Gérer les migrations de travailleurs hautement qualifiés : Une analyse comparative des politiques migratoires et des enjeux des migrations dans les pays de l'OCDE You or your institution have access to this content

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Auteur(s):
Jonathan Chaloff1, Georges Lemaître1
Author Affiliations
  • 1: OCDE, France

Date de publication
18 mars 2009
Bibliographic information
N°:
79
Pages
59
DOI
10.1787/225488071868

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La plupart des pays de l’OCDE s’attendent à des pénuries croissantes de travailleurs qualifiés dans les prochaines deux décennies, et l’immigration pourrait bien être une des réponses à ce phénomène. Ces dernières années, ils ont mis en place des politiques pour faciliter le recrutement de ces travailleurs et l’on peut s’attendre à ce qu’ils poursuivent leurs efforts dans ce sens. Ce document donne un aperçu des questions portant sur la gestion des travailleurs immigrés hautement qualifiés. Généralement, un migrant hautement qualifié est sensé avoir au moins une éducation de niveau supérieur, mais d’autres définitions sont possibles, notamment sur la base de la profession exercée. Le niveau de salaire est aussi une référence pratique utilisée par certains pays pour considérer que les migrants hautement qualifiés sont les personnes qui reçoivent une rémunération au-dessus d’un certain seuil. Il y a deux principaux moyens pour recruter des travailleurs hautement qualifiés résidant à l’étranger. Le premier est à l’initiative de la demande des employeurs. L’autre est fondé sur l’offre et consiste à inviter les candidats à postuler, et leur admission dépend de certains critères sélectifs comme l’âge, le niveau d’instruction, la maîtrise de la langue et la profession exercée. Il s’agit d’un système à points au-delà d’un certain niveau de points obtenus, les candidats ont le droit de s’installer dans le pays d’accueil. Les systèmes fondés sur l’offre ont montré leurs limites au cours des décennies récentes, les pays d’accueil éprouvant des difficultés de recruter de manière à garantir une insertion réussie sur le marché du travail. Les employeurs semblent attribuer moins de valeur aux qualifications et à l’expérience professionnelle acquises dans un pays hors de la zone OCDE. Ainsi, les immigrés arrivant sans emploi préalable, éprouvent de sérieuses difficultés à trouver l’emploi correspondant à leur qualification et leur expérience. En conséquence, on note une tendance générale à transférer à l’employeur tout ou partie de la responsabilité du processus de sélection des candidats à l’immigration. De cette façon, toutes les questions de qualification et d’expérience sont abordées dans le cadre des négociations d’embauche entre les employeurs et les personnes à recruter avant l’immigration. Une deuxième option est de favoriser les candidats à la migration ayant obtenu leurs qualifications dans un pays de l’OCDE et encore plus s’il s’agit du pays d’accueil lui-même. La plupart des pays de l’OCDE ont en fait adopté des mesures pour permettre aux étudiants étrangers ayant achevé leurs études, de rester dans le pays pour rechercher un emploi en relation avec leur niveau et leur domaine d’étude. Dans certains pays, dont la langue nationale est peu parlée au-delà de leurs frontières, le recrutement direct reste problématique, sauf si la langue de travail est internationale, comme l’anglais. Pour de tels pays, le recrutement direct peut encore être possible, si une langue internationale est largement parlée dans les lieux de travail. Autrement, la migration impulsée par devrait être envisagée avec des investissements linguistiques importants demandés aux nouveaux arrivés. Une politique active de recrutement signifie bien davantage que la simple possibilité d’accorder des permis à des employeurs ou à des candidats à l’immigration, sur la base de la reconnaissance de leur niveau de connaissance. Si les migrants hautement qualifiés peuvent être attirés, quels que soient les obstacles à surmonter, par des pays où les salaires sont élevés et dont les langues nationales sont largement parlées, les pays ayant une langue peu parlée en dehors du territoire national et offrant des salaires moins élevés ne pourront se contenter uniquement de la levée des barrières administratives. Dans la plupart des pays, les effets de l’évolution démographique commencent tout juste à se faire sentir. Mais, à l’horizon 2010, plus de la moitié des pays de l’OCDE auront des cohortes entrantes de main d’œuvre moins nombreuses que les cohortes sortantes. L’objectif à moyen terme pour les pays de l’OCDE est d’avoir des mouvements dont l’ampleur et la nature permettront de répondre aux besoins du marché du travail. Il serait prématuré de prétendre que toutes les politiques requises sont d’ores et déjà en place.
Egalement disponible en: Anglais
Mots-clés:
effets de l’évolution démographique, migration de travailleurs hautement qualifiés, intégration, gestion de la migration
Classification JEL:
  • F: International Economics
  • F22: International Economics / International Factor Movements and International Business / International Migration
  • J24: Labor and Demographic Economics / Demand and Supply of Labor / Human Capital; Skills; Occupational Choice; Labor Productivity
  • J44: Labor and Demographic Economics / Particular Labor Markets / Professional Labor Markets; Occupational Licensing
  • J61: Labor and Demographic Economics / Mobility, Unemployment, and Vacancies / Geographic Labor Mobility; Immigrant Workers