Perspectives économiques de l'OCDE

Français
Frequency
Semiannual
ISSN : 
1684-3436 (en ligne)
ISSN : 
0304-3274 (imprimé)
http://dx.doi.org/10.1787/16843436
Cacher / Voir l'abstract
Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présente une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Préparées par le Département des affaires économiques de l’OCDE, les Perspectives économiques présentent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et les balances courantes, après avoir examiné chaque pays membre et l’effet induit des évolutions internationales sur ces pays. Tous les pays membres sont examinés ainsi que certains pays non membres.

Chaque numéro comporte une évaluation générale, des chapitres résumant les nouvelles tendances et fournissant des projections par pays, plusieurs chapitres sur des thèmes d’intérêt général et, enfin une analyse statistique très détaillée.
Egalement disponible en Anglais, Allemand
 
Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2017 Numéro 1

Dernier numéro

Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2017 Numéro 1 You do not have access to this content

Français
Cliquez pour accéder: 
    http://oecd.metastore.ingenta.com/content/1217032e.pdf
  • PDF
  • http://oecd.metastore.ingenta.com/content/122017032f1.epub
  • ePUB
  • http://www.keepeek.com/Digital-Asset-Management/oecd/economics/perspectives-economiques-de-l-ocde-volume-2017-numero-1_eco_outlook-v2017-1-fr
  • LIRE
Auteur(s):
OCDE
05 jui 2017
Pages :
364
ISBN :
9789264277687 (EPUB) ; 9789264277670 (PDF) ;9789264277663(imprimé)
http://dx.doi.org/10.1787/eco_outlook-v2017-1-fr

Cacher / Voir l'abstract

Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présentent une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Les Perspectives économiques proposent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et balances des opérations courantes et budgétaires.
Tous les pays membres de l’OCDE sont examinés ainsi que certains pays non membres. Cette édition comporte une évaluation générale, un chapitre spécial sur comment rendre le commerce mondial bénéfique pour tous (disponible dans la version française finale), un chapitre résumant les tendances économiques et fournissant des projections par pays. Une annexe statistique est disponible électroniquement.
L'Annexe statistique est disponible uniquement en ligne, à l'adresse https://dx.doi.org/10.1787/eco_outlook-v12017-1-fr
 

Egalement disponible en Anglais, Allemand
loader image

Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les résumés Table des matières

  • Sélectionner Cliquez pour accéder
  • Éditorial : Perspectives économiques mondiales : une embellie bienvenue, mais insuffisante

    L’économie mondiale a affiché une embellie au cours de l’année écoulée. Dans la plupart des pays, les indices de confiance, la production industrielle, les principaux indicateurs de l’emploi et les échanges transfrontaliers sont repartis à la hausse. Cette expansion conjoncturelle encore modeste reste toutefois trop peu robuste pour asseoir une amélioration durable de la production potentielle ou contribuer à réduire des inégalités persistantes. Les risques liés aux vulnérabilités financières pourraient se matérialiser en cas de chocs au niveau de l’action publique ou d’ordre géopolitique. En comparaison à la moyenne obtenue pour les deux décennies antérieures à la crise, période pendant laquelle des anticipations avaient été fixées, la croissance du PIB par habitant dans la zone OCDE accuse toujours un retard de plus de ½ point de pourcentage, et la croissance mondiale, qui devait légèrement dépasser 3 ½ pour cent d’ici à 2018, est aussi à la traîne. En un mot, l’économie mondiale se porte mieux, mais pas assez bien pour améliorer durablement le bien-être des citoyens.

  • Évaluation générale de la situation macroéconomique

    Après plusieurs années d’une reprise hésitante, sur fond de croissance mondiale ayant atteint en 2016 son taux le plus faible depuis 2009, certains signes d’amélioration ont commencé à poindre. Les échanges et la production manufacturière, partant d’un niveau très bas, se sont accélérés, aidés en cela par une hausse plus vigoureuse de la demande intérieure en Asie et en Europe, et dans le secteur privé, la confiance s’est affermie. Cependant, les incertitudes d’ordre politique restent fortes, la confiance dans les gouvernants s’est érodée, la hausse des salaires reste modeste, les inégalités sont toujours présentes et des déséquilibres et vulnérabilités subsistent sur les marchés de capitaux. Dans ce contexte, le PIB mondial devrait selon les prévisions s’inscrire cette année en hausse modeste, à 3 ½ pour cent , grâce à une remontée de l’intensité des échanges et de l’investissement et à une amélioration des résultats de plusieurs grands producteurs de matières premières. Seule une légère amélioration est attendue pour 2018, qui porterait la hausse du PIB mondial à 3.6 %. Le surcroît de tensions sur les marchés du travail et des produits devrait être modeste, et l’inflation va probablement rester de ce fait en demi-teinte dans les grandes économies, pour autant que les prix des produits de base ne continuent pas d’augmenter.

  • Comment rendre le commerce mondial bénéfique pour tous

    Les échanges internationaux ont joué un rôle moteur dans la croissance économique mondiale et la convergence des niveaux de vie entre les pays. La libéralisation des échanges a engendré des gains économiques importants pour les économies de marché émergentes et fait reculer la pauvreté. La spécialisation fondée sur les avantages comparatifs et, de plus en plus, l’intégration commerciale induite par la technologie, accentuée par les chaînes de valeur mondiales, ont créé de nouveaux débouchés commerciaux et accru l’efficience économique. La possibilité d’accéder à une gamme plus étendue de biens et services meilleur marché a amélioré le bien-être et le pouvoir d’achat des consommateurs.

  • Ajouter à ma sélection
  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les résumés Évolution dans les pays membres de l'ocde et dans certaines économies non membres

    • Sélectionner Cliquez pour accéder
    • Argentine

      La croissance économique devrait rebondir vivement en 2017 et 2018, parallèlement à la montée en régime des récentes réformes et au raffermissement des exportations. L'investissement va se redresser, grâce à l'amélioration de l'environnement des entreprises et aux investissements en infrastructures. L'inflation reste élevée, mais va diminuer conformément à l'objectif de la banque centrale, la politique monétaire conservant une orientation restrictive, tandis que les effets des hausses de prix administrés et de la dépréciation du peso se dissipent. L'accélération de la croissance va faire progressivement baisser le chômage.

    • Australie

      La croissance économique devrait s'accélérer progressivement et atteindre près de 3 % en 2018. L'effet de freinage exercé sur la croissance par le recul de l'investissement dans le secteur des ressources naturelles va s'estomper, et un raffermissement de l'activité dans le reste de l'économie favorisera la progression des salaires et de l'emploi, ce qui stimulera les dépenses de consommation. Les tensions sur les marchés du travail et des produits accélèreront le rythme, actuellement modéré, de l'inflation.

    • Autriche

      L'activité économique se raffermit grâce à la consommation privée ainsi qu'au redressement de l'investissement et des exportations. La politique budgétaire va demeurer légèrement expansionniste. La création d'emplois reste forte et le chômage devrait reculer pour la première fois depuis 2011. L'inflation mesurée par l'indice des prix à la consommation demeure plus élevée que dans les autres pays de la zone euro.

    • Belgique

      La croissance économique, qui a été atone, devrait se renforcer en 2017 et 2018. L’investissement privé sera le principal moteur de la croissance, compte tenu du niveau élevé d’utilisation des capacités et des conditions financières favorables. Un redressement des échanges internationaux soutiendra les exportations. La consommation privée sera en revanche freinée par une croissance encore en demi-teinte des salaires réels. L’apparition de tensions sur les marchés du travail et de produit va pousser l’inflation vers le haut en 2018.

    • Brésil

      L’économie sort enfin d’une récession grave et prolongée. La reprise devrait cependant être faible et lente. La confiance des consommateurs et des entreprises se renforce et les exportations agricoles ont commencé l’année à un rythme soutenu. Néanmoins, le chômage ne devrait commencer à reculer que vers la fin de l’année, et ne baisser ensuite que progressivement. L’inflation a sensiblement diminué, en partie du fait de la baisse de la demande, et devrait terminer l’année en deçà du taux de 4.5 % retenu comme objectif. Les inégalités demeurent fortes.

    • Canada

      La croissance économique devrait être plus forte en 2017, portée par une politique budgétaire expansionniste, l'accroissement du patrimoine des ménages et la reprise de l'investissement des entreprises – en particulier dans le secteur des ressources naturelles, qui a bénéficié du rebond des prix des produits de base. En 2018, la croissance devrait marquer le pas mais rester vigoureuse, en raison du ralentissement de la hausse des dépenses publiques. Le renchérissement des prix à la consommation devrait être supérieur à 2 % fin 2018, sous l'effet de la résorption graduelle des surcapacités et d'une plus forte croissance des salaires.

    • Chili

      On prévoit une accélération progressive de la croissance économique jusqu’à atteindre 2.8 % en 2018. Celle-ci s'appuiera sur une amélioration de la demande extérieure et, grâce à des conditions de financement plus accommodantes, sur un redressement de l’investissement. Le taux de chômage devrait se stabiliser et les salaires augmenter plus rapidement, ces deux éléments devant permettre d’atténuer les disparités de revenus et entraîner une hausse de la consommation. L’inflation devrait augmenter en raison de la dissipation graduelle des effets de l’appréciation antérieure du taux de change et du raffermissement de la demande globale.

    • Chine

      La croissance économique devrait se maintenir en 2017 et 2018, en partie grâce aux effets de mesures antérieures de relance budgétaire et monétaire. L’investissement en infrastructures se redresse à la faveur des projets de développement régional, notamment de l’initiative  Ceinture et Route  et du projet de développement coordonné de la région Beijing-Tianjin-Hebei. L’investissement immobilier restera dynamique malgré les mesures prises pour limiter la demande. La croissance de l’investissement privé est repartie à la hausse et la croissance de la consommation restera stable, soutenue par la vigueur persistante des créations d’emplois. Le redressement de la demande mondiale stimulera les exportations, mais l’envolée des importations touristiques limitera l’effet induit sur le solde courant.

    • Colombie

      La croissance économique devrait s'accélérer en 2017 et 2018. L'accord de paix historique, la hausse des cours du pétrole et le lancement de projets d'infrastructures stimuleront l'investissement. La consommation privée va augmenter modérément. Le renforcement de la croissance devrait stabiliser le taux de chômage. Parallèlement à la dissipation des effets du phénomène El Niño, l'inflation devrait revenir à la fin de 2017 dans la fourchette de 2-4 % qui constitue l'objectif de la banque centrale. Bien que la pauvreté ait reculé, les inégalités restent importantes.

    • Costa Rica

      L'expansion économique devrait se poursuivre à un rythme rapide, du fait du renforcement de la demande extérieure et de l'investissement public. La hausse des prix des produits de base et de l'énergie contribuera à faire monter l'inflation vers la fourchette retenue comme objectif par la banque centrale.

    • République tchèque

      On prévoit une accélération de la croissance économique en 2017. La revalorisation du salaire minimum en janvier et la demande persistante de main-d'œuvre vont bénéficier aux travailleurs et stimuler la consommation. L'investissement des secteurs privé et public se redresse. Toutefois, la pénurie de main-d'œuvre freinera la croissance en 2018 et entraînera quelques tensions inflationnistes supplémentaires, d’où un maintien de l'inflation au-dessus de la cible de 2 % jusqu’à la fin de 2018.

    • Danemark

      La croissance économique devrait se raffermir en 2017 et 2018, compte tenu du renforcement de la consommation privée et de la demande extérieure ainsi que de l'orientation très accommodante de la politique monétaire. Le resserrement du marché du travail va se traduire par l'apparition de tensions inflationnistes. L'investissement public devrait fléchir. L'excédent des paiements courants restera considérable, étant donné l'amélioration du solde commercial et l'importance des revenus provenant d'amples actifs extérieurs nets.

    • Estonie

      La croissance économique devrait s’accélérer notablement en 2017 et dépasser 3 % en 2018. La demande intérieure se raffermira, soutenue par l’investissement public et privé. Les dépenses des ménages devraient être freinées par le redémarrage de l’inflation qui entamera la progression des revenus nominaux.

    • Zone euro

      La croissance du PIB devrait se maintenir aux alentours de 1 ¾ pour cent en 2017 et 2018. La demande intérieure continuera de tirer la reprise, stimulée par une politique monétaire accommodante et, depuis peu, par l'orientation modérément expansionniste de la politique budgétaire qui vient à point nommé. Les exportations devraient se raffermir, mais à un rythme modéré, à l'image de la croissance mondiale. Le taux de chômage va continuer de reculer, mais demeurera élevé, aux alentours de 9 %. L'inflation va remonter sous l'effet de l'augmentation des prix de l'énergie et de la diminution du volant de capacités inutilisées, mais restera inférieure à l'objectif d'inflation de la Banque centrale européenne (BCE).

    • Finlande

      La croissance devrait s’affermir, l'amélioration de la demande étrangère et de la compétitivité donnant une impulsion aux exportations. La demande intérieure sera freinée par la lenteur de la progression des salaires, mais l’embellie en matière d'emploi et le regain de confiance des consommateurs, conjugués au faible niveau des taux d'intérêt, soutiendront la consommation et l'investissement résidentiel. L'inflation se redressera progressivement, à mesure que les capacités non utilisées se réduiront.

    • France

      La croissance économique devrait continuer à se raffermir et atteindre environ 1 ½ pour cent en 2018, portée par l’investissement et la consommation. La consolidation de la demande intérieure sera favorisée par l’amélioration de la confiance, la réduction des cotisations de sécurité sociale et de l’impôt sur les sociétés et le maintien de conditions de financement favorables. Le marché du travail va se redresser progressivement. L’inflation restera faible, dans la mesure où les tensions sur les capacités de production sont limitées. Le déficit des paiements courants devrait légèrement augmenter du fait que le dynamisme de la demande intérieure aura un effet stimulant sur les importations.

    • Allemagne

      La croissance économique devrait rester solide et le taux chômage devrait continuer de diminuer. Ce chômage limité et l’augmentation des dépenses publiques contribueront à soutenir la consommation privée. La faiblesse des taux d’intérêt et l’immigration devraient soutenir l’investissement résidentiel, mais l’investissement des entreprises ne s’affermira que progressivement. Les exportations bénéficient de la vigueur de la demande en Asie et aux États-Unis, mais fléchiront à mesure que l’effet de la dépréciation antérieure de l’euro s’estompera et que la croissance des importations en Chine ralentira. L’excédent des paiements courants se réduira quelque peu, principalement sous l’effet de l’augmentation des prix de l’énergie. La forte croissance des recettes devrait permettre aux administrations publiques de conserver un solde budgétaire excédentaire.

    • Grèce

      Après une longue dépression, l'économie s’est stabilisée en 2016 et la croissance du PIB devrait s’établir à 1.1 % en 2017 et 2.5 % en 2018. Le marché du travail s'améliore, soutenant la consommation privée, et la progression de la demande extérieure stimule les exportations. L'investissement a commencé à se redresser, à partir de niveaux très bas, et devrait s'intensifier. Le relèvement des taxes sur la consommation au début de 2017 et les récentes hausses des prix de l'énergie vont accélérer l'inflation mesurée par les prix à la consommation, mais l'inflation sous-jacente restera modérée car d'importantes capacités inemployées subsistent dans l’économie.

    • Hongrie

      L'activité économique s'est temporairement ralentie en 2016, mais elle a rebondi depuis, alimentée par l'investissement public du fait de la reprise des versements de fonds structurels de l'Union européenne (UE). L'investissement des entreprises devrait augmenter sous l'effet d'entrées d'investissement direct étranger (IDE) et de l'apparition de contraintes de capacités. Le dynamisme persistant de la consommation privée reposera sur la poursuite des créations d'emplois et de la hausse des salaires réels découlant du niveau historiquement bas du taux de chômage. La dégradation de la compétitivité-coûts extérieure limitera les gains de parts de marché à l'exportation.

    • Islande

      La croissance économique devrait rester forte grâce au dynamisme persistant de l'activité touristique et à la bonne tenue de la demande intérieure. La confiance des agents économiques et la hausse des prix des actifs stimulent l'investissement résidentiel et l'investissement des entreprises. Les salaires et l'emploi augmentent rapidement. Le contrôle des mouvements de capitaux institué pendant la crise financière a été levé.

    • Inde

      La croissance économique devrait rester vigoureuse et l’Inde devrait demeurer, parmi les pays du G20, celui qui connaît la plus forte croissance. La revalorisation des salaires et des pensions du secteur public stimulera la consommation. L’investissement privé se redressera peu à peu, avec la résorption des surcapacités et le déploiement de la taxe emblématique sur les biens et services et d’autres mesures visant à faciliter l’exercice des activités économiques. Néanmoins, le volume important de créances douteuses et litigieuses et le lourd endettement important de certaines entreprises freinent l’investissement.

    • Indonésie

      La croissance du PIB devrait s'affermir en 2017. La consommation privée sous-tend l’activité. Les dépenses d'infrastructures augmentent, malgré les contraintes budgétaires, et la demande extérieure se raffermit. L’investissement privé ne progresse que modestement.

    • Irlande

      Après avoir connu une très forte expansion ces deux dernières années, le rythme de croissance de l’économie irlandaise devrait devenir plus viable en 2017 et en 2018. Malgré cette modération, la demande intérieure restera solide. Avec un marché du travail qui se tend, les tensions sur les salaires resteront vives et devraient provoquer une hausse de l’inflation. Selon les prévisions, les entreprises devraient se développer moins vite qu’auparavant en raison de coûts de main-d’œuvre déjà élevés et de la grande incertitude sur le plan extérieur, notamment sur l’issue finale des négociations sur le Brexit.

    • Israël

      Après s’être redressée pour s’établir à 4 % en 2016, la croissance devrait rester supérieure à 3¼ pour cent en 2017-18. L’inflation devrait s’affermir peu à peu. Le maintien de politiques expansionnistes en matière monétaire et budgétaire et les hausses de salaires anticipées continueront à soutenir la demande intérieure.

    • Italie

      Le PIB devrait croître de 1 % en 2017 et de 0.8 % en 2018. L’augmentation de la demande mondiale et la dépréciation récente de l’euro soutiennent les exportations. L’investissement des entreprises se raffermit, mais l’investissement public ne s’est pas encore redressé. La croissance de la consommation privée reste vigoureuse en dépit du ralentissement des créations d’emploi et de la progression modeste des salaires. Les tensions inflationnistes sont faibles en raison d’un large volant de capacités inutilisées, mais la montée récente des prix de l’énergie et des produits alimentaires a entraîné une hausse des prix à la consommation.

    • Japon

      La croissance économique devrait se hisser à 1.4 % en 2017, soutenue par le raffermissement des échanges internationaux en Asie et la relance budgétaire. Bien que l’on prévoie l’abandon progressif des mesures de soutien budgétaire en 2018, les pénuries de main-d’œuvre et de capacités et le niveau historiquement élevé des bénéfices des entreprises les encourageront à recruter et à investir, de sorte que la croissance se maintiendra à un niveau proche de 1 %. Sous l’effet de l’assouplissement monétaire en cours, l’inflation globale atteindra 1 % à la fin de 2017.

    • Corée

      La croissance du PIB s’est repliée vers la fin de 2016, sur fond d’incertitude politique, de restructuration d’entreprises et de chute des exportations. Dans l’hypothèse d’une dissipation des incertitudes politiques à l’échelle nationale et internationale, la croissance devrait s’inscrire en légère hausse pour atteindre 2.8 % en 2018, sous l’effet d’un redressement des exportations et d’une progression de la confiance des entreprises et des consommateurs. L’inflation a atteint l’objectif de 2 % au début de 2017, tandis que l’excédent de la balance courante devrait rester confortable et s’établir à 6 % du PIB.

    • Lettonie

      La croissance économique devrait se redresser en 2017. Le renforcement de la croissance dans la zone euro et en Russie stimulera les exportations, ce qui, conjugué aux versements de fonds de l'Union européenne (UE), tirera l'investissement vers le haut. La consommation des ménages sera vigoureuse grâce à la forte croissance des salaires. Toutefois, le chômage restera élevé, compte tenu de l'inadéquation sur le plan régional et en termes de compétences entre offres et demandes d'emplois. Le renchérissement de l'énergie provoquera une légère hausse de l'inflation et réduira l'excédent des paiements courants.

    • Lituanie

      La croissance économique devrait se raffermir parallèlement à la montée en régime de l'investissement lié aux fonds de l'Union européenne (UE) et de la demande extérieure. La croissance de l'emploi est limitée par la contraction de la population active et les pénuries de compétences. Une envolée temporaire des prix de l'énergie et l'augmentation des salaires nominaux vont tirer l'inflation vers le haut.

    • Luxembourg

      La croissance économique devrait rester forte et dépasser 4 % en 2017 et 2018 en raison de la vigueur de la demande intérieure et du renforcement de l'activité dans le secteur financier luxembourgeois qui stimulera les exportations. L'inflation est tirée vers le haut sous l'effet de l'augmentation des prix des produits de base et de la progression des salaires, liée à leur indexation automatique. Le taux de chômage diminue mais, à 6 %, reste élevé.

    • Mexique

      Après avoir ralenti à la fin de 2016, le rythme de l’activité économique devrait s’accélérer quelque peu, ce qui s’explique surtout par une plus grande vigueur des exportations. Le regain de confiance des entreprises favorisera la reprise de l’investissement. Les dépenses de consommation, qui ont joué le rôle de moteur de la croissance ces deux dernières années, vont progresser plus lentement, la montée de l’inflation érodant le pouvoir d’achat des consommateurs et les conditions de crédit devenant plus restrictives.

    • Pays-Bas

      La croissance du PIB devrait se maintenir à un niveau légèrement supérieur ou égal à 2 % en 2017-18. La consommation privée restera ferme sur toute la période visée par les prévisions, sur fond de reprise de la hausse des salaires et de poursuite du recul du chômage. L’investissement des entreprises et l’investissement résidentiel, bénéficiant tous deux du redressement de la confiance, resteront vigoureux.

    • Nouvelle-Zélande

      La croissance économique devrait fléchir pour s’établir à environ 3 % en 2017-18. La nette reprise de l’investissement des entreprises, la vitalité actuelle du tourisme et la récente hausse des prix des produits laitiers devraient stimuler la croissance. L’immigration nette devrait diminuer, freinant à la fois la consommation des ménages et, parallèlement à la fin de la reconstruction consécutive au séisme de Canterbury, les dépenses de construction, malgré une augmentation prévue des dépenses publiques d’infrastructure. L’inflation devrait selon les prévisions remonter durablement pour s’établir aux environs du point médian de la fourchette officielle de 1‑3 % retenue comme objectif.

    • Norvège

      L’économie devrait selon les prévisions s’affermir progressivement sous l’effet d’une croissance plus soutenue de la consommation privée et des investissements pétroliers et non pétroliers. La croissance de l’emploi s’accélérera et le regain d’activité provoquera une hausse de l’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation, qui se situe à un niveau actuellement bas.

    • Pologne

      La croissance du PIB devrait dépasser 3 % en 2017 et 2018 à mesure que la demande intérieure s'accélérera et que l'investissement se redressera grâce au regain de confiance des entreprises, aux décaissements plus rapides des ressources des Fonds structurels de l'UE et à la faiblesse des taux d'intérêt réels. Les tensions sous-jacentes sur les prix devraient se renforcer avec l'accentuation des tensions sur le marché du travail.

    • Portugal

      La croissance économique devrait se renforcer pour s'établir aux alentours de 2 % en 2017, avant de fléchir légèrement en 2018. Grâce aux réformes structurelles de ces dernières années, les exportations continueront de soutenir l'expansion de l'économie. Néanmoins, la demande intérieure ne devrait pas fortement rebondir, compte tenu de la persistance d'un endettement élevé du secteur privé. L'inflation sous-jacente se redressera en 2018, en raison des contraintes affectant l'offre, notamment d'une diminution de la population en âge de travailler.

    • Russie

      Après avoir traversé une profonde récession, l’activité économique devrait rebondir à la faveur d’une hausse des prix du pétrole, d’une augmentation des salaires et d’un recul des taux d’intérêt. Ces facteurs doperont la consommation des ménages et l’investissement des entreprises. Des blocages structurels entravent la diversification de la production et la solidité relative du rouble et le maintien des sanctions freinent les exportations hors secteur pétrolier. Le taux de pauvreté diminuera progressivement grâce à une meilleure tenue du marché du travail et une nouvelle baisse de l’inflation.

    • République slovaque

      L'activité économique devrait rester robuste, progressant de 3.3 % en 2017 et de 4.1 % en 2018, grâce à une demande intérieure toujours forte. Le redressement du marché du travail et la hausse des revenus renforceront encore la consommation des ménages. Le chômage pourrait tomber autour de 7½ pour cent en 2018, soit le niveau le plus bas enregistré depuis l'indépendance. Les exportateurs devraient continuer à gagner des parts de marché, ce qui devrait se traduire par un léger excédent de la balance courante. La hausse des prix à la consommation devrait s’accélérer progressivement, à mesure que prix de l'énergie vont augmenter et le marché du travail se tendre.

    • Slovénie

      La croissance économique devrait rester forte et conserver une large assise. L'investissement s'accélérera à mesure que des volumes plus importants de fonds structurels de l'UE seront décaissés et que des contraintes de capacité se feront sentir. La robustesse du marché du travail se traduira par une accélération de la progression des salaires, qui soutiendra la consommation privée. La croissance dans la zone euro devrait contribuer au dynamisme des exportations, en dépit d’augmentations des coûts. La hausse des prix de l'énergie et la disparition du sous-emploi des ressources économiques devraient pousser l'inflation à la hausse.

    • Afrique du Sud

      La croissance économique devrait rester atone en 2017 avant de repartir modérément à la hausse en 2018, la consommation privée et les exportations connaissant une embellie à la faveur du redressement des cours des produits de base et de l'expansion des marchés d'exportation. Le chômage et les inégalités resteront à un niveau élevé, compte tenu de l'importance des déficits de compétences et de la qualité insuffisante du système éducatif. L'inflation a été supérieure à l'objectif visé, en raison de la dépréciation du rand et de la montée des prix alimentaires, mais elle diminue.

    • Espagne

      La reprise devrait rester solide en 2017 et 2018, mais son rythme devrait être plus modéré à mesure que l'impulsion donnée à la consommation privée par la faiblesse des prix du pétrole et la baisse des impôts s'atténuera. La croissance aura pour moteur à la fois la demande intérieure, portée par la faiblesse des taux d'intérêt et la forte croissance de l'emploi, et des perspectives extérieures positives. L'inflation restera en demi-teinte en raison du chômage encore élevé.

    • Suède

      L'expansion économique se poursuit avec vigueur, soutenue par le dynamisme de la demande, l'augmentation de la population active, une productivité en hausse et une amélioration des perspectives internationales. Toutefois, les pénuries de main-d'œuvre qualifiée et de terrains constructibles ralentissent l'investissement résidentiel. La baisse du taux de chômage touche à sa fin, car les travailleurs peu qualifiés difficiles à recruter représentent une part croissante des demandeurs d'emploi. Un accord salarial sur trois ans prévoyant des augmentations de salaires modestes devrait contenir les tensions inflationnistes et, conjugué à une épargne des ménages toujours élevée, devrait freiner la consommation.

    • Suisse

      La croissance du PIB devrait s’accélérer progressivement, conduisant à un repli du chômage. La faiblesse des taux d’intérêt devrait perdurer et concourir à redynamiser la demande intérieure. La déflation semble avoir été maîtrisée, mais l’inflation devrait rester faible jusqu’en 2018. L’excédent courant restera important.

    • Turquie

      La croissance économique devrait s'accélérer peu à peu pour s'établir aux alentours de 3½ pour cent en 2017 et 2018. Les prix à la consommation ont renoué avec un taux d'augmentation à deux chiffres, et la désinflation devrait être lente.

    • Royaume-Uni

      L’activité économique devrait ralentir en 2017 et 2018 en raison des incertitudes entourant l’issue des négociations sur le Brexit. Cet exercice de prévision suppose que, sur le front des échanges extérieurs, le Royaume-Uni bénéficiera, du statut de nation  la plus favorisée  à compter d’avril 2019. Le manque de visibilité et le résultat supposé des négociations pèseront probablement sur les dépenses, en particulier sur l’investissement. L’action publique a nourri la confiance et la consommation dans le secteur privé, mais les dépenses des ménages devraient s’infléchir, l’affaiblissement du marché du travail se conjuguant à la hausse de l’inflation pour freiner la croissance des salaires réels. Le déficit de la balance courante s’est contracté et les exportations, dopées par des gains de compétitivité, devraient soutenir la croissance.

    • États-Unis

      La croissance économique devrait repartir à la hausse en 2017 et 2018 à mesure que l'effet de freinage de l'appréciation du taux de change se dissipera et que le soutien apporté par la politique budgétaire commencera à se manifester. Les dépenses de consommation seront portées par des gains d'emploi continus, quoique plus lents, et par une croissance plus forte des salaires sur fond d'accentuation des tensions sur le marché du travail.

    • Annexe statistique

      Cette annexe contient des données sur des agrégats économiques clés, met en perspective les évolutions économiques récentes dans la zone de l’OCDE telles qu’elles sont décrites dans le corps de ce rapport. Les chiffres pour 2017 à 2018 sont des estimations et des prévisions de l’OCDE. Les données présentées dans certains tableaux ont été corrigées conformément aux concepts et définitions établis au plan international, afin de faciliter les comparaisons entre pays et d’assurer une cohérence avec les données rétrospectives figurant dans d’autres publications de l’OCDE. Les agrégats régionaux sont fondés sur les poids qui changent chaque année. Pour plus de détails voir aussi Perspectives économiques de l'OCDE : Sources et méthodes.

    • Ajouter à ma sélection
 
Visit the OECD web site