Perspectives des migrations internationales

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Frequency
Annual
ISSN : 
1999-1258 (en ligne)
ISSN : 
1993-0232 (imprimé)
DOI : 
10.1787/19991258
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Publication annuelle de l’OCDE qui analyse l’évolution récente des mouvements et des politiques migratoires dans les pays de l’Organisation. Chaque édition contient les données statistiques les plus récentes sur les flux et les effectifs d’immigrés, les immigrés sur le marché du travail, et les politiques migratoires. Des rapports par pays contiennent des informations détaillées pour chaque pays de l’OCDE et des chapitres spéciaux sont consacrés à des thèmes d’actualité liés à l’immigration.

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Perspectives des migrations internationales 2015

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Auteur(s):
OECD
22 sep 2015
Pages
386
ISBN
9789264236998 (PDF) ;9789264236981(imprimé)
DOI : 
10.1787/migr_outlook-2015-fr

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Cette publication analyse les évolutions récentes des flux et politiques migratoires dans les pays de l’OCDE et quelques pays non-OCDE et les évolutions récentes de la situation des immigrés sur les marchés du travail des pays de l’OCDE. Cette édition comporte également un chapitre spécial sur « les nouvelles tendances des migrations internationales de médecins et d’infirmiers à destination des pays de l’OCDE », des notes par pays et une annexe statistique.

 

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  • Avant-propos

    Cette publication est la trente-neuvième édition du rapport du Système d’observation permanente des migrations internationales. Le rapport comprend quatre chapitres et une .

  • Éditorial : Aujourd'hui plus que jamais, les politiques migratoires doivent être globales et coordonnées

    Les pays de l’OCDE sont confrontés à une crise humanitaire sans précédent. En 2014, plus de 800 000 demandes d’asile ont été enregistrées, un niveau jamais atteint depuis 1992, et le chiffre pour 2015 sera encore bien plus élevé. Bien que les migrations humanitaires soient un sujet de préoccupation croissant dans plusieurs régions du monde, c’est en Europe qu’ont été déposées la plupart des demandes d’asile (plus de 600 000 en 2014). Il s’agit à l’évidence d’une situation d’urgence qui nécessite une réponse coordonnée, tant au niveau européen que mondial.�

  • Résumé

    Les flux migratoires sont en hausse dans la plupart des pays de l’OCDE. Les données préliminaires suggèrent que, pour la première fois depuis 2007, les flux de migrations permanentes vers les pays de l’OCDE ont fortement augmenté en 2014 et se retrouvent à leur niveau d’avant la crise, avec 4.3 millions d’entrées permanentes dans la zone OCDE. Les migrations pour raisons familiales représentaient plus du tiers de toutes les entrées permanentes dans les pays de l’OCDE en 2013 et celles relatives à la libre circulation 30 %.�

  • Tendances récentes des migrations internationales – Flux et politiques

    Ce chapitre donne un aperçu des développements récents intervenus dans le domaine des migrations internationales dans les pays de l’OCDE. Il décrit tout d’abord la croissance des flux migratoires en 2014, en se basant sur des données préliminaires et partielles. Il analyse ensuite en détail les tendances qui prévalent en matière de migration permanente depuis le début de la crise financière jusqu’en 2013, selon les pays et par grandes catégories de migration – migration de travail, familiale, humanitaire, et migration au sein des zones de libre circulation. La migration temporaire est ensuite couverte, notamment les travailleurs saisonniers et les transferts intra-entreprises, avec une attention particulière accordée aux travailleurs détachés au sein de l’Espace économique européen (EEE). Le chapitre évoque la forte croissance du nombre de demandeurs d’asile, avant de s’intéresser à la mobilité internationale des étudiants. Le chapitre se poursuit par une brève description de la composition des flux migratoires par sexe et par pays d’origine, puis se tourne vers l’évolution de la population née à l’étranger, l’évolution des tendances des migrations nettes et l’acquisition de la nationalité dans les pays de l’OCDE. Une section plus détaillée sur la politique s’ensuit, décrivant les principaux développements récents des politiques régissant l’entrée et le séjour des ressortissants étrangers dans les pays de l’OCDE. Les révisions globales des politiques migratoires sont examinées ainsi que les changements de politiques relatives aux différentes catégories de migrants (travailleurs qualifiés et moins qualifiés, investisseurs et entrepreneurs, étudiants en mobilité internationale, migrants pour raisons familiales et migrants humanitaires). Le chapitre se termine par l’examen des développements des systèmes de gestion des permis et des procédures d’asile, suivi des mesures de contrôle et celles pour encourager le retour.

  • Tendances récentes du marché du travail et politiques d'intégration mises en œuvre dans les pays de l'OCDE

    La première partie du présent chapitre fournit des données détaillées sur la situation des migrants sur le marché du travail des pays de l’OCDE, par rapport à celle des travailleurs nés dans le pays. Elle porte principalement sur deux périodes distinctes : celle qui a suivi la crise économique mondiale (2007-11) et la période plus récente (2011-14) au cours de laquelle certains pays de l’OCDE ont enregistré quelques signes de reprise. Elle contient également un examen détaillé de la situation des groupes de migrants qui rencontrent des difficultés importantes sur le marché du travail dans de nombreux pays de l’OCDE et des secteurs dont le nombre de travailleurs immigrés ou nés dans le pays a considérablement évolué au cours des dernières années. La deuxième partie du chapitre est consacrée à une description de l’évolution récente des politiques d’intégration dans les pays de l’OCDE. Elle montre que dans toute la zone OCDE, de nouvelles politiques sont élaborées et mises en œuvre à une plus grande échelle.

  • Nouvelles tendances des migrations internationales de médecins et d'infirmiers vers les pays de l'OCDE

    Ce chapitre analyse l’évolution de la mobilité internationale des professionnels de santé vers les pays de l’OCDE depuis 2000 au regard des changements observés dans les politiques migratoires et de santé mais également des changements économiques et institutionnels.Dans un contexte d’accroissement des migrations qualifiées, on observe que les médecins et infirmiers immigrés représentent une part croissante des professionnels de santé exerçant dans les pays de l’OCDE, qui atteint respectivement 23 % pour les médecins et 14 % pour les infirmiers en 2010/11. La part des personnels de santé formés à l’étranger est cependant inférieure à celle des personnels nés à l’étranger, illustrant par là même le fait qu’une partie de la formation des migrants est délivrée dans le pays de destination.Ce chapitre met également en exergue l’effet de la crise économique de 2007/08 et de l’élargissement sur les migrations de médecins et d’infirmiers, notamment en Europe, et discute le rôle des politiques migratoires et des politiques de gestion des ressources humaines en santé. Une analyse approfondie des effets attendus sur les pays d’origine est proposée et inclut une mise à jour pour 2010/11 des taux d’émigration (brain drain) pour les médecins et les infirmiers pour plus de 120 pays d’origine dans le monde. Le chapitre se termine par une présentation des tendances récentes en ce qui concerne l’internationalisation des études médicales et d’infirmiers.

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  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les résumés Notes par pays : développements récents des mouvements et des politiques migratoires

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    • Australie

      La migration permanente a diminué de 4.2 % en 2013‑14, avec la délivrance de 207 900 visas. 190 000 visas ont été octroyés au programme Migration, 13 800 au programme Humanitaire, 3 000 visas permanents à des ressortissants néo-zélandais et 1 200 visas supplémentaires – suivant les recommandation de la Commission d’experts sur les demandeurs d’asile – à la filière Famille. Les deux tiers des visas du programme Migration ont été octroyés à la filière Travail qualifié, un tiers à la filière Famille et un faible pourcentage (0.2 %) à la catégorie Conditions spéciales.

    • Autriche

      Malgré le ralentissement de la hausse du PIB, le solde migratoire de l’Autriche s’est accru en 2013. Les flux migratoires entrants ont atteint 151 000 personnes en 2013, soit le plus haut niveau depuis les années 90 et presque 8 % de plus qu’en 2012. Les flux sortants sont restés stables – 97 000 personnes – de sorte que le solde migratoire est passé à 55 000 personnes en 2013 (25 % de plus qu’en 2012). Plus de la moitié (56 %) des flux entrants provenaient des autres pays de l’UE : 36 % des nouveaux pays membres (ayant adhéré en 2004 et après) et 20 % des autres pays de l’UE, principalement l’Allemagne. Près de 50 000 personnes – soit 32 % des flux entrants – étaient originaires de pays non membres de l’UE.

    • Belgique

      L’immigration en Belgique a récemment diminué tandis que l’émigration a augmenté. En 2013, 119 000 migrants sont entrés dans le pays, après 123 000 en 2012 et 132 000 en 2011 (sans compter les demandeurs d’asile). Les sorties ont grimpé de 81 000 personnes en 2011 à 84 000 en 2012 puis à 92 000 en 2013. Cette même année, les groupes d’arrivants les plus importants venaient de France (13 600), de Roumanie (10 000), des Pays-Bas (9 000) et de Pologne (7 500). De même, les pays les plus représentés parmi les partants étaient la France (10 000), les Pays-Bas (6 800), la Roumanie (4 200) et la Pologne (4 000).

    • Bulgarie

      Les entrées de migrants en Bulgarie ont rapidement augmenté en 2013 : d’après les statistiques officielles fondées sur les changements de résidence permanente, près de 19 000 personnes sont arrivées dans le pays en 2013, soit une hausse de 32 % par rapport à 2012 (14 000). Les sorties ont également augmenté, quoique plus modérément : elles ont approché 20 000 personnes en 2013, contre 17 000 en 2012. Le pays a donc enregistré une émigration nette de 1 000 personnes en 2013. En 2011 encore, les entrées et les sorties se montaient à 5 000 et 10 000 personnes respectivement, soit une émigration nette de 5 000. Il est toutefois possible que les statistiques fondées sur les changements de résidence permanente sous-estiment l’ampleur réelle des flux migratoires. En 2013, les nouveaux immigrés étaient principalement originaires de Turquie, de Syrie et de la Fédération de Russie. Soixante-dix pour cent des émigrants avaient moins de 35 ans, et des données indiquent que, depuis 2010, ce sont plusieurs centaines de médecins et autres professionnels de santé hautement qualifiés qui ont quitté le pays chaque année.

    • Canada

      En 2014, la fourchette globale qui était prévue pour les admissions de résidents permanents était comprise entre 240 000 et 265 000 personnes, dans la logique de l’année précédente. En effet, en 2013, 259 000 nouveaux résidents permanents avaient été admis, soit environ 0.7 % de la population résidant au Canada. Ce nombre correspond bien au quart de million d’immigrés environ admis en moyenne chaque année depuis 2006, et il est légèrement supérieur à celui de 2012 (257 900).

    • Chili

      La population étrangère du Chili a augmenté de 6 % entre 2012 et 2013, passant de 415 500 à 441 500 personnes, dans le prolongement de la tendance des années précédentes. En 2013, les résidents étrangers représentaient moins de 2.5 % de la population totale du pays. Presque trois quarts étaient originaires de pays d’Amérique latine, et 16 % venaient de pays d’Europe ou d’Amérique du Nord.

    • République tchèque

      D’après les informations du ministère de l’Intérieur et de la Police des étrangers, pour la première fois depuis 2001, la République tchèque a connu en 2013 un solde migratoire négatif : les flux de sorties se sont élevés à 31 000 personnes, soit 1 000 de plus que les flux d’entrées. Ainsi les sorties de migrants ont-elles renoué avec leur niveau d’avant la crise (après avoir atteint 33 000 en 2006, elles avaient à peine dépassé 20 000 entre 2007 et 2012). Par contraste, les entrées de migrants – 30 000 en 2013 – sont restées bien inférieures aux niveaux d’avant la crise. Les groupes d’arrivants les plus importants en 2013 venaient de République slovaque (6 000 personnes), d’Ukraine (4 000) et de la Fédération de Russie (3 000), tandis que les sortants les plus représentés étaient les Ukrainiens (11 000), les Tchèques (4 000) et les Russes (3 000). Les flux nets les plus importants ont été une sortie nette de 7 000 Ukrainiens et une entrée nette de 5 000 Slovaques.

    • Danemark

      Selon le Service danois des statistiques, les flux migratoires à destination du Danemark se sont accrus de 11 % entre 2013 et 2014, de 78 300 à 86 700 personnes. Le nombre de citoyens danois dans les flux entrants est resté plus ou moins constant, aux alentours de 19 000. Parmi les étrangers ayant immigré au Danemark en 2014, les ressortissants les plus représentés sont les Syriens (5 900), les Roumains (5 300), les Polonais (5 000), les Américains (3 400) et les Allemands (3 100). Si les flux sortants ont légèrement progressé – de 48 400 à 49 200 personnes entre 2013 et 2014 – l’émigration de citoyens danois est restée stable, aux alentours de 18 000 personnes. Le solde migratoire est donc positif de 37 500 personnes en 2014.

    • Estonie

      La population estonienne était estimée à 1.35 million de personnes au 1er janvier 2015, en recul de 0.3 % par rapport à l’année précédente. Les ressortissants étrangers déclarés représentaient 16 % (212 500 personnes) de la population totale. Environ 89 % d’entre eux étaient originaires de pays extérieurs à l’UE/AELE, dont 43 % de Russes (92 300 personnes). Les personnes de nationalité indéterminée (principalement des immigrés établis de longue date, venus des différentes régions de l’Union soviétique avant 1991, et leurs descendants) représentaient 40 % (85 300), à laquelle s’ajoutaient 6 300 Ukrainiens. La majorité des ressortissants de pays de l’UE/AELE qui résident en Estonie sont originaires de pays voisins : la Finlande (27 %) et la Lettonie (16 %), suivies de l’Allemagne (10 %).

    • Finlande

      À la fin août 2014, le pays comptait 214 100 étrangers – 4 % de la population – un chiffre en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Les plus importantes communautés d’immigrés étaient de nouveau les Estoniens (46 700), les Russes (30 900) et les Suédois (8 400).

    • France

      Les migrations familiales restent la principale composante des flux migratoires en provenance des pays extérieurs à l’Espace économique européen (EEE). En 2013, elles ont été à l’origine de 93 000 nouveaux titres de séjour, soit 7 % de plus que l’année précédente. 63 000 titres de séjour ont été accordés à des étudiants étrangers, soit 6 % de plus qu’en 2012. Alors que seulement 18 000 titres de séjour ont été délivrés à des migrants de travail en 2013 – à peu près autant qu’aux migrants admis pour des raisons humanitaires – ce chiffre représente une progression des migrations de travail de 11 %. Au total, 204 000 nouveaux titres de séjour ont été délivrés en France en 2013, contre 193 000 en 2012. D’après les premières estimations pour 2014, les migrations de travail ont augmenté de presque 10 %, tandis que les migrations familiales sont restées à peu près stables.

    • Allemagne

      D’après l’Office fédéral de la statistique, les entrées et les sorties de migrants enregistrées par l’Allemagne en 2013 ont atteint leur plus haut niveau depuis 1994 – à savoir 1.2 million et 800 000 personnes, respectivement. La part de ressortissants allemands s’élevait à 10 % pour les entrées et à 18 % pour les sorties. Le pays a donc connu une petite émigration nette de 22 000 ressortissants allemands et une immigration nette de 450 000 étrangers, un niveau là encore inégalé depuis le début des années 90. Les entrées nettes les plus importantes venaient des autres pays de l’UE, notamment de Pologne (72 000), de Roumanie (50 000), d’Italie (33 000), de Hongrie et d’Espagne (24 000 dans les deux cas). Parmi les pays d’origine extérieurs à l’UE, les plus représentés étaient la Fédération de Russie (18 000), la Syrie (17 000), l’Afghanistan, la Serbie et la Chine (7 000 chacune).

    • Grèce

      Pour la première fois depuis décembre 2009, la Grèce a enregistré une augmentation en rythme annuel des effectifs de permis de séjour valides de ressortissants de pays non membres de l’UE : cet effectif est passé de 440 000 en décembre 2012 à 507 000 en décembre 2013. En juin 2014, cependant, le nombre de permis valides était retombé à 450 000. Les pays d’origine les plus représentés en juin 2014 étaient l’Albanie (300 000), l’Ukraine (17 000), la Géorgie (16 000), le Pakistan (15 000), la Fédération de Russie et l’Inde (environ 12 000 dans les deux cas). D’après les données 2011 de l’enquête sur la population active, qui couvre également les ressortissants des pays de l’UE, les Albanais constituaient toujours le premier groupe d’étrangers en Grèce, suivis par les Bulgares et les Roumains. L’enquête recensait environ 15 000 ressortissants du Royaume-Uni, et à peu près autant de Pologne.

    • Hongrie

      Les statistiques officielles montrent que les flux migratoires des pays membres de l’UE vers la Hongrie ont diminué en 2013, tandis que les migrations en provenance de pays non membres, en particulier de Chine, ont augmenté. D’après le Bureau central de la statistique de Hongrie, 6 200 personnes ont émigré de Roumanie, de Serbie, de République slovaque et d’Ukraine en Hongrie. Ce chiffre correspond à peu près à la moitié de celui observé en 2009 (mais les mouvements des ressortissants hongrois qui vivent dans les pays voisins ne sont pas inclus). Par contraste, les arrivées de migrants de Chine ont presque doublé pour atteindre 2 200 en 2013, après être restées à peu près stables les années précédentes.

    • Irlande

      Les nouvelles autorisations d’immigration ont diminué de 11 % en 2013, avec 107 400 certificats d’enregistrement délivrés. Les principaux pays d’origine des immigrés sont le Brésil, l’Inde, la Chine, les États-Unis et le Nigeria. Le certificat d’enregistrement est une autorisation d’immigration émise par le Bureau national d’immigration (Garda National Immigration Bureau, ou GNIB) aux ressortissants de pays hors EEE qui résident légalement en Irlande et souhaitent rester dans le pays pendant plus de trois mois. Le nombre de résidents étrangers s’élevait au total à 564 300 en 2014, soit 12 % de la population totale.

    • Israël

      Israël distingue deux catégories principales d’étrangers pouvant résider légalement sur son territoire : les immigrés qui sont d’origine juive ou ont des liens avec le pays, qui peuvent immigrer de façon permanente en Israël en application de la Loi sur le retour, ainsi que les membres de famille de nationaux qui obtiennent un statut légal en vertu de la Loi sur l’entrée en territoire israélien, et les ressortissants étrangers qui peuvent entrer temporairement en tant que touristes, étudiants, travailleurs étrangers, etc. Fin 2014, le nombre total de ressortissants étrangers en Israël s’élevait à 226 300, contre 232 700 l’année précédente. Ce groupe de ressortissants étrangers est principalement composé de travailleurs temporaires, de demandeurs d’asile ou de touristes dont le visa a expiré, les migrants permanents entrant dans le pays dans le cadre de la Loi sur le retour obtenant habituellement la nationalité dès leur arrivée.

    • Italie

      En 2013, les entrées de migrants en Italie ont continué à baisser tandis que les sorties ont continué à augmenter – en particulier les sorties de ressortissants italiens. Selon l’Institut national de statistique, les entrées se sont élevées à 307 000 personnes en 2013, dont 279 000 étrangers et 28 000 Italiens. Ce chiffre est en recul de 13 % par rapport à 2012, qui avait vu 351 000 migrants (321 000 étrangers et 29 000 Italiens) entrer dans le pays. Parmi les étrangers qui ont migré en Italie en 2013, les plus nombreux étaient les Roumains (58 000), les Marocains (20 000), les Chinois (17 000) et les Ukrainiens (14 000). Les sorties ont grimpé de 106 000 (dont 68 000 Italiens) en 2012 à 126 000 (dont 82 000 Italiens) en 2013. Ainsi l’émigration de ressortissants italiens a-t-elle doublé entre 2010 et 2013. Leurs principaux pays de destination sont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suisse et la France.

    • Japon

      À la fin de 2013, le nombre de résidents étrangers au Japon s’élevait à 2 066 400 (1.6 % de la population totale), ce qui représente une augmentation de 1.6 % par rapport à l’année précédente. Le groupe le plus représenté était une fois encore celui des Chinois : 649 100 personnes, soit 31 % du total. Venaient ensuite les ressortissants de la péninsule coréenne (519 700), dont la proportion a diminué au fil des années pour atteindre son plus bas niveau à la fin de 2013 (25 %), puis les Philippins (209 200), les Brésiliens (181 300) et les Vietnamiens (72 300).

    • Corée

      Le nombre de résidents étrangers en Corée ne cesse d’augmenter. Les migrants de longue durée (résidant dans le pays pendant plus de 90 jours) sont passés de 1.2 million fin 2013 (2.4 % de la population totale) à 1.4 million fin 2014. Parmi ces migrants, le nombre d’étrangers s’est accru de 985 900 à 1 092 000, tandis que le nombre de Coréens enregistrés à l’étranger a augmenté de 233 300 à 286 400. Quant aux migrants de courte durée (résidant dans le pays pendant moins de 90 jours), leur nombre a progressé de 356 800 à 419 700.

    • Lettonie

      Entre 2012 et 2013, la population de la Lettonie a reculé de 22 400 personnes, pour s’établir à 2 001 500 habitants, essentiellement en raison de l’émigration. Les statistiques officielles indiquent que le nombre de départs (22 600 en 2013) a dépassé celui des entrées (8 300), entraînant un solde migratoire négatif de 14 300 personnes en 2013. Les personnes d’origine lettone représentaient 37 % de l’ensemble des arrivées et près de la moitié des départs. La population non lettone comprenait 304 800 personnes début 2014, soit 15 % de la population totale. Les non-citoyens de Lettonie, principalement des résidents de longue date venus d’autres parties de l’Union soviétique, représentaient 83 % de la population non lettone et 13 % de la population totale (253 600 en 2013). Ce chiffre, qui s’élevait à 730 000 en 1995, est en diminution en raison de l’émigration et de la hausse des naturalisations. Les ressortissants russes constituent le deuxième groupe des résidents non lettons (38 800 en 2013).

    • Lituanie

      La population lituanienne a continué de décroître, passant de 3 millions lors du recensement de 2011 à 2.9 millions au début de l’année 2015, selon les estimations. Le nombre de ressortissants étrangers résidant en Lituanie a augmenté de 13 % l’année précédente pour s’établir à 40 000 au début de l’année 2015, soit 1.4 % de la population totale. Près de la moitié de l’ensemble des résidents étrangers (18 300) étaient originaires de pays non membres de l’EEE et titulaires de permis de long séjour.

    • Luxembourg

      L’immigration au Luxembourg a continué d’augmenter, atteignant 22 300 personnes en 2014 après 21 100 en 2013. Les entrées les plus importantes venaient de France (3 900), du Portugal (3 800), d’Italie et de Belgique (1 600 chacune). L’émigration a quant à elle modérément progressé pour atteindre 11 300 sorties, après 10 800 en 2013. Les flux d’émigration les plus importants étaient dirigés vers le Portugal (2 000), la France (1 700) et l’Allemagne (700). De la même façon que les trois années précédentes, le Luxembourg a donc enregistré une immigration nette de 11 000 personnes en 2014.

    • Mexique

      Selon les données censitaires, 961 000 personnes nées à l’étranger résidaient au Mexique en 2010, soit moins de 1 % de la population totale. Les premières estimations pour l’année 2013 suggèrent une hausse à 991 200, soit quasiment le double des effectifs enregistrés en 2000. Toutefois, les estimations fondées sur les données administratives des autorités de l’immigration suggèrent que le nombre d’étrangers titulaires de documents de migration valides n’était que de 296 500 en 2012.

    • Pays-Bas

      Au 1er janvier 2014, les Pays-Bas comptaient près de 3.6 millions de résidents d’origine étrangère, qui étaient soit nés à l’étranger (1.8 million), soit nés dans le pays d’au moins un parent né à l’étranger (1.8 million). Ils représentaient 21 % de la population totale. Les principaux pays d’origine de ces personnes étaient la Turquie (396 400), le Maroc (375 000), l’Indonésie (372 200), l’Allemagne (368 500) et le Suriname (348 300). Parmi elles, 77 % avaient la citoyenneté néerlandaise.

    • Nouvelle-Zélande

      En 2013, la part de la population néo-zélandaise née à l’étranger était de 24 % (1 001 800 personnes), contre 22 % en 2006 et 19 % en 2001. Dans ce groupe, la part des personnes nées au Royaume-Uni et en Irlande (historiquement les principaux pays d’origine) est tombée de 32 % en 2001 à 26 % en 2013, tandis que celle des personnes nées en Asie a grimpé de 24 % à 32 % au cours de la même période.

    • Norvège

      En janvier 2015, 669 400 immigrés et 135 600 personnes nées en Norvège de parents immigrés résidaient dans le pays. Ensemble, ils représentaient 15.6 % de la population, soit une hausse de 0.7 point de pourcentage par rapport à 2014 – la plus faible croissance depuis 2006. Le premier pays d’origine des résidents immigrés était la Pologne (91 000). Les parents des personnes nées en Norvège de parents immigrés étaient principalement originaires du Pakistan (16 000). En 2013, environ 40 % de l’ensemble des résidents immigrés vivaient en Norvège depuis moins de cinq ans.

    • Pologne

      D’après les données du Registre central de la population, les entrées d’immigrés permanents en Pologne ont continué à décliner ces dernières années : 12 200 personnes (ressortissants polonais compris) sont arrivées à des fins de séjour permanent en 2013, soit 16 % de moins que les 14 600 enregistrés en 2012. La baisse s’est poursuivie au premier semestre de 2014 : 5 400 entrées ont été comptabilisées durant cette période, ce qui est inférieur de 5 % au niveau correspondant de 2013. Les autorités ont par ailleurs enregistré 32 100 sorties en 2013, après 21 200 en 2012. Ces chiffres donnent une émigration nette d’environ 20 000 personnes.

    • Portugal

      Le nombre total d’étrangers vivant au Portugal est passé de 454 000 en 2009 à 401 320 en 2013, en baisse de près de 4 % par rapport à l’année précédente. Ce recul s’explique par la récession économique et par la hausse des naturalisations. À l’exception des ressortissants de pays asiatiques et, plus récemment, d’Amérique du Nord, le nombre d’étrangers en provenance de tous les continents a diminué.

    • Roumanie

      Après avoir connu un fort solde migratoire négatif au cours des années récentes, consécutif à son adhésion à l’UE, la Roumanie a enregistré en 2013 un nombre d’entrées officielles (165 000) proche du nombre de sorties officielles (172 000), de sorte que le solde migratoire négatif est tombé à seulement 7 000 personnes. Par contraste, en 2007, les sorties officielles étaient plus de six fois supérieures aux entrées. L’augmentation de 4.7 % du nombre de ressortissants de pays extérieurs à l’UE arrivant en Roumanie (58 500 en 2013) a contribué à resserrer l’écart entre les entrées et les sorties. Les émigrés de retour au pays ont représenté une faible part des entrées, et même dans les comtés qui ont enregistré les taux d’émigration les plus élevés, les migrations de retour n’ont pas dépassé 7 % de l’immigration totale.

    • Fédération de Russie

      Selon les statistiques officielles de l’agence Rosstat, les flux nets d’immigrants à destination de la Fédération de Russie se sont élevés en 2014 à 270 000 personnes. Si ce chiffre net est plus faible qu’en 2013 (où il était de 296 000), les chiffres bruts des flux entrants et sortants ont été dans les deux cas plus élevés en 2014 qu’en 2013. Le nombre d’immigrants s’est élevé à 578 000 en 2014, soit une hausse de 20 % par rapport à 2013. Les pays d’origine de ces immigrants étaient principalement d’autres pays de la CEI, à savoir : l’Ouzbékistan (131 000), suivi de l’Ukraine, du Kazakhstan et du Tadjikistan. Pour ce qui est des pays hors CEI, la République populaire de Chine se classait en tête (11 000 immigrants). Comme en 2013, les Ouzbeks ont représenté un quart de l’ensemble des immigrants. Le nombre d’émigrants a été, quant à lui, particulièrement élevé en 2014 (308 000), sans doute du fait de la prise en compte des travailleurs étrangers dont le permis était arrivé à expiration. Les pays de destination de ces émigrants étaient principalement d’autres pays de la CEI – l’Ouzbékistan (94 000), le Tadjikistan (35 000) et l’Ukraine (30 000) – ainsi que la Chine (9 000). C’est avec L’Ukraine que le solde migratoire a été le plus élevé (80 000).

    • République slovaque

      Les flux migratoires enregistrés en République slovaque sont restés relativement restreints. D’après l’Office des statistiques slovaque, entre 2012 et 2013, les entrées sont tombées de 5 400 à 5 100 tandis que les sorties ont progressé de 2 000 à 2 800. Par conséquent, le pays a connu en 2013 une immigration nette de 2 300 personnes. Les migrants étaient principalement originaires de République tchèque (1 100 personnes), du Royaume-Uni (600) et de Hongrie (400). Quant aux émigrants, leurs principaux pays de destination étaient la République tchèque (900), l’Autriche (600) et le Royaume-Uni (300). L’Amérique et l’Asie comptaient ensemble pour 500 entrées et 200 sorties. Néanmoins, ces statistiques reposent sur les changements d’adresse permanente enregistrés et sous-estiment dans une mesure considérable les flux migratoires véritables.

    • Slovénie

      Après 15 000 personnes en 2012 puis 13 900 en 2013, ce sont 10 100 personnes qui ont immigré en Slovénie durant les neuf premiers mois de 2014 d’après les données de l’Office de statistique slovène. En 2013, les principaux pays d’origine des migrants étaient la Bosnie-Herzégovine (4 000), la Croatie (1 400), la Serbie et le Kosovo (1 300 dans les deux cas). Les ressortissants slovènes ont représenté un sixième des entrées en 2013, mais cette proportion a grimpé à un cinquième durant les neuf premiers mois de 2014. Par contraste, la part des Slovènes dans le total des sorties s’est élevée à presque 60 % en 2013 et s’est maintenue à ce niveau pendant les neuf premiers mois de 2014. Les sorties se sont établies à 13 400 en 2013 puis à 10 400 durant les neuf premiers mois de 2014. Les personnes qui ont quitté le pays en 2013 se sont rendues principalement en Allemagne (1 900), en Autriche (1 700), en Bosnie-Herzégovine (1 700) et en Croatie (1 400).

    • Espagne

      Comme les années précédentes, l’Espagne a enregistré en 2013 un solde migratoire négatif. Les flux sortants d’étrangers ont en effet dépassé de 211 000 les flux entrants. Le nombre d’entrées étrangers s’est élevé à 248 000, alors que celui des émigrants a avoisiné les 460 000. En ce qui concerne les Espagnols, ils ont également été plus nombreux à émigrer (73 000) qu’à rentrer (32 000). Parmi les ressortissants espagnols ayant émigré en 2013, les deux tiers étaient nés en Espagne et un tiers étaient né à l’étranger ; près des trois quarts étaient en âge de travailler (16-64 ans).

    • Suède

      La population suédoise a gagné 102 500 personnes en 2014, un record, dont deux tiers nées à l’étranger (70 100). En décembre 2014, on comptait 1.6 million de résidents nés à l’étranger, soit 17 % de la population suédoise. 739 400 (8 %) étaient de nationalité étrangère. Plus de la moitié des personnes nées à l’étranger étaient originaires d’Europe, et près d’un tiers d’Asie. Les Finlandais (158 500) représentaient environ 10 % de la population totale née à l’étranger, suivis des Irakiens (130 200) et des Polonais (81 700) ; 488 700 résidents étaient nés en Suède de deux parents étrangers.

    • Suisse

      En 2014, 152 000 étrangers ont immigré en Suisse pour des séjours de longue durée, soit 2 % de moins qu’en 2013. C’est la première baisse depuis 2009. Les citoyens des pays de l’UE/AELE ont représenté près des trois quarts des entrées. Les deux groupes les plus importants, les citoyens allemands et italiens, ont compté respectivement pour 16 % (23 800 personnes) et 12 % (17 800 personnes) du total des entrées. La part des citoyens portugais et français a été respectivement de 10 % (14 900 personnes) et 9 % (13 800 personnes). Tandis que 64 % des ressortissants de l’UE/AELE se sont rendus en Suisse au motif du travail, les citoyens des pays non membres de l’UE/AELE ont principalement immigré au titre du regroupement familial (47 % des entrées).

    • Turquie

      La Turquie continue d’attirer un nombre croissant d’étrangers en raison de sa position de passerelle entre l’Est et l’Ouest et des changements récents dans la configuration des migrations humanitaires, consécutifs aux troubles politiques qui touchent le Moyen-Orient.

    • Royaume-Uni

      En 2014, le nombre d’étrangers résidant au Royaume-Uni a atteint 5.2 millions, soit une progression de 4 % par rapport à l’année précédente. Les ressortissants étrangers représentaient 8 % de la population britannique totale. Le nombre de ressortissants des pays ayant adhéré à l’UE après 2004 s’est porté à 1.5 million, représentant 30 % de l’ensemble des étrangers. Les Polonais constituaient le premier groupe d’étrangers, avec 826 000 personnes en 2014, soit 16 % du total des citoyens étrangers. On a compté, en 2014, 8.1 millions de résidents nés à l’étranger, soit 13 % de la population totale.

    • États-Unis

      Le nombre d’immigrés admis aux États-Unis comme résidents permanents légaux (LPR) au cours de l’année budgétaire 2013 a diminué de 4 % par rapport à l’année précédente pour s’établir à 990 600 (tous les chiffres s’entendent pour l’année budgétaire des États-Unis, soit d’octobre à septembre). Parmi les immigrés ainsi admis, 459 800 (46 %) étaient des primo-arrivants.

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  • Annexe statistique

    La plupart des données publiées dans cette annexe proviennent des correspondants nationaux du groupe d’experts sur les migrations de l’OCDE désignés par le Secrétariat de l’OCDE, en accord avec les autorités des pays membres. Par conséquent, ces données ne sont pas toujours fondées sur des définitions communes à tous les pays. Les pays couverts dans cette annexe sont les pays de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles ainsi que la Fédération de Russie. Le groupe d’experts sur les migrations de l’OCDE n’a pas de compétences particulières pour imposer des modifications dans les procédures de collecte de données. C’est en quelque sorte un observatoire des migrations qui se doit, de par sa nature, d’utiliser les statistiques existantes. Toutefois, cela ne le dispense pas de faire des suggestions d’améliorations qui lui semblent indispensables et de participer activement à la standardisation des données.

  • Liste des membres du groupe d'experts sur les migrations de l'OCDE
  • Liste des membres du Secrétariat de l'OCDE impliqués dans la préparation de cette publication
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