Gestion de l'enseignement supérieur

ISSN :
2307-1974 (en ligne)
ISSN :
1013-8501 (imprimé)
DOI :
10.1787/23071974
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Publié antérieurement sous le titre Revue internationale de gestion des établissements d’enseignement supérieur, le journal Gestion de l'enseignement supérieur est publié trois fois par an par le Programme de l'OCDE sur la gestion des établissements d'enseignement supérieur (IMHE). Il analyse ce domaine à travers des articles et rapports sur l'assurance qualité, les ressources humaines, le financement et l'internationalisation. C'est aussi une source d'information sur les activités et événements organisés par le Programme IMHE de l'OCDE. Disponible également en anglais.

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Volume 14, Numéro 3 You do not have access to this content

Date de publication :
17 déc 2002
DOI :
10.1787/hemp-v14-3-fr
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  17 déc 2002 Cliquez pour accéder:  Le commerce international de services d'éducation
Kurt Larsen, Stéphan Vincent-Lancrin

Le commerce international de services d’éducation au niveau post-secondaire a connu une forte croissance durant la dernière décennie. Il prend la forme traditionnelle de la mobilité internationale des étudiants et des enseignants, mais aussi, de plus en plus souvent, celles de l’investissement à l’étranger d’établissements d’enseignement ou de la fourniture électronique de services d’éducation. Mis en évidence par l’inclusion des services d’éducation dans les négociations de l’Accord général sur le commerce des services au sein de l’Organisation mondiale du commerce, ces développements du commerce international de services d’éducation de niveau post-secondaire suscite beaucoup d’inquiétudes au sein des communautés enseignante et étudiante. Cet article analyse les défis et les opportunités que le commerce international de services d’éducation représente pour les systèmes d’enseignement supérieur des pays industrialisés et des pays en développement et montre la place centrale de la question de la certification internationale de la qualité de l’enseignement. En rupture avec les analyses considérant le marché international de l’éducation comme homogène, l’article défend l’idée que le secteur traditionnel d’enseignement supérieur sera moins touché par ces développements que le secteur de l’apprentissage tout au long de la vie, et qu’il se développera davantage dans les pays en développement que dans les pays industrialisés.

  17 déc 2002 Cliquez pour accéder:  Commerce, éducation et AGCS
Pierre Sauvé

Le présent document examine certains aspects du débat public que suscite le traitement des services d’éducation dans le cadre de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le développement rapide des échanges et des investissements transfrontières qui a été observé ces dernières années pour les services d’éducation a relancé l’idée que l’AGCS pourrait jouer un rôle prédominant en tant que force de libéralisation progressive du secteur. Le présent document décrit de façon synthétique les principales caractéristiques de l’AGCS, en insistant en particulier sur la façon dont les quatre modes de fourniture des services prévus par cet accord s’appliquent au secteur de l’éducation. Il rappelle que les membres de l’OMC conservent une marge de manœuvre en ce qui concerne la nature, l’ampleur et le rythme d’une éventuelle libéralisation progressive. Il décrit un certain nombre d’erreurs de jugement et d’idées fausses majeures qui ont eu tendance à occulter le débat rationnel sur les effets éventuels de l’AGCS pour le commerce des services d’éducation. Il répertorie ensuite les principaux points des propositions de négociation sur les services d’éducation qui ont été soumises à ce jour par les gouvernements d’Australie, de Nouvelle-Zélande, du Japon et des États-Unis, en rappelant leur portée limitée et la conscience aiguë de la part des membres de l’OMC qu’il existe pour ce secteur des points sensibles d’ordre politique. Enfin, le présent document conclut par une analyse du rôle limité que risque de jouer l’AGCS en tant que moteur du changement dans le secteur de l’éducation, en indiquant que la plupart des obstacles au développement des échanges transfrontières des services éducatifs recevraient un traitement plus approprié en dehors d’un cadre de politique commerciale.

  17 déc 2002 Cliquez pour accéder:  L'offre internationale d'enseignement supérieur
Andris Barblan

L’offre d’enseignement supérieur au niveau mondial fait l’objet de deux approches représentées par l’UNESCO, d’une part, et l’OMC, d’autre part. Ces deux organisations regroupent les mêmes gouvernements mais leurs activités, en ce qui concerne le développement d’un système mondial d’enseignement supérieur, reposent sur des présupposés différents. A l’UNESCO, les acteurs adhèrent à un système de références communes en vue de la mise en place d’une série d’accords et d’initiatives de coopération qui sont réversibles dans la mesure où les participants gardent essentiellement le contrôle de leur degré d’engagement à l’égard de la communauté mondiale. A l’OMC, par contre, les acteurs fusionnent leurs références en un seul système où le développement automatique de l’internationalisation devient irréversible au fur et à mesure de l’établissement de concessions multilatérales entre les pays.

Les gouvernements ont accepté d’entrer sur la voie de la déréglementation des services pendant le Cycle du millénaire par la signature en 1995 de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS). Il s’agissait là d’un domaine complètement nouveau pour l’ensemble des personnes concernées, ministres du Commerce, du Tourisme, de la Santé ou de l’Éducation y compris. En effet, les règles adoptées à propos des biens s’appliquent-elles aux services, faisant de ces services les équivalents de marchandises ? Peut-on définir de la même manière la valeur d’un produit matériel et celle d’un bien virtuel tel qu’un service, dans l’éducation par exemple ? Le marché de services n’est-il pas beaucoup plus déterminé par l’offre que celui des marchandises et ne nécessite-t-il donc pas des modalités différentes de coopération internationale ?

  17 déc 2002 Cliquez pour accéder:  Tendances et modèles de l'assurance internationale de la qualité de l'enseignement supérieur en relation avec le commerce des services d'éducation
Dirk van Damme

Le commerce des services d’enseignement supérieur, sous ses formes diverses et multiples, dépasse et remet en cause les cadres réglementaires nationaux de l’enseignement supérieur, y compris les systèmes nationaux d’assurance de la qualité et d’accréditation. De nouvelles formes internationales d’assurance de la qualité et d’accréditation constituent donc des éléments essentiels de régulation d’un marché international de l’enseignement supérieur de plus en plus orienté vers le commerce des services d’éducation. Dans cet article sont analysés quatre modèles de développement de l’assurance internationale de la qualité : 1) le renforcement des capacités des systèmes nationaux d’assurance de la qualité et d’accréditation ; 2) la promotion de l’assurance de la qualité transfrontières et la reconnaissance mutuelle de l’assurance de la qualité et de l’accréditation ; 3) le développement d’une méta-accréditation de l’assurance de la qualité et d’organismes d’accréditation à l’échelon international et mondial ; 4) la mise en place de programmes internationaux d’assurance de la qualité et d’accréditation. Les stratégies et développements actuels dans le domaine de l’assurance internationale de la qualité sont rapportés à ces quatre modèles et analysés en relation avec la question du commerce des services d’éducation.

  17 déc 2002 Cliquez pour accéder:  L'identité des universitaires : Quelle évolution ?
Mary Henkel

Cet article examine, à partir de deux études empiriques, les conséquences des réformes sur l’identité des universitaires au Royaume-Uni. Il analyse brièvement la thèse selon laquelle les mutations sociales, politiques et économiques survenues à la fin du XXesiècle auraient ébranlé les structures et les relations qui ont déterminé cette identité, notamment celles qui sous-tendent les disciplines et les établissements d’enseignement supérieur. Pour l’essentiel, sa conclusion est que l’identité des universitaires est restée étonnamment stable au cours de la période étudiée, alors que les perspectives à long terme demeurent incertaines.

  17 déc 2002 Cliquez pour accéder:  Le carré organique de la valorisation de la recherche
Blandine Laperche

En France, comme dans tous les autres pays industriels, les pouvoirs publics essaient d’accroître les relations entre universités et entreprises pour stimuler la créativité et la croissance. Mais la loi, à elle seule, est-elle suffisante ? Les différents cas étudiés montrent que la réussite de la valorisation dépend de l’application du « carré organique » composé d’interactions fortes entre réglementation ; milieu et esprit d’entreprise ; progrès technique ; et stratégie universitaire. Nous avons appliqué cette méthode au cas particulier d’une jeune université française (l’Université du Littoral Côte d’Opale) et nous avons montré que le chaînon manquant de l’interaction forte entre recherche universitaire et richesse de l’économie locale entrave les transferts de ressources scientifiques de la recherche publique vers le monde de l’entreprise.

  17 déc 2002 Cliquez pour accéder:  Diversification de l'enseignement supérieur et profil individuel des établissements
Ulrich Teichler

Les systèmes nationaux d’enseignement supérieur se sont diversifiés lors de leur processus d’expansion. Ils présentent toutefois entre eux des degrés de diversité très différents. En outre, les principaux aspects de la diversification remplissent en général des fonctions différentes dans chacun des systèmes, notamment en ce qui concerne le type d’établissements, le type de programmes ou le niveau des programmes d’études et des diplômes, sans oublier les différences de réputation et de prestige entre établissements et programmes formellement équivalents. Plusieurs théories ont été avancées pour rendre compte de la dynamique de la diversification et du rôle revenant dans celle-ci aux différents aspects en question. Dans les années 90, certains pays ont en fait cherché à réduire la diversification des types d’établissements, tandis que d’autres ont créé de nouveaux modèles d’établissements. Le « processus de Bologne » met en évidence le rôle croissant des niveaux de programmes et de diplômes dans la plupart des pays européens. On ignore encore quel sera l’impact de ces changements sur la stratification des systèmes d’enseignement supérieur, ainsi que leurs effets incitatifs ou dissuasifs sur les établissements en ce qui concerne le développement de profils individualisés susceptibles de contribuer à la diversité horizontale.

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