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Dynamique mondiale de la science, de la technologie et de l'innovation
Ce chapitre fait le point des principales tendances de la science, de la technologie et de l’innovation dans la zone OCDE et dans les BRICS. Nous examinons les tout derniers indicateurs et données disponibles concernant les éléments mis en oeuvre, les produits et les incidences de la R-D et de l’innovation. Chaque fois que c’est possible, l’analyse met en exergue les faits nouveaux en les comparant aux tendances de long terme. Nous examinons aussi le financement de l’activité d’innovation, les performances en matière d’innovation, la R-D dans les technologies essentielles, les produits scientifiques et technologiques de la R-D et de l’innovation, le rôle de la mondialisation dans l’évolution des tendances de l’innovation à l’échelle mondiale ainsi que les ressources humaines de la science et de la technologie.
Principales évolutions des politiques nationales de la science, de la technologie et de l'innovation
On trouvera dans ce chapitre un aperçu des tendances clés des politiques nationales de la science, de la technologie et de l’innovation, et notamment les politiques et programmes introduits entre 2006 et 2008. Il passe en revue les évolutions dans les domaines suivants : la recherche réalisée par le secteur public, les aides publiques à la recherche-développement (R-D) et à l’innovation dans les entreprises, la collaboration et la mise en réseau des organismes participant à l’innovation, la mondialisation de la R-D et de l’innovation ouverte, les ressources humaines en science et technologie (RHST) ainsi que l’évaluation des politiques de la recherche et de l’innovation.
Australie
Le panorama australien en matière d’innovation se caractérise par un certain nombre de points forts remarquables. Par ses publications scientifiques, l’Australie se classe nettement au-dessus de la moyenne : elle produit 780 articles scientifiques par million d’habitants (soit plus de 2 % du total de ces publications dans le monde) et occupe le 16e rang mondial pour ce qui est du retentissement de ses publications. Elle possède également une solide assise de compétences. Les ressources humaines en science et technologie représentent 38 % de la population active et, en 2004, on comptait 8.4 chercheurs pour mille emplois, chiffre qui s’explique par le grand nombre d’entre eux travaillant dans le secteur de l’enseignement supérieur.
Autriche
L’Autriche obtient de bons résultats selon plusieurs indicateurs de science et d’innovation. Environ 25 % des entreprises ont lancé des innovations de produit nouvelles pour le marché durant la période 2002-04, et plus du tiers des entreprises du secteur manufacturier et de celui des services mènent des activités d’innovation non technologique. Le nombre de publications scientifiques autrichiennes, qui s’établit à 554 articles par million d’habitants, est supérieur à la moyenne.
Belgique
Le système d’innovation de la Belgique possède certaines caractéristiques très positives : les ressources humaines en science et technologie représentent plus de 30 % de l’emploi total, et le nombre de diplômes en science et ingénierie en pourcentage de tous les nouveaux diplômes décernés avoisine la moyenne de l’OCDE. La Belgique se classe parmi les premiers pays de l’OCDE en ce qui concerne la collaboration des grandes entreprises avec des organisations partenaires en matière d’innovation. En 2002-04, plus de 60 % d’entre elles collaboraient avec une autre entité, plus de 30 % avec des établissements d’enseignement supérieur et quelque 20 % avec des institutions d’État. En outre, son système d’innovation est très ouvert : une part considérable des activités de R-D est financée par des sources étrangères et une part supérieure à la moyenne des brevets obtenus le sont avec des co-inventeurs étrangers.
Canada
Le Canada présente aussi bien des atouts que des faiblesses en ce qui concerne l’innovation. Il est bien placé du point de vue de la quantité et de la qualité des articles scientifiques, mais le nombre de brevets de familles triadiques est encore inférieur à la moyenne de l’OCDE et à celle de l’UE25. Ses résultats sont satisfaisants si l’on considère le nombre d’entreprises qui lancent des innovations de produit nouvelles pour le marché (des PME principalement), bien que la part du chiffre d’affaires imputable à ces produits soit l’une des plus faibles dans la zone OCDE. Sur un plan plus général, la croissance de la productivité est devenue un sujet de préoccupation. La productivité du travail avait certes progressé à un rythme dépassant la moyenne de l’OCDE entre 1995 et 2000, mais elle a fléchi depuis, avec une croissance annuelle de 1 % dans les années 2001-06, alors que la moyenne des pays de l’OCDE est de 1.8 %.
République tchèque
La République tchèque s’emploie sans relâche à rattraper les autres pays de l’OCDE et, s’agissant de plusieurs indicateurs, elle obtient des résultats plus positifs que d’autres pays de l’OCDE d’Europe orientale. Entre 2002 et 2006, la croissance annuelle du PIB par habitant en termes réels est passée de quelque 2 à 6 %, et la productivité du travail a vigoureusement progressé, à hauteur de 4.1 % par an. Les réformes accomplies et l’adhésion à l’Union européenne donnent un nouvel essor au secteur manufacturier tiré par les exportations et financé par l’investissement direct étranger.
Danemark
Depuis la seconde moitié des années 90, on observe une reprise de l’activité d’innovation, et le Danemark est désormais l’un des pays membres de l’OCDE qui enregistrent les meilleurs résultats selon nombre d’indicateurs de l’innovation. Les gains de productivité se sont cependant ralentis et l’écart persiste, en termes de PIB par habitant, par rapport aux pays les plus performants.
Finlande
La Finlande n’a guère cessé de se trouver à l’avant-garde de l’investissement et des performances en matière d’innovation, et elle met en oeuvre à cet égard une politique qui est au coeur de ses politiques publiques. Elle se classe deuxième parmi les pays de l’OCDE en ce qui concerne l’intensité de R-D (qui représente 3.45 % du PIB) et entend atteindre 4 % du PIB d’ici à 2010. La R-D des entreprises s’est établie à 2.44 % du PIB en 2007 et l’intensité de la R-D a doublé en 15 ans dans l’enseignement supérieur. De même, la Finlande est en tête dans la zone OCDE par le nombre de chercheurs rapporté à la population active et, entre 1997 et 2006, le nombre de chercheurs a avoisiné une croissance annuelle moyenne de près de 5 %.
France
Nul n’ignore les atouts de la France dans des domaines tels que l’énergie nucléaire, l’aérospatiale et les transports. Néanmoins, les résultats en matière d’innovation, mesurés à l’aune de divers indicateurs, ont reculé ces dernières années. La baisse des dépenses de R-D, qui ont été ramenées de 2.3 % du PIB en 1995 à 2.1 % en 2006, a fait passer la France derrière l’Allemagne (2.5 %), mais elle reste juste devant le Royaume-Uni (1.8 %). Jusqu’au milieu des années 2000, la France s’est laissée distancer par ses principaux concurrents dans des disciplines en plein essor, notamment les biotechnologies et les nanotechnologies.
Allemagne
L’Allemagne est de tongue date l’un deschampions de la zone OCDE en matière de champions de la zone OCDE en matière de science, de technologie et d’innovation. Dotée d’un système national d’innovation parvenu à maturité, qui compte plusieurs grandes entités de recherche et entreprises bien établies, elle détient une part importante et croissante dans les exportations totales de haute et moyennehaute technologie de la zone OCDE, et elle occupe le quatrième rang parmi les pays de l’OCDE qui déposent le plus de brevets (en données ajustées pour tenir compte de la population). Cependant, elle perd du terrain en termes de productivité par rapport aux pays de l’OCDE qui se situent en tête. Il sera essentiel de tirer davantage profit des capacités d’innovation existantes pour stimuler la productivité et maintenir un niveau de vie élevé.
Grèce
Ces dernières années, la croissance économique a été vigoureuse, et le revenu par habitant a sensiblement progressé. Néanmoins, la Grèce est encore l’un des pays de l’OCDE à bas revenu, l’emploi y croît lentement, la productivité du travail est faible et la compétitivité laisse à désirer. Pour ce pays, l’enjeu est d’augmenter son potentiel de croissance et d’améliorer la productivité afin de stimuler l’emploi et de rehausser la qualité de vie.
Hongrie
La Hongrie continue à s’efforcer de rattraper le niveau de vie des autres pays de l’OCDE, et la productivité a progressé à un taux annuel moyen de 4.3 % entre 2001 et 2006. Les progrès réalisés ont toutefois été contrecarrés par l’instabilité des finances publiques, qui a sapé la confiance des entreprises et les a amenées à s’intéresser en priorité au court terme, au détriment d’objectifs à plus long terme tels que l’investissement et l’innovation. Les réformes en cours visant à restaurer la prévisibilité des conditions macroéconomiques et réglementaires sont un préalable essentiel pour que les performances en matière d’innovation s’améliorent.
Islande
Selon nombre d’indicateurs de l’innovation, l’Islande se range parmi les pays de l’OCDE qui font état des meilleurs résultats; en outre, le revenu par habitant y est élevé et la croissance économique vigoureuse. Bien qu’encore à la traîne par rapport aux États-Unis, les gains de productivité du travail y ont été portés à 3.2 % par an durant la période comprise entre 2001 et 2006.
Irlande
Pendant plus d’une décennie, la croissance du PIB par habitant a été l’une des plus rapides de toute la zone OCDE et, en 2006, l’Irlande occupait le quatrième rang dans la zone OCDE en termes de revenu par habitant à parité de pouvoir d’achat. Avec un engagement de dépense en science, technologie et innovation de 8.2 milliards EUR sur la période 2006-13, le gouvernement s’attache à favoriser la création d’une solide base scientifique et à stimuler les entreprises aptes à générer du savoir, à innover et à tirer parti des connaissances sur les marchés mondiaux.
Italie
La part de l’Italie dans les échanges mondiaux a diminué, et la faible croissance de la productivité a créé un écart qui se creuse de plus en plus entre son PIB par habitant et ceux des pays les plus performants de l’OCDE. Pour relancer le dynamisme économique, il faudra faire face à plusieurs difficultés, dont la solution passe notamment, et pour une part décisive, par l’amélioration du contexte dans lequel s’inscrit l’innovation.
Japon
Selon nombre d’indicateurs, le Japon est à l’avant-garde de l’activité scientifique mondiale et fait partie des premiers pays de l’OCDE en termes d’intensité de R-D et de R-D des entreprises. Nonobstant, les productions découlant de la R-D n’ont pas toujours semblé à la hauteur de l’investissement considérable qui lui était consacré. En particulier, la croissance de la productivité du travail ne s’est guère écartée de la moyenne de l’OCDE au cours de la décennie écoulée, et c’est le principal facteur qui explique le décalage du PIB par habitant par rapport aux pays de l’OCDE les plus avancés. Il sera essentiel de renforcer l’efficience du système d’innovation pour que la croissance s’accélère.
Corée
La Corée fait état de performances exceptionnelles depuis quelques décennies. L’innovation – conjuguée à l’adoption et à l’adaptation de technologies importées – a largement contribué à l’effort de rattrapage des économies de l’OCDE les plus avancées. Cependant, pour rester aussi performante en termes de productivité et se rapprocher encore du statut de pays pionnier en technologie, la Corée doit s’attaquer à certains défis.
Luxembourg
Depuis quelques décennies, le Luxembourg enregistre un vif essor économique grâce aux bonnes performances des secteurs de la finance, des transports, du stockage et des communications. Toutefois, en raison de l’incertitude que suscite la croissance future de ces secteurs, le pays doit se préparer à affronter la transition vers un mode de développement différent. L’innovation jouera un rôle majeur dans ce sens en contribuant à la productivité et à la création de nouveaux produits ou services améliorés.
Mexique
Au cours de la décennie écoulée, les efforts du Mexique ont été axés sur la stabilisation macroéconomique et le renforcement de la croissance. Or, les réformes lancées n’ont pas entraîné une augmentation de la productivité suffisante pour rattraper les autres pays de l’OCDE. Le Mexique devra poursuivre les réformes structurelles pour se construire des bases solides propres à stimuler l’innovation, la productivité et la croissance.
Pays-Bas
Les Pays-Bas sont l’un des pays pionniers de l’OCDE en termes de création de savoirs : en 2005, ils occupaient le cinquième rang par le nombre de publications scientifiques par habitant et le troisième par l’importance relative de la documentation citée. Ils se classaient en cinquième position aussi en termes de brevets triadiques déposés par habitant, en partie grâce à la vigueur de l’innovation dans de grandes multinationales comme Philips. De surcroît, une proportion relativement grande de la population active occupe des postes qui nécessitent des ressources humaines en science et technologie, et le système d’innovation néerlandais est très ouvert. Une part considérable de la R-D est financée par des sources étrangères, et un pourcentage relativement élevé d’entreprises collabore à l’innovation.
Nouvelle-Zélande
L’innovation est décisive pour relever le défi actuel et futur qu’est la nécessité d’accélérer la croissance de la productivité en Nouvelle- Zélande pour y faire augmenter le revenu par habitant. Les caractéristiques du pays – éloignement géographique, faible superficie, topographie difficile et primauté de l’exploitation des ressources naturelles – ont forgé son système d’innovation. Pour devenir plus innovante, l’économie a besoin d’excellentes conditions d’activité commerciale, de mécanismes robustes d’orientation et de financement du système de recherche public, et de solides réseaux nationaux et internationaux mis au service de la circulation du savoir.
norvége
L’économie norvégienne continue de croître, sous l’effet de la demande mondiale de ressources énergétiques, mais sa capacité à soutenir une croissance à long terme et à préparer le déclin futur des réserves pétrolières dépendra de la poursuite des gains de productivité procurés par l’innovation. Les performances du pays dans les
Pologne
La croissance économique s’est accélérée en 2007, sous l’effet d’une forte demande intérieure et du processus de convergence avec l’UE. Les pouvoirs publics réalisent des réformes structurelles sur les marchés du travail, dans l’enseignement et dans la politique fiscale pour contribuer à améliorer la productivité et la compétitivité industrielle.
Portugal
La croissance économique a marqué le pas par rapport à celle de la plupart des pays de l’UE : entre 2001 et 2006, le PIB réel par habitant n’a progressé en moyenne que de 0.1 % par an. Bien que les dépenses de R-D aient augmenté plus vite que le PIB (9 % par an en moyenne entre 1995 et 2006), l’intensité de R-D demeure très faible (0.83 % du PIB en 2006). Le secteur public continue d’assurer la majeure partie du financement de la recherche, bien que la R-D financée par l’industrie soit passée de 0.11 à 0.29 % du PIB entre 1995 et 2005.
République slovaque
La République slovaque affiche une croissance robuste du PIB grâce à une progression rapide de la productivité du travail. S’agissant toutefois d’une économie en phase de rattrapage, elle investit peu dans la R-D et l’innovation. En 2006, les dépenses de R-D ont été de 0.49 % du PIB, soit l’un des niveaux les plus faibles des pays de l’OCDE. Ce chiffre doit être considéré en tenant compte de la baisse des dépenses de R-D imputable à la restructuration et à la fermeture d’établissements publics et industriels de R-D pendant la transition vers une économie de marché.
Espagne
Malgré une forte croissance économique durant la décennie écoulée, les gains de productivité du travail ont été limités, le PIB par heure ouvrée progressant de 0.9 % par an entre 2001 et 2006, contre une moyenne pour l’OCDE de 1.8 %. Le Programme national de réforme lancé par le gouvernement vise à soutenir la productivité et une croissance économique durable, par des réformes des marchés des produits et du travail, de l’enseignement supérieur et de la formation du capital humain, des investissements dans l’infrastructure ainsi que de la recherche et l’innovation.
Suède
La croissance du PIB par habitant supérieure à la moyenne enregistrée par la Suède au cours des années récentes a été partiellement induite par le changement technologique. Avec un taux de 3.73 % du PIB en 2006, la Suède est en tête des pays de l’OCDE en termes d’intensité de R-D. Le secteur des entreprises a assuré la part du lion : les dépenses de R-D des entreprises ont représenté 2.79 % du PIB en 2006, contre une moyenne OCDE de 1.56 %. Les dépenses de R-D dans l’enseignement supérieur en proportion du PIB sont fortes (0.76 %) et ce secteur exécute environ 20 % du total de la R-D, soit un niveau équivalant à celui de la plupart des pays de l’OCDE. Le secteur des établissements publics est plus réduit, et il exécute 4.5 % de la R-D.
suisse
La Suisse a bénéficié d’un regain de croissance économique mais les gains de productivité à l’échelle de l’économie continuent de marquer le pas, notamment dans les secteurs peu exposés à la concurrence internationale (par exemple industries de réseau). Face à des coûts de main-d’oeuvre élevés et à la concurrence mondiale, le maintien d’une position de tête dans l’innovation est important pour la croissance future du pays.
Turquie
La croissance économique a repris au cours des années récentes, mais le déficit de revenu avec les autres pays de l’OCDE demeure important. S’agissant d’une économie ouverte et en phase de rattrapage, les principaux secteurs économiques de la Turquie – agriculture, textiles et habillement, construction mécanique, sidérurgie, bois, papier et matériel de transport – sont sous la pression de concurrents à plus bas salaire cherchant à gagner des parts de marché. L’amélioration de la productivité et de l’innovation dans ces secteurs sera essentielle pour maintenir la compétitivité et attirer l’investissement direct étranger (IDE) nécessaire pour poursuivre le processus de modernisation.
Royaume-Uni
Le Royaume-Uni enregistre de bonnes performances sur plusieurs indicateurs d’innovation. Il bénéficie d’une solide réputation de recherche de qualité mondiale et il n’est dépassé que par les États-Unis dans la production d’articles fréquemment cités. Il produit un nombre considérable de diplômés en science et ingénierie de niveau doctorat, et accueille le plus grand nombre d’étudiants doctorants étrangers après les États-Unis. Il dispose d’excellents liens internationaux, se classe au premier rang pour les dépenses de R-D des entreprises financées depuis l’étranger et bénéficie d’un système bien développé de capital risque grâce à un système financier très étoffé.
États-Unis
Après une période d’expansion robuste depuis 2001, la croissance économique aux États-Unis s’est ralentie fin 2007. La diffusion des technologies de l’information et des communications (TIC) continue d’alimenter la croissance de la productivité, notamment dans le secteur des services aux entreprises.
Brésil
L’intensité de R-D du Brésil – 1.02 % du PIB en 2006 – est assez faible par rapport aux normes de l’OCDE, bien qu’elle soit supérieure à celle du Portugal, de la Turquie, de la Pologne et du Mexique. Comparée à certains autres pays non membres de l’OCDE, son intensité de R-D est inférieure à celle de la Chine et de la Russie, mais supérieure à celle de l’Argentine. Les poids de la R-D publique et de la R-D des entreprises sont similaires, les dépenses de R-D des entreprises représentant 0.49 % du PIB. Le Brésil est l’un des principaux bénéficiaires non OCDE d’investissements directs étrangers, et environ 60 % des demandes de brevets auprès du Bureau brésilien des brevets émanent d’inventeurs non résidents.
Chili
La solide progression du PIB par habitant pendant l’essentiel des deux dernières décennies a aidé le Chili à rejoindre les rangs des pays à revenu moyen supérieur; son revenu par habitant est désormais similaire à celui du Mexique. La réforme économique, notamment l’adoption des meilleures pratiques internationales en matière de gestion macroéconomique et de développement des mécanismes du marché a contribué au succès de la politique de rattrapage. Toutefois, un écart demeure avec les pays avancés, du fait principalement d’un retard dans la productivité.
Chine
L’intensité de R-D de la Chine a atteint 1.42 % du PIB en 2006, sous l’effet d’une augmentation rapide des dépenses de R-D pendant une décennie. Le gouvernement se propose de porter l’intensité de R-D à 2 % d’ici 2010. Grâce aux réformes orientées vers le marché du système de R-D depuis 1985, la part de l’industrie dans la DIRD a atteint 69 % en 2006, niveau analogue à celui de la Finlande, de l’Allemagne et de la Suède.
Israël
Israël occupe une position remarquable sur un certain nombre d’indicateurs de l’innovation. Avec 4.65 % du PIB, son intensité de R-D est la plus forte du monde, et représente plus du double de la moyenne de l’OCDE (2.26 %). L’intensité de la dépense de R-D des entreprises est également plus forte que dans l’ensemble des pays de l’OCDE, avec 3.64 % du PIB en 2006. Israël occupe la cinquième place par le nombre d’articles scientifiques par million d’habitants, derrière la Suisse, la Suède, le Danemark et la Finlande. C’est également l’un des premiers pays par le nombre de familles triadiques de brevets par habitant; toutefois, en chiffre absolu, elle produit moins de 1 % de l’ensemble des familles triadiques de brevets, soit un niveau équivalent à celui de l’Australie et de la Belgique. De plus, Israël dispose d’un solide secteur des technologies de l’information et des communications, qui assure environ 20 % de la production industrielle totale, 9 % de l’emploi du secteur des entreprises et une part importante de la croissance de la production de l’industrie israélienne.
Fédération de Russie
Le système russe de la recherche et l’innovation a connu une baisse brutale de financement au cours des années 90 et ce n’est qu’au cours des années récentes que la reprise a commencé. L’intensité de R-D est tombée de plus de 2 % du PIB en 1990 à 0.74 % en deux ans, et après avoir atteint 1.28 % en 2003, elle est retombée à 1.08 % en 2006. Le gouvernement finance la majeure partie de la R-D; moins d’un tiers provient de l’industrie. L’intensité de R-D dans le secteur des entreprises ne dépasse pas 0.72 % du PIB, soit moins de la moitié de sa valeur maximale de 1.57 % atteinte en 1998. Le financement par l’étranger a augmenté entre 1994 et 2006, passant de 2 % à 9.4 % de la dépense intérieure brute de R-D.
Afrique du Sud
Le système d’innovation de l’Afrique du Sud est en phase de transition. L’intensité de R-D, avec une dépense intérieure brute de R-D (DIRD) s’établissant à 0.92 % du PIB en 2005, est désormais approximativement en rapport avec le niveau de revenu du pays, et la progression de la DIRD a été solide au cours des années récentes, avec un doublement des dépenses réelles entre 1997 et 2005. Les entreprises financent 44 % de la DIRD, contre 56 % en 2001, à contre-courant des tendances dans des économies en transition comme la Chine. Toutefois, l’Afrique du Sud dispose d’un noyau de solides entreprises innovantes, et la part de la DIRD exécutée par le secteur des entreprises (58 %) est analogue ou supérieure à celle de certains pays de l’OCDE affichant des intensités de R-D plus élevées, comme l’Italie, l’Espagne et le Canada. La part des dépenses de R-D des entreprises dans le PIB s’est établie à 0.53 % en 2005.
Annexe 3.A1
Dans les notes concernant les différents pays, le premier graphique – en étoile – fait ressortir la position que chacun occupe par rapport à la moyenne des résultats des pays de l’OCDE, dont rendent compte une série d’indicateurs communs. Les données sur les pays non membres de l’OCDE ne sont pas prises en compte dans cette moyenne. Les indicateurs, choisis en raison de l’intérêt qu’ils présentent pour l’action à mener, mais aussi parce que l’on disposait de données de qualité pour la plupart des pays pour les construire, visent à donner un aperçu général des performances en matière de science et d’innovation. Ils concernent surtout les apports de la recherche et de l’innovation, les produits scientifiques et la production d’innovations, les synergies et les réseaux, notamment les synergies internationales, et les ressources humaines. En voici la liste résumée
Évaluer les retombées socio-économiques de la R-D publique
Il est devenu essentiel pour les dirigeants de comprendre et de mesurer les incidences de la R-D publique, afin de pouvoir évaluer l’efficience des dépenses publiques, déterminer leur contribution aux objectifs sociaux et économiques et légitimer l’intervention des pouvoirs publics en renforçant leur responsabilité à l’égard des citoyens. Ce chapitre présente des méthodes d’évaluation des retombées de la R-D utilisées dans un certain nombre de pays de l’OCDE et passe en revue diverses approches méthodologiques, en mettant en évidence l’importance du moment choisi pour ces évaluations, de leurs objectifs, de leur nature et de leur champ d’application.
L'innovation dans les entreprises
cCe chapitre présente un certain nombre de conclusions préliminaires et de leçons tirées du projet de l’OCDE relatif aux microdonnées sur l’innovation, qui représente le premier effort, à grande échelle, d’exploitation des données au niveau de l’entreprise tirées des enquêtes sur l’innovation aux fins de l’analyse économique. Il s’appuie tant sur des indicateurs fondés sur les microdonnées que sur des techniques plus fines, comme l’analyse des données exploratoires et l’analyse économétrique, pour étudier les performances de l’innovation ainsi que les activités d’innovation.
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