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Les progrès des technologies médicales
continuent de transformer l'offre de soins de santé et d'améliorer l'espérance de vie et
la qualité de vie, mais ils sont également l'une des principales causes de l'augmentation
des dépenses de santé dans les pays de l'OCDE. Cette section présente des données sur la
disponibilité et l'utilisation de deux technologies de diagnostic: la tomodensitométrie
et l'imagerie par résonance magnétique (IRM).
Les scanners de tomographie axiale
calculée par ordinateur (TACO) ou tomodensitomètres et les appareils d'IRM facilitent les
diagnostics en fournissant aux médecins des images transversales de l'intérieur du corps
scanné. Contrairement aux techniques traditionnelles (radiographie et tomodensitométrie),
les nouvelles techniques d'imagerie médicale utilisées dans les appareils d'IRM n'exposent
pas les patients à un rayonnement ionisant, qui peut provoquer des dommages dans les
tissus vivants.
Au cours des vingt dernières années,
le nombre des tomodensitomètres (CT scanners) et des appareils d'IRM a augmenté rapidement
dans la plupart des pays de l'OCDE. Le Japon est, de loin, le pays qui a le plus grand
nombre de tomodensitomètres et d'appareils d'IRM par habitant, suivi par les États-Unis
pour les appareils d'IRM et par l'Australie pour les tomodensitomètres (Graphique 4.2.1 et Graphique 4.2.2). A l'autre extrémité de
l'échelle, c'est au Mexique, en Hongrie et en Israël que le nombre d'appareils IRM et de
CT scanners sont les plus faibles.
On dispose de données sur
l'utilisation des appareils d'IRM et des CT scanners pour un plus petit groupe de pays,
excluant le Japon. Sur la base de cette couverture de pays plus limitée, c'est en Grèce et
aux États-Unis, suivis du Luxembourg et de l'Islande que le nombre des examens de
tomodensitométrie et d'IRM par habitant est le plus élevé (Graphique 4.2.3
et Graphique 4.2.4).
En Grèce, la plupart des CT scanners
et des appareils d'IRM sont installés dans les centres de diagnostic privés et seule une
minorité équipe les hôpitaux publics. Il n'existe aucune réglementation concernant l'achat
d'appareils d'IRM en Grèce, tandis que pour l'achat de CT scanners il faut une licence qui
est accordée après un examen se fondant sur un critère de densité de population. Il n'y a
pas non plus de lignes directrices concernant l'utilisation des CT scanners et des
appareils d'IRM (Paris et al., 2010). La situation
actuelle a conduit le ministère grec de la Santé et de la Solidarité sociale à constituer
un comité d'experts pour examiner les réglementations et proposer de nouveaux critères
pour l'achat de CT scanners et d'appareils d'IRM.
Aux États-Unis, certains éléments
tendent à montrer qu'il existe une surutilisation des examens de tomodensitométrie et des
IRM. Entre 1997 et 2006, le nombre des scanners aux États-Unis a augmenté de manière
spectaculaire alors que la fréquence des maladies est restée constante (Smith-Bindman
et al., 2008). En outre, des incitations financières
permettent aux médecins de tirer profit des examens qu'ils prescrivent, ce qui accroît
également le risque de surutilisation. De nombreuses études ont tenté d'évaluer les effets
bénéfiques réels sur le plan médical de l'importante augmentation des scanners et des IRM
aux États-Unis mais elles n'ont apporté aucune preuve concluante quant à l'existence de
tels effets (Baker et al., 2008).
D'autres pays de l'OCDE examinent
également les moyens d'encourager l'achat et l'utilisation de manière plus rationnelle de
ces technologies de diagnostic (OCDE, 2010b). Au Royaume-Uni, le National Institute for
Health and Clinical Excellence a créé en 2009 un comité aviseur chargé d'évaluer et de
faire des recommandations pour un usage approprié des technologies de diagnostic dans le
système anglais de soins de santé, NHS (NICE, 2009).
Définition et comparabilité
Concernant les appareils d'IRM et
de tomodensitométrie, les indicateurs correspondent au nombre d'appareils pour
1 million d'habitants. Les IRM et les tomodensitométries correspondent au nombre
d'examens pour 1000 personnes. Dans la plupart des pays, les données couvrent les
équipements installés dans les hôpitaux comme ceux du secteur ambulatoire.
Pour certains pays, toutefois, les
données ne correspondent qu'à une couverture partielle. Dans certains pays (Allemagne,
Belgique et Espagne), elles ne couvrent pas les appareils de tomodensitométrie et
d'IRM installés en dehors des hôpitaux. Pour le Royaume-Uni, les données ne concernent
que les tomodensitomètres du secteur public. Pour l'Australie, seuls sont pris en
compte les appareils éligibles au remboursement dans le programme public universel de
santé Medicare, soit 60 % seulement des appareils d'IRM en 1999. Toujours pour
l'Australie, les données relatives aux IRM et aux scanners ne font référence qu'aux
examens pour les patients en consultation externe et les patients hospitalisés dans
des hôpitaux privés (ce qui exclut les examens dans les hôpitaux publics). Celles
relatives aux IRM et aux scanners pour l'Irlande ne couvrent que les hôpitaux publics
tandis que pour la Corée et les Pays-Bas elles ne concernent que les soins de santé
financés sur fonds publics.
Informations sur les données
concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.
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| Indicateur au format PDF |
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| 4.2.1 Unités d'IRM par million d'habitants, 2009 (ou année la
plus proche) |
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| 4.2.2 Tomodensitomètres par million d'habitants, 2009 (ou
année la plus proche) |
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| 4.2.3 Examens IRM pour 1 000 habitants, 2009 (ou année la
plus proche) |
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| 4.2.4 Examens tomodensitométriques pour 1 000 habitants, 2009
(ou année la plus proche) |
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