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Panorama de la santé 2011 : Les indicateurs de l'OCDE
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branch 4. Services de santé
  branch 4.2. Technologies médicales

Les progrès des technologies médicales continuent de transformer l'offre de soins de santé et d'améliorer l'espérance de vie et la qualité de vie, mais ils sont également l'une des principales causes de l'augmentation des dépenses de santé dans les pays de l'OCDE. Cette section présente des données sur la disponibilité et l'utilisation de deux technologies de diagnostic: la tomodensitométrie et l'imagerie par résonance magnétique (IRM).

Les scanners de tomographie axiale calculée par ordinateur (TACO) ou tomodensitomètres et les appareils d'IRM facilitent les diagnostics en fournissant aux médecins des images transversales de l'intérieur du corps scanné. Contrairement aux techniques traditionnelles (radiographie et tomodensitométrie), les nouvelles techniques d'imagerie médicale utilisées dans les appareils d'IRM n'exposent pas les patients à un rayonnement ionisant, qui peut provoquer des dommages dans les tissus vivants.

Au cours des vingt dernières années, le nombre des tomodensitomètres (CT scanners) et des appareils d'IRM a augmenté rapidement dans la plupart des pays de l'OCDE. Le Japon est, de loin, le pays qui a le plus grand nombre de tomodensitomètres et d'appareils d'IRM par habitant, suivi par les États-Unis pour les appareils d'IRM et par l'Australie pour les tomodensitomètres (Graphique 4.2.1  et Graphique 4.2.2). A l'autre extrémité de l'échelle, c'est au Mexique, en Hongrie et en Israël que le nombre d'appareils IRM et de CT scanners sont les plus faibles.

On dispose de données sur l'utilisation des appareils d'IRM et des CT scanners pour un plus petit groupe de pays, excluant le Japon. Sur la base de cette couverture de pays plus limitée, c'est en Grèce et aux États-Unis, suivis du Luxembourg et de l'Islande que le nombre des examens de tomodensitométrie et d'IRM par habitant est le plus élevé (Graphique 4.2.3  et Graphique 4.2.4).

En Grèce, la plupart des CT scanners et des appareils d'IRM sont installés dans les centres de diagnostic privés et seule une minorité équipe les hôpitaux publics. Il n'existe aucune réglementation concernant l'achat d'appareils d'IRM en Grèce, tandis que pour l'achat de CT scanners il faut une licence qui est accordée après un examen se fondant sur un critère de densité de population. Il n'y a pas non plus de lignes directrices concernant l'utilisation des CT scanners et des appareils d'IRM (Paris et al., 2010). La situation actuelle a conduit le ministère grec de la Santé et de la Solidarité sociale à constituer un comité d'experts pour examiner les réglementations et proposer de nouveaux critères pour l'achat de CT scanners et d'appareils d'IRM.

Aux États-Unis, certains éléments tendent à montrer qu'il existe une surutilisation des examens de tomodensitométrie et des IRM. Entre 1997 et 2006, le nombre des scanners aux États-Unis a augmenté de manière spectaculaire alors que la fréquence des maladies est restée constante (Smith-Bindman et al., 2008). En outre, des incitations financières permettent aux médecins de tirer profit des examens qu'ils prescrivent, ce qui accroît également le risque de surutilisation. De nombreuses études ont tenté d'évaluer les effets bénéfiques réels sur le plan médical de l'importante augmentation des scanners et des IRM aux États-Unis mais elles n'ont apporté aucune preuve concluante quant à l'existence de tels effets (Baker et al., 2008).

D'autres pays de l'OCDE examinent également les moyens d'encourager l'achat et l'utilisation de manière plus rationnelle de ces technologies de diagnostic (OCDE, 2010b). Au Royaume-Uni, le National Institute for Health and Clinical Excellence a créé en 2009 un comité aviseur chargé d'évaluer et de faire des recommandations pour un usage approprié des technologies de diagnostic dans le système anglais de soins de santé, NHS (NICE, 2009).

Définition et comparabilité

Concernant les appareils d'IRM et de tomodensitométrie, les indicateurs correspondent au nombre d'appareils pour 1 million d'habitants. Les IRM et les tomodensitométries correspondent au nombre d'examens pour 1000 personnes. Dans la plupart des pays, les données couvrent les équipements installés dans les hôpitaux comme ceux du secteur ambulatoire.

Pour certains pays, toutefois, les données ne correspondent qu'à une couverture partielle. Dans certains pays (Allemagne, Belgique et Espagne), elles ne couvrent pas les appareils de tomodensitométrie et d'IRM installés en dehors des hôpitaux. Pour le Royaume-Uni, les données ne concernent que les tomodensitomètres du secteur public. Pour l'Australie, seuls sont pris en compte les appareils éligibles au remboursement dans le programme public universel de santé Medicare, soit 60 % seulement des appareils d'IRM en 1999. Toujours pour l'Australie, les données relatives aux IRM et aux scanners ne font référence qu'aux examens pour les patients en consultation externe et les patients hospitalisés dans des hôpitaux privés (ce qui exclut les examens dans les hôpitaux publics). Celles relatives aux IRM et aux scanners pour l'Irlande ne couvrent que les hôpitaux publics tandis que pour la Corée et les Pays-Bas elles ne concernent que les soins de santé financés sur fonds publics.

Informations sur les données concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.

 
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Graphiques
4.2.1 Unités d'IRM par million d'habitants, 2009 (ou année la plus proche) Graphique en Excel
Unités d'IRM par million d'habitants, 2009 (ou année la
plus proche)
4.2.2 Tomodensitomètres par million d'habitants, 2009 (ou année la plus proche) Graphique en Excel
Tomodensitomètres par million d'habitants, 2009 (ou
année la plus proche)
4.2.3 Examens IRM pour 1 000 habitants, 2009 (ou année la plus proche) Graphique en Excel
Examens IRM pour 1 000 habitants, 2009 (ou année la
plus proche)
4.2.4 Examens tomodensitométriques pour 1 000 habitants, 2009 (ou année la plus proche) Graphique en Excel
Examens tomodensitométriques pour 1 000 habitants, 2009
(ou année la plus proche)