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l'abstract
S’il est encore trop tôt pour avoir une idée précise du véritable impact que la crise économique actuelle aura sur les flux migratoires nets, les conséquences attendues pour la situation des immigrés au regard de l’emploi sont sans ambigüité : l’expérience passée montre que les immigrés sont parmi les plus touchés sur le marché du travail en période de ralentissement de l’activité économique. Dans la plupart des pays de l’OCDE, les immigrés ont apporté une importante contribution à la croissance de l’emploi au cours des dix dernières années. Dans certains cas, l’accès relativement aisé au travail par le biais du recrutement international a contribué à limiter les augmentations de salaires et alimenté la phase d’expansion. Le fort développement du secteur du bâtiment dans plusieurs pays de l’OCDE illustre ce phénomène. Cela implique que la dégradation de la situation sur le marché du travail sera probablement plus sensible dans les pays où l’accroissement des flux migratoires a été le plus fort (par exemple l’Irlande, l’Espagne, le Royaume-Uni ou, dans une moindre mesure, les États-Unis). D’une manière générale, compte tenu de leurs caractéristiques propres et de leur répartition entre les secteurs d’activité, les travailleurs migrants sont particulièrement vulnérables aux évolutions du marché du travail imputables à la détérioration de la conjoncture.