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Les pays
de l'OCDE consacrent collectivement 6.1 % de leur PIB au financement des
établissements d'enseignement.
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Entre 2000
et 2008, les dépenses au titre des établissements d'enseignement, tous niveaux
d'enseignement confondus, ont augmenté en moyenne de 32 % dans les pays de l'OCDE,
reflétant ainsi le fait que les diplômés de l'enseignement secondaire et supérieur
sont plus nombreux que jamais.
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Au cours
de la même période, les dépenses au titre des établissements d'enseignement, tous
niveaux d'enseignement confondus, ont progressé à un rythme moins soutenu que le PIB
dans 6 des 32 pays dont les données sont disponibles.
Description
Cet indicateur examine la part de
la richesse nationale qui est investie dans l'éducation. En d'autres termes, il montre
quelle priorité un pays (c'est-à-dire son gouvernement, les entreprises privées, et les
élèves/étudiants et leur famille) accorde à l'éducation par rapport aux dépenses
globales.
Résultats
Les pays de l'OCDE consacrent
collectivement 6.1 % de leur PIB au financement de l'éducation, mais cette proportion
varie grandement d'un pays à l'autre : plus de 7 % au Chili, en Corée, au Danemark, aux
États-Unis, en Islande, en Israël et en Norvège, mais au plus 4.5 % en Chine, en
Indonésie, en République slovaque et en République tchèque.
Près de 61 % des dépenses
cumulées à l'échelle de l'OCDE au titre des établissements d'enseignement, soit 3.7 % du
PIB cumulé, sont consacrées au financement de l'enseignement primaire, secondaire et
postsecondaire non supérieur. L'enseignement supérieur absorbe près d'un tiers des
dépenses cumulées de l'OCDE dans l'éducation, soit 1.9 % du PIB cumulé. Le Canada, le
Chili, la Corée et les États-Unis consacrent entre 2.0 % et 2.7 % de leur PIB aux
établissements d'enseignement supérieur. La Belgique, le Brésil, l'Estonie, la France,
l'Irlande, l'Islande, le Royaume-Uni et la Suisse affectent aux établissements
d'enseignement supérieur une part de leur PIB qui est inférieure à la moyenne de l'OCDE,
mais comptent parmi les pays où la part du PIB consacrée aux établissements
d'enseignement primaire, secondaire et postsecondaire non supérieur est plus élevée que
la moyenne de l'OCDE.
C'est au niveau préprimaire que
les dépenses au titre des établissements d'enseignement varient le plus entre les pays.
À ce niveau, elles représentent moins de 0.1 % du PIB en Australie et en Indonésie, mais
atteignent ou dépassent 0.8 % en Espagne, en Islande et en Israël (voir le
tableau B2.2 dans Regards sur l'éducation 2011).
Toutefois, étant donné que les pays organisent et financent souvent l'enseignement
préprimaire de manières très différentes, une certaine prudence s'impose avant de tirer
de ces données des conclusions sur les conditions d'accès et la qualité de l'encadrement
à ce niveau.
Tendances
Étant donné que les diplômés de
l'enseignement secondaire et supérieur ont été plus nombreux que jamais entre 2000
et 2008, de nombreux pays ont investi massivement dans l'éducation durant cette période.
Ainsi, tous niveaux d'enseignement confondus, les investissements publics et privés dans
l'éducation ont augmenté en moyenne de 32 % dans les pays de l'OCDE au cours de cette
période. Dans les deux-tiers de ces pays, cette hausse a été plus forte dans
l'enseignement supérieur qu'aux niveaux primaire, secondaire et postsecondaire non
supérieur réunis (voir, uniquement disponible en ligne, le tableau B2.4 dans Regards sur l'éducation 2011).
Entre 2000 et 2008, les dépenses
d'éducation, tous niveaux d'enseignement confondus, ont augmenté à un rythme plus
soutenu que le PIB dans trois quarts des pays dont les données sont disponibles.
Toutefois, cette augmentation ne se répartit pas de manière uniforme entre les
différents niveaux d'enseignement. De l'enseignement primaire à l'enseignement
postsecondaire non supérieur, les dépenses ont connu un accroissement supérieur ou égal
à celui du PIB dans 17 pays sur 29, tandis que les dépenses au titre de l'enseignement
supérieur ont augmenté au même rythme que le PIB dans tous les pays, sauf 3 (l'Irlande,
Israël et la Suède). Il convient également de noter que l'évolution de la richesse
nationale peut avoir un impact fort sur ces tendances. En Israël, par exemple, les
dépenses d'éducation, tous niveaux d'enseignement confondus, ont augmenté de plus de
21 % entre 2000 et 2008, mais elles ont diminué en proportion du PIB, car celui-ci a
progressé encore plus rapidement durant cette période.
Définitions
Les données se rapportent à
l'année budgétaire 2008 et proviennent de l'exercice UOE de collecte de données
statistiques sur l'éducation réalisé par l'OCDE en 2010. Les dépenses au titre des
établissements d'enseignement comprennent les dépenses au titre des établissements à
vocation pédagogique (soit les établissements qui dispensent directement des cours à des
individus dans un cadre collectif organisé ou qui pratiquent une forme d'enseignement à
distance) et des organismes qui n'ont pas à proprement parler de vocation pédagogique
(ceux qui fournissent des services de cabinet-conseil ou de nature administrative ou
professionnelle aux établissements d'enseignement et qui ne se livrent pas directement à
des activités d'enseignement).
Informations sur les données
concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.
Pour en savoir plus
Des informations et des notes
complémentaires, ainsi qu'une explication détaillée des sources et des méthodes, se
trouvent dans l'édition 2011 de Regards sur
l'éducation (indicateur B2).
Parmi les domaines couverts
figurent :
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Les dépenses au titre des
établissements d'enseignement en pourcentage du PIB.
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L'évolution des dépenses,
1995, 2000, 2008.
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| Indicateur au format PDF |
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| 3.4a Évolution des dépenses d'éducation en pourcentage du
PIB (2000, 2008) |
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| 3.4b Dépenses en pourcentage du PIB
(2008) |
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