Gestion de l'enseignement supérieur

ISSN :
2307-1974 (en ligne)
ISSN :
1013-8501 (imprimé)
DOI :
10.1787/23071974
Cacher / Voir l'abstract

Publié antérieurement sous le titre Revue internationale de gestion des établissements d’enseignement supérieur, le journal Gestion de l'enseignement supérieur est publié trois fois par an par le Programme de l'OCDE sur la gestion des établissements d'enseignement supérieur (IMHE). Il analyse ce domaine à travers des articles et rapports sur l'assurance qualité, les ressources humaines, le financement et l'internationalisation. C'est aussi une source d'information sur les activités et événements organisés par le Programme IMHE de l'OCDE. Disponible également en anglais.

Egalement disponible en: Anglais
 
 
 

Volume 16, Numéro 3 You do not have access to this content

Date de publication :
06 jan 2005
DOI :
10.1787/hemp-v16-3-fr
Egalement disponible en: Anglais

Cacher / Cacher / Voir les abstracts Articles

Sélectionner Sélectionner Date TitreCliquez pour accéder
  06 jan 2005 Cliquez pour accéder:  Dynamique de la massification et de la différenciation
John Aubrey Douglass
L’enseignement supérieur américain et les systèmes mis en place dans les différents États (la Californie, par exemple) offrent des modèles comparatifs pour l’enseignement supérieur britannique. Cet essai est une analyse comparative de l’enseignement supérieur américain et britannique, suivie d’une description du développement et de la structure actuelle du système californien. La Californie possède un réseau largement accessible de collèges et d’universités extrêmement différenciés qui offrent collectivement de multiples voies d’accès aux programmes et aux diplômes de l’enseignement supérieur. Un réseau qui a également démontré sa grande efficacité en termes de coûts pour les contribuables comme pour les étudiants. Ce modèle permet d’évaluer les points forts et les points faibles du système d’enseignement supérieur britannique et, en particulier, des systèmes hautement décentralisés de l’Angleterre et du Pays de Galles. Mais si l’on cherche une éventuelle inspiration du côté de la Californie, quelques mots de mise en garde s’imposent. Le système californien peut fournir des idées en matière de différenciation, de gouvernance, d’accès et de maîtrise des coûts. Mais il n’apporte pas grand chose pour ce qui est de la politique et du difficile processus de réorganisation ou de modification de systèmes d’enseignement supérieur extrêmement développés comme celui du Royaume-Uni.
  06 jan 2005 Cliquez pour accéder:  Évaluation de l'incidence de l'enseignement supérieur sur le développement régional
Sarah Batterbury, Steve Hill
L’enseignement supérieur est largement considéré comme un élément essentiel du développement économique régional et de la construction de l’économie du savoir (Barclays, 2002). À cet égard, le Higher Education Funding Council for England (HEFCE) a énoncé de grands principes relatifs à l’analyse comparative des méthodes visant à évaluer la contribution des établissements d’enseignement supérieur au développement régional (HEFCE, 2002). Deux visions s’opposent toutefois : d’un côté, l’enseignement supérieur est perçu comme un investissement dans le développement régional et de l’autre, la méthode d’évaluation classique qui consiste uniquement à évaluer les répercussions financières des établissements d’enseignement est privilégiée. Au regard du grand nombre d’évaluations d’incidence classiques disponibles, relativement peu d’études ont été consacrées à l’évaluation des effets de l’enseignement supérieur sur le développement régional, de son impact net sur les fonds publics ou de sa valeur en termes d’exportation. Cet article s’appuie sur des études récentes afin d’esquisser un cadre d’évaluation réaliste qui pourra apporter les indices nécessaires à l’amélioration des liens entre l’enseignement supérieur et le développement régional ainsi que des processus d’élaboration des politiques dans ce domaine.
  06 jan 2005 Cliquez pour accéder:  Les universités et l'innovation dans l'économie du savoir
Fumi Kitagawa
Depuis une dizaine d’années, dans de nombreux pays, les pouvoirs publics font une place croissante dans leur discours à l’entreprenariat et à l’innovation, en mettant fortement l’accent sur le rôle que doivent jouer dans ce domaine les universités. Mais dans quelle mesure le comportement des établissements universitaires est-il influencé par ce discours favorable à l’esprit d’entreprise qui repose sur l’idée générale que « les connaissances » constituent l’atout le plus précieux pour la croissance économique dans l’économie du savoir ? Cela est loin d’être clair. Nous examinerons ici les liens qui se développent entre les universités et le processus d’innovation, en particulier à l’échelon régional, selon des observations faites au Royaume-Uni, en mettant en lumière les interactions qui s’exercent entre l’action des pouvoirs publics et le comportement des établissements dans le cadre de la structure de gestion à plusieurs niveaux qui régit la production des connaissances. Différentes initiatives stratégiques de création de réseaux entre les universités, ainsi que les liens que celles-ci tissent avec les agences de développement régional (RDA – Regional Development Agencies) et d’autres partenaires dans les neuf régions de l’Angleterre, sont étudiés à la lumière des mesures récemment prises par les pouvoirs publics en vue d’influer sur les ressources et les stratégies des établissements universitaires. Ces derniers doivent être considérés comme des acteurs essentiels du processus de développement régional, et les activités et stratégies nombreuses et variées qu’elles mettent en oeuvre à différents niveaux géographiques doivent faire l’objet d’une coordination de fond dans le cadre d’un processus de développement territorial inscrit dans une économie du savoir qui se mondialise.
  06 jan 2005 Cliquez pour accéder:  Université, externalités de connaissance et développement local
Marylène Mille
La contribution économique des établissements universitaires au développement de leur territoire d’accueil peut être perçue à deux niveaux. L’impact des universités peut être perçu à travers les conséquences directes de l’investissement initial et les effets des dépenses des étudiants, du personnel ou de fonctionnement sur l’environnement. Mais, on peut aussi les considérer comme des institutions publiques poursuivant tout à la fois des missions d’enseignement supérieur, de formation et de diffusion du savoir qui contribuent à l’accumulation locale de capital humain et des missions de recherche, de création de connaissances nouvelles favorisant le progrès technique sur le territoire d’accueil. Mais, cet apport a souvent été négligé dans les études d’impact. Aussi, l’objectif de cet article est de s’interroger sur l’impact de la création d’universités nouvelles, en termes d’externalités de connaissance, sur le développement économique de leur territoire d’accueil.
  06 jan 2005 Cliquez pour accéder:  Intégrer les stratégies de recherche et d'enseignement
William Locke
Le lien entre la recherche et l’enseignement fait l’objet de nombreux débats, peut-être parce que les preuves d’une synergie entre ces deux activités sont faibles et peu concluantes. On pourrait avancer que la séparation entre la recherche et l’enseignement est à proprement parler le résultat de politiques et de mesures concrètes mises en oeuvre au fil du temps dans le but d’établir une distinction entre les différentes façons dont ces activités sont financées, gérées, évaluées et reconnues. Même si cette hypothèse s’avère exacte, cela ne dispense pas pour autant les établissements d’enseignement supérieur du devoir d’optimiser les relations bénéfiques entre leur double mission. Dans cet article, l’auteur étudie la question de savoir si les établissements doivent tendre vers cet objectif et, pour ceux qui s’y efforcent, les possibilités offertes à leurs dirigeants et gestionnaires. Il se penche sur l’origine du lien problématique entre la recherche et l’enseignement, les facteurs ayant des incidences sur les moyens de promouvoir des relations positives et les implications au niveau de la gestion et de la conduite des établissements et des départements universitaires. Il affirme que la recherche, l’enseignement et leurs relations relèvent de choix stratégiques sur la nature et l’avenir des établissements d’enseignement supérieur et enfin, que les opinions en la matière et les mesures prises dans ce domaine témoignent de divergences de conception de la nature et de la vocation de ces établissements.
  06 jan 2005 Cliquez pour accéder:  La démocratie et l'éducation universitaire au Nigéria
Olalekan Arikewuyo
On examine dans cet article les incidences de la quatrième Constitution républicaine sur l’éducation universitaire au Nigeria. On y étudie plus précisément les dispositions relatives à l’éducation contenues dans la nouvelle Constitution démocratique du Nigeria et le retentissement qu’elles semblent appelées à avoir sur la planification et l’administration de l’éducation universitaire au cours de la période post-militaire. On y fait valoir que la démocratie naissante fait d’une gouvernance démocratique des universités un impératif absolu.
  06 jan 2005 Cliquez pour accéder:  Les écoles d'art de demain
Ellen Hazelkorn
Dans les pays de l’OCDE, décideurs publics, gestionnaires et professionnels de l’enseignement débattent de l’avenir du supérieur. L’enseignement supérieur est soumis à des exigences sans cesse plus grandes alors même que les financements s’amenuisent et que les coûts augmentent. Sous l’effet de l’internationalisation et de la mondialisation, le marché de la formation où jadis le laissez-faire était de mise, opère désormais dans un environnement beaucoup plus compétitif. Les diverses forces ainsi à l’oeuvre impriment une orientation bien précise à l’organisation et à la gestion des établissements individuels.

Les écoles d’art n’échappent ni à ces évolutions ni aux enjeux qui en découlent. Alors que bon nombre d’entre elles étaient à l’origine (et demeurent) des établissements de petite taille, indépendants, et financés par des fonds publics (ou privés), d’autres concluent des accords formels (ou informels) de collaboration, qui aboutissent parfois à des fusions avec des universités, ou encore s’appuient sur leur appartenance de longue date à une université pluridisciplinaire. Quoi qu’il en soit, toutes doivent s’adapter à un ensemble commun de caractéristiques et de tendances émergentes, parmi lesquelles : la mondialisation et l’internationalisation ; l’évolution de la démographie et des modes de scolarisation ; la révolution technologique, le durcissement de la réglementation ; les nouveaux lieux et modalités d’enseignement ; ou encore les nouvelles caractéristiques du lieu de travail. Tandis que les établissements d’enseignement supérieur procèdent à leur réorganisation et restructuration afin de répondre aux nouvelles priorités économiques, politiques et budgétaires, les enseignants sont eux aussi soumis à des pressions. Inspiré d’une allocution liminaire prononcée lors de la conférence de l’IMHE, intitulée « Gérer les écoles d’art aujourd’hui » (août 2003), cet article donne une vue d’ensemble de certains des problèmes qui affectent les écoles d’art aujourd’hui et s’interroge sur les solutions que celles-ci adoptent pour tenter de construire leur avenir. Il portera en particulier sur quelques grands problèmes de gestion, comme la recherche, les programmes d’enseignement et les modèles d’organisation et proposera des choix stratégiques.

Ajouter à ma sélection