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Regards sur l'éducation 2011 : Panorama
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branch 5. Section spéciale : présentation du PISA
  branch Le milieu social d'origine a-t-il une influence sur la performance des élèves ?
  • La performance des élèves en compréhension de l'écrit varie fortement selon leur milieu socio-économique, en particulier en France et en Nouvelle-Zélande.
  • Dans les pays de l'OCDE, près d'un tiers des élèves défavorisés sont dits résilients "  : leur score en compréhension de l'écrit est supérieur à leur score théorique calculé en fonction de leur milieu socio-économique.
  • Parmi les élèves issus d'un milieu socio-économique défavorisé, 40 % des filles, mais 23 % seulement des garçons, sont résilients.

Description

Les différences de performance liées au milieu d'origine des élèves sont manifestes dans tous les pays. Ces derniers sont donc confrontés au défi de répartir équitablement les possibilités d'apprentissage entre les élèves. Les résultats de l'enquête PISA montrent toutefois que certains pays réussissent mieux que d'autres à atténuer l'impact du milieu socio-économique des élèves sur leur performance en compréhension de l'écrit. En dépit de la forte corrélation entre la performance en compréhension de l'écrit et le milieu socio-économique, de nombreux élèves issus d'un milieu défavorisé détrompent les prévisions et se distinguent par de bons résultats. Les enseignants ne doivent donc pas partir du principe qu'un élève de condition modeste est incapable d'être très performant.

Résultats

La mesure des écarts moyens de performance entre les élèves d'origines socio-économiques différentes fait apparaître des différences claires dans tous les pays. En moyenne, dans les pays de l'OCDE, la progression d'une unité de l'indice PISA de statut économique, social et culturel entraîne un écart de performance de 38 points. C'est en France et en Nouvelle-Zélande que cet écart est le plus important : il est supérieur de 30 % au moins à la moyenne de l'OCDE.

Bien qu'il existe une corrélation claire entre l'origine des élèves et les performances scolaires dans tous les pays, l'impact de ce phénomène varie selon les systèmes d'éducation. En moyenne, dans les pays de l'OCDE, 14 % de la variation de la performance des élèves en compréhension de l'écrit s'explique par leur milieu socio-économique. En Allemagne, en Belgique, au Chili, en Hongrie, au Luxembourg, en Nouvelle-Zélande et en Turquie, l'intensité de la relation entre la performance en compréhension de l'écrit et le milieu socio-économique est supérieure à la moyenne de l'OCDE. Par contraste, le pourcentage de variation de la performance des élèves imputable au milieu socio-économique est inférieur à 7 % en Islande. Ce pourcentage de variation est également inférieur à la moyenne de l'OCDE au Canada, en Corée, en Estonie, en Fédération de Russie, en Finlande, en Indonésie, en Italie, au Japon et en Norvège.

Ces résultats montrent que dans tous les pays, le milieu socio-économique des élèves est lié, jusqu'à un certain point, à leur performance en compréhension de l'écrit. Toutefois, dans les trois pays affichant les meilleures performances en compréhension de l'écrit, à savoir le Canada, la Corée et la Finlande, la relation entre le milieu d'origine des élèves et leur performance est plus faible que la moyenne. Leur exemple montre qu'il est possible d'afficher le plus haut niveau de performance tout en offrant une répartition équitable des possibilités d'apprentissage.

En se basant sur les résultats des élèves issus de différents milieux socio-économiques dans les pays participants, l'enquête PISA peut prédire dans quelle mesure un élève réussira et identifier les élèves " résilients " . En comparant la performance réelle des élèves en compréhension de l'écrit à leur performance théorique calculé sur la base de leur origine socio-économique, l'enquête PISA peut identifier les élèves résilients qui réussissent à surmonter les difficultés liées à leur origine socio-économique. La mesure de la performance de chaque élève peut donc indiquer jusqu'à quel point il/elle dépasse ou, au contraire, échoue à atteindre la performance qui était attendue.

En moyenne, dans les pays de l'OCDE, 31 % des élèves défavorisés sont résilients. En Corée, 56 % des élèves de condition modeste sont résilients : la plupart des élèves les plus défavorisés obtiennent ainsi un score nettement supérieur à leur score théorique. Le proportion d'élèves résilients est supérieure de 10 % à 15 % à la moyenne de l'OCDE en Finlande, au Japon et en Turquie. Par contraste, cette proportion est inférieure de 10 % à la moyenne en Argentine, en Autriche, en Fédération de Russie et au Luxembourg.

Dans tous les pays, les filles issues d'un milieu socio-économique défavorisé sont nettement plus susceptibles que les garçons d'appartenir au groupe des élèves résilients en compréhension de l'écrit. En moyenne, dans les pays de l'OCDE, 39 % des filles sont résilientes, contre 22 % des garçons. C'est en Corée, en Finlande, en Pologne et au Portugal que les pourcentages de filles résilientes sont les plus élevés. En Corée, quelque 65 % des filles de condition modeste sont résilientes. On compte 25 % d'élèves résilients de plus parmi les filles que parmi les garçons en Pologne, au Portugal et en Slovénie.

Définitions

Le milieu socio-économique est évalué sur la base de l'indice PISA de statut économique, social et culturel qui est dérivé des réponses des élèves à des questions sur le niveau de formation et la profession de leurs parents et leur patrimoine familial (par exemple, le volume de la bibliothèque familiale et l'accès à un bureau ou une table pour faire leurs devoirs). Un élève de 15 ans comptant parmi les 25 % d'élèves les plus défavorisés de son pays sur le plan socio-économique et dont la performance en compréhension de l'écrit lui permet de rejoindre l'effectif d'élèves, tous pays confondus, dont le score dépasse le plus leur score théorique calculé sur la base de leur milieu socio-économique, est considéré comme " résilient " . Les élèves " résilients " confinent à l'excellence alors que leur profil laissait présager de plus faibles performances.

Informations sur les données concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.

Pour en savoir plus

Des informations et des notes complémentaires, ainsi qu'une explication détaillée des sources et des méthodes, sont disponibles dans l'édition 2011 de Regards sur l'éducation (indicateur A5).

Parmi les domaines couverts figurent :

  • L'intensité de la corrélation entre la performance en compréhension de l'écrit et le milieu socio-économique.
  • Le pourcentage d'élèves résilients parmi les élèves défavorisés.
 

Autres publications de l'OCDE

Against the Odds: Disadvantaged Students Who Succeed in School (2011).

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Graphiques
S.4 Variation de la performance en compréhension de l'écrit selon le milieu socio-économique des élèves (2009)
Variation de la performance en compréhension de
l'écrit selon le milieu socio-économique des élèves (2009)
S.5 Pourcentage d'élèves résilients parmi les élèves défavorisés (2009)
Pourcentage d'élèves résilients parmi les élèves
défavorisés (2009)