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Panorama des régions de l'OCDE 2009
branch Les régions, ressorts de la croissance nationale
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Concentration géographique du PIB
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13.5. PIB régional : Asie et Océanie Graphique en Excel
PIB régional : Asie et Océanie
13.6. PIB régional : Europe Graphique en Excel
PIB régional : Europe
13.7. PIB régional : Amérique du Nord Graphique en Excel
PIB régional : Amérique du Nord

L'activité économique n'est pas répartie de façon égale parmi les régions des pays de l'OCDE. Ainsi, en 2005, 10 % des régions de l'OCDE étaient à l'origine de 38 % du produit intérieur brut (PIB) total. En Turquie, en -Grèce et au Portugal, les 10 % des régions les plus -productives contribuaient pour moitié ou plus au PIB national. La répartition du PIB entre les régions était, en revanche, plus uniforme en Belgique, en République slovaque, au Danemark et aux Pays-Bas, où les 10 % des régions les plus productives contribuaient tout juste au quart du PIB national (Graphique 13.1).

La part du PIB national due aux 10 % des régions ayant le PIB le plus élevé a augmenté sensiblement au cours des dix dernières années en Grèce (10 points de pourcentage), en Hongrie et en Suède (5 points de pourcentage), en République tchèque et en Finlande (4 points de pourcentage).

L'indice de concentration géographique donne une image de la répartition spatiale du PIB entre toutes les régions d'un pays, en comparant la part de PIB et la part de territoire (surface des terres) de chacune d'entre elles. D'après cet indicateur, en 2005, le Portugal, la Suède et le Royaume-Uni étaient les pays qui affichaient la plus forte concentration du PIB. À l'exception de la Corée, la production est partout plus concentrée que la population, ce qui montre que les économies d'agglomération tendent à se spécialiser dans les activités à forte intensité capitalistique (Graphique 13.2).

Entre 1995 et 2005, l'indice de concentration géographique du PIB a augmenté de 1.2 point dans les pays de l'OCDE. C'est en Grèce et en Hongrie que la hausse a été la plus élevée (respectivement 8.7 et 6.4 points). Cette hausse a été essentiellement due à l'accroissement de la part de production représentée dans le PIB national par les trois régions les plus productives : l'Attiki (Grèce), Budapest et Pest (Hongrie). Par ailleurs, d'après l'indice de concentration, le PIB est réparti de façon moins inégale que ce n'était le cas en 1995 en Australie, en Allemagne, en Autriche, en Corée, au Mexique, au Portugal, en Turquie, aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande (Graphique 13.3).

Les régions essentiellement urbaines attirent la plus forte part de l'activité économique. En 2005, 55 % du PIB total des pays de l'OCDE provenaient des régions urbaines. La contribution des régions essentiellement rurales au PIB global s'élevait à 13 %, même si en Irlande et dans les pays scandinaves la production des régions rurales représentait plus de 40 % du PIB -national (Graphique 13.4).

Définition

Le produit intérieur brut (PIB) est l'indicateur -standard de la valeur de l'activité de production (biens et services) des unités productrices -résidentes. Le PIB régional est mesuré conformément à la définition figurant dans le Système de comptabilité nationale de 1993. Afin de permettre des comparaisons entre les périodes et entre les pays, il est exprimé à prix constants (année 2000) au moyen du déflateur de l'OCDE et est ensuite converti en dollars à parité de pouvoir d'achat (PPA) de manière à ce que le PIB de chaque pays soit -indiqué dans une monnaie commune.

L'indice de concentration géographique donne une image de la répartition spatiale du PIB au sein de chaque pays en comparant le poids du PIB et le poids de la superficie (surface des terres) de -chacune des régions de niveau TL3 (voir l' pour la formule). L'indice prend une valeur entre 0 et 100 : plus cette valeur est élevée, plus la concentration régionale du PIB est forte. La taille différente des régions peut influer sur les -comparaisons internationales de l'indice.

 

Source

OCDE, base de données régionales, http://dotstat/wbos/, Statistiques régionales.

OCDE, prix et parités de pouvoir d'achat, http://dotstat/wbos/, Séries de référence.

 : Sources et description des données.

Années de référence et niveau territorial

1995-2005 ; TL3

Australie, Canada, Mexique et États-Unis : niveau TL2 uniquement.

PIB régional non connu pour l'Islande et la Suisse.

Notes des graphiques

Graphique 13.1 Graphique 13.4 : Dernière année connue pour les valeurs du PIB : Mexique (2004), Nouvelle-Zélande (2003) et Turquie (2001). Première année connue pour les États-Unis (1997).

Graphique 13.4 : L'Australie, le Canada, le Mexique et les États-Unis ne sont pas pris en compte, le PIB n'étant connu que pour les régions de niveau TL2.

Concentration du PIB et économies d'agglomération

L'activité économique nationale est concentrée dans quelques régions seulement : les régions ayant le PIB le plus élevé dans chaque pays de l'OCDE ont contribué, ensemble, à hauteur de 16 % du PIB total de la zone OCDE en 2005. Au sein de chaque pays, la région ayant le PIB le plus élevé a représenté, en 2005, une part différente du PIB national, allant de 5 % à München (Allemagne) à 49 % dans l'Attiki (Grèce) (Graphique 13.8).

Les régions ayant la plus forte production dans chaque pays, en 2005, présentent trois caractéristiques communes : il s'agit de régions urbaines où se situe, dans la plupart des cas, la capitale du pays ; elles occupent une superficie allant de moins de 1 % à 10 % tout au plus du territoire national, ce qui confirme qu'une large part de l'économie nationale se situe dans des zones restreintes ou pôle de développement. Enfin, elles conservent leur position avec le temps : à la seule exception de München (Allemagne) et de Miasto Warszawa (Pologne), ces régions étaient déjà les plus productives de leur pays en 1995.

Au cours des dix dernières années, la part de la plupart d'entre elles (20 sur 27) dans le produit national a augmenté, de plus de 4 points de pourcentage notamment dans l'Attiki (Grèce), à Stockholm (Suède) et dans la région métropolitaine de Prague (République tchèque), tandis que la part dans le PIB national de Séoul (Corée) et de l'Ontario (Canada) a diminué de plus de 1 point de pourcentage.

La concentration de l'activité économique tient aux avantages que procurent l'agglomération. La croissance relative des régions urbaines est liée à l'attrait qu'elles présentent pour les entreprises et la population. Celle-ci a tendance à se déplacer vers les bassins d'emploi, tandis que les entreprises recherchent plutôt la présence de vastes marchés (du travail et des biens) où elles pourront réaliser des économies d'échelle. Néanmoins, la concentration n'est pas nécessairement un gage de bonne allocation des ressources : il n'existe pas de preuve indiscutable du lien entre concentration et niveau de bien-être dans les pays de l'OCDE. Un développement plus équilibré sur le plan géographique au sein des pays tend à limiter les coûts possibles de la concentration (encombrements de la circulation, dégradation de l'environnement, contraintes sur l'offre de services et de main-d'œuvre, etc.) et peut contribuer à la croissance économique de l'ensemble du pays en stimulant la demande.

 
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Graphiques
13.1. Pourcentage du PIB national provenant des 10 % des régions de niveau TL3 les plus productives Graphique en Excel
Pourcentage du PIB national provenant des 10 % des régions de niveau TL3 les plus productives
13.2. Indice de concentration géographique du PIB et de la population dans les régions de niveau TL3, 2005 Graphique en Excel
Indice de concentration géographique du PIB et de la population dans les régions de niveau TL3, 2005
13.3. Variation de l'indice de concentration géographique du PIB entre 1995 et 2005 Graphique en Excel
Variation de l'indice de concentration géographique du PIB entre 1995 et 2005
13.4. Répartition du PIB entre les régions de niveau TL3 EU, IN et ER, 2005 Graphique en Excel
Répartition du PIB entre les régions de niveau TL3 EU, IN et ER, 2005