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On parle de capacité de financement si
le montant est positif, et de besoin de financement si le montant est négatif. Ce poste
reflète le montant des actifs financiers disponibles pour être prêtés, ou nécessaires pour
emprunter, afin de financer toutes les dépenses (courantes, formation brute de capital,
actifs non financiers non produits et transferts en capital) au-delà du revenu disponible.
Pour comprendre son importance en tant que notion économique, il suffit de savoir que
c'est l'un des deux critères (avec un ajustement additionnel pour refléter les flux nets
de paiements des intérêts résultant des accords de swap et les accords sur les taux à
terme) de déficit excessif figurant dans le Traité de Maastricht et utilisé par la
Commission européenne pour apprécier la qualité et la viabilité des finances
publiques.
Définition
La capacité ou le besoin de
financement peut être mesuré de la même façon en tant que solde comptable soit dans le
compte de capital, soit dans le compte des opérations financières.
On peut donc le calculer comme
l'épargne moins les acquisitions plus les cessions d'actifs non financiers non
produits plus les transferts en capital à recevoir moins la formation brute de capital
moins les transferts en capital à payer.
Il est également possible de le
mesurer comme la différence entre l'acquisition nette d'actifs financiers et
l'accroissement net des passifs. Les actifs (et passifs) financiers comprennent : l'or
monétaire, les droits de tirage spéciaux, le numéraire et les dépôts, les valeurs
mobilières, les actions et autres participations, les réserves techniques d'assurance
(y compris les droits des ménages sur les fonds de pensions, voir les Indicateur 5, Indicateur 7
Indicateur 8) et les autres comptes à recevoir ou à
payer (par exemple les crédits commerciaux et les avances au titre de travaux en cours
ou à entreprendre).
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Bien que ce poste puisse être calculé
selon l'une ou l'autre méthode, il est important de noter que dans la pratique, parvenir à
cette équivalence est l'une des tâches les plus ardues de l'établissement des comptes
nationaux.
Un autre élément mérite d'être
souligné dans ce contexte : il s'agit des actifs ou passifs éventuels. Il existe de
nombreux types d'accords financiers contractuels qui ne donnent pas lieu à une obligation
inconditionnelle de procéder à des paiements ou de fournir d'autres valeurs. Ces
" actifs ou passifs éventuels " ne sont pas comptabilisés
en tant qu'actifs financiers dans le SCN. Si un événement se produit (or, par définition,
un actif ou passif éventuel peut très bien ne pas se concrétiser) et que la survenue de
cet événement entraîne par exemple des opérations sur actifs financiers, celles-ci sont
comptabilisées selon la méthode habituelle. Une autorisation de découvert bancaire
constitue un exemple simple d'actif ou passif éventuel. L'existence de l'autorisation de
découvert ne crée pas forcément un actif (pour la banque) ou un passif (pour le titulaire
du compte). En revanche, tout emprunt effectué ensuite en vertu de cette autorisation aura
pour effet de créer un tel actif ou passif financier.
Comparabilité
D'une manière générale, la
comparabilité des statistiques portant sur la capacité ou le besoin de financement est
bonne, en particulier pour les pays de l'UE. Cela dit, la difficulté que les pays ont à
rapprocher les deux méthodes de mesure donne une indication sur la prudence requise.
C'est peut-être au niveau sectoriel que la comparabilité, ou plutôt la prudence
nécessaire lors de l'interprétation des données entre pays, pose le plus de problèmes.
Là encore, il ne s'agit pas au fond d'une question de différences d'ordre conceptuel,
mais de différences réelles entre les catégories d'établissements inclus dans les
secteurs institutionnels : par exemple, dans certains pays, les hôpitaux ne sont pas
inclus dans les administrations publiques - voir aussi l'Indicateur 16.
Source
Base de données en ligne
-
OCDE (2011),
" Agrégats des comptes nationaux : Revenu disponible et
capacité/besoin de financement " , Statistiques de l'OCDE sur les comptes nationaux (base de données),
http://dx.doi.org/10.1787/data-00002-fr.
Pour en savoir plus
-
Eurostat (2002), Manuel SEC95 pour le déficit public et la dette publique,
Communautés européennes, Luxembourg.
-
Lequiller, F. et D. Blades
(2007), Understanding National Accounts, Éditions
OCDE, http://dx.doi.org/10.1787/9789264027657-en.
-
OCDE (2000), Système de comptabilité nationale, 1993 - Glossaire,
Éditions OCDE, http://dx.doi.org/10.1787/9789264280878-fr.
-
NU, OCDE, IMF et Eurostat
(éd.) (1993), Système de comptabilité nationale 1993, Nations Unies, Genève,
http://unstats.un.org/unsd/sna1993.
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| Indicateur au format PDF |
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| Tableau |
| 9.1. Capacité/besoin de financement par secteur
institutionnel |
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| 9.1 Capacité/besoin de financement par secteur
institutionnel |
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