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Cette partie donne des informations
sur le nombre de médecins par habitant dans les pays de l'OCDE, en distinguant les
généralistes et les spécialistes. En 2009, on comptait un peu plus de trois médecins pour
1 000 habitants dans les pays de l'OCDE. La Grèce affichait, de loin, le plus grand nombre
de médecins par habitant (6.1 pour 1 000 habitants), suivie par l'Autriche, tandis que le
Chili, la Turquie, la Corée et le Mexique affichaient le nombre de médecins par habitant
le plus faible, compris entre un et deux médecins pour 1 000 habitants. Le nombre de
médecins par habitant est encore plus faible dans certains des grands pays émergents,
l'Indonésie, l'Inde et l'Afrique du Sud comptant moins d'un médecin pour
1 000 habitants.
Au cours de la période comprise
entre 2000 et 2009, le nombre de médecins pour 1 000 habitants a augmenté dans la majorité
des pays de l'OCDE (Graphique 3.2.1). En moyenne la densité
de médecins a augmenté de 1.7 % par an. Elle a progressé particulièrement vite dans
les pays où elle était faible en 2000 (Turquie, Chili, Corée et Mexique), ainsi qu'au
Royaume-Uni et en Grèce. Au Royaume-Uni, le nombre de nouveaux diplômés sortant d'écoles
de médecine a été supérieur à la moyenne de l'OCDE pendant cette période, si bien que le
nombre de médecins est en augmentation (voir l'Indicateur 3.3
" Médecins nouvellement diplômés " ). En revanche, le nombre
de médecins par habitant n'a pas progressé en Estonie, en France, en Israël et en Pologne,
et a nettement diminué en République slovaque. Ce recul s'explique en partie par une
diminution du nombre de diplômés en médecine depuis la fin des années 90. En France, la
diminution du nombre d'étudiants admis dans les écoles de médecine durant les années 80 et
90 a commencé à entraîner une baisse du nombre de praticiens par habitant à partir
de 2006. En raison du temps nécessaire pour augmenter le nombre de diplômés, on s'attend à
ce que cette tendance à la baisse se poursuive.
En 2009, 43 % des médecins en moyenne
dans la zone OCDE étaient des femmes, contre 29 % en 1990. Cette proportion était comprise
entre plus de 50 % dans les pays d'Europe centrale et orientale (Estonie, Slovénie,
Pologne, République slovaque, République tchèque et Hongrie) ainsi qu'en Finlande et moins
de 20 % en Corée. La part des femmes parmi les médecins a augmenté dans tous les pays de
l'OCDE durant cette période, de façon particulièrement forte aux États-Unis, en Espagne et
au Danemark.
La structure par âge du personnel
médical fait partie des facteurs qui alimentent les inquiétudes des pays au sujet
d'éventuelles pénuries. En 2009, en moyenne dans la zone OCDE, 30 % des médecins étaient
âgés de 55 ans au moins. Toutefois, cette composition par âge varie considérablement
selon les pays. La proportion de médecins de 55 ans et plus s'établit à 46 % en Israël,
pays où elle est la plus élevée, et à plus de 35 % au Chili, en France, en Allemagne, en
Hongrie et en Italie. Elle est nettement inférieure au Royaume-Uni et en Corée, du fait
que de nombreux jeunes diplômés sont arrivés dans la profession ces dix dernières
années.
L'équilibre entre généralistes et
spécialistes a changé au cours des dernières décennies, le nombre de spécialistes ayant
augmenté beaucoup plus vite que les généralistes. Bien que la recherche dans ce domaine
tend à souligner l'importance des soins primaires dispensés par les généralistes
(Starfield et al., 2005), ces derniers ne représentent,
en moyenne dans les pays de l'OCDE, qu'un quart de l'ensemble des médecins. On comptait en
moyenne plus de deux spécialistes par généraliste en 2009, contre seulement 1.5 en 1990.
Les spécialistes sont beaucoup plus nombreux que les généralistes dans les pays d'Europe
centrale et orientale et en Grèce. En revanche, certains pays ont préservé un meilleur
équilibre entre ces deux catégories ; c'est par exemple le cas de l'Australie, du Canada,
de la France et du Portugal, où les généralistes représentaient près de la moitié des
médecins. Dans certains pays, par exemple aux États-Unis, les médecins qui exercent en
médecine interne générale sont classés parmi les spécialistes, alors que leur activité
peut être très proche de celle des médecins généralistes. De ce fait, la capacité de ces
pays à fournir des soins de médecine générale est sous-estimée (Graphique 3.2.2).
Il est difficile de prévoir quelle
sera l'offre et la demande de médecins à l'avenir, en raison des incertitudes au sujet de
la croissance économique en général, de l'évolution de la productivité des médecins, des
progrès des technologies médicales de l'évolution du rôle respectif des médecins et des
autres fournisseurs de soins, ainsi que de l'évolution des besoins de la population en
matière de santé. Aux États-Unis, selon les estimations de l'Administration chargée des
services et ressources de santé (HRSA, 2008), la demande de médecins pourrait augmenter de 22 % entre 2005 et 2020, alors que
l'offre, évaluée sur la base d'un certain nombre
d'hypothèses, pourrait n'augmenter que de 16.5 %. Ces projections ne tiennent pas compte
de l'extension de la couverture de l'assurance maladie prévue par la proposition de
réforme de la santé de 2010.
Définition et comparabilité
Dans la plupart des pays, les
données se rapportent au nombre de médecins en exercice, défini comme le nombre de
médecins qui fournissent directement des soins aux patients. Dans beaucoup de pays, il
inclut les internes et les médecins résidents (médecins en formation). Le nombre de
médecins correspond au nombre de personnes physiques. Plusieurs pays incluent
également les médecins en activité dans le secteur de la santé même s'ils ne
fournissent pas directement des soins aux patients. Les données pour l'Irlande
correspondent à l'ensemble des médecins âgés de moins de 70 ans, possédant une adresse
en Irlande. Le Portugal enregistre le nombre de médecins autorisés à exercer (d'où une
surestimation). L'Espagne inclut les dentistes et stomatologistes dans le nombre de
médecins tandis que la Belgique inclut les stomatologistes (d'où une légère
surestimation également). Le Chili inclut seulement les médecins exerçant dans le
secteur public.
Tous les pays ne sont pas en
mesure de recenser la totalité de leurs médecins dans les deux grandes catégories que
sont les spécialistes et les généralistes, ce qui peut être lié à l'absence de données
par spécialité pour les médecins en formation ou les médecins qui exercent en
clientèle privée.
Informations sur les données
concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.
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| Indicateur au format PDF |
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| 3.2.1 Médecins en activité pour 1 000 habitants, 2009 et
variation 2000-09 |
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| 3.2.2 Pourcentage des généralistes, spécialistes et autres
médecins dans le total des médecins, 2009 (ou année la plus proche) |
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