Perspectives économiques de l'OCDE

Frequency :
Semestriel
ISSN :
1684-3436 (en ligne)
ISSN :
0304-3274 (imprimé)
DOI :
10.1787/16843436
Cacher / Voir l'abstract
Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présente une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Préparées par le Département des affaires économiques de l’OCDE, les Perspectives économiques présentent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et les balances courantes, après avoir examiné chaque pays membre et l’effet induit des évolutions internationales sur ces pays. Tous les pays membres sont examinés ainsi que certains pays non membres.

Chaque numéro comporte une évaluation générale, des chapitres résumant les nouvelles tendances et fournissant des projections par pays, plusieurs chapitres sur des thèmes d’intérêt général et, enfin une analyse statistique très détaillée.
Egalement disponible en: Anglais, Allemand
 
Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2015 Issue 1

Dernière édition

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Auteur(s):
OCDE
03 juin 2015
ISBN :
9789264238602 (EPUB) ; 9789264220379 (PDF) ; 9789264220324 (imprimé)
DOI :
10.1787/eco_outlook-v2015-1-fr

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Cette édition des Perspectives économiques de l’OCDE analyse la situation économique actuelle et examine les politiques économiques à mettre en œuvre pour favoriser une reprise soutenue dans les pays membres. Cette édition présente des perspectives jusqu’à fin 2016, pour les pays de l’OCDE et pour certaines économies non membres. Complétées par un large éventail de statistiques au niveau international, les Perspectives économiques de l’OCDE constituent un instrument sans équivalent pour suivre les évolutions économiques mondiales.

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  • Éditorial : l'économie mondiale n'obtient qu'un b- : l'investissement, clé d'une meilleure note

    La reprise suite à la crise économique et financière qui a éclaté en 2008 a été exceptionnellement modeste. Le rythme de la croissance mondiale a régulièrement été inférieur à celui des quelque douze années ayant précédé la crise financière. L’incapacité à enclencher un redémarrage plus soutenu de l’activité a eu des coûts très concrets en termes de pertes d’emploi, de stagnation du niveau de vie dans les économies avancées, de moindre vigueur du développement dans certaines économies émergentes et de creusement des inégalités presque partout.

  • Évaluation générale de la situation macroéconomique

    La croissance mondiale devrait s’accélérer en 2015 et 2016, mais restera modeste par rapport à la période précédant la crise, et sa répartition au niveau mondial sera différente de ce qu’elle était ces dernières années. L’accélération de l’activité s’appuie sur des politiques monétaires très accommodantes, un ralentissement du rythme de l’assainissement budgétaire, la remise en état du secteur financier et la baisse des cours du pétrole. Toutefois, l’investissement, qui constitue un élément crucial pour les perspectives, doit encore décoller. L’appréciation du dollar des États-Unis vis-à-vis de la plupart des devises a entraîné un réajustement marqué des taux de change depuis la mi-2014. Les effets de prix relatifs qui en découlent ont pour effet d’orienter la demande mondiale davantage vers l’Europe, le Japon et certaines économies de marché émergentes. Dans ces dernières, la croissance s’essouffle, sous l’effet de facteurs spécifiques en Chine, au Brésil et en Russie, et pourrait rester fragile en l’absence de réformes structurelles de nature à supprimer les goulets d’étranglement.

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    • Australie

      La croissance devrait retomber à 2 ¼ pour cent en 2015, mais revenir à près de 3 % en 2016. L’accélération de la consommation, mais aussi de l’investissement et des exportations dans les secteurs autres que les ressources naturelles aident l’économie à s’ajuster et à se redresser après la chute des prix des produits de base et le reflux de l’investissement minier. La hausse des prix à la consommation est freinée par la baisse des prix du pétrole et elle restera modérée du fait de la sous-utilisation des capacités.

    • Autriche

      La croissance économique demeurera hésitante en 2015, mais se raffermira pour atteindre 1.7 % en 2016. À terme, le relâchement des tensions géopolitiques, la consolidation de la demande extérieure et la dépréciation de l’euro favoriseront le développement des exportations. La reprise des échanges commerciaux et des taux d’intérêt historiquement bas constituent un environnement propice à une reprise de l’investissement. La réforme de l’impôt sur le revenu dynamisera la consommation privée.

    • Belgique

      La reprise devrait se renforcer progressivement. Selon les prévisions, la croissance économique se généralisera grâce à la hausse des exportations et de l’investissement productif facilitée tant par des conditions financières favorables que par le redressement de la demande extérieure. La progression de la consommation des ménages sera freinée par l’assainissement des finances publiques et la modération salariale. L’inflation remontera légèrement en 2016 lorsque les effets de la chute des prix du pétrole se dissiperont.

    • Brésil

      La croissance économique devrait ralentir cette année, mais une lente reprise devrait se dessiner progressivement à compter de la fin de 2015, portée dans un premier temps par une hausse des exportations qui sera stimulée par la dépréciation du réal.

    • Canada

      La croissance devrait ralentir pour s’établir à environ 1½ pour cent en 2015 avant de rebondir en 2016. La chute récente des prix du pétrole a été à l’origine d’un déclin des investissements liés au pétrole et du PIB. Cependant, une réorientation de l’économie vers les exportations hors énergie est en cours, favorisée par la dépréciation de la monnaie et par l’affermissement de la croissance sur les marchés étrangers. L’investissement productif hors pétrole devrait s’intensifier avec un certain retard. Après avoir faibli récemment à cause des conditions météorologiques, la croissance de la consommation devrait repartir. Une fois le volant de capacités inutilisées totalement absorbé, l’inflation devrait revenir, d’ici la mi-2016, à 2 %, ce qui correspond au point médian de la fourchette retenue comme objectif.

    • Chili

      Après avoir fortement ralenti en 2014, l’économie devrait se redresser progressivement en 2015 et 2016. La reprise de l’activité se fera dans un premier temps sous l’impulsion de nouvelles dépenses publiques, mais pourra s’appuyer de plus en plus sur un renforcement de la demande des États-Unis et de l’Europe en produits industriels.

    • Chine

      La croissance économique devrait continuer de fléchir pour tomber à 6.7 % d’ici 2016. Le ralentissement de l’investissement immobilier et de l’investissement productif sera compensé dans une certaine mesure par l’augmentation de l’investissement dans les infrastructures. La consommation devrait conserver son dynamisme. L’urbanisation et l’expansion rapide du secteur des services créeront des emplois et maintiendront le chômage à un faible niveau. Les excédents de capacité qui persistent dans certaines industries lourdes devraient continuer de faire baisser les prix à la production et de limiter la hausse des prix à la consommation.

    • Colombie

      La croissance économique va marquer le pas en 2015, avec la faiblesse des cours des produits de base qui freine l’investissement et les exportations et un ralentissement des dépenses publiques, lié à la baisse des recettes pétrolières et minières. De même, la faiblesse du bilan des ménages et de la croissance de l’emploi freinera la demande intérieure. La dépréciation monétaire entraînera temporairement l’inflation globale à la hausse, mais contribuera également à la croissance en stimulant progressivement les exportations hors produits de base. La montée en régime de la demande extérieure et l’élimination de certains goulets d’étranglement dans les infrastructures concourront également à la reprise en 2016, sous l’impulsion des exportations.

    • République tchèque

      La croissance économique a pris de la vitesse sous l’impulsion de la demande intérieure. Le regain de confiance des consommateurs et la hausse des revenus sont bénéfiques aux dépenses de consommation alors que les dépenses publiques et l’amélioration des perspectives font progresser l’investissement. Un raffermissement de la croissance chez les partenaires commerciaux entraînera une accélération des exportations. La baisse des prix des matières premières au niveau international a temporairement fait reculer l’inflation, mais la montée des tensions sur les coûts intérieurs la poussera vers l’objectif visé en 2016.

    • Danemark

      La croissance économique devrait s’établir à 1.9 % cette année et à 2.3 % en 2016, à la faveur d’une amélioration des perspectives commerciales, d’une diminution du taux de change effectif, d’une baisse des prix de l’énergie et d’un assouplissement des conditions financières. Le regain de confiance, le redressement des prix immobiliers et un excédent d’épargne dans le secteur privé favoriseront une accélération de l’investissement productif et de la consommation privée.

    • Estonie

      La croissance économique devrait se raffermir progressivement. La consommation privée sera tirée par la forte progression des salaires et l’investissement se redressera quelque peu. Toutefois, la reprise des exportations sera lente, freinée par la croissance économique fragile de certains des principaux partenaires commerciaux de l’Estonie.

    • Zone euro

      La croissance économique se raffermira progressivement pour atteindre 2 ¼ pour cent d’ici la fin de 2016, favorisée par la baisse des cours du pétrole, la dépréciation de l’euro, l’amélioration des conditions financières, la marge de relance supplémentaire qu’offre une politique monétaire plus expansionniste et une pause dans l’ajustement budgétaire. Toutefois, le chômage ne reculera que progressivement pour s’établir à 10 ¼ pour cent à la fin de 2016. L’inflation devrait atteindre 1 ½ pour cent environ, avec la dissipation des effets de la baisse des cours de l’énergie et l’intensification de la politique d’assouplissement monétaire. Les risques s’équilibrent globalement autour des prévisions, même si de nouveaux désordres financiers pourraient faire courir d’importants risques exceptionnels.

    • Finlande

      Une reprise de la croissance devrait être observée en 2015 après trois années de contraction de l’activité, même si la faiblesse des revenus et le chômage élevé continueront à peser sur la consommation privée et si l’excédent de capacités inutilisées qui subsistera retardera les investissements. Un redémarrage des exportations sous l’effet de la reprise de l’économie mondiale et de la dépréciation de l’euro devrait peu à peu faire sentir ses effets sur l’économie nationale.

    • France

      La croissance économique devrait gagner en vigueur en 2015 et 2016. La baisse des prix de l’énergie, l’amélioration des conditions financières, le ralentissement de l’assainissement budgétaire, le raffermissement de la demande extérieure et un programme de réformes favorable à la compétitivité contribueront à une hausse de la consommation et des exportations en volume. La stabilisation des prix de l’énergie et la dépréciation de l’euro tendront à augmenter le niveau des prix, bien que la persistance d’importantes ressources inemployées exerce une pression à la baisse sur l’inflation. Cependant, la faible confiance des entreprises continue de peser sur l’investissement, ce qui freine les décisions d’embauche et ne conduirait qu’à une baisse marginale du chômage.

    • Allemagne

      La croissance économique devrait s’affermir, portée par la demande tant intérieure qu’extérieure. La robustesse du marché du travail, conjuguée à la faiblesse des taux d’intérêt et des cours du pétrole, soutiendra les dépenses des ménages, tandis que la reprise dans la zone euro et la dépréciation de la monnaie européenne stimuleront les exportations. L’investissement des entreprises devrait se redresser à mesure que l’utilisation des capacités va augmenter. Le taux de chômage, déjà bas, va poursuivre son repli, alors que la hausse des prix à la consommation devrait s’accélérer en 2016. L’excédent de la balance courante devrait rester important.

    • Grèce

      La croissance économique reste faible en 2015, les incertitudes liées au programme de réformes et la détérioration des liquidités ayant sapé la confiance des chefs d’entreprise et nuit à l’investissement. Elle s’affermira en 2016 et le chômage reculera quelque peu avec le redressement des exportations et des investissements, alors que la dynamique des réformes trouvera un nouveau souffle. La déflation va se poursuivre en 2015 en raison de la très grande ampleur du volant de ressources inemployées dans l'économie.

    • Hongrie

      La croissance économique devrait ralentir mais rester assez soutenue, et le repli du chômage se poursuivra. Alors que les effets de la baisse des prix de l’énergie s’estompent et que le marché du travail se resserre, l’inflation devrait repartir progressivement à la hausse. Contrairement à la demande interne, qui marquera le pas, la croissance des exportations restera dynamique. Compte tenu de l’amélioration des termes de l’échange, cette évolution aura pour effet de gonfler l’excédent des paiements courants déjà élevé.

    • Islande

      L’économie est entrée dans sa septième année de croissance, avec un redressement de la consommation privée et de la formation de capital fixe et un tourisme en plein essor. D’importants investissements dans des projets à forte intensité énergétique et des mesures de relance budgétaire en faveur des ménages alimenteront la croissance en 2015 et en 2016. Les tensions inflationnistes augmenteront à mesure que le marché du travail se resserrera.

    • Inde

      La croissance économique va demeurer forte, à la faveur d’un rebond de l’investissement. L’objectif d’assainissement budgétaire visé pour l’exercice 2015-2016 a été assoupli pour permettre une hausse de l’investissement dans les infrastructures, tandis que les réformes structurelles visant à améliorer la facilité de faire des affaires et la campagne  Fabriquer en Inde  (Make in India) devraient dynamiser l’investissement productif. L’appréciation de la monnaie indienne freinera la croissance des exportations. La baisse des prix du pétrole relâchera les tensions exercées sur le déficit courant, l’inflation et les subventions.

    • Indonésie

      La croissance économique s’est essoufflée au cours des derniers trimestres, mais l’activité devrait se ressaisir plus tard en 2015 avant de se raffermir encore en 2016 à mesure que les dépenses publiques s’accéléreront, que la confiance se rétablira et que l’effet expansionniste de la dépréciation de la rupiah se fera sentir. Après une hausse consécutive à la suppression des subventions aux combustibles, l’inflation fléchit, en grande partie en raison de la chute des prix de l’énergie. L’inflation devrait rester élevée du fait que le récent affaiblissement de la monnaie compense la diminution des prix de l’énergie. Le taux de change pourrait rester fragile en raison de la persistance du déséquilibre extérieur.

    • Irlande

      La croissance économique devrait être vigoureuse et largement répartie en 2015 et en 2016. Les exportations, dynamiques, resteront soutenues par la demande accrue des partenaires commerciaux et par la dépréciation de l’euro. La consommation des ménages s’intensifiera, portée par la hausse de l’emploi et des salaires et la faiblesse des prix de l’énergie.

    • Israël

      La croissance économique, qui a ralenti en  2014 avant d’afficher un rebond marqué en fin d’année, devrait s’accélérer autour de 3.5 % en 2015 et en 2016, maintenant ainsi le chômage à un faible niveau. La chute des prix pétroliers, les nouvelles baisses de taux d’intérêt et la revalorisation importante du salaire minimum devraient soutenir la demande intérieure tandis que l’amélioration graduelle de l’environnement extérieur renforcera les exportations.

    • Italie

      Après une longue période de récession, la reprise s’est progressivement dessinée en Italie. La production devrait croître au rythme de 0.6 % en 2015 et de 1.5 % en 2016. Les exportations continueront de soutenir la croissance, mais la reprise s’étendra aussi à la consommation privée. La morosité de l’investissement privé sera contrebalancée par une hausse des dépenses publiques d’infrastructures. La croissance économique se traduira par des créations d’emplois et amènera un repli du taux de chômage, qui restera encore élevé.L’inflation des prix à la consommation et des salaires restera modérée compte tenu de la rémanence d’un volant important de capacités inutilisées.

    • Japon

      L’économie s’est désormais redressée après la contraction de l’activité consécutive à la hausse d’impôt survenue en 2014. Favorisée par la chute des prix du pétrole et la progression des salaires réels, la croissance de la production devrait s’établir à 0,75 % pour cent en 2015 et 1,5 % en 2016. L’expansion des exportations devrait demeurer soutenue, grâce à l’affaiblissement du yen et à une remontée progressive des échanges mondiaux. Selon les prévisions, l’inflation, en repli à presque zéro, commencera à repartir à la hausse au second semestre de 2015 pour atteindre 1,5 % à la fin de 2016, tandis que le taux de chômage poursuivra sa décrue.

    • Corée

      La croissance de la production devrait ralentir pour s’établir à quelque 3 % en 2015, en raison de l’atonie de la consommation privée sur fond d’endettement élevé des ménages et de stagnation des salaires. L’inflation est tombée à moins de 1 %, bien en-deçà de la fourchette de 2.5 % à 3.5 % retenue comme objectif, alors que la faiblesse de la demande intérieure porte l’excédent courant à quelque 7 % du PIB. La baisse des prix du pétrole devrait favoriser un sursaut de la consommation et de l’investissement, stimulant la croissance de la production pour l’amener à 3.5 % en 2016.

    • Lettonie

      La croissance devrait se redresser légèrement en 2015, puis plus nettement en 2016. Les exportations continueront de pâtir de la grave récession qui frappe la Russie, mais cette situation sera en partie contrebalancée par la reprise dans la zone euro. La consommation privée restera solide, soutenue par de nouvelles hausses du revenu disponible des ménages. Cela étant, le redressement des investissements sera retardé en raison des tensions géopolitiques régionales et des fortes incertitudes qui en résultent.

    • Luxembourg

      La croissance devrait rester vigoureuse et s’établir à peine au-dessous de 3 %, indépendamment du changement de régime de TVA sur le commerce électronique dans l’UE (qui limite l’attractivité du Luxembourg pour certaines activités tournées vers l’exportation) et du relèvement des taux de TVA nationaux (mis en place pour compenser en partie la perte de recettes sur le commerce électronique). La baisse des cours du pétrole, la dépréciation de l’euro et la reprise en cours dans la zone euro soutiendront les exportations et l’investissement. Le relèvement des taux de TVA va doper les prix en 2015 et le mécanisme d’indexation rétrospective des salaires pourrait ajouter aux tensions à la hausse sur les prix en 2016.

    • Mexique

      La reprise économique du Mexique s’affermit, tirée par la demande des États-Unis en produits manufacturés importés et par la dépréciation de la monnaie. Le PIB réel devrait augmenter de 2.9 % en 2015 et de 3.5 % en 2016. La vigueur des exportations a, en définitive, permis une accélération du rebond et l’investissement commence à regagner du terrain. Malgré la baisse des cours du pétrole, les nouveaux appels d’offres suscitent un très vif intérêt, suite aux dernières réformes du secteur de l’énergie. La mise en œuvre d’un vaste programme de réforme réglementaire de la concurrence, de l’énergie et du marché a contribué à susciter la confiance, tandis que la politique monétaire était accommodante.

    • Pays-Bas

      La croissance économique devrait progresser pour atteindre 2 % en 2015 et 2.2 % en 2016. L’augmentation des salaires réels favorisera la hausse de la consommation privée, tandis que l’amélioration des perspectives conjoncturelles et la poursuite de la reprise sur le marché du logement soutiendront l’investissement. Les exportations devraient continuer à croître régulièrement, sous l’effet de la reprise au sein de l’Union européenne et de la faiblesse de l’euro. La création d’emplois devrait connaître une franche augmentation, assortie d’un recul progressif du chômage.

    • Nouvelle-Zélande

      La croissance économique devrait marquer le pas étant que la dégradation des termes de l’échange pèsera sur la demande intérieure, que la dynamique induite par la reconstruction post-sismique dans la région de Canterbury s’essoufflera et que l’immigration ralentira. Le taux de chômage devrait néanmoins poursuivre son mouvement de repli et les salaires progresser modestement. Le volant de capacités inemployées ayant été intégralement absorbé, la hausse des prix à la consommation devrait s’établir à 1.8 % d’ici à la fin de 2016.

    • Norvège

      La croissance fléchira en 2015 selon les prévisions avec la baisse des cours du pétrole qui déprime l’activité et l’investissement dans le secteur pétrolier et se répercute sur l’économie de la Norvège continentale. Une reprise progressive en 2016 bénéficiera du raffermissement de l’investissement productif hors secteur pétrolier et de la demande extérieure. Le chômage devrait monter légèrement au-dessus de 4 % et la progression des salaires devrait être modérée. Compte tenu du volant de ressources inutilisées, l’inflation demeurera faible.

    • Pologne

      La croissance économique, à la faveur de la consolidation de la consommation privée, devrait continuer à s’accélérer pour atteindre 3.7 % en 2016. Le marché du travail progressera encore et les exportations bénéficieront d’échanges commerciaux internationaux plus vigoureux et d’une croissance plus forte dans la zone euro.

    • Portugal

      La reprise devrait s’accentuer en 2015, portée par une forte demande extérieure, la faiblesse de l’euro et la baisse des cours du pétrole. Après s’être contractée pendant trois ans, la demande intérieure a commencé à augmenter et l’investissement privé devrait poursuivre son redressement en 2016. Cependant, l’ampleur du volant de capacités inemployées dans l’économie persistera, avec un taux de chômage qui ne connaîtra qu’un léger repli.

    • Fédération de Russie

      Le PIB devrait reculer d’environ 3 % en 2015 puis se ressaisir pour se rapprocher de 1 % en 2016. Ce timide retournement de tendance sera favorisé par le redressement des cours du pétrole, l’apaisement des relations internationales au cours du premier semestre de 2015 et la réussite des programmes de remplacement des importations. La flambée des prix à la consommation, qui a culminé aux alentours de 17 %, a entraîné un net repli des salaires réels, dont la consommation privée a pâti. La balance courante reste excédentaire, car la diminution des recettes provenant des exportations de pétrole et de gaz est plus que compensée par le fléchissement des importations dû à la faiblesse de la demande intérieure et aux effets des sanctions.

    • République slovaque

      La croissance économique devrait s’accélérer encore en 2015. La situation du marché du travail continuera de s’améliorer et, les ménages étant davantage confiants, ils devraient consacrer à la consommation une plus grande part de la hausse de leurs revenus réels. Les marchés extérieurs devraient se redresser, ce qui permettra de nouvelles hausses de la confiance des chefs d’entreprises et de l’investissement.

    • Slovénie

      La croissance économique devrait se poursuivre en 2015 grâce au dynamisme des exportations et des investissements publics dans les infrastructures, en partie financés par des fonds de l’UE. L’assainissement budgétaire, un chômage encore élevé et le désendettement des entreprises pèseront sur la demande intérieure. Un déclin de l’investissement public freinera la croissance en 2016 même si l’investissement et la consommation privés gagneront un peu de vigueur. L’inflation demeurera faible en raison de l’ampleur du volant de capacités inutilisées.

    • Afrique du Sud

      La croissance économique reprend lentement sous l’effet d’échanges mondiaux plus vigoureux et de la dépréciation antérieure du rand. Pour autant, des coupures d’électricité persistantes ralentissent toujours l’activité économique. Les exportations s’appuieront essentiellement sur le secteur manufacturier, les cours mondiaux des matières premières étant toujours orientés à la baisse. L’investissement dans les infrastructures contribuera doublement à la croissance, en générant de la demande et en réduisant certains goulets d’étranglement. La demande intérieure privée devrait repartir à la hausse avec l’augmentation des revenus et le retour progressif de la confiance.

    • Espagne

      Une croissance soutenue est prévue pour les deux prochaines années, sous l’effet de conditions financières très favorables, de la dépréciation de l’euro, de la baisse des cours du pétrole et de la consolidation de la reprise chez les partenaires commerciaux de l’Espagne. L’orientation budgétaire serait légèrement restrictive. La croissance de la consommation privée sera alimentée par la progression de l’emploi et des revenus, l’allégement de la charge fiscale des ménages et la baisse des cours du pétrole et des taux d’intérêts. L’essor des exportations sera favorisé par les gains de compétitivité-coûts, liés notamment à la dépréciation de l’euro et à l’accélération de la croissance en Europe. La persistance d’un volant de ressources inutilisées maintiendra l’inflation à un faible niveau.

    • Suède

      La consommation et l’investissement du secteur privé continuent de progresser à vive allure tandis que le commerce extérieur contribuera sensiblement mais modestement à la croissance. Le chômage ne refluera que lentement car l’intégration d’importants flux de migrants prend du temps et le taux d’activité augmente. L’inflation devrait remonter progressivement, avec la hausse des salaires et la dissipation des effets désinflationnistes de la baisse des cours du pétrole.

    • Suisse

      L’activité économique a faibli depuis le début de 2015, mais la croissance devrait prendre de l’ampleur progressivement jusqu’en 2016 à mesure que l’appréciation marquée du taux de change observée récemment sera absorbée. La consommation privée, stimulée par la hausse des salaires réels et par des conditions financières très favorables, devrait tenir bon, mais les exportations et l’investissement des entreprises seront mis à mal. La conjonction de la baisse des prix du pétrole et de la hausse du franc suisse ramènera l’inflation en territoire négatif.

    • Turquie

      La croissance a fléchi en 2015 après une brève embellie à la fin de 2014. Les incertitudes concernant les élections législatives à venir et les tensions géopolitiques régionales actuelles freinent l’investissement et la consommation. La croissance du PIB devrait repartir progressivement à la hausse en 2015 et 2016 une fois que l’attentisme de la part des entreprises et des ménages se sera dissipé, mais devrait demeurer inférieure à son niveau potentiel.

    • Royaume-Uni

      La croissance économique a été forte en 2014 et devrait conserver son dynamisme en 2015 et en 2016, soutenue par la demande intérieure. Le taux de chômage devrait poursuivre sa baisse et s’approcher de 5 %. Sous l’effet de la diminution du degré de ressources non utilisées, l’inflation devrait remonter et s’approcher de la cible d’inflation de 2 %. Le déficit de la balance courante s’est creusé, dépassant 5 % du PIB, pour l’essentiel en raison de revenus d’investissement inférieurs aux attentes, mais il ne devrait se résorber de manière progressive à mesure que la reprise s’affermira dans la zone euro.

    • États-Unis

      La croissance de la production a marqué une pause au début de 2015, entraînée à la baisse par l’appréciation du dollar et de mauvaises conditions météorologiques. La situation sur le marché du travail a toutefois continué de s’améliorer, comme en témoignent les gains d’emplois dans le secteur privé et un taux de chômage en repli. Les conditions monétaires favorables et la baisse des prix de l’énergie devraient favoriser un redressement soutenu de la demande globale à mesure que les effets négatifs de la politique budgétaire se dissiperont et que l’accroissement continu du patrimoine des ménages stimulera les dépenses de consommation et la construction de logements.

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  • Stimuler l'investissement pour une croissance plus forte et durable

    Dans l’OCDE, l’investissement réel total, et en particulier l’investissement en logements, s’est affaissé au point culminant de la crise et peine à se redresser. Sa faiblesse freine les gains de productivité et, si elle persiste, ancrera le taux de croissance dans un équilibre bas et pèsera sur les perspectives d’emploi à court et à plus long terme.

  • Annexe statistique

    Cette annexe contient des données sur des agrégats économiques clés, met en perspective les évolutions économiques récentes dans la zone de l’OCDE telles qu’elles sont décrites dans le corps de ce rapport. Les chiffres pour 2015 à 2016 sont des estimations et des prévisions de l’OCDE. Les données présentées dans certains tableaux ont été corrigées conformément aux concepts et définitions établis au plan international, afin de faciliter les comparaisons entre pays et d’assurer une cohérence avec les données rétrospectives figurant dans d’autres publications de l’OCDE. Les agrégats régionaux sont fondés sur les poids qui changent chaque année, avec les poids dépendant de l’agrégat considéré. Pour plus de détails voir aussi Perspectives économiques de l'OCDE : Sources et méthodes.

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