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La couverture des soins de santé
favorise l'accès et permet de se couvrir contre les aléas financiers d'un accident ou
d'une maladie grave (OCDE, 2004a). La couverture globale, publique et privée, de
l'assurance maladie est toutefois un indicateur imparfait de l'accessibilité aux soins car
les services inclus et le degré de participation des patients au coût de ces services
peuvent varier d'un pays à l'autre.
La plupart des pays de l'OCDE ont mis
en place une couverture universelle des soins pour un ensemble de services de base, tels
que les consultations de médecins et de spécialistes, les tests et examens, et les
interventions chirurgicales (Graphique 6.2.1). En règle générale, des
services tels que les soins dentaires et les médicaments sont partiellement couverts, même
si dans un certain nombre de pays ces services doivent être achetés séparément (voir Annexe ,
Tableau A.5).
Quatre pays de l'OCDE n'ont pas encore
de couverture maladie universelle. Le Chili a un système dual de soins de santé avec une
couverture assurée par la caisse nationale d'assurance maladie ou par des compagnies
privées d'assurance maladie et autres agences à but non lucratif ; toutefois, une partie
de la population n'a toujours pas de couverture spécifique. Au Mexique, le système
facultatif d'assurance maladie " Seguro Popular " mis en
place en 2004 pour offrir une couverture aux pauvres et aux personnes non assurées, s'est
développé rapidement de sorte qu'en 2009 environ les trois quarts de la population
étaient couverts. En Turquie aussi, l'assurance maladie publique s'est fortement étendue
au cours des dernières années, et plus de 80 % de la population était couverte
en 2009.
Aux États-Unis, la couverture de base
est principalement fournie par l'assurance maladie privée et 55 % de l'ensemble de la
population avait une telle couverture en 2009. Les personnes âgées, à bas revenus ou
handicapées, soit 26 % de la population totale, bénéficient d'une couverture financée par
des fonds publics, ce qui laisse 19 % de la population, pour la plupart des personnes de
moins de 65 ans, sans couverture maladie. La plupart des personnes non assurées
mentionnent le coût grandissant des primes pour expliquer l'absence de couverture (NCHS,
2009). Les employeurs, en particulier les petits employeurs, sont moins susceptibles
d'offrir une couverture à leurs employés (OCDE, 2008c). L'augmentation récente de la
proportion de personnes non assurées peut être attribuée aux effets de la récession et de
la perte d'emplois, qui s'accompagne de la perte d'assurance maladie (KFF, 2010). Le fait
que des personnes soient démunies d'assurance de manière persistante apparaît comme un
obstacle majeur à l'accès aux soins et, plus généralement, à la réduction des inégalités
de santé (AHRQ, 2008a; HHS Office of Health Reform, 2009). Le " Patient
Protection and Affordable Care Act " adopté en 2010 aux États-Unis vise à
accroître la couverture de l'assurance maladie.
La couverture maladie primaire de
base, qu'elle soit fournie par une assurance publique ou privée, couvre généralement un
" panier " de prestations défini, souvent avec une
participation du patient aux coûts. Dans certains pays, on peut souscrire une couverture
maladie additionnelle auprès d'une assurance privée. Dix des 34 pays de l'OCDE faisaient
état d'une couverture maladie privée pour plus de la moitié de leur population en 2009
(Graphique 6.2.2).
L'assurance maladie privée fournit à
94 % de la population française une assurance complémentaire qui couvre la participation au coût dans le régime de
sécurité sociale. Les Pays-Bas ont le plus vaste marché de l'assurance complémentaire (90 % de la population), suivis par Israël
(81 %) où l'assurance privée prend en charge le coût des médicaments délivrés sur
ordonnance et des soins dentaires qui ne sont pas remboursés par le régime public. C'est
en Irlande (51%) et en Australie (45) que l'assurance maladie parallèle (ou duplicative) offrant un accès plus rapide aux services
médicaux via le secteur privé en cas de délais
d'attente dans le public est la plus importante.
Il existe une corrélation positive
entre la proportion de la population couverte par une assurance maladie privée et la part
de l'assurance maladie privée dans le total des dépenses de santé (Graphique 6.2.3).
L'importance de l'assurance maladie
privée n'est pas liée au développement économique d'un pays. D'autres facteurs, notamment
les limites de services financés par des fonds publics, la manière dont se financent les
prestataires privés, les interventions des pouvoirs publics sur les marchés de l'assurance
maladie privée et l'évolution historique sont susceptibles d'expliquer le développement
des marchés (OCDE, 2004b).
Définition et comparabilité
La couverture des soins de santé
désigne la proportion de la population qui reçoit un ensemble défini de produits et de
services de santé dans le cadre de programmes publics et de l'assurance maladie
privée. Elle englobe les personnes couvertes en leur nom propre et leurs personnes à
charge. On entend par couverture publique à la fois les dispositifs publics
généralement financés par l'impôt et l'assurance maladie financée par l'impôt ou les
cotisations sociales. La souscription d'une assurance privée est souvent volontaire,
mais elle peut aussi être imposée par la loi ou obligatoire pour les salariés dans le
cadre de leur contrat de travail. Le montant des primes n'est généralement pas lié aux
revenus ; toutefois, la souscription d'une couverture privée peut être subventionnée
par les pouvoirs publics.
Informations sur les données
concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.
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| Indicateur au format PDF |
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| 6.2.1 Couverture de l'assurance maladie pour un ensemble de
services, 2009 |
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| 6.2.2 Population couverte par une assurance maladie privée,
selon le type d'assurance, 2009 |
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| 6.2.3 Assurance maladie privée, population couverte et part
dans les dépenses totales de santé, 2009 |
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