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Regards sur l'éducation 2011 : Panorama
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branch 1. Niveaux de formation et effectifs scolarisés
  branch Dans quels pays les étudiants vont-ils suivre une formation ?
  • Six pays - l'Allemagne, l'Australie, le Canada, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni - accueillent plus de la moitié des étudiants du monde qui ont poursuivi leurs études à l'étranger en 2009.
  • Les États-Unis ont accusé une baisse sensible en tant que destination privilégiée par les étudiants étrangers entre 2000 et 2009, leur part à l'échelle mondiale passant d'environ 23 % à moins de 18 %.
  • La proportion d'étudiants ayant choisi l'Australie et la Nouvelle-Zélande pour poursuivre leurs études a progressé de près de 2 %. Cette progression s'observe également pour la Fédération de Russie, qui est devenu un nouvel acteur important du secteur international de l'éducation.

Description

Cet indicateur présente les destinations privilégiées par les étudiants et les sujets qu'ils étudient. Au-delà de ses effets sociaux et pédagogiques, le phénomène des études à l'étranger possède un impact économique considérable. Certains éléments montrent d'ailleurs que plusieurs pays de l'OCDE ont déjà tendance à se spécialiser dans le genre de programmes d'éducation qu'ils proposent, et que l'internationalisation croissante de l'enseignement aura vraisemblablement un impact de plus en plus important sur l'équilibre économique des services de certains pays, grâce aux revenus générés par les droits de scolarité et la consommation sur place des étudiants en mobilité internationale.

Résultats

Même si la part des étudiants étrangers a légèrement décliné (2 % de baisse) au cours des cinq dernières années, les pays d'Europe sont toujours en tête, en valeur absolue, des pays ayant la préférence des étudiants. Ils accueillent en effet 38 % d'entre eux ; l'Amérique du Nord occupant la seconde place du classement (28 %). Néanmoins, l'Asie, l'Océanie, l'Amérique latine et les Caraïbes sont les régions d'accueil qui connaissent les plus fortes progressions d'effectifs. Ce phénomène reflète l'internationalisation des universités dans un nombre croissant de pays.

En 2009, les 5 pays d'accueil les plus recherchés étaient les États-Unis, qui ont accueilli 18 % de l'effectif total des étudiants étrangers, le Royaume-Uni (10 %), l'Allemagne, l'Australie et la France (chacun de ces trois derniers pays ayant accueilli 7 % de l'effectif total). Les autres grands pays de destination étaient le Canada (5 %), le Japon et la Fédération de Russie (4 % chacun), ainsi que l'Espagne (2 %). (Les chiffres de l'Australie, des États-Unis et du Royaume-Uni concernent les étudiants en mobilité internationale, voir la section " Définitions " , page 30).

La langue parlée et employée dans l'enseignement est l'un des principaux éléments déterminant le choix du pays d'accueil. C'est pourquoi les pays où l'enseignement est dispensé dans des langues largement répandues (l'anglais, le français, l'allemand, le russe et l'espagnol, par exemple) sont ceux qui accueillent le plus d'étudiants étrangers. Le Japon quant à lui constitue une exception notable. La prédominance des pays anglophones tels que l'Australie, le Canada, les États-Unis et le Royaume-Uni, reflète le phénomène d'adoption progressive de l'anglais comme langage universel. Un nombre croissant d'établissements dans des pays non anglophones propose maintenant des formations en anglais afin d'attirer un plus grand nombre d'étudiants étrangers.

Les étudiants en mobilité internationale optent moins souvent pour une formation en rapport avec les sciences humaines et plus souvent pour une formation en rapport avec les sciences, le commerce ou le droit. Ce sont les formations commerciales qui attirent le plus grand nombre d'entre eux. C'est le cas dans 14 des 22 pays qui rendent compte de leurs chiffres en termes de mobilité internationale et dans 2 des 6 pays qui en rendent compte en termes d'étudiants étrangers. La moitié environ de l'effectif total des étudiants en mobilité internationale a choisi une formation en rapport avec les sciences sociales, le commerce ou le droit en Australie, en Estonie, aux Pays-Bas et au Portugal. C'est en France que le pourcentage d'étudiants étrangers est le plus élevé dans ces domaines d'études (40 %). Les sciences séduisent au moins 15 % des étudiants en mobilité internationale en Allemagne, aux États-Unis, en Islande, en Norvège, en Nouvelle-Zélande, en Suède et en Suisse, et une proportion similaire d'étudiants étrangers en France ; toutefois au Japon ce chiffre n'est que de 1.5 %. En Allemagne, le pourcentage important d'étudiants étrangers qui suivent des études scientifiques s'explique peut-être par la grande tradition nationale de spécialisation dans ce domaine. Les pays non anglophones ont tendance à accueillir une plus grande proportion d'étudiants étrangers venus suivre des formations en sciences humaines et en arts et lettres : ces domaines d'études sont choisis par 45 % des étudiants en mobilité internationale en Islande et par plus de 20 % d'entre eux en Allemagne, en Autriche, au Japon, en Norvège et en Suisse. Ce choix est également celui des étudiants étrangers en République slovaque et en Turquie.

Tendances

Un certain nombre de pays ont enregistré une baisse de leurs parts de marché au cours de la première moitié de cette décennie. Le fléchissement le plus sensible a été observé aux États-Unis qui étaient la destination de près d'un étudiant en mobilité internationale sur quatre en 2000 mais de moins d'un sur cinq en 2009. La part de l'Allemagne a reculé d'environ deux points de pourcentage tandis que celle du Royaume-Uni a enregistré une baisse d'un point de pourcentage et celle de la Belgique de près d'un point de pourcentage. À l'inverse, l'impressionnante progression de la part de la Fédération de Russie (près de deux points de pourcentage) en fait un nouvel acteur important du secteur international de l'éducation. Les parts de marché de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande ont également connu une progression (deux points de pourcentage environ chacun) tandis qu'en Corée et en Espagne, l'augmentation a dépassé un point de pourcentage. L'effondrement de la part des États-Unis pourrait être en partie dû à la diversification croissante des destinations, en particulier au sein des économies connaissant des croissances rapides, ainsi qu'à la mise en compétition avec les universités de la région Asie-Pacifique qui mènent des opérations de marketing de plus en plus efficaces.

Définitions

Voir l'indicateur précédent.

Informations sur les données concernant Israël : http://dx.doi.org/10.1787/888932315602.

Pour en savoir plus

Des informations et des notes complémentaires, ainsi qu'une explication détaillée des sources et des méthodes, sont disponibles dans l'édition 2011 de Regards sur l'éducation (indicateurs C3 et A4).

Parmi les domaines couverts figurent :

  • Les tendances de l'évolution des parts dans le marché de la formation internationale.
 

Autres publications de l'OCDE

L'enseignement supérieur transnational : un levier pour le développement (2007).

Enseignement supérieur : internationalisation et commerce (2004).

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Graphiques
1.20 Évolution du nombre d'étudiants poursuivant des études en dehors de leur pays de nationalité (2000, 2009)
Évolution du nombre d'étudiants poursuivant des
études en dehors de leur pays de nationalité (2000, 2009)
1.21 Évolution des parts de marché dans le secteur de la formation internationale (2000, 2009)
Évolution des parts de marché dans le secteur de la
formation internationale (2000, 2009)