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Les maladies cardiaques sont une cause
majeure d'hospitalisation et de décès dans les pays de l'OCDE (voir l'Indicateur 1.3). L'angioplastie coronarienne est une intervention de
revascularisation qui a révolutionné le traitement des cardiopathies ischémiques (crise
cardiaque et angine de poitrine) au cours des vingt dernières années. Elle consiste à
introduire dans le système artériel un cathéter à l'extrémité duquel est fixé un
ballonnet, en rejoignant l'artère coronarienne endommagée. Le gonflement du ballonnet
distend l'artère coronaire au point d'obstruction. La mise en place d'un stent pour
maintenir l'artère ouverte accompagne la majorité des angioplasties. Les stents diffusant
des médicaments de manière progressive sont de plus en plus utilisés pour contenir la
croissance du tissu cicatriciel autour du stent.
L'utilisation de l'angioplastie
coronarienne varie considérablement d'un pays de l'OCDE à l'autre (Graphique 4.6.1). L'Allemagne, la Belgique et les États-Unis, suivis de la
Norvège et de l'Autriche, avaient en 2009 les taux les plus élevés d'angioplastie. C'est
au Mexique et au Chili que ce taux est le plus faible.
L'utilisation de l'angioplastie s'est
développée rapidement depuis 1990 dans la plupart des pays de l'OCDE, se substituant au
pontage coronarien, méthode préférée de revascularisation autour de 1995, soit à peu près
au moment où commençaient à apparaître les premiers tests publiés de l'efficacité du
stenting coronarien (Moïse et al., 2003). En moyenne
dans les pays de l'OCDE, l'angioplastie représente désormais 75 % des interventions de
revascularisation (Graphique 4.6.2). Bien qu'elle aît remplacé
le pontage dans bon nombre de cas, l'angioplastie n'est pas un substitut parfait dans la
mesure où le pontage reste la méthode préférée de traitement des patients présentant des
obstructions multiples de vaisseaux, souffrant de diabète et autres pathologies (Taggart,
2009).
Un certain nombre de raisons peuvent
expliquer les variations entre pays du taux d'angioplastie. Ces raisons sont notamment :
i) les différences d'incidence et de prévalence des
cardiopathies ischémiques ; ii) les différences de
capacité à effectuer et financer ces interventions ; iii) les différences dans les recommandations et les pratiques de traitement
clinique et iv) les différences de modalité
d'enregistrement.
Les fortes variations du nombre
d'interventions de revascularisation d'un pays à l'autre ne semblent pas étroitement liées
à l'incidence des crises cardiaques, mesurée par la mortalité due à ces maladies (voir
Graphique 1.3.1). En Allemagne et en Belgique, la mortalité
due aux crises cardiaques n'est pas très éloignée de la moyenne de l'OCDE, mais ces deux
pays ont le taux le plus élevé d'interventions de revascularisation. À l'opposé, la
mortalité due aux crises cardiaques en Finlande est supérieure à la moyenne de l'OCDE,
alors que les taux de revascularisation sont inférieurs à cette moyenne.
Aux États-Unis, le taux global
d'interventions de revascularisation a décliné entre 2000 et 2009, dans le sillage d'une
baisse de près de 30 % du nombre de pontages aorto-coronariens par habitant, tandis que le
taux d'angioplastie est resté relativement stable. L'une des raisons qui explique que le
taux d'angioplastie n'ait guère progressé est l'utilisation accrue de stents diffusant des
médicaments qui diminue la probabilité que le même patient aît besoin d'une autre
revascularisation. La conjugaison d'un taux d'angioplastie stable et d'une diminution des
revascularisations à répétition donne à penser qu'au fil du temps un nombre croissant de
patients ont reçu une angioplastie (Epstein et al.,
2011).
Même si elle coûte beaucoup moins cher
qu'un pontage coronarien du fait qu'elle est moins intrusive, l'angioplastie coronarienne
est une intervention coûteuse. En 2007, le prix moyen d'une angioplastie était estimé à
environ 14 400 USD aux États-Unis, 9 300 USD au Canada et en Suède, et 7 000 USD en France
(Koechlin et al., 2010).
Définition et comparabilité
Les données correspondent au
nombre d'interventions sur des patients hospitalisés excluant les angioplasties
coronariennes effectuées en ambulatoire. Les systèmes de classification et
d'enregistrement varient d'un pays à l'autre, et la même intervention peut être
enregistrée différemment (par exemple, une angioplastie avec mise en place d'un stent
peut être comptabilisée comme une ou deux interventions). Certains pays ne déclarent
que l'intervention principale, d'où une
sous-estimation possible du nombre total d'interventions. C'est le cas de l'Italie, du
Luxembourg et de la Suisse. En Irlande, les données ne couvrent que les activités des
hôpitaux financés par des fonds publics (on estime à plus de 10 % la part des hôpitaux
privés dans le total de l'activité hospitalière en Irlande). Dans certains pays comme
aux Pays-Bas, environ 25 % des angioplasties coronariennes sont enregistrées en
chirurgie de jour (non comprises ici).
Informations sur les données
concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.
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| Indicateur au format PDF |
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| 4.6.1 Angioplasties coronariennes pour 100 000 habitants,
2009 et variation 2000-09 |
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| 4.6.2 Angioplasties coronariennes en pourcentage des
interventions de revascularisation, 2000-09 |
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