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Six pays -
l'Allemagne, l'Australie, le Canada, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni -
accueillent plus de la moitié des étudiants du monde qui ont poursuivi leurs études
à l'étranger en 2009.
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Les
États-Unis ont accusé une baisse sensible en tant que destination privilégiée par
les étudiants étrangers entre 2000 et 2009, leur part à l'échelle mondiale passant
d'environ 23 % à moins de 18 %.
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La
proportion d'étudiants ayant choisi l'Australie et la Nouvelle-Zélande pour
poursuivre leurs études a progressé de près de 2 %. Cette progression s'observe
également pour la Fédération de Russie, qui est devenu un nouvel acteur important du
secteur international de l'éducation.
Description
Cet indicateur présente les
destinations privilégiées par les étudiants et les sujets qu'ils étudient. Au-delà de
ses effets sociaux et pédagogiques, le phénomène des études à l'étranger possède un
impact économique considérable. Certains éléments montrent d'ailleurs que plusieurs pays
de l'OCDE ont déjà tendance à se spécialiser dans le genre de programmes d'éducation
qu'ils proposent, et que l'internationalisation croissante de l'enseignement aura
vraisemblablement un impact de plus en plus important sur l'équilibre économique des
services de certains pays, grâce aux revenus générés par les droits de scolarité et la
consommation sur place des étudiants en mobilité internationale.
Résultats
Même si la part des étudiants
étrangers a légèrement décliné (2 % de baisse) au cours des cinq dernières années, les
pays d'Europe sont toujours en tête, en valeur absolue, des pays ayant la préférence des
étudiants. Ils accueillent en effet 38 % d'entre eux ; l'Amérique du Nord occupant la
seconde place du classement (28 %). Néanmoins, l'Asie, l'Océanie, l'Amérique latine et
les Caraïbes sont les régions d'accueil qui connaissent les plus fortes progressions
d'effectifs. Ce phénomène reflète l'internationalisation des universités dans un nombre
croissant de pays.
En 2009, les 5 pays d'accueil les
plus recherchés étaient les États-Unis, qui ont accueilli 18 % de l'effectif total des
étudiants étrangers, le Royaume-Uni (10 %), l'Allemagne, l'Australie et la France
(chacun de ces trois derniers pays ayant accueilli 7 % de l'effectif total). Les autres
grands pays de destination étaient le Canada (5 %), le Japon et la Fédération de Russie
(4 % chacun), ainsi que l'Espagne (2 %). (Les chiffres de l'Australie, des États-Unis et
du Royaume-Uni concernent les étudiants en mobilité internationale, voir la section
" Définitions " , page 30).
La langue parlée et employée dans
l'enseignement est l'un des principaux éléments déterminant le choix du pays d'accueil.
C'est pourquoi les pays où l'enseignement est dispensé dans des langues largement
répandues (l'anglais, le français, l'allemand, le russe et l'espagnol, par exemple) sont
ceux qui accueillent le plus d'étudiants étrangers. Le Japon quant à lui constitue une
exception notable. La prédominance des pays anglophones tels que l'Australie, le Canada,
les États-Unis et le Royaume-Uni, reflète le phénomène d'adoption progressive de
l'anglais comme langage universel. Un nombre croissant d'établissements dans des pays
non anglophones propose maintenant des formations en anglais afin d'attirer un plus
grand nombre d'étudiants étrangers.
Les étudiants en mobilité
internationale optent moins souvent pour une formation en rapport avec les sciences
humaines et plus souvent pour une formation en rapport avec les sciences, le commerce ou
le droit. Ce sont les formations commerciales qui attirent le plus grand nombre d'entre
eux. C'est le cas dans 14 des 22 pays qui rendent compte de leurs chiffres en termes de
mobilité internationale et dans 2 des 6 pays qui en rendent compte en termes d'étudiants
étrangers. La moitié environ de l'effectif total des étudiants en mobilité
internationale a choisi une formation en rapport avec les sciences sociales, le commerce
ou le droit en Australie, en Estonie, aux Pays-Bas et au Portugal. C'est en France que
le pourcentage d'étudiants étrangers est le plus élevé dans ces domaines
d'études (40 %). Les sciences séduisent au moins 15 % des étudiants en mobilité
internationale en Allemagne, aux États-Unis, en Islande, en Norvège, en
Nouvelle-Zélande, en Suède et en Suisse, et une proportion similaire d'étudiants
étrangers en France ; toutefois au Japon ce chiffre n'est que de 1.5 %. En Allemagne, le
pourcentage important d'étudiants étrangers qui suivent des études scientifiques
s'explique peut-être par la grande tradition nationale de spécialisation dans ce
domaine. Les pays non anglophones ont tendance à accueillir une plus grande proportion
d'étudiants étrangers venus suivre des formations en sciences humaines et en arts et
lettres : ces domaines d'études sont choisis par 45 % des étudiants en mobilité
internationale en Islande et par plus de 20 % d'entre eux en Allemagne, en Autriche, au
Japon, en Norvège et en Suisse. Ce choix est également celui des étudiants étrangers en
République slovaque et en Turquie.
Tendances
Un certain nombre de pays ont
enregistré une baisse de leurs parts de marché au cours de la première moitié de cette
décennie. Le fléchissement le plus sensible a été observé aux États-Unis qui étaient la
destination de près d'un étudiant en mobilité internationale sur quatre en 2000 mais de
moins d'un sur cinq en 2009. La part de l'Allemagne a reculé d'environ deux points de
pourcentage tandis que celle du Royaume-Uni a enregistré une baisse d'un point de
pourcentage et celle de la Belgique de près d'un point de pourcentage. À l'inverse,
l'impressionnante progression de la part de la Fédération de Russie (près de deux points
de pourcentage) en fait un nouvel acteur important du secteur international de
l'éducation. Les parts de marché de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande ont également
connu une progression (deux points de pourcentage environ chacun) tandis qu'en Corée et
en Espagne, l'augmentation a dépassé un point de pourcentage. L'effondrement de la part
des États-Unis pourrait être en partie dû à la diversification croissante des
destinations, en particulier au sein des économies connaissant des croissances rapides,
ainsi qu'à la mise en compétition avec les universités de la région Asie-Pacifique qui
mènent des opérations de marketing de plus en plus efficaces.
Définitions
Voir l'indicateur précédent.
Informations sur les données
concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.
Pour en savoir plus
Des informations et des notes
complémentaires, ainsi qu'une explication détaillée des sources et des méthodes,
sont disponibles dans l'édition 2011 de Regards sur
l'éducation (indicateurs C3 et A4).
Parmi les domaines couverts
figurent :
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Les tendances de
l'évolution des parts dans le marché de la formation internationale.
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Autres publications de l'OCDE
L'enseignement supérieur transnational : un levier pour le développement
(2007).
Enseignement supérieur : internationalisation et commerce
(2004).
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| Indicateur au format PDF |
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| 1.20 Évolution du nombre d'étudiants poursuivant des
études en dehors de leur pays de nationalité (2000, 2009) |
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| 1.21 Évolution des parts de marché dans le secteur de la
formation internationale (2000, 2009) |
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