Perspectives économiques de l'OCDE

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Frequency
Semiannual
ISSN : 
1684-3436 (en ligne)
ISSN : 
0304-3274 (imprimé)
DOI : 
10.1787/16843436
Cacher / Voir l'abstract
Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présente une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Préparées par le Département des affaires économiques de l’OCDE, les Perspectives économiques présentent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et les balances courantes, après avoir examiné chaque pays membre et l’effet induit des évolutions internationales sur ces pays. Tous les pays membres sont examinés ainsi que certains pays non membres.

Chaque numéro comporte une évaluation générale, des chapitres résumant les nouvelles tendances et fournissant des projections par pays, plusieurs chapitres sur des thèmes d’intérêt général et, enfin une analyse statistique très détaillée.
Egalement disponible en Anglais, Allemand
 
Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2016 Numéro 1

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Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2016 Numéro 1 You do not have access to this content

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Auteur(s):
OECD
22 juin 2016
Pages :
332
ISBN :
9789264257900 (PDF) ; 9789264257917 (EPUB) ;9789264257894(imprimé)
DOI : 
10.1787/eco_outlook-v2016-1-fr

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Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présentent une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Les Perspectives économiques proposent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et balances des opérations courantes et budgétaires.
Tous les pays membres de l’OCDE sont examinés ainsi que certains pays non membres. Cette édition comporte une évaluation générale, un chapitre spécial visant à promouvoir la productivité et l'égalité, un chapitre résumant les tendances économiques et fournissant des projections par pays et une annexe statistique.
 

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  • Éditorial : Décideurs publics : agissez maintenant pour sortir du piège de la croissance molle et honorer nos promesses

    Les responsables de politique publique sont à la croisée des chemins. En l'absence de mesures étoffées, cohérentes et collectives, la croissance restera décevante et atone, et les promesses faites aux générations actuelles et futures seront de plus en plus difficiles à honorer.

  • Évaluation générale de la situation macroéconomique

    Huit ans après la crise financière, la reprise demeure faible et continue à décevoir. Le PIB mondial devrait s'établir à 3 % en 2016, identique à l'exercice précédent, et connaître une amélioration modeste seulement en 2017. De même, la croissance des échanges mondiaux demeure très faible. La croissance s'est essoufflée dans de nombreuses économies de marché émergentes dont certaines, en particulier les pays producteurs de produits de base, ont connu une forte récession. Le redressement dans les économies avancées demeure modeste, la croissance étant freinée par la lente progression des salaires et un investissement en demi-teinte. La faiblesse des prix des produits de base et les politiques monétaires accommodantes menées continuent de soutenir de nombreuses économies, même si elles s'accompagnent d'épisodes de durcissement et de volatilité des conditions financières, notamment en début d'année. Tout cela débouche sur des taux de croissance nettement plus faibles qu'on ne l'anticipait voilà quelques années, et nettement inférieurs à la norme d'avant la crise. En outre, une telle période prolongée de croissance lente a dégradé le potentiel à long terme des économies du côté de l'offre, en raison des effets stigmatisants du chômage de longue durée, des pertes d'investissement et de l'impact négatif de la faible croissance des échanges sur la productivité.

  • Promouvoir la productivité et l'égalité : un double défi

    Les économies gagnent en prospérité lorsque la production par travailleur augmente. Or, depuis le début des années 2000, la croissance de la productivité ralentit dans beaucoup de pays avancés. Ce ralentissement est particulièrement net depuis la crise financière mondiale.

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    • Australie

      La croissance se renforcera progressivement pour atteindre près de 3 % en 2017. L’ajustement à la baisse de l’investissement dans le secteur des ressources naturelles va se poursuivre. L’expansion des autres activités s’intensifiera, favorisée par la dépréciation de la monnaie et une progression régulière de la consommation des ménages. Les nouvelles baisses du taux de chômage ne devraient pas susciter de fortes tensions inflationnistes mais contribuer à réduire les inégalités.

    • Autriche

      Une reprise progressive est en cours. Pour la première fois depuis 2011, la croissance devrait dépasser 1 % en 2016 et s'accroitre davantage en 2017. La récente réforme fiscale stimulera la consommation privée. L’évolution de l’investissement est devenue positive et cette progression devrait prendre de l’ampleur grâce au niveau historiquement bas des taux d’intérêt et à la faiblesse des prix du pétrole.

    • Belgique

      La croissance économique ralentira en 2016 car la consommation des ménages sera freinée par les mesures de consolidation budgétaire et de modération salariale. En outre, les attentats terroristes de l’hiver dernier à Bruxelles et Paris ont pesé sur l’activité, notamment dans les secteurs du tourisme et de la restauration. L’activité s’accélérera progressivement et gagnera une assise plus large à mesure que les marges bénéficiaires des entreprises augmenteront et que l’amélioration des conditions financières stimulera l’investissement. La réforme qui a consisté à transférer la charge fiscale des revenus du travail vers d’autres bases réduira les coûts du travail et stimulera ainsi l’emploi. Les exportations gagneront en vigueur à mesure que la croissance se redressera en Europe. L’inflation continuera d’augmenter après la hausse des prélèvements indirects en 2016 et avec la diminution de la marge de capacités inutilisées dans l’économie.

    • Brésil

      La récession profonde devrait se poursuivre en 2016 et 2017, dans un contexte d’une grande incertitude politique et des révélations continues d’affaires de corruption qui pèsent sur la confiance des consommateurs et des entreprises et provoquent un repli persistant de la demande intérieure. Le chômage devrait continuer d’augmenter sur fond de contraction de l’économie. L’inflation reviendra progressivement dans la fourchette-cible, à mesure que les effets des hausses des prix réglementés et de la dépréciation passée de la monnaie s’estomperont et que les ressources économiques inutilisées s’accroîtront.

    • Canada

      La croissance économique devrait s’affermir en 2016 pour atteindre 2.2 % en 2017. À mesure que la contraction observée dans le secteur des ressources naturelles va ralentir, l’activité devrait monter en puissance dans le reste de l’économie. Les exportations de produits non énergétiques devraient continuer de bénéficier de la dépréciation antérieure du taux de change et du renforcement de la croissance sur les marchés d’exportation. L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation devrait selon les prévisions progresser pour s’établir aux alentours de 2 %, à mesure que l’effet de la diminution des prix de l’essence va s’atténuer et que les capacités excédentaires vont être progressivement résorbées.

    • Chili

      La croissance économique en 2016 devrait fléchir due à la faiblesse des prix des produits de base, au resserrement des conditions financières ainsi qu’à l’anémie de la confiance des consommateurs et des entreprises. La conjoncture s’améliorera en 2017, sur fond de redressement de l’économie mondiale et de rétablissement de la confiance, ouvrant la voie à un raffermissement graduel de l’investissement et de la consommation privée. Lorsque les effets de l’épisode de dépréciation monétaire seront dissipés, l’inflation devrait à nouveau s’inscrire dans la bande de tolérance définie par la banque centrale.

    • Chine

      La croissance économique devrait continuer à fléchir pour passer de 6.5 % en 2016 à 6.2 % en 2017. Les dépenses d’infrastructure de grande envergure ne compenseront que partiellement le ralentissement de l’investissement productif alors que les surcapacités sont en cours d’élimination dans plusieurs secteurs. L’investissement immobilier est en train d’atteindre son minimum, mais les stocks de logements restent importants. La consommation devrait rester solide. La diminution des surcapacités réduira les pressions à la baisse sur les prix à la production, même si la hausse des prix à la consommation demeurera faible.

    • Colombie

      La croissance continuera à ralentir en 2016, sous l’effet d’un contexte extérieur peu porteur, du faible niveau des prix des produits de base et d’un fléchissement de la demande interne, avant d’accélérer en 2017 pour atteindre 3 %, à la faveur d’un redressement de la demande extérieure et de la mise-en-œuvre du programme d’infrastructures du gouvernement. Le déficit de la balance des paiements courants reste élevé et le rythme de l’inflation s’accroît du fait de la dépréciation du taux de change et de la hausse des prix alimentaires due au phénomène météorologique El Niño. À mesure que l’effet de ces chocs se dissipera, l’inflation cédera du terrain en 2017.

    • Costa Rica

      La croissance, faible l’année dernière, devrait s’accélérer en 2016-17. On prévoit qu’elle soit surtout tirée par la demande interne, mais les exportations se redresseront elles aussi à la faveur de la reprise des marchés mondiaux. Le taux de chômage restera probablement supérieur à 9 %. L’inflation, temporairement négative à la fin de 2015, se rapprochera lentement de l’objectif de la Banque centrale à mesure que l’activité se renforcera.

    • République tchèque

      La croissance du PIB s’est vivement accélérée en 2015, partiellement sous l’effet des investissements publics financés par l’UE. Les conditions financières et la progression des revenus vont continuer à alimenter la demande interne en 2016. Malgré une augmentation des parts de marché sans doute moindre qu’au cours de ces dernières années, le raffermissement de la demande en provenance des pays européens contribuera à la croissance des exportations. Le rythme de l’inflation globale reste lent, mais le relèvement substantiel des salaires ainsi que la dissipation des effets des baisses de prix de l’alimentation et de l’énergie la porteront à 2 % d’ici à fin 2017, soit le niveau retenu comme cible.

    • Danemark

      La croissance devrait, selon les prévisions, s'accélérer pour atteindre près de 2 % en 2017, portée principalement par la demande interne. La consommation privée sera soutenue par l'évolution positive des revenus réels, liée à des créations d’emplois et à la progression des salaires réels, ainsi que par la montée des prix de l’immobilier. Les exportations devraient se redresser quelque peu après une année 2015 très médiocre.

    • Estonie

      La croissance devrait prendre progressivement de la vigueur, portée par la consommation privée. Les exportations et l'investissement connaîtront une certaine accélération en 2017, à la faveur du raffermissement de l'activité chez les partenaires commerciaux européens. Du fait de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, les salaires et l’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation s’orienteront quelque peu à la hausse.

    • Zone euro

      La reprise en cours, modérée, devrait se poursuivre, avec une croissance du PIB qui devrait atteindre 1.7 % en 2017. La poursuite des politiques de relance monétaire et la faiblesse des prix du pétrole conforteront la demande intérieure, mais le ralentissement des économies émergentes pèsera sur les exportations. L’excédent extérieur, d’une large ampleur, devrait donc diminuer légèrement. Le recul du chômage devrait se poursuivre à un rythme modeste, mais des différences perdureront entre les pays de la zone euro. La persistance du sous-emploi conjoncturel des ressources et les effets de second tour de la baisse des prix de l’énergie maintiendront l’inflation bien en deçà de la cible de la BCE, fixée à un peu moins de 2 %.

    • Finlande

      L’économie se redresse lentement sous l’effet du raffermissement de la demande interne. Cela étant, les exportations restent faibles, le redressement récent de la consommation privée s’explique en partie par des facteurs temporaires et une grande incertitude persiste tant sur le plan national qu'international. Dans ces conditions, la croissance de la production devrait rester morose et le chômage, bien qu’en cours de stabilisation, se maintenir à un niveau élevé.

    • France

      La croissance économique devrait atteindre 1.4 % cette année et 1.5 % en 2017 grâce à la baisse des prix de l’énergie, aux allègements des cotisations sociales et des impôts sur les entreprises et à la faiblesse persistante des taux d’intérêt. À la faveur de la réduction des cotisations sociales et de nouvelles aides à l’embauche, l’emploi va augmenter, ce qui n’entraînera toutefois qu’un reflux progressif du chômage. L’inflation restera peu élevée, les capacités de production demeurant partiellement utilisées jusqu’à la fin de la période de prévision.

    • Allemagne

      La croissance économique devrait rester vigoureuse, le dynamisme du marché du travail et la faiblesse des cours du pétrole soutenant la consommation privée, tandis que les taux d’intérêt peu élevés et les besoins de logement des réfugiés stimulent l’investissement résidentiel. L’investissement productif va s’affermir quelque peu à mesure que l’utilisation des capacités augmentera et que l’emploi progressera. La demande d’exportations allemandes de la part des économies de marché émergentes et des pays de la zone euro devrait progressivement se redresser. Les réfugiés entreront peu à peu sur le marché du travail. En raison de la vitalité de la croissance de la demande intérieure, l’excédent de la balance courante régressera, mais en restant néanmoins relativement important.

    • Grèce

      Après une récession profonde et prolongée, on prévoit un retour à une croissance positive au second semestre de 2016, à mesure que le redressement de la confiance stimulera l’investissement et la consommation et que l'amélioration de la compétitivité fera augmenter les exportations. Le chômage est toujours très élevé, ce qui entraîne de graves problèmes sociaux, mais il est en train de refluer progressivement. La dette publique, très lourde, sape l’investissement et la confiance, si bien qu’un allégement sous une forme ou une autre (par exemple par le biais d’un allongement des échéances) est indispensable.

    • Hongrie

      La croissance devrait ralentir en 2016, sous l’effet d’une contraction temporaire de l’investissement public en liaison avec le lancement d’un nouveau cycle de fonds structurels de l’UE, mais accélérer à nouveau en 2017. La demande privée devrait rester vigoureuse et l’emploi continuer de progresser, en partie grâce à des programmes de travaux publics toujours importants. En 2017, la résorption des capacités de production inemployées et la dissipation des effets ponctuels de la baisse des prix de l’énergie orienteront l’inflation à la hausse.

    • Islande

      L’économie continue à connaître une solide expansion, tirée par l’essor de la consommation privée, l’évolution favorable des termes de l’échange et les très bons résultats du tourisme. Les investissements élevés en cours dans les secteurs à forte intensité énergétique et la poursuite des fortes hausses salariales alimentent la demande interne. Les contrôles sur les mouvements de capitaux instaurés pendant la crise financière commenceront à être levés en 2016.

    • Inde

      La croissance économique devrait rester soutenue et s’établir aux alentours de 7.5 %. La forte revalorisation salariale attendue dans le secteur public et le recul de l’inflation doperont la consommation privée. L’investissement se redressera peu à peu, parallèlement à la résorption des surcapacités et à l’assainissement des bilans des entreprises et des banques, et la mise en service de plusieurs projets d’infrastructure.

    • Indonésie

      La croissance du PIB devrait se raffermir au cours des prochains trimestres. Le projet du gouvernement d'accroître progressivement les dépenses d'infrastructure a pris corps, ce qui dope la confiance. En outre, la banque centrale a baissé son taux d'intérêt directeur trois mois d'affilée. Par conséquent, la consommation et l'investissement privés montrent des signes de redressement. En revanche, la demande extérieure reste faible.

    • Irlande

      L’économie irlandaise devrait continuer d’enregistrer une croissance vigoureuse en 2016 et 2017. Les exportations et l’investissement productif, qui se sont envolés sous l’impulsion temporaire donnée par les entreprises multinationales, seront plus modérés mais resteront solides. L’activité demeurera dynamique dans le secteur intérieur et l’emploi progressera de manière régulière. La croissance des salaires sera forte au fil des tensions apparaissant sur le marché du travail. La consommation des ménages sera solide, portée par la croissance des revenus du travail mais aussi par des allégements fiscaux.

    • Israël

      La croissance devrait rester à 2 ½ pour cent en 2016 avant de monter à 3 % en 2017. L’orientation budgétaire expansionniste et le maintien de taux d’intérêt et de prix pétroliers bas devraient soutenir la demande intérieure et l’emploi. Très faibles ces derniers temps, les exportations devraient repartir avec le raffermissement progressif de la demande étrangère, quoiqu’elles pourraient être freinées par l’appréciation du shekel.

    • Italie

      Le PIB devrait progresser de 1 % en 2016 et de 1.4 % en 2017. La consommation privée reste le principal moteur de la reprise. La croissance de l’emploi est momentanément ralentie, mais les gains de revenus réels et la demande non satisfaite soutiennent les dépenses des ménages. L’investissement se rétablit, fournissant un certain appui à la demande intérieure, mais les contraintes qui pèsent sur le crédit bancaire continuent d’empêcher un redressement plus rapide de l’investissement.

    • Japon

      La croissance de la production a été ralentie par la chute de la demande de la Chine et d’autres pays asiatiques et par l’atonie de la consommation privée. La croissance devrait s’établir à environ 0.7 % en 2016 et à 0.4 % en 2017 car les pénuries de main-d’œuvre et de capacités et les bénéfices record des entreprises soutiennent l’investissement productif, l’emploi et les salaires. L’impact de la hausse de la taxe sur la consommation prévue en 2017 devrait être partiellement compensé par le redressement des exportations.

    • Corée

      La production devrait croître au rythme de 2.7 % en 2016, compte tenu de la faiblesse de la demande extérieure et du resserrement budgétaire, sachant que l'inflation devrait être de l'ordre de 1 %. Grâce à un raffermissement de la demande étrangère en 2017, la croissance devrait se redresser pour atteindre environ 3 %, ce qui correspond à son niveau potentiel. L'excédent des paiements courants restera élevé, à 7 ½ pour cent du PIB.

    • Lettonie

      L’économie devrait se redresser après un accès de faiblesse temporaire au dernier trimestre de 2015 et au premier trimestre de 2016, du fait de l’expiration de la période de programmation des fonds de l’UE et de la nette dégradation des relations économiques avec la Russie. La forte croissance des salaires est à la base d’un haut niveau de dépenses des ménages ordinaires. Le climat d’incertitude freine l’investissement mais ce problème sera peu à peu surmonté une fois que la reprise dans la zone euro rendra les marchés d’exportation plus performants.

    • Lituanie

      La croissance du PIB devrait monter en régime en 2016 et 2017, grâce à un redressement des principaux marchés d'exportation. L'investissement intérieur passera à la vitesse supérieure sur fond de raffermissement de la confiance et de persistance de taux d'intérêt réels bas. Dans le même temps, l'amélioration de la situation du marché du travail et la forte croissance des salaires réels devraient soutenir la consommation privée et tirer l'inflation vers le haut.

    • Luxembourg

      La croissance économique devrait rester vigoureuse et s’établir à près de 4 % en 2016 et en 2017, grâce à la solidité de la demande intérieure et des exportations de services financiers. La prochaine tranche d’indexation rétroactive des salaires, qui devrait être versée au premier semestre de 2017, pourrait raviver l’inflation.

    • Mexique

      Malgré la baisse des prix du pétrole et une demande extérieure affaiblie, la croissance du PIB devrait atteindre 3 % en 2017, grâce aux réformes structurelles mises en place par les autorités. La dépréciation du peso a permis au Mexique d’augmenter ses parts de marché à l’exportation et la demande intérieure continue de soutenir l’activité économique.

    • Pays-Bas

      La croissance économique devrait rester solide, à 2 % environ, et conserver une large assise. La consommation privée bénéficiera des mesures de relance budgétaire en 2016 et de l'embellie observée sur le marché du travail. Le renforcement du marché du logement et l'amélioration des perspectives des entreprises continuent de soutenir l'investissement. L'inflation devrait augmenter quelque peu, tout en restant faible. Dans un contexte de recul des exportations de gaz naturel et de raffermissement de la demande intérieure, l'excédent des paiements courants diminuera encore depuis un niveau initial, il est vrai, élevé.

    • Nouvelle-Zélande

      La croissance économique devrait ralentir un peu pour s'établir à 3 % en 2016 puis à 2.7 % en 2017. L'impact de la baisse des prix des produits laitiers sur les exportations et la fin de l'effet stimulant induit par les travaux de reconstruction liés au séisme vont freiner l'activité, même si le ralentissement du secteur de la construction sera atténué par l'expansion d'autres branches d'activité, compte tenu de la forte immigration. Celle-ci entretiendra aussi la croissance de la consommation privée. L'inflation augmentera mais restera inférieure à l'objectif visé.

    • Norvège

      L'activité économique devrait rester faible en 2016 en raison de la diminution des investissements pétroliers, celle-ci ayant des retombées sur les secteurs non pétroliers. La croissance de la production redémarrera progressivement, compte tenu du renforcement des investissements non pétroliers parallèlement à l'amélioration de la demande extérieure, stimulée par une dépréciation de la monnaie, et du lancement de nouveaux projets d'investissement pétrolier. Le chômage culminera en 2016. L'inflation reculera peu à peu, sur fond de dissipation des effets de la dépréciation de la monnaie et de sous-utilisation persistante des ressources économiques.

    • Pologne

      La croissance du PIB devrait être proche de 3 % en 2016 et 3 ½ pour cent en 2017. La dynamique de l’emploi et des salaires, l’augmentation des transferts sociaux et les bas prix de l’énergie stimuleront la consommation. Les conditions de crédit favorables et la reprise des investissements en infrastructures financés par les fonds de l’UE en 2017 soutiendront aussi l’investissement. La hausse des prix à la consommation accélérera progressivement avec la stabilité des prix de l’énergie et l’apparition de tensions sur le marché du travail.

    • Portugal

      Une croissance modérée est prévue pour 2016 et 2017. La consommation privée s’affermira légèrement à la faveur d’un chômage en repli, de la revalorisation du salaire minimum et de la suppression des coupes dans les salaires du secteur public. Toutefois, la création d’emplois sera insuffisante pour que la hausse des dépenses de consommation conserve son rythme actuel au-delà de 2016. Le fort niveau d’endettement des entreprises et l’état de faiblesse du secteur bancaire ont bridé l’investissement, dont la reprise partielle, en 2017, compensera quelque peu le fléchissement de la consommation.

    • Russie

      La forte baisse du prix mondial du pétrole a entraîné une récession prolongée. La diminution des recettes d’exportation a pour effet de réduire les importations et l’investissement et de contraindre fortement la politique budgétaire. La dépréciation du rouble a fait monter les prix, comprimé les revenus réels, en particulier des plus pauvres, et réduit la consommation privée. Le chômage continuera à augmenter. La croissance devrait redevenir positive en 2017 à mesure que l’inflation faiblira et que la progression des revenus réels soutiendra la demande intérieure. Il s’agira toutefois d’une reprise lente compte tenu du climat d’incertitude, de l’absence de réformes structurelles et des perspectives incertaines d’évolution des cours pétroliers.

    • République slovaque

      Après une accélération en 2015, l’activité économique devrait quelque peu s’essouffler à mesure que s’estompera la dynamique d’un taux d’absorption exceptionnel des fonds de l’UE. Néanmoins, la croissance annuelle devrait rester supérieure à 3 %, portée par une demande intérieure qui devrait rester solide. La consommation des ménages s’affermira encore à la faveur d’une amélioration de la situation sur le marché du travail, d’une inflation faible et d’une augmentation du revenu disponible. Le recul de l’investissement public sera en partie compensé par de nouveaux investissements directs étrangers dans le secteur automobile.

    • Slovénie

      La croissance économique devrait ralentir cette année, en raison de la morosité des échanges mondiaux ainsi que du recul temporaire de l’investissement public dans le contexte de l’arrivée à terme des projets financés par l’Union européenne. Elle se redressera néanmoins en 2017, puisque la consommation privée sera stimulée par le raffermissement du marché du travail et que l’investissement privé bénéficiera de l’amélioration des conditions de financement et de l’assainissement des bilans des entreprises. L’inflation restera faible du fait des excédents de capacités qui subsistent dans l’économie. Le chômage diminuera sur la période considérée.

    • Afrique du Sud

      La sécheresse et les problèmes d'approvisionnement en électricité ont ralenti la croissance économique en 2015, qui sera encore affaiblie en 2016 par le durcissement des conditions financières et la confiance en berne. L'investissement progressera modestement, freiné par des pénuries d'électricité persistantes et par un climat politique incertain. L'assise de la croissance s'élargira et elle se redressera de nouveau en 2017, une fois que les nouvelles capacités de production d'électricité entreront en service.

    • Espagne

      La reprise devrait se poursuivre en 2016 et 2017, mais selon un rythme plus modéré. L’activité continuera à bénéficier de la faiblesse des taux d’emprunt offerts aux entreprises et aux ménages. Certains des facteurs qui soutiendront la consommation en 2016, comme la faiblesse des prix du pétrole et d’autres produits de base et une orientation budgétaire légèrement expansionniste, s’estomperont graduellement en 2017.

    • Suède

      La croissance de la production devrait rester vigoureuse et atteindre 3.4 % en 2016, l'emploi continuant à augmenter et le chômage diminuant progressivement. Les derniers accords salariaux n'entraîneront qu'un accroissement modeste du revenu des ménages, et la consommation privée augmentera un peu moins vite que la production. Les tensions inflationnistes devraient rester modérées. L'investissement productif va continuer de croître, et la forte demande de logements continuera de soutenir l'investissement résidentiel.

    • Suisse

      Après une croissance faible en 2015, l’activité économique devrait se raffermir graduellement, la demande intérieure étant soutenue par les taux d’intérêt négatifs et la progression des salaires réels. Avec la stabilisation de la monnaie au cours des derniers mois et la remontée des prix du pétrole, les prix à la consommation devraient repartir à la hausse en 2017. Le chômage amorcera une décrue après une hausse récente, mais l’excédent courant hors-norme persistera.

    • Turquie

      La croissance du PIB devrait rester proche de 4 % par an en 2016 et 2017. La nette hausse du salaire minimum et des transferts sociaux au début de 2016 soutiendra la consommation privée. Toutefois, l’accroissement des coûts de main-d’œuvre qui en résultera, malgré les subventions destinées à les atténuer durant la première année, sera préjudiciable à la compétitivité et aux exportations. Avec la dissipation de l’effet à court terme de la hausse du revenu des ménages, la croissance devrait marquer un lent repli en 2017.

    • Royaume-Uni

      La croissance a ralenti et devrait s’établir à 1 ¾ pour cent 2016. L’incertitude quant au résultat du référendum de fin juin 2016, qui pourrait entraîner la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit) a été préjudiciable à la croissance. Les prévisions reposent sur l’hypothèse que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne, auquel cas la croissance devrait se redresser au second semestre de 2016, puis se stabiliser en 2017. Le taux de chômage a reculé pour ressortir à 5 % environ. Le déficit courant a atteint 7 % du PIB, niveau sans précédent, ce qui renforce les facteurs de vulnérabilité.

    • États-Unis

      Malgré un récent passage à vide dû à des facteurs transitoires, la production demeure sur une trajectoire de croissance modérée, soutenue par des améliorations se renforçant mutuellement dans le domaine de l’emploi, des revenus et des dépenses des ménages. L’amélioration continue de la situation de l'emploi a entraîné un reflux du taux de chômage et la population active a augmenté récemment. La modération des gains de production va sans doute perdurer à mesure que ces facteurs se dissiperont, la forte croissance de la demande intérieure étant neutralisée par la faible progression de la demande extérieure.

    • Annexe statistique

      Cette annexe contient des données sur des agrégats économiques clés, met en perspective les évolutions économiques récentes dans la zone de l’OCDE telles qu’elles sont décrites dans le corps de ce rapport. Les chiffres pour 2015 à 2017 sont des estimations et des prévisions de l’OCDE. Les données présentées dans certains tableaux ont été corrigées conformément aux concepts et définitions établis au plan international, afin de faciliter les comparaisons entre pays et d’assurer une cohérence avec les données rétrospectives figurant dans d’autres publications de l’OCDE. Les agrégats régionaux sont fondés sur les poids qui changent chaque année. Pour plus de détails voir aussi Perspectives économiques de l'OCDE : Sources et méthodes.

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