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Le faible poids à la naissance -
défini ici comme inférieur à 2 500 grammes - est un indicateur important de la santé du
nourrisson parce qu'il existe une relation étroite entre le poids de naissance d'une part,
et la mortalité et la morbidité infantiles d'autre part. Un faible poids de naissance peut
être dû à deux facteurs : un retard de croissance intra-utérin ou une naissance
prématurée. Les nouveau-nés de faible poids risquent plus d'être en mauvaise santé ou de
décéder, doivent souvent être hospitalisés plus longtemps après la naissance et sont plus
susceptibles de souffrir de handicaps importants (UNICEF et OMS, 2004).
Parmi les facteurs de risque du faible
poids de naissance figurent les grossesses chez les adolescentes, les antécédents de
faible poids à la naissance, les comportements nocifs comme le tabagisme, la consommation
excessive d'alcool et une mauvaise hygiène alimentaire, le fait d'avoir un faible indice
de masse corporelle, le fait d'être issu d'un milieu socioéconomique défavorisé et la
fécondation in vitro.
Dans les pays de l'OCDE, en 2009, un
enfant sur 15 pesait moins de 2 500 grammes à la naissance - soit 6.7 % de l'ensemble des
naissances (Graphique 1.8.1). Les pays nordiques (Islande, Suède et
Finlande), l'Estonie, l'Irlande et la Corée sont les pays qui ont affiché la plus faible
proportion de naissances de faible poids, ces naissances ayant représenté moins de 5 % des
naissances vivantes. à l'autre extrémité, on trouve, outre un certain nombre de pays
émergents (l'Inde, l'Afrique du Sud et l'Indonésie), la Turquie et le Japon, avec une
proportion de naissances de faible poids supérieure à 9 % (Graphique 1.8.1).
Depuis 1980 et surtout à partir
de 1995, la proportion de naissances de faible poids a augmenté dans plusieurs pays de
l'OCDE (Graphique 1.8.2). Plusieurs facteurs concourent à expliquer
cette hausse. D'une part, le nombre de naissances multiples, qui ont pour corollaire un
risque accru de naissance prématurée et de faible poids de naissance, a augmenté
régulièrement, en partie du fait d'une plus grande utilisation des traitements contre la
stérilité. D'autre part, le recul de l'âge de la maternité et le recours accru à des
techniques d'accouchement telles que la provocation de l'accouchement et la césarienne,
sont d'autres facteurs explicatifs.
Le nombre de naissances de faible
poids a considérablement augmenté au Japon, au Portugal et en Espagne ces trente
dernières années. En conséquence, dans ces pays, la proportion de nouveau-nés ayant un
faible poids de naissance est désormais supérieure à la moyenne de l'OCDE (Graphique 1.8.2). En revanche, au Chili, en Pologne et en Hongrie, cette
proportion a diminué au cours de la même période. Elle a peu évolué en Finlande, en Suède
et au Danemark, mais elle a augmenté en Islande et en Norvège.
Le Graphique 1.8.3 montre qu'il existe une certaine corrélation entre le
pourcentage d'enfants à faible poids de naissance et le taux de mortalité infantile. En
général, les pays dans lesquels la proportion d'enfants ayant un faible poids de naissance
est réduite affichent également des taux de mortalité infantile relativement bas. C'est le
cas, par exemple, des pays nordiques. Le Japon fait toutefois exception à cette règle
puisqu'il affiche la plus forte proportion d'enfants ayant un faible poids de naissance
et l'un des taux de mortalité infantile les plus bas.
Il ressort d'une comparaison des
différents groupes sociaux au sein d'un même pays que la proportion d'enfants de faible
poids de naissance peut être influencée par des différences de niveau d'instruction, de
revenu et de conditions de vie. Aux États-Unis, on observe de grands écarts entre les
groupes pour ce qui est de la proportion d'enfants ayant un faible poids de naissance,
cette proportion étant pratiquement deux fois plus élevée parmi la population noire que
parmi la population blanche (NCHS, 2011). Des différences similaires ont été observées
entre les populations indigènes et non indigènes en Australie, au Mexique et en
Nouvelle-Zélande, différences qui reflètent souvent les conditions de vie défavorisées de
nombreuses mères indigènes.
Définition et comparabilité
Selon l'Organisation mondiale de
la santé (OMS), un enfant ayant un faible poids de naissance est un enfant qui pèse
moins de 2 500 grammes à la naissance, quel que soit l'âge gestationnel auquel il est
né. Cette définition repose sur des observations épidémiologiques relatives au risque
accru de décès de l'enfant. Le nombre de naissances d'enfants de faible poids est
ensuite exprimé en pourcentage du total des naissances vivantes.
Les données proviennent en
majorité des registres d'état-civil, sauf dans le cas du Mexique, où elles proviennent
d'une enquête nationale de santé par entretiens. Quelques pays, peu nombreux,
fournissent des données qui ne couvrent que certaines régions ou certains secteurs
hospitaliers.
Informations sur les données
concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.
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| Indicateur au format PDF |
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| 1.8.1 Faible poids des nourrissons à la naissance, 2009 et
variation 1980-2009 (ou année la plus proche) |
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| 1.8.2 Évolution de la proportion de nourrissons ayant un
faible poids à la naissance, quelques pays de l'OCDE, 1980-2009 |
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| 1.8.3 Faible poids à la naissance et mortalité infantile,
2009 (ou année la plus proche) |
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