/content/chapter/gov_glance-2009-4-
 
Panorama des administrations publiques 2009
Previous page 13/55 Next page
branch III. Dépenses des administrations publiques
  branch 4. Dépenses de l'administration générale

La part des dépenses des administrations publiques dans le PIB et les dépenses par habitant donnent une indication de la taille de l'administration et ses choix politiques, passés et présents, quant à son rôle - à la fois pour la fourniture de services et pour la redistribution des revenus. Cependant, les variations de cette proportion selon les pays s'expliquent en grande partie par les approches différentes dans la fourniture de biens et services publics et d'aide sociale, plutôt que par de réelles différences dans la taille des ressources engagées. Par exemple, si l'aide est accordée à travers des crédits d'impôts plutôt que des dépenses directes, la proportion des dépenses dans le PIB sera logiquement plus faible. De plus, les dépenses des pays membres de l'OCDE qui sont également membres de l'Union européenne doivent respecter les critères de Maastricht et ne peuvent dépasser leurs revenus de plus d'un certain montant sur une année donnée. Enfin, il est important de noter que la taille des dépenses publiques ne donne pas d'indication sur l'efficacité ou la productivité des administrations publiques.

Depuis 1995, les différences de taille des dépenses des administrations publiques en proportion du PIB ont eu tendance à se réduire dans les pays membres de l'OCDE. Les dépenses des administrations variaient entre 20 % et 65 % du PIB en 1995? ; elles sont aujourd'hui comprises entre 30 % et 55 % du PIB des pays membres de l'OCDE. Les dépenses des administrations publiques en proportion du PIB ont diminué dans tous les pays sauf deux entre 1995 et 2006. Cette baisse peut être attribuée à une augmentation du PIB plutôt qu'à une diminution en -termes absolus des dépenses générales des administrations. En comparaison, durant cette période, les dépenses des administrations publiques en proportion du PIB ont légèrement augmenté au Portugal, et dans une plus grande mesure en Corée. Malgré l'augmentation significative des dépenses des administrations publiques en proportion du PIB en Corée depuis 1995, la proportion des dépenses par rapport au PIB y demeure faible en comparaison des autres pays. Continuer à suivre ces variables au cours du temps permettra d'analyser les effets à moyen et à long terme des augmentations récentes des dépenses effectuées par les pays membres de l'OCDE pour stimuler leurs économies en réponse à la crise financière mondiale.

Les montants des dépenses publiques par habitant sont très variés : le Luxembourg a dépensé plus de dix fois plus par habitant que le Mexique pour les biens et services publics en 2006. Les dépenses par habitant ont augmenté dans tous les pays membres de l'OCDE depuis 2000, mais c'est en Corée et dans certains pays d'Europe centrale (la Hongrie, la République tchèque et la Pologne) qu'elles ont connu leur croissance la plus rapide.

Méthodologie et définitions

Les données sont dérivées des Statistiques des -comptes nationaux de l'OCDE de 2006, dernières données disponibles pour la majorité des pays membres de l'OCDE lors de la rédaction de cet ouvrage. Les Statistiques des comptes nationaux de l'OCDE sont fondées sur le Système de comptabilité nationale (SCN), un ensemble de concepts, définitions, classifications et règles de comptabilité nationale reconnus au niveau international. Selon la terminologie SCN, les dépenses générales des administrations générales regroupent les dépenses de l'administration centrale, des administrations infranationales et de la sécurité sociale. Les revenus comprennent les contributions sociales, les autres impôts, les subventions et autres recettes. Le produit intérieur brut (PIB) est la mesure standard de la valeur des biens et services produits par un pays au cours d'une période donnée.

Les dépenses des administrations publiques par habitant ont été calculées en convertissant l'ensemble des revenus en USD de 2006, en utilisant la parité de pouvoir d'achat (PPP), OCDE/Eurostat pour le PIB, et en divisant par la population. La PPP représente le nombre nécessaire d'unités de monnaie d'un pays B pour acheter un même panier de biens et services que dans un pays A. Le changement annuel réel en pourcentage a été calculé en utilisant un déflateur du PIB et une année de -référence de 2000 USD.

 

Lectures complémentaires

OCDE, Prestations et salaires, www.oecd.org/els/social/workincentives.

OCDE (2008), Comptes nationaux des pays de l'OCDE, OCDE, Paris.

Notes

Les données pour la Nouvelle-Zélande réfèrent à l'année 2005 et les données pour le Mexique réfèrent à l'année 2004. Les -données ne sont pas disponibles pour la Turquie.

Graphique 4.1 : Les données afférentes à l'année 1995 ne sont pas disponibles pour la Grèce, la Hongrie, l'Islande et le Japon.

Indicateur au format PDF Page en Acrobat PDF

Graphiques
4.1. Dépenses des administrations générales en pourcentage du PIB (1995 et 2006)
Dépenses des administrations générales en pourcentage du PIB (1995 et 2006)
4.2. Dépenses des administrations par tête (2006)
Dépenses des administrations par tête (2006)
4.3. Taux de croissance annuel moyen des dépenses par tête (de 2000 à 2006) Graphique en Excel
Taux de croissance annuel moyen des dépenses par tête (de 2000 à 2006)