs à 90 % au Danemark, en France, au Mexique, en Indonésie, en Autriche, en Inde et en Afrique du Sud.

    • Vaccination antigrippale des personnes âgées

      La grippe est une maladie infectieuse courante qui touche 5 %-10 % des adultes et 20 %-30 % des enfants. On estime de trois à cinq millions le nombre de cas de maladies graves liées à la grippe dans le monde chaque année, et de 250 000 à 500 000 le nombre de décès (OMS, 2014). La grippe peut également avoir un impact majeur sur les systèmes de soins de santé. Aux États-Unis, on estime que plus de 200 000 personnes sont hospitalisées chaque année pour des maladies respiratoires et cardiaques liées à des infections saisonnières par le virus de la grippe (Thompson et al., 2004). À certains moments de l’année, la grippe peut mettre les systèmes de santé en grande difficulté. Dans l’Ontario (Canada) par exemple, le taux moyen annuel des consultations aux services d’urgence imputables à une grippe saisonnière est de 500 pour 100 000 habitants. Ce taux a augmenté à un chiffre estimé de 2 000 pour 100 000 habitants pendant la pandémie de H1N1 en 2009 (Schanzer et al., 2013).

    • Expériences des patients en soins ambulatoires

      Proposer une offre de soins souple et centrée sur le patient est un objectif de plus en plus fondamental des politiques de santé dans l’ensemble des pays de l’OCDE. Mesurer et suivre l’expérience des patients responsabilise les patients et le public, les implique dans les décisions sur la fourniture et la gouvernance des soins de santé, et permet de mieux savoir dans quelle mesure ils maîtrisent leurs problèmes de santé et les traitements qu’ils reçoivent. Les pays font de plus en plus appel aux usagers des services de santé comme source d’information directe pour le suivi des systèmes de santé, la planification et les prises de décision, et les efforts engagés pour mesurer et suivre le vécu des patients ont effectivement permis d’améliorer la qualité des soins de santé (Fujisawa et Klazinga, à paraître prochainement).

    • Add to Marked List
  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Dépenses de santé et financement

    • Mark Click to Access
    • Dépenses de santé par habitant

      Le montant de dépenses que chaque pays consacre à la santé, à la fois pour les services individuels et collectifs, et son évolution au cours du temps peuvent être le résultat d’un large ensemble de facteurs économiques et sociaux, ainsi que des structures de financement et d’organisation du système de santé national.

    • Dépenses de santé en proportion du PIB

      L’évolution des dépenses d’un pays pour les soins de santé par rapport aux dépenses consacrées à l’ensemble des biens et services dans l’économie peut dépendre à la fois des fluctuations des dépenses de santé et de la croissance économique nationale. Les années 2000 se sont caractérisées par une période de croissance des dépenses de santé supérieure à celle de l’ensemble de l’économie, de telle sorte que les dépenses de santé rapportées au PIB ont fortement augmenté dans beaucoup de pays de l’OCDE. Toutefois, la crise économique qui s’est déclarée en 2008 a entraîné dans de nombreux pays de l’OCDE une hausse initiale de ce ratio, et ensuite une baisse.

    • Dépenses de santé par fonction

      Les dépenses au titre des soins hospitaliers ou ambulatoires constituent la majeure partie des dépenses de santé dans les pays de l’OCDE : en moyenne presque deux tiers des dépenses courantes de santé en 2013 (). Une autre part de 20 % des dépenses de santé est consacrée aux biens médicaux (principalement les produits pharmaceutiques), tandis que 12 % se rapportent aux soins de longue durée et les 6 % restants aux services collectifs, comme les programmes de santé publique, la prévention ainsi que les dépenses d’administration.

    • Financement des dépenses de santé

      Dans tous les pays de l’OCDE, les soins de santé sont financés par une combinaison de dépenses publiques et privées. Dans certains pays, le financement public se limite principalement à l’utilisation des recettes fiscales générales, alors que dans d’autres pays, ce sont les régimes d’assurance sociale qui supportent la plus grande partie des dépenses de santé. Le financement privé se compose principalement des paiements directs par les ménages (paiements indépendants ou dispositifs de participation aux coûts), ainsi que de diverses formes d’assurances maladie privées.

    • Dépenses par maladie et par âge

      Il est important de ventiler les dépenses de soins de santé par catégorie de maladie et par tranche d’âge afin de fournir un éclairage utile aux responsables des politiques de santé sur l’affectation des ressources au sein du système. Ces informations peuvent aussi aider à évaluer l’impact du vieillissement de la population et de l’évolution de la structure de la morbidité sur les dépenses. De plus, l’analyse des liens entre, d’un côté, les dépenses de santé par maladie et, de l’autre, des indicateurs appropriés mesurant les prestations de services (par exemple, les sorties d’hôpital par maladie) et les résultats (par exemple, les taux de survie à la suite d’un infarctus ou d’un cancer) peut faciliter le suivi des performances des systèmes de santé selon les types de maladie (Heijink et al., 2006).

    • Dépenses en capital dans le secteur de la santé

      Il est très important, pour l’élaboration et l’analyse des politiques, de connaître le montant qu’un système de santé investit dans les hôpitaux, technologies médicales et autres équipements. Même si les systèmes de santé restent un secteur à forte intensité de main-d’œuvre, le capital a vu son importance s’accroître au cours des dernières décennies en tant que facteur de production des services de santé. Cela s’illustre, par exemple, par l’importance croissante des équipements diagnostiques ou thérapeutiques ou par l’expansion des technologies de l’information, de l’informatique et des télécommunications dans le domaine de la santé ces dernières années. Il est essentiel de disposer de statistiques sur les dépenses en capital pour analyser la capacité de production du système de santé (c’est-à-dire, savoir si elle est appropriée, insuffisante ou excessive), cela même étant indispensable pour éclairer la mise en œuvre des politiques (par exemple, s’il existe une capacité excédentaire, le coût marginal d’extension de la couverture sera moindre que si le système de santé a déjà du mal à répondre à la demande présente).

    • Add to Marked List
  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Secteur pharmaceutique

    • Mark Click to Access
    • Dépenses pharmaceutiques

      Les produits pharmaceutiques jouent un rôle essentiel dans le système de santé et les responsables publics doivent établir un équilibre assurant l’accès des patients à de nouveaux médicaments efficaces avec des budgets de santé limités tout en offrant aux laboratoires pharmaceutiques les incitations appropriées pour qu’ils mettent au point de nouvelles générations de produits. Après les soins hospitaliers et les soins ambulatoires, les produits pharmaceutiques représentent le troisième poste de dépenses de santé le plus important : ils constituaient en moyenne plus d’un sixième (17 %) du total de ces dépenses en 2013 dans les pays de l’OCDE, sans compter les dépenses en produits pharmaceutiques dans les hôpitaux.

    • Financement des dépenses pharmaceutiques

      Dans tous les pays de l’OCDE, les produits pharmaceutiques sont financés par une combinaison de dépenses publiques et privées. Dans la plupart des pays, les dispositifs financés par l’impôt ou l’assurance sociale maladie couvrent une quantité notable de produits pharmaceutiques sur ordonnance, quelquefois avec un complément de l’assurance maladie privée. Généralement, une partie du coût des médicaments sur ordonnance reste à la charge des patients, bien qu’il existe souvent des exemptions pour des catégories vulnérables de la population comme les enfants, les personnes âgées ou les patients souffrant de certaines affections chroniques. Normalement, les produits pharmaceutiques en vente libre sont entièrement payés par les ménages privés.

    • Pharmaciens et pharmacies

      Les pharmaciens apportent une assistance pour l’obtention des médicaments et faire en sorte que ceux-ci soient utilisés de manière adéquate et sûre. Ces dernières années, le rôle du pharmacien a changé. Si leur fonction principale reste de dispenser des médicaments dans les pharmacies de ville, ils fournissent de plus en plus des soins directs aux patients (par exemple, des vaccinations contre la grippe en Irlande), aussi bien dans les pharmacies de ville que dans le cadre d’équipes de prestataires de soins intégrées.

    • Consommation pharmaceutique

      En règle générale, la consommation pharmaceutique continue d’augmenter, à la fois sous l’effet de la demande croissante de médicaments destinés à traiter les maladies liées à l’âge et les affections chroniques, ainsi qu’à cause des changements des pratiques cliniques. La présente section examine la consommation de quatre catégories de produits pharmaceutiques : les antihypertenseurs, les hypocholestérolémiants, les antidiabétiques et les antidépresseurs. La consommation se mesure en  doses quotidiennes définies  (DQD) (voir l’encadré  Définition et comparabilité ).

    • Part du marché des génériques

      Tous les pays de l’OCDE voient dans le développement des marchés des génériques une bonne possibilité d’accroître l’efficience des dépenses pharmaceutiques, mais beaucoup ne tirent pas pleinement parti du potentiel des génériques (). Ces derniers représentaient en 2013 plus de trois quarts du volume des produits pharmaceutiques vendus aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Chili, en Allemagne et en Nouvelle-Zélande, mais moins d’un quart du marché au Luxembourg, en Suisse, en Italie et en Grèce.

    • Recherche et développement dans le secteur pharmaceutique

      L’industrie pharmaceutique consacre des ressources importantes à la R-D (recherche-développement). En 2011, l’industrie a dépensé 92 milliards USD en R-D (OCDE, 2015), soit 10 à 15 % de ses recettes.

    • Add to Marked List
  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Vieillissement et soins de longue durée

    • Mark Click to Access
    • Évolution démographique

      L’allongement de l’espérance de vie (voir l’indicateur de l’espérance de vie au ) et la baisse des taux de fécondité signifient que les personnes âgées représentent une proportion toujours plus importante des populations des pays de l’OCDE.

    • Espérance de vie et espérance de vie en bonne santé à 65 ans

      Au cours des dernières décennies, l’espérance de vie à 65 ans a fortement augmenté pour les hommes comme pour les femmes dans les pays de l’OCDE, avec une augmentation de 5.5 années en moyenne depuis 1970 (). Plusieurs facteurs ont contribué à cette progression, notamment les progrès réalisés en matière de soins médicaux et un meilleur accès aux soins, mais aussi des modes de vie plus sains et une amélioration des conditions de vie aussi bien avant qu’après 65 ans.

    • État de santé et incapacité autodéclarés à 65 ans

      La plupart des pays de l’OCDE mènent des enquêtes périodiques qui permettent aux personnes interrogées de détailler différents aspects de leur santé. On trouve fréquemment dans ces enquêtes une question concernant l’état de santé tel que le perçoivent les personnes interrogées et formulée de la manière suivante :  comment décririez-vous votre état de santé général ? . En dépit du caractère subjectif de ces questions, les indicateurs de perception de l’état de santé général fournissent des indications quant à l’évolution de la consommation de soins de santé et de la mortalité (DeSalvo et al., 2005 ; Bond et al., 2006). Il peut toutefois se révéler difficile d’interpréter les écarts que l’on observe d’un pays à l’autre, dans la mesure où les questions des enquêtes peuvent être légèrement différentes et où des facteurs culturels peuvent influencer les réponses.

    • Prévalence de la démence

      La démence correspond à une catégorie de troubles du cerveau qui entraînent des lésions cérébrales provoquant une détérioration progressive des capacités fonctionnelles et des relations sociales de l’individu. La maladie d’Alzheimer est la forme la plus courante de démence ; elle représente de 60 à 80 % des cas. Il n’existe aujourd’hui aucun remède ou traitement modifiant le cours de la maladie, mais des actions plus efficaces peuvent améliorer la vie des gens qui sont atteints de démence en les aidant, ainsi que leur famille, à s’habituer à vivre avec cette maladie et en s’assurant qu’ils aient accès à des soins de santé et une aide sociale de haute qualité.

    • Bénéficiaires de soins de longue durée

      Au fur et à mesure qu’elles vieillissent, les personnes sont plus susceptibles d’être frappées d’incapacité et de nécessiter le soutien de leur famille, d’amis et de services de soins de longue durée. Ainsi, alors que des services de soins de longue durée sont fournis à des groupes de population invalides plus jeunes, la majorité des bénéficiaires de soins de longue durée sont des personnes âgées. En moyenne, dans l’ensemble de l’ OCDE, plus de la moitié de tous les bénéficiaires de soins de longue durée sont âgés de plus de 80 ans et près de quatre sur cinq ont plus de 65 ans (). Avec l’augmentation de l’espérance de vie, les personnes âgées représentent une proportion croissante de la population des pays de l’OCDE. Le risque de démence (voir l’indicateur sur la prévalence de la démence) et d’autres maladies débilitantes augmente avec l’âge, si bien que la demande pour des services de soins de longue durée est susceptible elle aussi d’augmenter, bien que cet effet puisse être compensé en partie par l’amélioration de la santé lors de la vieillesse. Par conséquent, la proportion moyenne de personnes bénéficiant de soins de longue durée dans l’OCDE a augmenté de 1.9 % en 2000 à 2.3 % en 2013.

    • Aidants informels

      Dans les pays de l’OCDE, la famille et les amis constituent la source de soins la plus importante pour les personnes qui nécessitent des soins de longue durée. Compte tenu du caractère informel des soins prodigués par les proches, il est difficile d’obtenir des données comparables sur le nombre d’aidants familiaux dans chacun des pays, ni sur le temps qu’ils consacrent à ces activités. Les données présentées dans cette section proviennent d’enquêtes nationales et internationales sur la santé, et se réfèrent aux individus âgés de 50 ans et plus qui déclarent fournir des soins et une aide à un proche (membre de la famille ou ami).

    • Emploi dans le secteur des soins de longue durée

      Les soins de longue durée sont un service à forte intensité de main-d’œuvre. Les travailleurs formels du secteur des soins de longue durée sont définis comme le personnel rémunéré, généralement du personnel infirmier et des auxiliaires de vie, qui dispense des soins et/ou une aide aux personnes qui sont limitées dans leurs activités quotidiennes, à domicile ou dans des établissements médicalisés non hospitaliers. Les soins formels sont complétés par le soutien informel, généralement non rémunéré, prodigué par les proches, qui représente une grande partie de la prise en charge des personnes âgées dans tous les pays de l’OCDE (voir l’indicateur sur les aidants informels).

    • Lits de soins de longue durée

      Le nombre de lits dans les établissements de long séjour et dans les unités de soins de longue durée à l’hôpital donne une indication des ressources disponibles pour assurer une prise en charge de longue durée ailleurs qu’au domicile des patients.

    • Dépenses de soins de longue durée

      Au cours des dernières décennies, les dépenses de soins de longue durée ont augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE, et cette tendance devrait se poursuivre dans les années à venir, dès lors que le vieillissement de la population s’accompagne d’une augmentation du nombre des personnes nécessitant une prise en charge médico-sociale permanente, que l’augmentation des revenus suscite de fortes attentes en termes de qualité de vie pendant la vieillesse, que l’offre de soins informels risque de diminuer et que des gains de productivité sont difficiles à réaliser dans un tel secteur à forte intensité de main-d’œuvre (De La Maisonneuve and Oliveira Martins, 2013).

    • Add to Marked List
 
Visit the OECD web site