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Le diabète est une maladie métabolique
chronique, qui se caractérise par un taux élevé de glucose dans le sang. Il est dû soit à
un arrêt de la production par le pancréas de l'insuline (diabète de type 1), soit à une
diminution de la capacité du pancréas à produire de l'insuline associée à une résistance
de l'organisme à l'action de cette hormone (diabète de type 2). Les diabétiques sont plus
exposés au risque de maladies cardiovasculaires comme les crises cardiaques ou les
accidents vasculaires cérébraux si la maladie n'est pas diagnostiquée ou mal régulée. Ils
sont aussi plus exposés à des risques de perte de la vision, d'amputation du pied ou de la
jambe due à des lésions des nerfs et des vaisseaux sanguins, et d'insuffisance rénale
nécessitant des dialyses ou une transplantation.
Le diabète a été la cause principale
de plus de 300 000 décès dans les pays de l'OCDE en 2009, et il se place au quatrième ou
cinquième rang des causes de décès dans la plupart des pays développés. Parmi les
personnes décédant de maladies uniquement liées à cette affection - environ 50 % des
diabétiques meurent d'une maladie cardiovasculaire et 10 à 20 % d'insuffisance rénale.
Le diabète est en augmentation rapide
dans toutes les parties du monde, à tel point qu'il a maintenant atteint des proportions
épidémiques. On estime que plus de 6 % de la population des pays de l'OCDE âgée de 20 à
79 ans, soit 83 millions d'individus, souffraient de diabète en 2010. Près de la moitié
des adultes diabétiques ont moins de 60 ans. Si rien n'est fait, le nombre de personnes
touchées par le diabète dans les pays de l'OCDE atteindra presque 100 millions dans moins
de 20 ans (FID, 2009).
D'après la Fédération internationale
du diabète (FID), en Islande, en Norvège et au Royaume-Uni, moins de 5 % des adultes de
20 à 79 ans souffraient de diabète en 2010. Au Mexique et aux États-Unis, le diabète
touchait plus de 10 % des personnes de cette tranche d'âge (Graphique 1.10.1). Dans la plupart des pays de l'OCDE, entre 5 et 10 % de la
population adulte souffraient de diabète.
Le diabète de type 2 est, dans une
grande mesure, évitable. Un certain nombre de facteurs de risque, comme le surpoids et
l'obésité ou l'inactivité physique sont modifiables, et peuvent aussi contribuer à réduire
les complications associées au diabète. Cependant, dans la plupart des pays, la prévalence
du surpoids et de l'obésité continue aussi d'augmenter (voir l'Indicateur 2.3).
Le diabète de type 1 ne représente que
10 à 15 % de l'ensemble des cas de diabète. Dans la plupart des pays développés, c'est la
forme prédominante de cette maladie au sein des groupes d'âge les plus jeunes. D'après les
registres et certaines études récentes, le nombre de nouveaux cas de diabète de type 1
touchant des enfants de moins de 15 ans atteint un niveau élevé, de 25 ou plus pour
100 000 personnes, en Finlande, en Suède et en Norvège (Graphique 1.10.2). Le Mexique et le Japon enregistrent moins de 5 nouveaux cas
pour 100 000 personnes. Par ailleurs, on assiste à une évolution inquiétante, à savoir que
le diabète de type 1 apparaît actuellement à un âge plus précoce chez les enfants (FID,
2009).
Le diabète a des conséquences
économiques importantes. Les dépenses de santé engagées pour traiter et prévenir le
diabète et ses complications ont été évaluées à 345 milliards USD dans les pays de l'OCDE
en 2010 (FID, 2009). À eux seuls, les États-Unis ont, en 2007, consacré quelque
116 milliards USD au traitement du diabète et de ses complications et au financement des
frais médicaux généraux supplémentaires (ADA, 2008). En Australie, les dépenses directes
liées au diabète représentaient en 2004-05 près de 2 % des dépenses de santé récurrentes
(AIHW, 2008d).
Environ un quart des dépenses
médicales est consacré à la prise en charge de l'hyperglycémie, un autre quart au
traitement des complications chroniques du diabète, et le reste aux soins médicaux
généraux supplémentaires (FID, 2006). La hausse des coûts accroît la nécessité de fournir
des soins de qualité pour la prise en charge du diabète et de ses complications (voir
l'Indicateur 5.2
" Admission évitable à l'hôpital : -diabète non
contrôlé " ).
Définition et comparabilité
Les sources et méthodes utilisées
par la Fédération internationale du diabète pour la publication d'estimations
nationales de la prévalence du diabète sont exposées dans son Atlas du diabète
(Diabetes Atlas, 4e édition, FID, 2009). Les données sont tirées d'études
publiées entre 1980 et février 2009 et n'ont été incluses que si elles satisfaisaient
à un certain nombre de critères de fiabilité.
Des études réalisées par plusieurs
pays de l'OCDE - France, Italie, Pays-Bas, Norvège,
Slovénie et Royaume-Uni - ne fournissent que des
données autodéclarées. Pour tenir compte des cas de diabète non diagnostiqués, la FID
a multiplié la prévalence par 1.5 pour le Canada et le Royaume-Uni conformément aux
conclusions d'études réalisées aux États-Unis (Canada) et aux recommandations locales
(Royaume-Uni) et par 2 pour les autres pays, conformément à des données provenant de
plusieurs pays.
Les taux de prévalence ont été
normalisés en fonction de la structure de la population mondiale pour faciliter les
comparaisons entre pays.
Informations sur les données
concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.
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| Indicateur au format PDF |
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| 1.10.1 Estimations de la prévalence du diabète parmi la
population âgée de 20 à 79 ans, 2010 |
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| 1.10.2 Estimations de l'incidence du diabète de type 1 parmi
les enfants âgés de 0 à 14 ans, 2010 |
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