Science, technologie et industrie : Perspectives de l'OCDE

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Frequency
Biennial
ISSN : 
2074-7152 (en ligne)
ISSN : 
2074-7160 (imprimé)
DOI : 
10.1787/20747152
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Le panorama mondial de la science, de la technologie et de l’innovation évolue rapidement. Quelles en sont les conséquences pour la politique de la science et de l’innovation ? Quelles sont les mesures que prennent les pays pour dynamiser leurs capacités dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation ? Quelle est la contribution de la science et de l’innovation à la croissance et aux objectifs sociaux ?

La publication bi-annuelle Sciences, technologie et industrie : Perspectives de l’OCDE passe en revue les principales tendances concernant la science, la technologie et l’innovation dans les pays de l’OCDE et dans un certain nombre de grandes économies non membres comme l’Afrique du Sud, le Brésil, le Chili, la Chine, Israël et la Fédération de Russie.

Au moyen des données et indicateurs les plus récents disponibles, cet ouvrage aborde certains thèmes qui sont au cœur des préoccupations des responsables de la politique de la science et de l’innovation, notamment les performances en science et innovation, les tendances des politiques nationales de la science, de la technologie et de l’innovation et les pratiques pour évaluer les impacts socio-économiques de la recherche publique. On trouvera également pour chacun des pays un profil individuel de ses performances en matière de science et d’innovation en relation avec la situation du pays et les enjeux actuels de la politique publique.

Egalement disponible en Anglais
 
Science, technologie et industrie : Perspectives de l'OCDE 2014

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Auteur(s):
OECD
22 déc 2015
Pages :
512
ISBN :
9789264228597 (PDF) ; 9789264240346 (EPUB) ;9789264228313(imprimé)
DOI : 
10.1787/sti_outlook-2014-fr

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Dans le contexte d’une reprise économique inégale, de l’accroissement des inégalités sociales et de la persistance des défis environnementaux et sociaux, les attentes à l’égard de la science, de la technologie et de l’innovation se sont accrues à travers le monde. Dans ce nouveau contexte, les gouvernements placent l’innovation au cœur de leur programme de croissance durable.
Science, technologie et industrie : Perspectives de l’OCDE 2014 examine les principales tendances dans les politiques et performances de la STI à travers plus de 45 économies, y compris les pays de l’OCDE et de grandes économies émergentes. Après un aperçu du paysage et des perspectives mondiales des politiques de la STI, une série de profils thématiques aborde les questions actuelles clés en la matière. Les profils pays présentent les performances de chaque pays et les évolutions les plus récentes dans leurs politiques nationales de STI. Cet ouvrage s’appuie sur une enquête unique, conduite par l’OCDE tous les deux ans auprès de plus de 45 pays, et sur les derniers travaux de l’OCDE en matière d’analyse et de mesure des politiques de STI.

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  • Avant-propos

    Science, technologie et industrie : Perspectives de l’OCDE 2014 est la dixième édition d’une publication biennale qui fait le point sur les principales évolutions concernant la science, la technologie et l’innovation (STI) dans les pays de l’OCDE ainsi que dans un certain nombre d’importants pays non membres : Afrique du Sud, Argentine, Brésil, Chine (République populaire de), Colombie, Costa Rica, Fédération de Russie, Inde, Indonésie, Lettonie, Lituanie et Malaisie. Cette publication a pour but d’informer les décideurs responsables des politiques STI, les représentants des entreprises et les analystes sur les évolutions récentes et attendues des structures mondiales de la science, de la technologie et de l’innovation, et d’en mesurer les implications actuelles et futures pour les politiques STI aux niveaux national et mondial.

  • Acronymes
  • Résumé

    La récession et le rythme modéré de la reprise sont lourds de répercussions sur l’innovation et l’action menée dans ce domaine. Dans la zone OCDE, les dépenses brutes de R-D ont augmenté de 1.6 % entre 2008 et 2012, soit moitié moins qu’entre 2001 et 2008.

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    • Guide du lecteur

      L’innovation résulte d’activités menées par des acteurs aussi nombreux que divers : entreprises, multinationales, jeunes entreprises innovantes, mais aussi établissements publics de recherche (EPR) ou universités. Ces acteurs coopèrent et rivalisent entre eux. Leur activité dépend des ressources financières et humaines disponibles et de la demande émanant des marchés ou suscitée par les défis environnementaux ou sociétaux à relever. L’État joue un rôle déterminant dans le dynamisme et l’orientation de ce système en influant sur les conditions-cadres et en mettant en place des politiques d’innovation. La capacité d’un pays à produire des innovations et à les exploiter dépend principalement de ce système complexe. Les Perspectives STI tentent de rendre compte de cette complexité en analysant les grandes tendances observées dans ces trois domaines et dans les politiques STI. Le diagramme présenté ci-dessous est spécifique aux Perspectives STI 2014 de l’OCDE et a pour objet d’aider les lecteurs à visualiser la composition et le fonctionnement du système d’innovation. Il servira à introduire chacune des sections qui suivent.

    • L'avenir des politiques de la science, de la technologie et de l'innovation

      Ce chapitre donne un aperçu de l’évolution récente de la science, de la technologie et de l’innovation (STI), des perspectives envisagées dans ces domaines et des politiques STI engagées par différents pays. La croissance économique s’accélérant, les activités STI devraient elles aussi connaître une progression. La reprise est toutefois inégale selon les pays et les secteurs, et la crise a causé des dommages durables dans les finances publiques, créant ainsi une « nouvelle donne » pour les politiques STI. Celles-ci doivent tenir compte des risques et des possibilités que la poursuite de la mondialisation des activités STI a engendrés avec les chaînes de valeur mondiales et la mobilité internationale des personnes et des connaissances. L’innovation est de plus en plus appelée à contribuer au règlement des problèmes planétaires, environnementaux et sociétaux et, partant, à confronter les pouvoirs publics à de nouveaux défis.Ce chapitre s’appuie sur les travaux que l’OCDE mène dans divers domaines : science, technologie, industrie, éducation, innovation, migrations, échanges, environnement, affaires économiques, finance, fiscalité, gouvernance publique et statistique. De même, il puise largement dans les réponses données par les pays au questionnaire préparatoire aux Perspectives de la science, de la technologie et l’industrie de l’OCDE 2014, qui constitue une précieuse source d’informations sur les politiques d’innovation nationales. Il porte plus spécifiquement sur les politiques STI et de l’entrepreneuriat, même si l’innovation dépend bien évidemment aussi de la qualité des cadres qui régissent l’environnement macroéconomique, la concurrence, la réglementation, la fiscalité et le marché du travail.

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    • Stratégies nationales pour la science, la technologie et l'innovation

      Les stratégies nationales pour la science, la technologie et l’innovation (STI) ont plusieurs fonctions dans l’élaboration des politiques gouvernementales. Premièrement, elles expriment la vision des gouvernements en ce qui concerne la contribution de la science, de la technologie et de l’innovation au développement social et économique de leur pays. Deuxièmement, elles fixent les priorités en matière d’investissement public dans ces trois domaines et définissent le cadre des réformes gouvernementales (financement et systèmes d’évaluation de la recherche universitaire, par exemple). Elles mobilisent également les acteurs STI autour d’objectifs spécifiques tels que l’énergie, les enjeux environnementaux ou la santé, et peuvent contribuer à stimuler l’investissement des acteurs privés et des universités et établissements publics de recherche – de plus en plus autonomes – en faveur des domaines ou des technologies prioritaires. Troisièmement, l’élaboration de ces stratégies peut amener les parties prenantes (la communauté de la recherche, les organismes de financement, le monde des affaires, la société civile, ainsi que les administrations régionales et locales) à prendre part à de vastes consultations qui permettront de développer une vision commune du futur et de faciliter la coordination au sein du système d’innovation.

    • Innovation systémique

      L’intérêt pour l’innovation systémique provient de la prise de conscience du fait que la viabilité sociale, économique et environnementale des économies passe par un changement systémique. Bien que de nombreux gouvernements nationaux aient placé les objectifs de viabilité et de croissance verte au centre de leurs stratégies de développement économique, la réalisation de ces objectifs nécessitera de vastes transformations de leurs systèmes sous-jacents (économiques, technologiques et sociaux), depuis les systèmes de transport, d’alimentation en eau et d’approvisionnement en énergie jusqu’aux modes de consommation et de gestion des déchets. L’évolution des systèmes socio-techniques vers une plus grande viabilité est un défi majeur pour les pouvoirs publics comme pour la société civile. Le défi central de la transition est d’opérer une transformation des structures de gouvernance qui non seulement favorise les changements, mais aussi en oriente et en organise certains. Les initiatives de « ville intelligente » qui font appel aux innovations sociales et technologiques pour rendre la production et la consommation de biens et de services dans les villes plus durables en sont des illustrations.

    • Partenariats stratégiques public-privé

      Du point de vue des pouvoirs publics, les partenariats public-privé (PPP) mis en place dans le domaine STI peuvent favoriser l’élaboration d’une politique de la recherche et de l’innovation qui s’adapte mieux à la nature changeante de l’innovation ainsi qu’aux défis mondiaux et sociétaux. Du point de vue des entreprises, l’établissement d’un partenariat avec la recherche publique peut faciliter la résolution des problèmes, l’ouverture de nouveaux marchés ou la création de valeur par le jeu de la coopération et de la co‐production. Traditionnellement utilisés pour les infrastructures physiques, les PPP sont de plus en plus répandus dans le domaine de la politique de la R-D et de l’innovation, car ils sont mieux adaptés à certains objectifs ou défis en matière d’innovation que des leviers tels que les subventions ou les crédits d’impôt.

    • Évaluation de l'impact des politiques STI

      L’évaluation d’impact est un aspect important de toute évaluation des politiques STI, comme le montrent les réponses des pays au questionnaire de l’édition 2014 des Perspectives STI de l’OCDE (). Ce type d’évaluation permet aux responsables de l’action publique de mieux comprendre, mettre en évidence et – souvent – mesurer les liens de causalité entre les apports (par exemple, les investissements dans la R-D) des différents acteurs (tels que ministères, organismes de R-D et entreprises) et leur impact sur la mesure des résultats et réalisations (par exemple : croissance économique, amélioration des normes sanitaires, environnementales ou de la qualité de vie, ou changements sociétaux au sens large). Les raisons justifiant cette évaluation sont les suivantes : affiner et améliorer les actions publiques engagées ; mettre en évidence les priorités en matière de dépenses et axer les actions publiques futures sur les domaines censés produire le plus d’impact ; enfin, responsabiliser les acteurs pour leurs résultats et leurs dépenses.

    • Tableau comparatif des stratégies ou plans STI nationaux pays de l'OCDE et certaines grandes économies non membres, 2014

      Plan ou stratégie STI national(e)

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    • Attirer les investissements scientifiques et technologiques internationaux des entreprises

      Les investissements internationaux ont augmenté rapidement pendant les dernières décennies du fait de la progression rapide des chaînes de valeur mondiales. Les processus de production sont devenus de plus en plus fragmentés, les biens et services étant produits par étapes dans des pays différents. Les entreprises s’efforcent d’optimiser leurs processus de production en localisant les divers stades de la production dans des lieux et pays différents, en tenant compte des facteurs de localisation optimaux. Si les activités de distribution, de vente et de production ont montré la voie en ce domaine, les activités scientifiques et technologiques et la R-D sont, elles aussi, de plus en plus fréquemment localisées et/ou relocalisées à l’étranger.

    • Internationalisation de la recherche publique

      L’internationalisation est une caractéristique de plus en plus importante de la recherche publique dans les pays membres et partenaires de l’OCDE. Dans le sillage de la mondialisation économique, la coopération dans le domaine de la recherche et la mobilité des universitaires se sont considérablement internationalisées au cours des dernières décennies. Grâce aux nouvelles technologies, les collaborateurs de pays différents peuvent communiquer facilement et au moindre coût, et se procurer des informations sur les communautés de chercheurs d’autres pays est devenu un jeu d’enfant. Les fonds provenant de l’étranger – au travers d’initiatives telles que le programme-cadre de l’UE – ont en outre acquis une place plus importante dans le financement des activités de recherche d’un grand nombre d’organismes. Cela dit, si l’internationalisation a accru les possibilités de coopération, elle a aussi intensifié les pressions concurrentielles sur la recherche et l’enseignement supérieur, les établissements d’enseignement supérieur étant désormais classés au niveau mondial.

    • Dispositifs transfrontières de gouvernance de la science, de la technologie et de l'innovation

      La gouvernance transfrontière de la science, de la technologie et de l’innovation (STI) implique la délégation partielle ou totale de l’élaboration des politiques de l’échelon national à l’échelon international. Elle implique notamment la coordination internationale des initiatives nationales, la suppression des obstacles au mouvement des ressources, la mise en place de normes et réglementations internationales, et une délégation de pouvoir à des organisations intergouvernementales et à des autorités supranationales. Elle s’inscrit dans un double processus de délégation de compétences plus large qui conduit à accroître le rôle de l’échelon international – mais aussi de l’échelon infranational – de la gouvernance STI. De solides arguments économiques plaident en faveur d’une extension de la gouvernance STI au-delà des frontières nationales (OCDE, 2012) :

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    • Innovation verte

      Les inquiétudes engendrées par l’absence de viabilité écologique des trajectoires de croissance économique antérieures et la prise de conscience des effets du changement climatique ont propulsé les enjeux de la croissance verte au premier plan des politiques économiques et des politiques d’innovation (voir le profil « Stratégies STI nationales »).

    • L'innovation au service des enjeux sociaux

      L’innovation peut apporter une contribution importante face aux enjeux sociaux tels que la pauvreté, le vieillissement de la population, l’exclusion sociale et la santé. La rapidité du changement technologique et, en particulier, la généralisation des technologies de l’information et des communications (TIC) peuvent aussi influer sur le bien-être global, notamment du fait de la baisse prononcée du coût des TIC, qui sont aujourd’hui largement accessibles à toutes les catégories de la population, y compris dans les pays en développement.

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    • Dosage des mesures en faveur de la R-D et de l'innovation d'entreprise

      L’expression « dosage de mesures » désigne généralement un ensemble d’actions gouvernementales équilibrées et en interaction les unes avec les autres. Elle peut également faire référence aux différents objectifs poursuivis par les pouvoirs publics ou aux différentes motivations de l’action gouvernementale. Dans son utilisation courante, elle désigne toutefois la panoplie des instruments mis en œuvre pour atteindre un objectif particulier, en l’occurrence favoriser la R-D et l’innovation d’entreprise. C’est précisément le sens qui lui a été donné dans le présent profil.

    • Financement public de la R-D et de l'innovation d'entreprise

      Les entreprises, bien qu’étant des acteurs essentiels de l’innovation, ont tendance à sous-investir dans la R-D. Si elles s’engagent dans des activités de R-D, c’est avant tout pour se distinguer de leurs concurrents, obtenir de meilleurs résultats et accroître leurs profits. Cependant, les coûts et l’incertitude associés à la R-D, le délai de rentabilisation de l’investissement et le risque que des concurrents ne mettent à profit certaines retombées intellectuelles – en raison du caractère non rival et non exclusif de la R-D – contribuent souvent à affaiblir la motivation des entreprises à s’engager dans la R-D. Le financement de la création d’entreprises innovantes soulève aussi certains problèmes, qui sont abordés dans le profil « Financement de la création d’entreprises innovantes ».

    • Incitations fiscales en faveur de la R-D et de l'innovation

      Les incitations fiscales en faveur de la R-D ont pour but d’encourager les entreprises à mener des activités de R-D en réduisant leurs coûts. Par rapport aux aides directes, les incitations fiscales laissent les entreprises libres de décider de la nature et de l’orientation de leurs activités de R-D, dans l’idée que le secteur des entreprises est le mieux placé pour identifier les domaines de recherche susceptibles de déboucher sur des résultats commerciaux. Les incitations fiscales en faveur de la R-D sont des instruments adaptés aux besoins du marché et sont par définition plus neutres que les aides directes. En outre, aux termes de la réglementation de l’Organisation mondiale du commerce (et de la Commission européenne), les aides directes sont soumises à des normes de plafonnement (50 % pour la R-D en amont et 25 % pour la R-D en aval), qui ne s’appliquent pas aux aides indirectes, à condition que l’allégement fiscal soit appliqué de façon systématique à toutes les entreprises, dans tous les secteurs.

    • Financement de la création d'entreprises innovantes

      L’accès au financement est d’une importance capitale pour créer et développer une entreprise innovante, en particulier lors des phases d’amorçage et de démarrage. Les principales sources de financement des startups sont les suivantes : les capitaux propres du créateur (ainsi que les contributions de ses amis et de sa famille), les prêts bancaires, les prises de participation (y compris par les investisseurs providentiels et les investisseurs en capital-risque) et les aides publiques. Il est clairement établi que les jeunes entreprises innovantes ont du mal à trouver des sources de financement. Les enquêtes montrent par exemple que dans la zone euro, les petites et moyennes entreprises (PME) innovantes citent l’accès au financement comme l’un des principaux problèmes rencontrés au lendemain de la crise de la dette souveraine de 2011 (CE, 2011). Ces difficultés tiennent au caractère très risqué des activités entrepreneuriales, ainsi que d’une asymétrie de l’information entre les investisseurs et les entrepreneurs. Les nouvelles entreprises ont en outre l’inconvénient de manquer de capitaux et de ressources humaines, de n’avoir pas tous les nantissements nécessaires et d’être dépourvues d’expérience. La qualité du projet et la disposition générale du chef d’entreprise à investir jouent souvent un rôle déterminant dans la capacité de l’entrepreneur innovant à trouver un financement.

    • Startups et création d'entreprises innovantes

      La création et la fermeture d’entreprises, de même que la croissance des nouvelles entreprises, contribuent à renforcer la productivité et stimulent la croissance économique. Les nouvelles entreprises exercent une pression concurrentielle sur les entreprises en place et optimisent l’allocation des ressources en forçant les entreprises moins efficientes à cesser leur activité, processus que Schumpeter a qualifié de « destruction créatrice ». Cette dynamique est particulièrement importante au sortir d’une récession, car la création d’entreprises peut aider à relancer la croissance de la productivité et la création d’emplois (OCDE, 2010 ; Criscuolo et al., 2014). Les startups peuvent exploiter des connaissances non utilisées ou sous-utilisées par les entreprises existantes et s’appuyer sur les retombées intellectuelles pour entrer sur de nouveaux marchés ou des marchés existants (Acs et al., 2009). Cela est particulièrement vrai dans les secteurs à forte intensité de savoir.

    • Nouvelles politiques industrielles

      Les politiques industrielles englobent de nombreuses formes d’intervention, qui ne se rapportent pas toutes spécifiquement au secteur manufacturier. On peut les définir en un sens large comme « tout type d’intervention ou de politique gouvernementale cherchant à améliorer l’environnement des entreprises ou à modifier la structure de l’activité économique au profit de secteurs, de technologies ou de tâches dont on escompte des perspectives de croissance économique ou de bien-être sociétal plus favorables qu’en l’absence de l’intervention envisagée » (Warwick, 2013).

    • Stimuler la demande d'innovation

      La politique de l’innovation axée sur la demande est souvent perçue comme un ensemble de mesures gouvernementales visant à accroître la demande d’innovation des secteurs public et privé, à créer les conditions propices à l’adoption des innovations, ou à améliorer la coordination de la demande de façon à stimuler l’innovation et à faciliter sa diffusion (Edler, 2007). Son objectif est généralement d’abaisser les obstacles à la commercialisation et à la diffusion des innovations.

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    • Missions et orientation de la recherche publique

      La recherche publique est effectuée par des universités de recherche et des établissements publics de recherche (EPR) appartenant au secteur public, gérés par lui ou financés principalement sur fonds publics (IPP, 2014). Les EPR regroupent des institutions de types très divers dont la mission, les activités, le mode de gouvernance et les performances varient énormément d’un pays à l’autre. Bien que certains d’entre eux offrent des services d’éducation et de formation, les EPR fournissent en général uniquement un soutien de R-D à des entreprises commerciales et à des organes publics ; ils peuvent aussi servir d’intermédiaires entre entreprises et universités en analysant les besoins techniques existant sur le marché (OCDE, 2011). S’agissant des universités, l’enseignement y est une fonction essentielle, parallèlement à la recherche.

    • Financement de la recherche publique

      La recherche publique joue un rôle déterminant dans les systèmes d’innovation. Elle est source de connaissances nouvelles, en particulier dans les domaines d’intérêt public comme la recherche fondamentale ou les domaines se rapportant aux défis sociaux et environnementaux, dans lesquels les entreprises ne sont pas toujours les plus motivées ou les mieux équipées pour investir.

    • Science ouverte

      Les technologies de l’information et des communications (TIC), les nouvelles infrastructures de stockage de données et le traitement massif de données font évoluer les modalités d’exécution des projets scientifiques et de diffusion des résultats de la recherche. Elles offrent de nouvelles possibilités d’ordonner les ressources et moyens affectés à la recherche, et d’organiser et de publier les résultats obtenus (qu’il s’agisse de publications scientifiques ou de grands ensembles de données) en vue de les rendre accessibles gratuitement, ou à un coût marginal extrêmement faible, aux autres scientifiques et chercheurs et aux utilisateurs potentiels dans les milieux d’affaires et la société en général. En outre, même si des disciplines telles que la physique et la médecine sont depuis longtemps des domaines à forte intensité de données, les TIC permettent de réunir de grandes quantités de données pouvant servir de base à des expériences et des recherches scientifiques, et contribuent à ce que la science s’appuie de plus en plus sur les données. On emploie souvent le terme de science ouverte pour qualifier cette transformation de la science en une activité plus ouverte et plus axée sur les données. Cette évolution est rendue possible par les politiques publiques qui encouragent une plus grande accessibilité des résultats de la recherche financée sur fonds publics (publications et données comprises).

    • Commercialisation des rÉsultats de la recherche publique

      La commercialisation des résultats de la recherche publique est l’un des objectifs majeurs des politiques scientifiques et technologiques nationales, et l’une des fonctions principales des universités et des établissements publics de recherche, avec l’enseignement et la diffusion du savoir. La recherche publique est à l’origine de nombre d’innovations qui peuvent être des sous-produits de la recherche fondamentale ou, parfois, qui découlent de recherches sans perspective d’application commerciale directe. Parmi les exemples bien connus figurent les techniques de recombinaison de l’ADN, le système mondial de radiorepérage (GPS), la technologie MP3, et Siri, la technologie de reconnaissance vocale d’Apple. Les données relatives aux sources scientifiques d’un grand nombre de brevets actuels dans les domaines de la nanotechnologie, des TIC et de la biotechnologie confirment également les liens entre innovation technologique et recherche publique (OCDE, 2013a).

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  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les résumés Profils des politiques STI : Réseaux, pôles et transferts

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    • Innovation et économie numérique

      L’Internet est un important moteur de l’innovation et de la croissance. Il accélère la diffusion de l’information, renforce l’efficience de la communication, facilite l’établissement de réseaux entre entreprises et réduit les distances géographiques. L’écosystème de l’économie numérique est constitué principalement d’infrastructures de communication à haut débit, de contenus numériques et d’applications intelligentes.

    • Pôle d'activité et spécialisation intelligente

      Un pôle d’activité est une zone géographique où des entreprises, des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, et d’autres entités publiques et privées se concentrent de façon à faciliter la collaboration sur des activités économiques complémentaires. Si certains des principaux pôles d’activité dans le monde sont spécialisés dans les hautes technologies (la Silicon Valley ou Bangalore, par exemple), il en existe aussi dans d’autres secteurs, de la viticulture à l’automobile, en passant par les biotechnologies.

    • Politiques des brevets

      Un brevet est un document légal accordant à son détenteur le droit d’empêcher d’autres personnes d’utiliser une invention particulière. Si l’invention brevetée perce sur le marché, le détenteur du brevet tirera profit de sa position de monopole. Les brevets, par conséquent, permettent aux inventeurs d’internaliser les avantages qu’ils génèrent. En l’absence d’un tel système, les inventions pourraient être imitées, ce qui réduirait le rendement de l’investissement des inventeurs. Les brevets sont accordés en échange de la divulgation de l’invention et jouent donc un rôle dans la diffusion des connaissances. Les inventeurs et les entreprises déposent leurs demandes de brevets auprès des offices de brevets, qui octroient ou refusent un brevet pour la région qui relève de leur compétence, principalement le marché intérieur, conformément à la législation. Les offices de brevets sont pour la plupart des organisations nationales ; la principale exception est l’Office européen des brevets (OEB).

    • Marchés de la propriété intellectuelle

      Les droits de propriété intellectuelle (DPI) – brevets, marques, dessins et modèles industriels et droits d’auteur – s’échangent de plus en plus sur le marché. Les politiques publiques agissent fortement sur les marchés de la propriété intellectuelle et influencent par conséquent leur impact sur l’innovation. Dans le monde réticulaire d’aujourd’hui, la circulation des idées est décisive pour l’innovation. Les flux de connaissances permettent une meilleure utilisation, plus large et plus diversifiée, des compétences et du savoir, au-delà des usages ou applications envisagés par le propriétaire unique. Les inventeurs, concepteurs et auteurs, en particulier les chercheurs des universités et des établissements publics de recherche, ne sont pas toujours les mieux placés pour exploiter leurs propres connaissances. C’est pourquoi ces organisations cherchent de plus en plus à commercialiser leur capital intellectuel. Cependant, les coûts de transaction élevés s’opposent fréquemment à la négociation de licences ou d’autres types d’accords.

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  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les résumés Profils des politiques STI : Les compétences pour l’innovation

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    • Renforcer la formation et les compÉtences au service de l'innovation

      Les politiques de l’éducation jouent un rôle décisif au regard de l’innovation, en fournissant les bases et les compétences nécessaires à une économie innovante pour initier des processus et entreprendre des changements organisationnels, et aussi pour adopter de nouveaux produits et s’adapter au changement dans le temps. Un certain nombre de pays de l’OCDE et de pays partenaires soulignent que la formation et les compétences constituent des priorités essentielles de leurs politiques d’innovation. Étant donné l’impact profond que l’innovation et le développement technologique ont produit ces dernières décennies sur le marché du travail et sur les compétences requises pour de nombreux emplois, l’attention se porte de plus en plus sur la capacité effective du système éducatif à fournir aux jeunes les compétences dont ils ont besoin pour participer et s’adapter à l’innovation sur le lieu de travail.

    • Politiques d'emploi des travailleurs hautement qualifiés

      La demande de travailleurs hautement qualifiés sur le marché du travail a progressé rapidement à mesure que les pays avancés évoluaient vers l’économie du savoir. Étant donné l’importance des ressources humaines dans l’innovation, les diplômés de l’enseignement supérieur jouissent de meilleures perspectives d’emploi, de salaires plus élevés et de possibilités de formation plus nombreuses que les autres travailleurs (OCDE, 2013a ; OCDE, 2014). Ils sont moins exposés au risque de chômage, surtout de longue durée. Ils ont aussi moins souffert de la crise mondiale (OCDE, 2012a) et, contrairement à ce qui s’est passé pour d’autres catégories de travailleurs, l’emploi dans les professions intellectuelles et techniques (travailleurs hautement qualifiés non cadres) a montré des signes de reprise entre 2011 et 2012 (OCDE, 2013a). Les études supérieures sont donc un facteur d’employabilité et d’apprentissage tout au long de la vie.

    • Bâtir une culture de la science et de l'innovation

      L’innovation exige le développement et la mobilisation d’une gamme étendue de compétences sur les lieux de travail et dans toute la société (Hanel, 2005 ; OCDE, 2010 ; Toner, 2011). Les compétences pertinentes aux fins de l’innovation englobent un large éventail d’attributs personnels, notamment des connaissances spécialisées adéquates (expertise théorique et pratique, et savoir-faire), l’aptitude à la pensée créative (capacités de réflexion et d’analyse) et certaines caractéristiques comportementales et sociales (confiance en soi, prise de risques, aptitude à diriger et à travailler en équipe, ouverture à l’égard du changement). L’innovation peut bénéficier de certaines valeurs sociales et culturelles, de normes et de comportements aptes à créer une « culture de l’innovation », dans laquelle la perception par le public de la science, de la technologie et de l’entrepreneuriat tient une place très importante.

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  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les résumés Profils STI par pays

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    • Profils STI par pays : Guide du lecteur

      Les profils pays contenus dans l’édition 2014 des Perspectives STI de l’OCDE offrent une description concise des politiques de la science, de la technologie et de l’innovation (STI) qui sont menées dans les pays membres de l’OCDE et d’autres économies, ainsi que de la performance affichée dans ces domaines. Chaque profil a été établi sur la base des réponses communiquées dans les questionnaires préparatoires aux éditions 2012 et 2014 des Perspectives, ainsi qu’à partir d’autres sources de données, y compris de l’OCDE.

    • Argentine

      Le gouvernement argentin reconnaît l’innovation comme une source de croissance essentielle et concentre actuellement ses efforts dans plusieurs domaines.

    • Australie

      L’Australie a particulièrement bien résisté à la crise mondiale et profité de l’essor des produits de base. Suite aux élections législatives de 2013, elle met en œuvre Our Plan – Real Solutions for all Australians, qui vise à renforcer et diversifier davantage l’économie, et à améliorer l’efficacité de l’administration et la productivité des entreprises.

    • Autriche

      Le système de recherche et d’innovation de l’Autriche, petit pays d’Europe avancé et ouvert, a vite progressé. Il importe d’en poursuivre le développement dynamique. Après près de deux décennies de croissance soutenue, la hausse des dépenses de R-D s’est ralentie suite à la crise financière, et les contraintes budgétaires pèsent sur les dépenses publiques de R-D. Le principal défi est d’accroître l’efficacité des dépenses courantes et de poursuivre les réformes structurelles et institutionnelles des organismes de recherche et des administrations publiques grâce à des initiatives pour résorber les goulots d’étranglement du système de recherche, de technologie et d’innovation (RTI). Le Conseil des ministres a annoncé en mars 2011 une nouvelle stratégie RTI pour 2011-20 : Devenir un chef de file de l’innovation.

    • Belgique

      La Belgique est une petite économie de l’UE ouverte au commerce international et à l’IDE, fortement orientée vers les services et dotée de secteurs technologiques compétitifs à l’international (produits pharmaceutiques et chimiques).

    • Brésil

      Le Brésil, pays émergent, est la septième économie du monde. Il a bien résisté à la crise économique mondiale, mais sa croissance s’est ralentie depuis deux ans. Le Grand plan 2011-14, adopté en 2011 pour stimuler l’économie, donne à l’innovation un rôle central et inclut d’importantes propositions de modification des cadres législatifs.

    • Canada

      La croissance du Canada, neuvième économie mondiale, est tirée par les exportations et devrait s’affermir en 2014-15. Quoique perfectible, le système STI canadien est bien développé.

    • Chili

      Sur la période 2008-13, la croissance de la productivité du Chili a dépassé celle de la plupart des pays de l’OCDE. Le système STI chilien est à la traîne par bien des aspects, mais il est en train de rattraper son retard dans certains domaines.

    • Chine

      La croissance de la Chine diminue. Pour rééquilibrer son économie, elle modifie son schéma de croissance, en misant moins sur les exportations et l’investissement, et plus sur la consommation privée. L’innovation devient plus importante : la Chine a consacré plus de 1.99 % de son PIB à la R-D en 2012, comblant ainsi l’écart avec l’UE28.

    • Colombie

      La Colombie a connu une forte croissance économique au cours de la dernière décennie et a bien résisté à la crise financière mondiale, bien qu’elle reste confrontée aux défis de doper la croissance de la productivité et de diversifier son économie. C’est dans ce contexte que les pouvoirs publics ont défini les enjeux STI suivants dans la Stratégie nationale d’innovation (2010-14).

    • Costa Rica

      Le Costa Rica est connu pour avoir une croissance vigoureuse tirée par les exportations. En 2011, il était la deuxième plus grande économie d’Amérique centrale, avec un PIB par habitant de 12 157 USD. L’objectif du Plan stratégique STI (PNCTI) 2011-14 est de poursuivre cette croissance.

    • République tchèque

      La République tchèque est une économie européenne ouverte. L’industrie y représente plus du tiers du PIB, soit considérablement plus que la moyenne OCDE. Une reprise tirée par les exportations et stimulée par le secteur de l’automobile s’est enclenchée au début de 2013, après six trimestres de contraction de l’activité. La croissance économique devrait s’accélérer en 2014. Le système STI s’aligne avec les normes de l’OCDE sur certains points, mais il reste à la traîne dans l’ensemble.

    • Danemark

      Le Danemark est un pays hautement développé d’Europe dans lequel les entreprises innovent beaucoup, et c’est un chef de file mondial des technologies des énergies renouvelables. La stratégie d’innovation Denmark A Nation of Solutions (2012-20), lancée en décembre 2012, représente un tournant vers une approche axée sur la demande, qui s’articule sur des flux de connaissances renforcés et des capacités d’innovation accrues dans le secteur de l’éducation.

    • Estonie

      L’Estonie est un petit pays d’Europe qui connaît des turbulences depuis 2008 : contraction de l’activité de 14.1 % en 2009, croissance de 9.6 % en 2011, puis croissance de 0.8 % seulement en 2013. Dans le cadre de sa Stratégie de recherche-développement et d’innovation fondée sur le savoir Estonia II (2007-13), le gouvernement a élaboré deux stratégies à moyen terme : la Stratégie pour la R-D et l’innovation (2014-20) et la Stratégie de développement de l’entrepreneuriat (2014-20).

    • Finlande

      La Finlande est un pays d’Europe du Nord dont la structure industrielle est dominée par les hautes et moyennes-hautes technologies, et spécialisée dans les TIC (partie 3). Le système STI finlandais est performant selon les normes OCDE. Un Plan d’action pour la politique de recherche et d’innovation (TINTO), mis en œuvre en décembre 2012, met de nouveau l’accent sur l’éducation, ainsi que sur la recherche et l’innovation à tous les niveaux.

    • France

      L’économie française se situe au deuxième rang de la zone euro et affiche une croissance modeste depuis quelques années. La désindustrialisation prononcée influe sur la compétitivité des exportations. C’est pourquoi la priorité de l’État est de mobiliser la science et la technologie au service d’une croissance fondée sur l’innovation.

    • Allemagne

      L’Allemagne est un acteur majeur de l’innovation et des sciences. La Stratégie fédérale pour la haute technologie (SHT) fixe des orientations à moyen terme pour la R-D et l’innovation : renforcer la base scientifique et technique, stimuler l’innovation et la création d’emplois, et aider à relever les défis mondiaux pour améliorer la qualité de vie. Elle s’intégrera dans une stratégie interministérielle globale d’innovation, couvrira les innovations technologiques et sociétales, et visera à accélérer et à améliorer la mise en pratique des résultats de la recherche.

    • Grèce

      La Grèce subit depuis 2008 une récession prononcée et prolongée. Pour y remédier, elle a entrepris de profonds ajustements budgétaires et de vastes réformes structurelles. Améliorer les conditions-cadres de l’innovation et vaincre les grandes faiblesses du système d’innovation sont d’importantes étapes pour retrouver la compétitivité et une croissance durable.

    • Hongrie

      La Hongrie est un pays d’Europe centrale dont le secteur industriel est solide, et où l’investissement étranger et la technologie jouent un rôle important. La recherche scientifique s’y inscrit dans une longue tradition. En juin 2013, le gouvernement a adopté la Investment in the Future : National Research and Development and Innovation Strategy (stratégie nationale de recherche-développement et d’innovation)  (2013-20), axée sur les principaux domaines stratégiques.

    • Islande

      L’Islande s’est diversifiée depuis dix ans dans les services de diffusion du savoir en complément des secteurs basés sur les ressources, pêche et aluminium en particulier. Le tourisme a aussi connu une croissance rapide. La crise financière de 2008 a durement affecté l’économie et le secteur STI n’a pas fini de se rétablir. La nouvelle politique scientifique et technologique (2014-16), qui coïncide avec l’arrivée aux affaires du nouveau gouvernement, est axée sur les ressources humaines et le recrutement, la coopération et l’efficacité, la croissance et la création de valeur, l’impact et le suivi. Un plan d’action a été lancé.

    • Inde

      L’Inde est un très grand pays et une économie émergente en croissance rapide. C’est un centre mondial de services informatiques à forte intensité de savoir, et de technologies de l’information. Cependant, son taux de croissance s’est quelque peu ralenti ces dernières années, et la pauvreté y reste un problème majeur. L’innovation est considérée comme primordiale pour le développement socio-économique du pays. Avec sa stratégie nationale Decade of Innovations 2010-20, l’Inde est déterminée à renforcer ses capacités scientifiques et techniques. L’objectif est de porter la DIRDE à 2 % du PIB en doublant la contribution des entreprises d’ici à 2020.

    • Indonésie

      Durant la crise financière mondiale et le ralentissement de l’économie mondiale, l’Indonésie a maintenu une croissance du PIB relativement élevée, de 5.9 % en moyenne entre 2009 et 2013. Le gouvernement indonésien est conscient de l’importance que revêt l’innovation pour maintenir une croissance forte.

    • Irlande

      Après une longue récession précédée d’une grave crise financière, l’Irlande a commencé à se rétablir grâce à des réformes structurelles et à un assainissement budgétaire. La Stratégie pour la science, la technologie et l’innovation (SSTI) 2006-13 fixe les objectifs de la politique de R-D et d’innovation et le cadre de mise en œuvre. Le Plan national de relance (NRP) 2011-14 fait aussi de la R-D une priorité pour l’investissement, à l’instar de la Stratégie nationale pour l’enseignement supérieur pour 2030.

    • Israël

      En Israël, les technologies, surtout les TIC, sont un moteur essentiel de l’économie. La crise financière mondiale n’a guère freiné la croissance, et la découverte récente de gisements de gaz naturel a dopé le PIB. Cependant, cette croissance induite par la technologie n’a pas été assez inclusive : la pauvreté et les inégalités se sont aggravées, et le pays traverse une période d’assainissement budgétaire. Compte tenu des pressions sur les budgets publics et des ajustements consécutifs des dépenses publiques de STI, une concurrence accrue entre les entreprises pourrait rendre l’innovation plus inclusive. La politique STI s’articule sur des mesures spécifiques par domaine plutôt que sur une stratégie globale.

    • Italie

      L’Italie poursuit les réformes structurelles et l’assainissement budgétaire entrepris depuis 2011 pour trouver la voie d’une croissance durable sur de bonnes bases macroéconomiques. Le gouvernement a lancé en 2013 Destination Italy, un plan national pour attirer l’IDE et renforcer la compétitivité des entreprises.

    • Japon

      Après vingt ans de croissance lente, le Japon présente les signes d’un dynamisme retrouvé. Troisième pays du monde en termes de PIB après les États-Unis et la Chine, il est, avec un budget de 3.35 % du PIB, un des pays les plus intensifs en R-D. Ses perspectives de croissance sont assombries par le vieillissement de sa population, une dette nationale élevée (plus de 230 % du PIB) et les effets du grand séisme survenu dans l’est du pays. Le 4e Plan fondamental pour la science et la technologie (2011-16) promeut une approche intégrée de la politique d’innovation, axée sur les enjeux, devant être mise en œuvre et promue conjointement avec la société. La priorité est donnée à l’environnement, à l’énergie, à la santé et aux défis sociaux. En 2013, le Japon a adopté une Stratégie globale pour la science, la technologie et l’innovation, qui s’inscrit dans une perspective à long terme et trace une feuille de route vers une société idéale.

    • Corée du Sud

      Grâce à un développement rapide des secteurs des TIC et de l’électronique, la Corée est depuis dix ans un des pays de l’OCDE ayant la croissance la plus rapide. Elle a résisté à la crise mondiale mieux que la plupart des pays membres et non membres de l’OCDE et elle est le pays du monde le plus intensif en R-D, avec une DIRD de 4.36 % du PIB en 2012. La Corée est cependant confrontée à des défis : ralentissement de la croissance, aggravation des inégalités et du chômage, vieillissement rapide de la population et problèmes écologiques émergents. Le 3e Plan fondamental pour la science et la technologie (2013-17) définit la nouvelle voie gouvernementale vers la prospérité économique et le bien-être public avec la stratégie High Five, destinée à relever les défis à long terme.

    • Lettonie

      La Lettonie est un petit pays de l’UE qui a retrouvé une croissance positive depuis 2011 après avoir connu une contraction de l’activité entre 2008 et 2010. Les pouvoirs publics ont récemment modifié leur action dans divers domaines et défini plusieurs priorités STI.

    • Lituanie

      Après une chute du PIB de 15 % en 2009, la Lituanie, grâce à de grandes réformes économiques, une baisse des dépenses et des hausses d’impôts, a rapidement redémarré en 2010. Depuis, elle connaît une des plus fortes croissances de l’UE, avec une hausse moyenne du PIB de 3.6 % par an sur 2010-13. Elle s’apprête à lancer son programme national pour l’innovation 2014-20, qui doit soutenir la compétitivité et la croissance.

    • Luxembourg

      Le Luxembourg, petite économie ouverte, affiche l’un des PIB par habitant les plus élevés au monde. Après avoir beaucoup investi, ces dernières années, pour ériger, presque ex nihilo, une base scientifique d’avant-garde, le gouvernement s’emploie à présent à ce que cette base gagne en efficience et en efficacité, améliore les performances nationales en matière d’innovation et accompagne la mutation structurelle de l’économie nationale.

    • Malaisie

      La Malaisie est un pays émergent dynamique d’Asie du Sud-est, avec une croissance moyenne de 4.1 % entre 2009 et 2012 et un revenu national brut par habitant de 22 280 USD en 2012. La politique STI nationale (NSTIP) (2013-20) annoncée en 2013 définit des orientations stratégiques qui concernent notamment l’investissement pour la transition vers une économie d’innovation d’ici à 2020. Le Premier ministre a par la suite annoncé le programme Science pour l’action (S2A) pour la mise en œuvre de la NSTIP, un des axes stratégiques du 11e Plan Malaisie (2016-20).

    • Mexique

      Le Mexique, deuxième économie d’Amérique latine, a enregistré sur les quatre dernières années une croissance de 3.5 % en termes réels. Cependant, pour que cette croissance dure, le pays doit améliorer sa productivité et diversifier ses marchés d’exportation. Le Programme national de développement 2013-18 a été conçu dans cette optique, pour poser les bases d’une économie du savoir.

    • Pays-Bas

      Les Pays-Bas sont l’une des économies mondiales les plus avancées – dont la croissance à long terme repose sur l’entrepreneuriat et l’innovation –, mais ils ne se sont pas totalement remis de la crise. Les exportateurs néerlandais ont bénéficié moins que d’autres des marchés émergents. La productivité est certes élevée, mais la croissance est plutôt faible. L’augmentation de l’investissement dans le savoir et l’innovation est une condition essentielle pour relancer la croissance et la compétitivité, ainsi que pour relever les défis sociaux. L’approche axée sur les grands secteurs – annoncée en 2011 – privilégie l’attribution des ressources publiques à certains secteurs et encourage la coordination des activités qui y sont menées par les entreprises, les établissements éducatifs et les pouvoirs publics.

    • Nouvelle-Zélande

      La Nouvelle-Zélande est une économie à vocation exportatrice, tributaire du secteur primaire. Frappée de plein fouet par la crise de 2008-09 et la chute de la demande mondiale, elle a entrepris un assainissement budgétaire pour réduire sa dette publique. Après le séisme de Christchurch en 2010, l’investissement dans le logement et l’infrastructure publique a stimulé la reprise. Le pays a ensuite connu une forte croissance et devrait continuer sur cette voie. Cette croissance est une priorité, et la science et l’innovation sont considérées comme ses principaux moteurs, comme le montre la hausse de 60 % de l’investissement public dans la science et l’innovation depuis 2007-08. Le gouvernement veut diversifier l’économie en combinant la croissance du secteur primaire avec l’augmentation de l’investissement dans le secteur manufacturier et les services à forte valeur ajoutée. Malgré une recherche peu développée (la DIRD ne représentait que 1.27 % du PIB en 2012), la Nouvelle-Zélande a amélioré son avantage technologique dans les bio- et les nanotechnologies, qui dépasse désormais celui de la zone OCDE et de l’UE28 (partie 3). Le programme de développement des entreprises de 2012 mise sur l’exportation, l’innovation, les infrastructures, une main-d’œuvre qualifiée et des postes de travail sécurisés, les ressources naturelles et les marchés de capitaux.

    • Norvège

      La Norvège enregistre l’un des revenus par habitant les plus élevés du monde, en raison non seulement de ses nombreuses richesses et de sa gestion prudente des ressources naturelles, mais aussi de sa forte productivité. Le nouveau gouvernement, entré en fonction en octobre 2013, prépare des initiatives de taille.

    • Pologne

      Grâce à une offre compétitive, la Pologne a pu afficher de meilleurs résultats économiques que la plupart des pays de l’UE au cours de la récente crise, mais un net ralentissement de l’activité est à noter depuis 2012-13. La stratégie Dynamic Poland 2020 (2013-20), le programme de développement de l’entrepreneuriat (PDE) et le Programme national de recherche (PNR) définissent l’orientation stratégique de la politique STI et de sa mise en œuvre.

    • Portugal

      L’économie portugaise a connu un fléchissement au lendemain de la crise financière mondiale, en 2011-13. Une hausse du PIB en termes réels est toutefois prévue en 2014. Le gouvernement a pris des mesures fortes pour rétablir la viabilité des finances publiques et relancer la croissance. Les réformes en cours ont pour but d’améliorer la réglementation des marchés (du travail et des produits), de moderniser l’enseignement et de mettre à niveau les compétences, ainsi que d’accroître l’innovation.

    • Fédération de Russie

      La Fédération de Russie possède depuis longtemps des atouts dans le domaine de la science et la technologie, mais elle devra en améliorer l’exploitation si elle veut diversifier son économie et réduire sa dépendance à l’égard des ressources naturelles. Des décrets présidentiels de 2012 fixent les grands objectifs de la politique STI du pays, notamment l’augmentation de la DIRD à 1.77 % du PIB à l’horizon 2015.

    • République slovaque

      La République slovaque est l’une des économies les plus dynamiques d’Europe. Avec l’augmentation des exportations et de l’investissement sous l’effet de la forte demande étrangère, la croissance devrait être au rendez-vous. Le système STI s’est en revanche peu développé.

    • Slovénie

      La Slovénie est devenue en moins de 20 ans une économie de marché. Elle a pris sa place sur les marchés mondiaux et a adhéré à l’UE, à l’Union monétaire européenne et à l’OCDE. Elle arrive en tête des pays en transition d’Europe centrale et orientale pour le PIB par habitant et une série d’indicateurs de l’innovation.

    • Afrique du Sud

      L’économie émergente sud-africaine se trouve à une étape cruciale de son Plan décennal pour l’innovation (TYIP) 2008-18, qu’elle coordonne aujourd’hui avec son Cadre national d’action en matière industrielle et d’autres impératifs d’ordre socio-économique.

    • Espagne

      Après une récession prolongée, l’Espagne devrait renouer avec la croissance en 2014 et 2015. Le gouvernement applique les mesures énoncées dans deux documents stratégiques approuvés par le Conseil des ministres en février 2013 : la Stratégie pour la science, la technologie et l’innovation (SSSTI) (2013-20) et le Plan national/public pour la recherche et l’innovation scientifique et technique (2013-16).

    • Suède

      Suite à la crise de 2008-09, l’économie suédoise a connu une croissance nettement plus rapide que les autres pays de l’OCDE. La durabilité de cette croissance dépendra des performances futures du pays en matière de recherche et d’innovation. Pour s’assurer que la Suède deviendra un leader dans ces deux domaines, le projet de loi 2013-16 prévoit une méthode de financement plus sélective reposant sur la qualité, avec un budget public de R-D nettement supérieur.

    • Suisse

      La Suisse est une petite économie ouverte et prospère, dotée d’excellents atouts dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation, qui a à cœur de rester un chef de file mondial de la recherche et de l’innovation. Aussi le gouvernement fédéral a-t-il arrêté les objectifs ci-après dans le message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation (message FRI) pour 2013-16 : rehausser le niveau, déjà élevé, de l’investissement concurrentiel dans la R-D publique, augmenter les effectifs de personnel hautement qualifié et réunir des conditions-cadres propices à l’innovation et au maintien de la compétitivité internationale de la Suisse. Le plan financier de la Confédération prévoit une augmentation moyenne des crédits de 3.7 % par an au cours de la période 2013-16, ce qui portera le total des dépenses à environ 35.6 milliards USD (26 milliards CHF). Le Parlement a approuvé 11 comptes budgétaires totalisant 32.9 milliards USD (24 milliards USD).

    • Turquie

      La Turquie, grande économie à revenu intermédiaire de la zone OCDE, connaît une forte croissance. Bien qu’ayant progressé à un rythme rapide ces dernières années, son industrialisation accuse un ralentissement depuis deux ans. Les capacités STI du pays se sont beaucoup développées, et la DIRD a augmenté de 8.2 % par an entre 2007 et 2012.

    • Royaume-Uni

      L’économie britannique est très ouverte, et son système STI jouit d’un solide financement et d’une forte participation des entreprises étrangères. La Stratégie industrielle lancée en 2012 oriente la politique d’innovation vers les domaines dans lesquels l’action gouvernementale peut avoir un impact réel et précoce.

    • États-Unis

      Les États-Unis sont depuis longtemps  – et demeurent – à la pointe de la science, de la technologie et de l’innovation. Les études sur l’innovation d’entreprise ou la courbe d’évolution de la productivité multifactorielle indiqueraient toutefois que l’avance des États-Unis diminue, malgré leurs universités de renommée internationale et leurs entreprises technologiques présentes dans le monde entier. L’activité des entreprises en matière de R-D et de brevets augmente aussi moins vite que par le passé. La stratégie de 2009, actualisée en février 2011, fournit des pistes pour orienter l’action gouvernementale vers une économie basée sur l’innovation.

    • Union européenne

      Les 28 États membres de l’Union européenne (UE) représentent 25 % du PIB mondial, 15 % du commerce international (hors échanges intracommunautaires) et près de 31 % de la DIRDE de la zone OCDE. Comme ils se trouvent à divers stades de développement économique, leurs capacités STI diffèrent, de même que leur structure industrielle et commerciale. Le programme européen Horizon 2020, adopté début 2014, fixe le cap stratégique que l’UE devra suivre en matière de politique et d’investissement concernant la recherche et l’innovation jusqu’en 2020.

    • Annexe méthodologique des profils par pays des Perspectives STI de l'OCDE 2014

      Les profils par pays () présentent les grandes caractéristiques, forces et lacunes des systèmes STI nationaux et les principales évolutions récemment intervenues dans les politiques STI nationales. La présente annexe expose les principes conceptuels, les sources et la méthodologie employés pour élaborer ces profils.

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