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Les élèves
issus de l'immigration ont tendance à être défavorisés sur le plan socio-économique,
et rencontrent d'importantes difficultés en termes de performances
scolaires.
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Même après
contrôle du milieu socio-économique, les élèves issus de l'immigration accusent des
scores inférieurs de 27 points, en moyenne, à ceux des élèves autochtones.
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Dans de
nombreux pays, les élèves issus de l'immigration dits de la
" première
génération " sont nettement plus
susceptibles de compter parmi les élèves peu performants. En moyenne, dans les pays
de l'OCDE, ils sont environ deux fois plus susceptibles que les élèves autochtones
de se situer dans le quartile inférieur de performance.
Description
Cet indicateur examine les
différences de performance selon l'ascendance autochtone ou allochtone. En général, les
élèves issus de l'immigration sont défavorisés sur le plan socio-économique et ceci
explique en partie le déficit de performance observé chez ces élèves. Ceux-ci
rencontrent des difficultés considérables en compréhension de l'écrit et dans d'autres
domaines de l'enseignement. En général, leur déficit de performance persiste, même après
contrôle de leur milieu socio-économique. Néanmoins, les différences de performance sont
très variables et dans certains pays, les élèves issus de l'immigration réussissent
aussi bien que les élèves autochtones.
Résultats
Dans la plupart des pays, les
élèves autochtones tendent à l'emporter sur les élèves issus de l'immigration. Échappent
à ce constat l'Australie, où les élèves issus de l'immigration, de la première comme de
la deuxième génération, devancent les élèves autochtones, et Israël et la Hongrie, où
les élèves de la deuxième génération devancent les élèves autochtones. En moyenne, dans
les pays de l'OCDE, le score en compréhension de l'écrit des élèves issus de
l'immigration est inférieur de 44 points à celui des élèves autochtones. Néanmoins, cet
écart de performance varie considérablement entre les pays.
Dans de nombreux pays de l'OCDE,
les élèves de la première génération sont nettement plus susceptibles de compter parmi
les élèves peu performants. Ils sont devancés de 52 points, en moyenne, par les élèves
autochtones, un écart qui représente l'équivalent de plus d'une année d'études. Les
élèves de la première génération sont au moins deux fois plus susceptibles que les
élèves autochtones de se situer dans le quartile inférieur de performance en Autriche,
en Belgique, au Brésil, au Danemark, en Espagne, en Finlande, en France, en Grèce, en
Islande, en Italie, au Mexique, en Norvège, en Slovénie et en Suède (voir le
tableau A5.2 dans l'édition 2011 de Regards sur
l'éducation).
Dans l'ensemble, les élèves issus
de l'immigration appartiennent à des groupes socio-économiques défavorisés, ce qui
explique en partie leur écart de performance par rapport aux élèves autochtones. En
moyenne, dans les pays de l'OCDE, l'indice socio-économique des élèves issus de
l'immigration est inférieur de 0.4 écart type à celui de leurs condisciples
autochtones.
Après avoir pris en considération
l'influence du milieu socio-économique sur la performance en compréhension de l'écrit,
on observe une réduction des différences entre élèves issus de l'immigration et élèves
autochtones ; néanmoins, un écart de performance persiste. Au Luxembourg, par exemple,
le désavantage de performance des élèves issus de l'immigration passe de 52 à 19 points
après contrôle du milieu socio-économique des élèves. Le contrôle du milieu
socio-économique entraîne la diminution de l'écart de performance entre les élèves
autochtones et les élèves issus de l'immigration qui passe de 44 à 27 points, en
moyenne, dans les pays de l'OCDE. Cependant la différence qui demeure entre les élèves
représente près de la moitié d'un niveau de compétence en compréhension de l'écrit (voir
le tableau A5.2 dans l'édition 2011 de Regards sur
l'éducation). La persistance des écarts après contrôle du milieu
socio-économique indique que les élèves issus de l'immigration peuvent rencontrer à
l'école des difficultés directement imputables à leur statut d'immigrant.
Définitions
Selon les résultats du cycle
PISA 2009, une année d'études représente l'équivalent de 39 points de score sur
l'échelle PISA de compréhension de l'écrit. Ce chiffre a été calculé sur la base de la
différence de score entre de nombreux élèves de 15 ans inscrits dans deux années
d'études différentes au moins dans 32 pays de l'OCDE.
L'enquête PISA établit une
distinction entre trois catégories d'élèves selon leur ascendance autochtone ou
allochtone : i) les élèves autochtones, soit ceux nés
dans le pays de l'évaluation ou dont au moins l'un des parents est né dans le pays ;
ii) les élèves issus de l'immigration dits de la
deuxième génération, soit ceux nés dans le pays de l'évaluation de parents nés à
l'étranger ; et iii) les élèves issus de
l'immigration dits de la première génération, soit ceux nés à l'étranger de parents nés
à l'étranger. Par élèves issus de l'immigration, on entend donc les élèves de la
première et de la deuxième génération.
Informations sur les données
concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.
Pour en savoir plus
Des informations et des notes
complémentaires, ainsi qu'une explication détaillée des sources et des méthodes,
sont disponibles dans l'édition 2011 de Regards sur
l'éducation (indicateur A5).
Parmi les domaines couverts
figurent :
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La performance des élèves
en compréhension de l'écrit, selon l'ascendance autochtone ou allochtone.
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La performance des élèves
en compréhension de l'écrit après contrôle du milieu socio-économique.
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| Indicateur au format PDF |
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| S.6 Performance des élèves en compréhension de l'écrit,
selon l'ascendance autochtone ou allochtone (2009) |
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| S.7 Performance des élèves en compréhension de l'écrit
après contrôle du milieu socio-économique, selon l'ascendance autochtone ou
allochtone (2009) |
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