Gérer les migrations économiques pour mieux répondre aux besoins du marché du travail

Gérer les migrations économiques pour mieux répondre aux besoins du marché du travail You do not have access to this content

Français
Cliquez pour accéder: 
    http://oecd.metastore.ingenta.com/content/8114142e.pdf
  • PDF
  • http://www.keepeek.com/Digital-Asset-Management/oecd/social-issues-migration-health/gerer-les-migrations-economiques-pour-mieux-repondre-aux-besoins-du-marche-du-travail_9789264217027-fr
  • LIRE
Auteur(s):
OECD, EU
18 sep 2014
Pages :
424
ISBN :
9789264217027 (PDF) ;9789264217003(imprimé)
DOI : 
10.1787/9789264217027-fr

Cacher / Voir l'abstract

Cette publication présente de nouvelles illustrations de l’influence des migrations internationales en Europe et dans quelques autres pays de l’OCDE sur la population active ; sur les niveaux d’éducation ; et sur l’évolution de la distribution des professions  au cours de la dernière décennie. Elle analyse les compétences dont disposent les migrants et la façon dont elles sont utilisées sur la base d’une revue approfondie de la littérature ; et présente de nouvelles analyses des données européennes et américaines , canadiennes  et de l’OCDE en général en se basant sur les données de l’Évaluation des compétences des adultes – PIAAC. Enfin, plusieurs chapitres  discutent du rôle que les migrations internationales pourraient jouer pour répondre aux besoins de main-d’oeuvre présents et futurs en Europe, aux États-Unis et dans l’Union européenne. Ces travaux montrent que si les migrations peuvent contribuer de façon importante à l’accroissement de la population active, leur capacité à contrer les effets du vieillissement de la population dépendront de la capacité des pays à mettre en adéquation les besoins en main-d’oeuvre avec les caractéristiques des migrants. Dans ce domaine, des efforts doivent être réalisés pour mieux utiliser les compétences des migrants et adapter les systèmes de gestion des migrations de travail aux besoins des employeurs.

loader image

Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les résumés Table des matières

  • Sélectionner Cliquez pour accéder
  • Avant-propos

    Au cours des trois dernières années, la Commission européenne et l’OCDE ont mené conjointement un projet intitulé « Gérer les migrations économiques pour mieux répondre aux besoins du marché du travail ». Les questions clés qui sous-tendent ce projet sont les suivantes : Quelles politiques et bonnes pratiques doivent être mises en oeuvre pour s’assurer que les migrations et la libre circulation contribuent à répondre aux pénuries de main-d’oeuvre prévues à court et moyen terme ? Comment mieux utiliser les compétences des migrants ? Que nous apprennent les pays non européens de l’OCDE, en particulier en matière de gestion des migrations de travail ?

  • Résumé

    Comment les gouvernements peuvent-ils garantir que la migration des travailleurs et leur libre circulation contribuent à répondre aux pénuries de main-d’oeuvre attendues au cours des 50 prochaines années ? Comment les différents pays peuvent-ils tirer le meilleur des compétences de leurs migrants ? Quelles expériences les pays non européens de l’OCDE peuvent-ils partager avec l’Europe, en particulier en matière de gestion des migrations de travail ? Ce sont là quelques-unes des questions clés sur lesquelles se sont basées la Commission européenne et l’OCDE pour mener conjointement pendant trois ans le projet de recherche « Gérer les migrations économiques pour mieux répondre aux besoins du marché du travail ». Ses conclusions sont présentées dans ce rapport.

  • Éditorial

    Cette année marque à bien des égards un tournant pour le marché du travail européen. Tout d’abord, après de nombreuses années de débats sur les effets supposés du vieillissement de la population sur les marchés du travail européens et les systèmes de protection sociale, en 2014, pour la première fois, la population en âge de travailler (15-64 ans) de l’Union européenne a commencé à décroître. Pendant les vingt prochaines années, selon les projections Europop les plus récentes, elle va décroître d’environ 21.7 millions de personnes, soit de 6.5 % dans l’UE28. Cette baisse pourra entraîner une diminution de l’offre de travail et de la croissance économique potentielle, à moins que les pays européens ne réussissent à mobiliser la main-d’oeuvre sous-utilisée ainsi qu’à favoriser un progrès technique plus rapide et une croissance de la productivité. Mais l’immigration aura également un rôle à jouer.

  • Ajouter à ma sélection
  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les résumés Contexte démographique

    • Sélectionner Cliquez pour accéder
    • Tendances démographiques, besoins du marché du travail et migrations

      La question de la contribution démographique et économique qu’apportent les migrants aux pays d’origine et aux pays d’accueil est sujette à controverse. Les statistiques sur l'apport démographique des migrations peuvent être présentées sous différentes perspectives : les flux ou les effectifs, en tenant compte de la première génération d'immigrés ainsi que de leurs enfants. Ces chiffres reflètent des perspectives temporelles différentes quant à la contribution des migrations à la croissance de la population et à la structure par âge. En termes de croissance démographique, les migrations sont en équilibre avec le baby-boom et l'augmentation de l'espérance de vie, et les effets de ces deux phénomènes sont souvent négligés. Dans le cas de la France, de 1946 à 2014, les migrations internationales ont contribué à environ un tiers de l’accroissement de la population.

      Les migrations peuvent-elles contrebalancer les effets du vieillissement des populations en termes de besoins de main-d'oeuvre? Bien que les arguments utilitaires soutiennent généralement l’idée que les immigrés peuvent répondre au phénomène du vieillissement démographique, les migrations de travail ne peuvent toutefois jouer qu’un rôle limité (dans de de nombreux pays d’immigration de longue date, les migrants au titre de la famille ou humanitaires sont relativement plus nombreux que les migrants de travail) et temporaire (comme les migrants âgés).

      L’histoire des migrations au cours des trois derniers siècles révèle un grand écart permanent entre deux visions extrêmes : une restriction stricte des migrations aux migrations de travail afin de combler les besoins à court terme de l’économie, ou des mesures favorisant les migrations d’installation. Le principal défi pour la politique migratoire est de trouver une forme qui concilie ces deux visions.

    • L'Évolution démographique et l'avenir de la main-d'œuvre dans l'UE27, dans d'autres pays de l'OCDE et dans certaines grandes Économies Émergentes

      Offrant tout d’abord une vue d’ensemble sur les tendances démographiques à long terme à travers le monde, ce chapitre se concentre ensuite sur l’évolution de la population d’âge actif jusqu’en 2020, puis examine les retombées sur l’évolution de la population active. Il aborde ensuite brièvement le rôle d’autres moyens d’action, notamment la mobilité internationale, pour relever les défis que pose le vieillissement de la population.

    • Compétences actuelles et futures de la main-d'œuvre

      Ce chapitre examine les caractéristiques démographiques et la composition par niveau d’éducation de la population active des pays de l’OCDE depuis 2000 et son évolution au cours de la prochaine décennie, en accordant une attention particulière au rôle des migrations internationales. Il montre que l’amélioration des niveaux d’éducation de la population active a concerné aussi bien les personnes nées dans le pays que les personnes nées à l'étranger et prévoit une amélioration continue dans un avenir proche, mais moins rapide que par le passé. En parallèle, il prévoit aussi une diminution de la part de la population active ayant un faible niveau d'éducation, les migrants représentant néanmoins une part importante des entrées. Le chapitre donne à penser que la population active va croître en moyenne de 4 % dans la zone OCDE sur la période 2010-20, soit beaucoup moins qu’au cours de la décennie précédente. Il souligne ainsi que les entrées de migrants prévues couvriront l’augmentation observée de la population active, même si ces elles seront nettement inférieures à celles observées au cours de la décennie précédente. Ce chapitre montre comment les migrations continueront de contribuer positivement à la croissance de la population active au cours de la décennie, même si l’on considère des scénarios avec une immigration restreinte.

    • Évolution de la structure des professions et utilisation des compétences des personnes nées dans le pays ou immigrées

      Au cours de la dernière décennie, les professions hautement qualifiées ont généralement connu une forte croissance, les emplois peu qualifiés un peu moins, tandis que les professions moyennement qualifiées voyaient leur importance se réduire ou se maintenir à peine.

      Dans les professions en croissance rapide, il y a eu un surplus de nouveaux entrants par rapport aux personnes partant à la retraite, qui étaient en majorité des autochtones. Mais de nombreux nouveaux immigrés ont également été embauchés pour ces emplois, ce qui semble indiquer que l’offre de travail des autochtones n’était pas suffisante pour combler tous les besoins. Par ailleurs, les nouveaux immigrés n’ont remplacé qu’une partie des personnes partant à la retraite dans les professions en déclin. Ceci suggère que les pénuries de main-d’oeuvre et de compétences constatées et à venir ne sont pas seulement fonction des déséquilibres démographiques dans la population active ; elles dépendent largement des variations naturelles de la demande de compétences spécifiques et de la possibilité d’y répondre à partir des sources existantes.

      Pour certains immigrés, un faible niveau d’instruction confine leurs options professionnelles aux emplois peu qualifiés ; pour d’autres, la formation et l’expérience professionnelles acquises à l’étranger ne leur permettent pas toujours de rivaliser avec les compétences des jeunes actifs fraîchement diplômés ou des travailleurs d’âge de forte activité ayant déjà trouvé leur place sur le marché du travail. Les immigrés intra-UE sont proportionnellement plus nombreux à débuter sur des postes hautement qualifiés que les immigrés hors Union européenne, mais la situation des pays est très variable selon les pays en ce qui concerne l’importance des emplois hautement qualifiés. Enfin, l’évolution des professions sur la décennie 2000-10 se caractérise par une tendance à la féminisation des emplois hautement qualifiés et par une présence plus grande des femmes dans les professions en croissance plutôt que dans celles en déclin. Les hommes sont par ailleurs surreprésentés dans les professions en net déclin. La même situation s’observe chez les immigrés, qu’ils soient originaires de l’Union européenne ou non.

    • Ajouter à ma sélection
  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les résumés Les compétences des migrants

    • Sélectionner Cliquez pour accéder
    • Mesure, utilisation et rendement des compétences des immigrés

      Ce chapitre compare les compétences des immigrés et des autochtones dans les pays de l’OCDE et évalue si la politique en matière d’immigration est efficace pour attirer des compétences dans les pays d’accueil. Il passe en revue les travaux universitaires sur les rendements des compétences des immigrés en termes de devenir professionnel, et notamment d’emploi, d’inadéquation des compétences, et de salaires. Il souligne également l’importance de prendre en compte différentes mesures des compétences, ainsi que le pays où ces compétences ont été acquises. Le chapitre examine deux séries de facteurs expliquant l’infériorité des rendements des compétences des immigrés par rapport aux rendements des compétences des autochtones : d’une part, il se pourrait que les immigrés possédant des compétences similaires à celles des autochtones soient en réalité moins productifs dans le pays d’accueil ; d’autre part, il se pourrait que les employeurs préfèrent embaucher des autochtones plutôt que des immigrés. Les questions et les enjeux clés sont présentés en conclusion.

    • Les qualifications des immigrés et leur valeur sur le marché du travail

      Ce chapitre donne un aperçu systématique des qualifications des personnes nées à l’étranger et de leur rendement sur le marché du travail, à la fois en Europe et aux États- Unis, par rapport aux autochtones vivant dans les mêmes pays et ayant des caractéristiques démographiques similaires. Les immigrants ayant des qualifications étrangères ont, en moyenne, des niveaux d’éducation plus faibles que les autochtones. Les différences sont plus importantes aux États-Unis qu'en Europe, et également plus importantes pour les immigrés installés de plus longue date. Les immigrés ayant des qualifications étrangères ont des rendements inférieurs quant à leurs études supérieures que les autochtones en termes d’emploi et de qualité du travail. Il existe aussi de grandes disparités dans les niveaux de qualification des immigrés et leur rendement sur le marché du travail selon leur catégorie d’entrée, les immigrés entrés au titre du travail ayant des qualifications plus élevées que les migrants humanitaires et ceux entrés au titre de la famille. Les immigrés qui signalent qu’ils ont des difficultés linguistiques ont un emploi inférieur et une éducation supérieure que leurs homologues immigrés qui n’en ont pas. Enfin, les immigrés dont les diplômes étrangers ont été reconnus ont des taux de déclassement plus faibles que les autres immigrés, même après avoir pris en compte l’origine des qualifications et leur domaine d’études.

    • La transférabilité internationale du capital humain des immigrés

      La transférabilité des compétences suite à la migration est fondamentale pour garantir le succès de l’intégration économique des immigrés dans le pays de résidence. Le rôle joué par différents acteurs économiques dans la détermination de la pertinence des compétences et la reconnaissance des diplômes/qualifications est essentiel, de même que la prise de conscience grandissante que la valeur de certaines compétences (par exemple l’éducation) sur le marché du travail est conditionnée par la présence d’autres compétences (par exemple, les compétences dans la langue du pays d’accueil) ainsi que la prise en compte de cette conception dans les politiques. Ce chapitre examine les évolutions récentes au Canada, et en particulier la transférabilité des compétences dans le contexte d’une politique migratoire sélective. Le Canada est en train de réaliser une réforme majeure de son système d’immigration sélective qui est fortement influencée par sa volonté de faciliter la transférabilité des compétences qui permettent une bonne insertion sur le marché du travail, en droite ligne avec les résultats des études récentes.

    • Compétences des migrants

      L’objectif de ce chapitre est d’analyser les résultats de la nouvelle Enquête sur l’évaluation des compétences des adultes (PIAAC), afin d’obtenir une vision détaillée des compétences des migrants en littératie et numératie et de les comparer avec celles des autochtones, ainsi que pour évaluer la manière dont ces compétences sont utilisées sur le marché du travail et leur valeur sur ce marché. Il propose une description de l’Évaluation des compétences des adultes et des différences qui prévalent entre migrants et autochtones en fonction de leurs niveaux de compétence en littératie et numératie. Une discussion s'ensuit sur la mesure dans laquelle la langue et les qualifications acquises à l’étranger expliquent en partie ces différences. En outre, le chapitre analyse les résultats sur le marché du travail (emploi, incidence du déclassement et salaires) des migrants par rapport aux autochtones et explique comment les résultats de ces derniers diffèrent selon les groupes de migrants, ainsi que le rôle joué par le niveau en littératie et d'autres facteurs pertinents. L'analyse des salaires accorde une attention particulière aux rendements de l'éducation, de la littératie et de la numératie, ainsi qu’à l'expérience professionnelle, en faisant la distinction entre celle acquise à l’étranger et celle acquise dans le pays d’accueil. Le chapitre se termine par un résumé des principaux résultats et de leur pertinence pour la politique et fait des propositions pour les travaux futurs.

    • Ajouter à ma sélection
  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les résumés Pénuries de main-d’oeuvre et migrations

    • Sélectionner Cliquez pour accéder
    • Les déséquilibres du marché du travail prévus en Europe

      Le présent chapitre étudie les déséquilibres en matière de compétences que les États membres de l’Union européenne rencontreront probablement d'ici à 2020, et évalue la nécessité de mettre en place des politiques appropriées (axées par exemple sur l’activation et les migrations) afin d’y remédier. À l’aide des projections de base du modèle européen de prévision des compétences du Cedefop, la nature des décalages anticipés entre l’offre et la demande de main-d’oeuvre dans les États membres de l’Union européenne est analysée. Le chapitre examine ensuite les conséquences sur la « viabilité » des taux d’activité de l’hypothèse fictive selon laquelle tous les pays de l'UE atteindront leurs grands objectifs d’Europe 2020 en matière d’emploi. Les résultats soulignent que pour atteindre ces objectifs, il est fondamental que plusieurs États membres de l’UE fassent porter des efforts considérables sur l’activation, bien au-delà des politiques actuellement en vigueur. Afin que les objectifs en matière d'emploi se réalisent alors que les populations diminuent et compte tenu du taux de chômage naturel, les dirigeants européens devront choisir entre plusieurs actions visant à accroître les taux d’activité d’environ 4.3 points de pourcentage en moyenne dans l’économie de l’UE. Ces mesures pourraient se traduire par une stratégie d’activation à l’égard d’une part importante de la population européenne actuellement inactive, ou par l’utilisation de politiques sociodémographiques, notamment migratoires, afin de garantir que la future offre de main-d’oeuvre soit suffisante pour répondre aux besoins en matière de compétences.

    • Pénuries de main-d'œuvre

      De nombreux facteurs peuvent être pris en compte lorsqu’un pays élabore sa politique migratoire, tels que le regroupement familial, l'accroissement du capital humain du pays, celui du produit intérieur brut, et la diminution des pénuries de main-d'oeuvre. Le présent chapitre s’attache au concept de pénurie de main-d'oeuvre et décrit comment la politique d'immigration fondée sur l'emploi aux États-Unis est actuellement structurée ainsi que les propositions qui ont été examinées afin d'améliorer la façon dont les pénuries de main-d'oeuvre sont mesurées et utilisées dans la politique d'immigration. Tout d’abord il étudie les raisons pour lesquelles des pénuries de main-d’oeuvre sont susceptibles de se produire, puis identifie des moyens de vérifier l’existence de ces pénuries. Le texte est suivi d'un résumé des conclusions d'une analyse portant sur les pénuries dans quatre professions aux États-Unis, et des conclusions de cette étude. La deuxième partie du document traite de l'immigration de travail aux États-Unis. Le système américain actuel de main-d'oeuvre permanente et temporaire y est décrit, et des propositions actuelles et passées pour améliorer le système y sont décrites et discutées.

    • Les migrations en Europe

      Selon une nouvelle et récente source de données, il a été démontré, entre autres, que seule une petite fraction d’immigrés au titre du travail sont effectivement recrutés à l’étranger en tant que migrants de travail, et que les emplois hautement qualifiés sont beaucoup plus nombreux à être pourvus par des immigrés recrutés dans le pays que par des immigrés recrutés à l’étranger. La même source suggère que les immigrés qui ont une situation plus défavorable sur le marché du travail tendent à rester moins longtemps et qu’au bout de cinq ans, la moitié des travailleurs hautement qualifiés n’occupent plus les emplois pour lesquels ils avaient initialement été recrutés.

      Ces résultats suggèrent que les listes de professions en situation de pénurie et les examens du marché du travail ne sont pas forcément des outils très pertinents pour réguler les flux en fonction des besoins. La protection des travailleurs autochtones pourrait être mieux assurée en veillant à ce que les salaires et les conditions de travail liés aux premiers emplois des immigrants soient conformes aux normes nationales.

      De plus, pour garantir une meilleure rétention, encourager les immigrés à venir avec leurs familles et inciter les candidats potentiels à apprendre la langue nationale, il faudra mettre en place des incitations beaucoup plus fortes que celles actuellement en vigueur. À cette fin, le droit de séjour permanent à l’entrée semble être une option idéale. Plus généralement, la capacité à obtenir un bon emploi et à montrer une excellente maîtrise de la langue devrait être bien mieux récompensée que ce n’est le cas dans la plupart des pays.

      Il semble que la faiblesse des migrations de main-d’oeuvre hautement qualifiée dans la plupart des pays européens ait moins à voir avec la faible attractivité de ces pays qu’avec le fait que les employeurs ne recrutent pas beaucoup à l’étranger.

    • Ajouter à ma sélection
 
Visit the OECD web site