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L'investissement ou, pour être plus
précis, la formation brute de capital fixe, est une variable essentielle de l'analyse
économique, par exemple de l'analyse de la demande ou de la productivité.
Définition
La formation brute de capital fixe
(FBCF) est définie en comptabilité nationale comme les acquisitions moins les cessions
d'actifs fixes produits, c'est-à-dire les actifs destinés à être utilisés pour la
production d'autres biens ou services pendant au moins un an.
Les acquisitions recouvrent aussi
bien les achats d'actifs (neufs ou d'occasion) que la création d'actifs par des
producteurs pour leur propre usage.
L'expression
" actifs produits " signifie que seuls sont pris en
compte les actifs produits à l'issue d'un processus de production comptabilisé dans
les comptes nationaux. Les comptes nationaux recensent également les opérations sur
des actifs non produits tels que les terrains ou les réserves pétrolières et minérales
par exemple, qui sont portés au bilan en tant qu'actifs non produits et non en tant
que formation brute de capital fixe.
Les prix d'acquisition des biens
en capital comprennent les frais de transport et d'installation ainsi que toutes les
taxes spécifiques liées à l'acquisition.
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La FBCF peut être ventilée en groupes
d'actifs particuliers. Le Tableau 12.2 présente six groupes : les
logements (hors terrains) ; les autres bâtiments et ouvrages de génie civil (routes,
ponts, terrains d'aviation, digues, etc.) ; les matériels de transport (navires, trains,
avions, etc.) ; les autres machines et équipements (équipements de bureau et matériel
informatique, etc.) ; les actifs cultivés (forêts exploitées, bétail élevé pour la
production laitière, etc.) et les actifs fixes de type propriété intellectuelle
(exploration minérale, logiciels et bases de données, originaux littéraires et
artistiques, etc.).
Le Graphique 12.2 présente un autre groupe important de produits
des technologies de l'information et de la communication (TIC). Les TIC recouvrent trois
grandes catégories : les équipements informatiques (ordinateurs et matériels connexes), le
matériel de communication et les logiciels. Il est important de noter que les TIC
intégrées dans des actifs autres que des TIC ne sont pas incluses dans ce groupe.
La FBCF peut être également répartie
entre secteurs institutionnels. Pour les administrations, cela recouvre généralement les
investissements dans les infrastructures de transport et les bâtiments publics tels que
les écoles ou les hôpitaux.
Pour les ménages, la FBCF est
généralement équivalente aux logements, bien que des investissements dans d'autres
produits réalisés par des entreprises non constituées en sociétés puissent y figurer.
Comparabilité
Lors de la révision du Système de comptabilité nationale en 1993, la portée de la
FBCF a été élargie pour y inclure l'exploration de minéraux, les logiciels informatiques
et les loisirs ainsi que les originaux artistiques et littéraires. La comparabilité de
ces éléments s'est améliorée ces dernières années, mais dans certains pays, les
différents éléments sont moins couverts que dans d'autres, en particulier en ce qui
concerne la production de logiciels pour compte propre.
Lorsque l'on procède à des
comparaisons de la FBCF par secteur institutionnel, il convient de prêter attention aux
mécanismes couramment utilisés pour " acquérir " des
actifs. Par exemple, il peut arriver qu'une unité préfère louer un actif, lequel, du
coup, ne sera pas comptabilisé en tant que FBCF pour elle. Si toutefois l'accord conclu
entre le locataire et le bailleur s'apparente à un contrat de location-financement, le
SCN considère que le locataire a acquis l'actif. À plus grande échelle, nombreuses sont
les administrations qui recourent avec une fréquence croissante à des initiatives de
financement privé pour créer des infrastructures publiques. L'opération consistant à
déterminer qui est le propriétaire de ces mécanismes au sens du SCN est loin d'être
insignifiante et risque de poser des problèmes de comparabilité temporelle et
internationale.
Dans le SCN 2008, la portée des
actifs a été élargie et s'étend désormais à la recherche et à la mise au point
expérimentale ainsi qu'aux systèmes d'armement militaire (voir informations
complémentaires en Annexe ) mais les chiffres présentés ici ne tiennent pas compte de
cet ajout (sauf pour l'Australie qui a adopté le Système de
comptabilité nationale 2008).
Notes relatives au Tableau 12.2 : les " logements " comprennent
les " autres bâtiments et ouvrages de génie civil " pour le
Chili, la Norvège et la Turquie. Au Canada et aux États-Unis,
les actifs cultivés ne sont pas capitalisés. Au Royaume-Uni, les " actifs cultivés " sont
inclus dans les " autres machines et équipements " .
" Les matériels de transports " sont inclus dans
" autres machines et équipements " pour le Chili et la Turquie.
Source
Base de données en ligne
Pour en savoir plus
-
OCDE (2010), Handbook on Deriving Capital Measures of Intellectual Property
Products, Éditions OCDE, http://dx.doi.org/10.1787/9789264079205-en.
-
Lequiller, F., N. Ahmad, S.
Varjonen, W. Cave et K.H. Ahn (2003), Report of the OECD
Task Force on Software Measurement in the National Accounts, Éditions
OCDE, http://dx.doi.org/10.1787/334811030426.
-
Ahmad, N. (2003), Measuring Investment in Software, Éditions OCDE,
http://dx.doi.org/10.1787/335303788330.
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| Indicateur au format PDF |
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| Tableaux |
| 12.1. Formation brute de capital fixe,
volume |
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| 12.2. Formation brute de capital fixe par type
d'actif |
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| 12.3. Formation brute de capital fixe par secteur
institutionnel |
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| 12.1 Formation brute de capital fixe (FBCF),
volume |
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| 12.2 Investissement dans les technologies de l'information
et de la communication (TIC) |
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| 12.3 Formation brute de capital fixe par secteur
institutionnel |
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