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Les consultations de médecins peuvent
avoir lieu dans le cabinet ou la clinique du médecin, dans les services de consultations
externes des hôpitaux ou, dans certains cas, au domicile des patients. Dans de nombreux
pays d'Europe (comme le Danemark, l'Espagne, l'Italie, la Norvège, les Pays-Bas, le
Portugal, la République slovaque et le Royaume-Uni), les patients sont obligés ou incités
à consulter, pour tout nouvel épisode de maladie, un généraliste qui joue un rôle de
" filtrage " . Le généraliste peut alors les envoyer
consulter un spécialiste, s'il le juge utile. Dans d'autres pays (comme l'Autriche, la
Corée, l'Islande, le Japon et la République tchèque), les patients peuvent consulter
directement les spécialistes.
Le nombre de consultations de médecins
par personne et par an s'échelonne entre 13 au Japon et en Corée, plus de 11 en République
slovaque, en Hongrie et en République tchèque, et moins de 3 au Chili, au Mexique et en
Suède (Graphique 4.1.1). La moyenne de l'OCDE est de
6.5 consultations par personne et par an. Il semble que des facteurs culturels expliquent
en partie certaines variations d'un pays à l'autre. Toutefois, certaines caractéristiques
des systèmes de santé peuvent aussi aider à expliquer ces variations. Certains éléments
montrent que les pays dans lesquels les médecins sont principalement rémunérés à l'acte
(par exemple, le Japon et la Corée) tendent à avoir des taux de consultation supérieurs à
la moyenne alors que les pays où les médecins sont principalement salariés (par exemple,
le Mexique et la Suède) ont généralement des taux inférieurs à la moyenne. Toutefois, il
existe des exemples de pays, comme la Suisse et les États-Unis, où les médecins
sont principalement rémunérés à l'acte mais où les taux de consultation sont inférieurs à
la moyenne, ce qui laisse penser que d'autres facteurs entrent également en jeu. (Voir le
Tableau A.5 de l'Annexe pour plus d'informations sur le
mode de rémunération des médecins dans chaque pays).
En Suède, le faible nombre de
consultations de médecins peut s'expliquer en partie par le fait que les infirmières
jouent un rôle important dans les soins primaires (Bourgueil et
al., 2006). De même, en Finlande, les infirmières et autres professionnels de
santé sont des acteurs importants de l'offre de soins primaires aux patients dans les
dispensaires, réduisant le besoin de consulter un médecin (Delamaire et Lafortune,
2010).
Depuis 2000, le nombre moyen de
consultations de médecins par personne a augmenté dans une majorité de pays de l'OCDE
(Graphique 4.1.1). L'augmentation a été particulièrement forte
en Corée et en Suisse. En Corée, cela peut s'expliquer, du moins partiellement, par
l'augmentation rapide de la densité de médecins sur la dernière décennie (voir l'Indicateur 3.2
" Médecins " ). En République slovaque, le nombre de
consultations de médecins a chuté de plus de 2 % par an depuis l'an 2000 ; sur cette
période, le nombre de médecins par habitant a lui aussi chuté. Au Canada, le nombre de
consultations par personne a également diminué mais cette diminution peut être attribuée à
la réduction de la proportion de consultations rémunérées à l'acte (qui sont les seules
identifiées et rapportées ici).
On peut utiliser les informations sur
les consultations pour estimer le nombre annuel de consultations par médecin dans les pays
de l'OCDE. Cette estimation ne doit pas être prise comme mesure de la productivité des
médecins, d'une part parce que la durée et l'efficacité des consultations peuvent varier
et d'autre part parce que cette statistique ne prend pas en compte certains aspects du
travail des médecins (suivi des patients hospitalisés, travaux administratifs et de
recherche). Elle est également sujette aux limites de comparabilité dont fait état
l'encadré intitulé " Définition et comparabilité " . Sous
toutes ces réserves, cette estimation varie considérablement entre les pays de l'OCDE
(Graphique 4.1.2). Là encore, on peut penser que certains
facteurs culturels jouent un rôle car on trouve ensemble, dans le haut du tableau, les
deux pays asiatiques de l'OCDE et les pays d'Europe centrale et orientale.
De même que le nombre moyen de
consultations de médecins par personne varie amplement entre les pays de l'OCDE, il existe
également des différences significatives entre groupes de population au sein de chaque
pays. Le Chapitre 6 sur l'accès aux soins donne des informations
additionnelles sur les disparités du nombre de consultations de médecins selon les
catégories de revenus (Indicateur 6.5
" Inégalités dans les consultations de médecins " ).
Définition et comparabilité
Les consultations de médecins
correspondent au nombre de contacts avec des généralistes et des spécialistes. On
observe des disparités entre pays dans la couverture des différents types de
consultations, notamment la prise en compte des consultations dans les services de
consultations externes des hôpitaux.
Les données proviennent
principalement de sources administratives bien que dans certains pays (Espagne,
Irlande, Israël, Italie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suisse), elles
proviennent d'enquêtes de santé avec entretien. Les estimations provenant de sources
administratives tendent à être plus élevées que celles provenant des enquêtes en
raison du biais de remémoration et du taux de non-réponse dans les enquêtes.
Les chiffres des Pays-Bas ne
prennent pas en compte les consultations pour les soins maternels et infantiles. Les
données pour le Portugal n'englobent pas les consultations de praticiens privés tandis
que celles du Royaume-Uni ne prennent pas en compte les consultations de spécialistes
en dehors des services de consultations externes des hôpitaux. Les données pour le
Luxembourg n'incluent pas les consultations avec des médecins situés en dehors du pays
(ces consultations représentent un nombre plus important que pour les autres pays).
Les données du Canada comprennent seulement les consultations rémunérées à l'acte. En
Allemagne, les consultations de médecins ne représentent que le nombre de cas de
traitements médicaux selon les règles de remboursement du régime d'assurance-maladie
(un traitement ne prend en compte que le premier contact sur une période de trois mois
même si le patient consulte plus souvent un médecin). Les consultations par téléphone
sont incluses pour certains pays (par exemple l'Espagne, l'Irlande, la République
tchèque et le Royaume-Uni).
Informations sur les données
concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.
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| Indicateur au format PDF |
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| 4.1.1 Consultations de médecins par habitant, 2009 et
variation 2000-09 |
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| 4.1.2 Estimation du nombre de consultations par médecin, 2009
(ou année la plus proche) |
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