Perspectives économiques de l'OCDE

Frequency :
Semestriel
ISSN :
1684-3436 (en ligne)
ISSN :
0304-3274 (imprimé)
DOI :
10.1787/16843436
Prochaine édition: 29 mai 2013
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Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présente une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Préparées par le Département des affaires économiques de l’OCDE, les Perspectives économiques présentent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et les balances courantes, après avoir examiné chaque pays membre et l’effet induit des évolutions internationales sur ces pays. Tous les pays membres sont examinés ainsi que certains pays non membres.
Chaque numéro comporte une évaluation générale, des chapitres résumant les nouvelles tendances et fournissant des projections par pays, plusieurs chapitres sur des thèmes d’intérêt général et, enfin une analyse statistique très détaillée. Les abonnés de la version imprimée ont aussi accès à l’édition en ligne, publiée sur Internet six à huit semaines avant la sortie de la version papier.

Egalement disponible en: Anglais, Allemand
 
Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2010 Numéro 2

Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2010 Numéro 2 You do not have access to this content

Auteur(s):
OCDE
Date de publication :
08 déc 2010
Pages :
364
ISBN :
9789264090156 (PDF) ; 9789264085251 (imprimé)
DOI :
10.1787/eco_outlook-v2010-2-fr

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Les Perspectives économiques de l’OCDE analysent la situation économique actuelle et examinent les politiques économiques à mettre en œuvre pour favoriser une reprise soutenue dans les pays membres. Cette édition présente les perspectives jusqu’à fin 2012, pour les pays de l’OCDE et certaines économies non membres. Complétées par un large éventail de statistiques au niveau international, les Perspectives constituent un instrument sans équivalent pour suivre les évolutions économiques mondiales.

En plus des thèmes traités régulièrement, cette édition présente un chapitre spécial intitulé « Assainissement budgétaire : Besoins, calendrier, instruments et cadre institutionnel », qui examine les questions ci-après :

·         Quel est le degré d’assainissement budgétaire nécessaire dans chaque pays de l’OCDE pour stabiliser la dette publique en proportion du PIB ? Quelles sont les mesures à prendre pour ramener les taux d’endettement bruts à 60 % du PIB ?

·         Quels sont les facteurs qui doivent déterminer le rythme de l’assainissement ?

·         Quels instruments faut-il employer pour assainir les finances publiques ? Quelles catégories de dépenses publiques y a-t-il lieu de réduire et quels types d’impôts convient-il de relever ?

·         Quelles sont les règles et institutions budgétaires les plus à même de favoriser l’assainissement ?

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  • Sélectionner
  • Résumé des prévisions
  • Rééquilibrer les politiques économiques
    La reprise économique mondiale est en marche depuis quelque temps, bien que dans un grand nombre de pays le chômage persiste à des niveaux encore élevés. La croissance, bien plus dynamique dans les économies de marché émergentes, demeure faible et inégale dans la majeure partie de la zone de l’OCDE marquée de plus par un récent infléchissement. Néanmoins, à mesure que les marchés des capitaux continuent de se normaliser et que les entreprises et les ménages poursuivent leur désendettement, la croissance estimée devrait progressivement se renforcer dans la zone de l’OCDE en 2011-2012. Dans un pareil contexte, mener à bien la transition d’une reprise soutenue par l’action des pouvoirs publics vers une croissance auto-alimentée relève d’un défi de taille. Avec le retrait des mesures de relance, les politiques devront instaurer un cadre crédible à moyen terme, incluant le secteur financier, afin de stabiliser les anticipations et restaurer la confiance. Pour ce faire, s’appuyer sur la collaboration internationale, et en particulier au sein du G20, semble indispensable.
  • Évaluation générale de la situation macroéconomique
    L’économie mondiale continue de se redresser, mais les progrès sont devenus plus hésitants. La croissance de la production et des échanges s’est ralentie depuis les premiers mois de l’année avec la disparition de facteurs qui ont temporairement soutenu la croissance, comme les effets stimulants des mesures de relance budgétaire, et n’ont pas encore été totalement remplacés par une dynamique de croissance autonome. Comme les politiques monétaires restent expansionnistes même si les programmes d’assainissement des finances publiques se multiplient, le tassement actuel de la croissance de la production ne devrait pas persister très longtemps.
  • Ajouter à ma sélection
  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les abstracts Évolutions dans les pays membres de l'OCDE

    • Sélectionner
    • États-Unis
      Après s’être vigoureusement redressée au second semestre de 2009 et au début de cette année, la croissance économique s’est ralentie aux États-Unis aux deuxième et troisième trimestres de 2010. La relance budgétaire reste substantielle, mais son effet sur la croissance diminue et devrait devenir négatif au cours des trimestres à venir. Le rythme de la reprise devrait rester modéré pendant toute la période 2011-12, les ménages continuant de reconstituer leur patrimoine net et le taux de chômage reculant lentement.
    • Japon
      Le Japon a réagi au ralentissement de la croissance en adoptant à la fin de 2010 deux trains de mesures budgétaires, qui soutiendront l’activité en 2011, où le taux de croissance annuel devrait atteindre 1¾ pour cent. Tandis que l’effet de cette relance budgétaire se dissipera, une demande intérieure privée plus forte, étayée par l’amélioration de la situation du marché du travail et le niveau élevé de rentabilité des entreprises, soutiendra l’expansion économique jusqu’à la fin de 2012. Néanmoins, la déflation devrait perdurer, le chômage demeurant supérieur à son niveau d’avant la crise.
    • Zone euro
      La zone euro connaît une reprise progressive, alimentée par des exportations vigoureuses et une hausse de la consommation et de l’investissement. La confiance des agents économiques s’est redressée et les conditions financières se sont améliorées. Néanmoins, le rythme de la reprise sera probablement modéré, compte tenu de l’assainissement en cours des bilans du secteur privé, de l’assainissement budgétaire qui s’impose, et d’un ajustement prolongé à d’amples déséquilibres dans certains pays périphériques de la zone euro. Le chômage s’est stabilisé à un niveau élevé. Un volant considérable de ressources inutilisées permettra de juguler l’inflation.
    • Allemagne
      L’économie se redresse vivement grâce à l’amélioration des échanges internationaux. La consommation privée, l’investissement et les dépenses publiques en infrastructures se montrent également vigoureux. Le marché du travail reste étonnamment résilient et le chômage est maintenant tombé à son niveau le plus bas depuis la réunification. La croissance annuelle devrait se ralentir quelque peu au cours de la période de prévision, mais le PIB réel retrouvera son niveau d’avant crise pendant 2011.
    • France
      Après un léger ralentissement de l’activité ces derniers mois, il est prévu que la croissance du PIB réel se redresse lentement pour atteindre un rythme annualisé de 2 % d’ici à 2012, grâce à l’investissement des entreprises et à l’exportation. Le taux de chômage a atteint un point haut, mais il ne devrait baisser qu’assez peu. Les pressions sur les prix resteront modérées, avec une inflation tendancielle de 1 % environ par an.
    • Italie
      Après l’une des plus profondes récessions parmi les pays de l’OCDE, l’Italie a entamé une reprise modérée, qui se renforcera quelque peu ces deux prochaines années. L’investissement et l’exportation sont les moteurs du redressement de la demande. Le chômage est sans doute proche de son point haut, mais avec le démantèlement progressif du dispositif de soutien salarial de la Cassa Integrazione, le reflux du chômage risque de n’être pas très rapide. La croissance des revenus des ménages restera atone et sera tributaire d’une amélioration des revenus du travail indépendant, qui ont fortement chuté durant la période de ralentissement de l’activité. La hausse des prix à la consommation s’est accélérée en cours d’année, mais elle restera modérée tout au long de 2012.
    • Royaume-Uni
      L’économie émerge de la récession, soutenue à la fois par une demande intérieure croissante et des exportations en hausse. L’assainissement budgétaire énergique mais nécessaire et la faible progression du revenu réel créent de puissants vents contraires et il est prévu que la croissance reste molle en 2011. La reprise prendra un peu plus d’ampleur en 2012 car les exportations devraient augmenter encore et l’investissement des entreprises croître à un rythme plus soutenu. Le chômage va baisser progressivement. L’inflation restera au-dessus de l’objectif de 2 % tout au long de 2011, en raison de l’effet initial du relèvement du taux de la TVA, mais devrait redescendre sous l’objectif, lorsque cet effet s’estompera. L’inflation tendancielle, hors incidence des ajustements de la TVA, reste basse en raison de la lourdeur de la conjoncture.
    • Canada
      La reprise économique a connu une forte décélération avec le fléchissement de l’expansion de la demande extérieure et un repli de la croissance des dépenses des ménages. Il est néanmoins prévu que l’activité progresse à un rythme modéré en 2011-12, les perspectives d’emploi et la demande extérieure se redressant progressivement. L’investissement des entreprises devrait demeurer dynamique, favorisé par une bonne situation financière et rentabilité des entreprises ainsi que par de faibles coûts de financement. L’important sous-emploi des ressources économiques devrait diminuer peu à peu, mais les pressions d’inflation resteront modérées.
    • Australie
      L’économie australienne, stimulée par le boom minier, devrait connaître une expansion robuste en 2011 et 2012, comprise entre 3 ½ et 4 %. Cette forte croissance, dopée par les gains des termes de l’échange et le dynamisme des investissements, fera reculer le chômage.
    • Autriche
      La reprise induite par les exportations s’est renforcée en 2010. Mais le redressement attendu de la demande de consommation et d’investissement dans le secteur privé sera modéré par la consolidation budgétaire, maintenant le taux de croissance autour de 2 % en 2011 et en 2012. Le taux de chômage marquera un léger recul, tandis que l’inflation tendancielle s’accélèrera quelque peu.
    • Belgique
      Après l’emballement de la croissance au premier semestre de 2010, le rythme de l’expansion économique semble se ralentir mais il s’accélèrera sans doute en 2012. Sur la période de projection, la reprise sera tirée par les échanges mondiaux du fait du tour restrictif que prend la politique budgétaire. Le niveau élevé du chômage, s’il persiste, risque de se traduire par une aggravation du chômage structurel.
    • Chili
      Une vigoureuse reprise économique est en cours au Chili. Soutenu par le niveau élevé des prix du cuivre et une forte demande intérieure après les tremblements de terre de février, le rythme de la croissance restera vraisemblablement rapide en 2011 et 2012. L’inflation va sans doute dépasser temporairement l’objectif de 3 % de la banque centrale au second semestre 2010 et sur les premiers mois de 2011, mais retomber ensuite progressivement sous l’effet du resserrement des politiques économiques.
    • République tchèque
      Les exportations continuent de tirer la croissance du PIB réel, qui semble devoir atteindre 2.4 % en 2010 et 2.8 % en 2011, la demande intérieure étant plutôt bridée par la faiblesse du marché du travail et de consolidation budgétaire. En 2012, l’expansion économique pourrait s’établir à 3.2 %. En dépit de pressions inflationnistes temporaires exercées par les prix de l’énergie et les coûts du logement, l’objectif d’inflation de 2 % devrait être atteint.
    • Danemark
      La reprise va probablement se renforcer progressivement sous l’effet de l’expansion des échanges mondiaux et se généraliser à mesure que la demande intérieure privée progressera. L’économie étant encore fort déprimée, l’inflation devra rester faible.
    • Finlande
      L’économie connaît un puissant rebond grâce à un redressement spectaculaire des exportations, et le chômage commence à reculer. L’activité continuera d’être portée par la ferme expansion du commerce mondial, tandis que le regain de confiance et la baisse du chômage soutiendront la demande intérieure, laissant prévoir une solide croissance de l’investissement et de la production dans les années à venir. Les capacités encore inutilisées maintiendront néanmoins l’inflation à un niveau peu élevé.
    • Grèce
      L’activité économique se contracte, en grande partie sous l’effet de l’intense effort de consolidation budgétaire qui est en cours. L’économie pourrait renouer avec une croissance positive d’ici à 2012, à mesure que l’incidence des réformes structurelles prend forme et que la demande extérieure se raffermit. L’inflation globale s’est accélérée, suite notamment à des hausses d’impôts, mais elle devrait s’orienter à la baisse du fait de la faiblesse de la conjoncture et de la montée du chômage.
    • Hongrie
      La croissance économique a repris en 2010 et a été alimentée principalement par une vigoureuse demande extérieure, tandis que la consommation et l’investissement privés ont continué de reculer. L’expansion devrait s’accélérer à mesure que la demande intérieure se redresse. L’inflation globale se stabilisera sans doute autour de l’objectif de 3 %.
    • Islande
      Après la profonde récession des deux dernières années, l’Islande progresse vers la résorption de ses déséquilibres économiques et l’établissement des conditions nécessaires à une croissance économique durable. La reprise devrait s’amorcer au deuxième semestre de 2011, grâce aux investissements d’origine privée prévus dans de grands projets énergétiques et au renforcement des dépenses de consommation des ménages. L’inflation devrait revenir au-dessous de l’objectif de 2½ pour cent fixé dans le cadre de la politique monétaire.
    • Irlande
      L’économie traverse une période d’ajustements massifs. Les déséquilibres passés sont en voie de résorption dans les banques, sur le marché immobilier, dans le budget de l’État et sur le marché du travail, ce qui a une incidence prononcée sur l’endettement public et le chômage. Après deux années de profonde récession, l’activité semble avoir atteint son point bas au premier semestre de 2010. Une légère reprise devrait intervenir sous l’impulsion des exportations, alors que la demande intérieure restera vraisemblablement peu dynamique. Les autorités prévoient de continuer à mettre en oeuvre des politiques visant à rapprocher encore les comptes budgétaires de l’équilibre et à rétablir la compétitivité. Si ces politiques sont maintenues, elles devraient doper l’activité et soutenir la croissance de l’emploi à moyen terme.
    • Israël
      La reprise qui a suivi le ralentissement relativement modéré de l’activité a déjà suscité des tensions sur le marché du travail et la croissance pourrait être un peu supérieure au potentiel d’ici à la fin de 2012. L’inflation annuelle se situe actuellement bien dans la fourchette de 1 à 3 % fixée comme objectif, mais il est vraisemblable qu’elle évoluera tendanciellement vers la limite supérieure de cette fourchette.
    • Corée
      Bien que la forte reprise enregistrée en Corée après la récession mondiale de 2008 se soit ralentie au deuxième semestre de 2010, la progression des exportations, supérieure à 10 %, et le dynamisme de la demande intérieure devraient doper la croissance, qui atteindra 5 % d’ici à la fin de 2011. Le recul du taux de chômage à moins de 3½ pour cent au milieu de 2010 et le taux élevé d’utilisation des capacités exercent des pressions à la hausse sur les salaires et l’inflation.
    • Luxembourg
      La reprise s’est amorcée, sous l’impulsion de la demande intérieure privée. Les exportations de services financiers devraient commencer à contribuer plus fortement à la croissance grâce au redressement des marchés de capitaux. D’après les prévisions, l’activité progresserait plus vite que la moyenne de la zone euro, mais des incertitudes demeurent quant à l’avenir à moyen terme du secteur financier, crucial pour l’économie.
    • Mexique
      L’économie mexicaine est engagée sur la voie d’une vigoureuse reprise, qui a démarré en 2009 sous la forte poussée des exportations. D’après les prévisions, l’activité progresserait au rythme de 5 % en 2010, puis ralentirait quelque peu pour s’établir à 3½ pour cent en 2011, avec le retour à la normale des exportations. La dépendance à l’égard des exportations vers le marché des États-Unis, où la reprise faiblit, est une source de risques.
    • Pays-Bas
      A mesure que s’estompe l’accélération temporaire de la croissance observée au premier semestre 2010, l’économie devient davantage tributaire de la reprise des échanges mondiaux. La consommation privée devrait être faible en raison du resserrement de la politique budgétaire, de la fragilité du marché immobilier et des mesures de redressement des organismes de retraite. Le faible taux d’utilisation des capacités ne permet d’envisager au mieux qu’une reprise graduelle de l’investissement productif.
    • Nouvelle-Zélande
      La croissance a jusqu’ici ralenti en 2010, principalement parce que l’endettement élevé et l’incertitude économique pèsent sur les ménages et les entreprises. Le séisme majeur survenu en septembre dernier a accentué l’atonie à court terme mais stimulera l’activité par la suite lorsque les opérations de reconstruction prendront de l’ampleur. La reprise deviendra autonome dès lors que les entreprises embaucheront et investiront pour répondre au redémarrage de la demande externe et interne.
    • Norvège
      La reprise économique en Norvège continentale, après une récession plus légère qu’ailleurs, devrait se poursuivre et se renforcer progressivement. Pour la première fois depuis plusieurs années, les dépenses publiques ne donneront pas un puissant coup de fouet à l’activité ; l’investissement privé et la consommation seront les principales sources de croissance de la demande. À partir de 2011, le PIB continental augmentera à un rythme suffisamment rapide pour réduire l’excédent de capacité et en 2012 la pression de la demande poussera de nouveau l’inflation à la hausse.
    • Pologne
      Une reprise vigoureuse s’est engagée, à la faveur d’une vive expansion des exportations, d’un redressement de la consommation privée et d’une reconstitution des stocks. La croissance du PIB réel devrait être étayée par les investissements en infrastructures, partiellement financés par des fonds de l’Union Européenne, à quoi s’ajoutent les travaux en vue du championnat d’Europe de football 2012.
    • Portugal
      L’activité économique devrait être très faible pendant le reste de 2010 et en 2011, en raison d’un assainissement budgétaire prononcé et de conditions de crédit restrictives. La croissance devrait redémarrer en 2012, la demande extérieure et la modération des salaires soutenant les exportations et l’investissement. Le chômage devrait continuer à augmenter.
    • Slovak Republic
      L'économie connaît une reprise vigoureuse, tirée par les exportations nettes, mais la demande intérieure demeure plus faible. En 2011, l'assainissement budgétaire et le léger ralentissement de la demande des principaux partenaires commerciaux de la Slovaquie devraient freiner quelque peu la croissance, qui devrait s'établir aux alentours de 3.5 %. L'augmentation du PIB en volume devrait repartir à la hausse en 2012, sur fond d'amélioration progressive de la situation du marché du travail.
    • Slovénie
      La reprise a été, jusqu’à présent, principalement tirée par la hausse des exportations. En 2011 et 2012, la croissance devrait progressivement se rééquilibrer en faveur de la demande intérieure privée. Le taux de chômage devra encore se stabiliser avec le retrait des dispositions en faveur du travail à temps partiel et une activité demeurant atone. Le ralentissement considérable de l’activité économique devrait contenir l’inflation.
    • Espagne
      La production devrait rester atone au second semestre de 2010 et croître ensuite de 1 % en 2011, puis de 1 ¾ pour cent en 2012. Le taux de chômage redescendrait à 16 ½ pour cent à la fin de 2012, d’après les estimations, tandis que la hausse des prix à la consommation pourrait être inférieure à 0.5 % une fois passés les effets du relèvement des taux de la TVA.
    • Suède
      L’économie se remet rapidement de la récession récente. La croissance soutenue devrait persister, bien qu’à un rythme plus modéré, avec le renforcement de la demande extérieure. Le chômage devrait décroître, mais à un rythme assez lent. L’inflation sous-jacente restera probablement contenue, car les tensions salariales sont faibles et les capacités excédentaires restent considérables.
    • Suisse
      L’activité économique s’est nettement accélérée, sous l’effet de la reprise mondiale puis du vif redressement de la demande intérieure à partir du milieu de 2010. L’écart de production se résorbant, le rythme de croissance économique ralentit progressivement pour se rapprocher de son potentiel au cours de la période de prévision. Le chômage continuera de refluer lentement en 2011 et 2012 et l’inflation devrait être légèrement supérieure à 1 %.
    • Turquie
      La reprise amorcée au deuxième trimestre 2009 est restée vigoureuse en 2010. L’augmentation du PIB devrait dépasser 8 % cette année et rester supérieure à 5 % en 2011 et 2012 lorsque s’atténuera le rebond des exportations, de la consommation et de l’investissement après la crise.
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  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les abstracts Évolutions dans certaines économies non membres

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    • Brésil
      L’économie brésilienne a connu un ralentissement marqué par rapport au taux de croissance élevé qu’elle affichait au début de l’année. Elle devrait toutefois repartir à la hausse, grâce à des gains de revenus et à une expansion robuste du crédit, qui vont soutenir la consommation privée. Le lancement de projets d’infrastructure de grande envergure devrait contribuer à doper à nouveau les taux de croissance dans les années à venir. Pendant les deux prochaines années, l’inflation devrait se maintenir légèrement au-dessus de 4.5 %, point médian de la fourchette-cible, car les marchés du travail devraient rester tendus et les effets sur les prix de la forte appréciation de la monnaie observée récemment vont sans doute se dissiper.
    • Chine
      Les effets du plan de relance se dissipant, l’expansion vigoureuse de l’économie chinoise s’est ralentie durant le premier semestre de 2010, mais s’est quelque peu redressée depuis lors. Ce regain de dynamisme devrait se poursuivre en 2011-2012, à mesure que l’accélération de la demande intérieure compensera un nouveau ralentissement des exportations, stabilisant ainsi l’excédent de la balance courante aux alentours de 5½ pour cent du PIB. L’accélération au niveau des prix des produits non alimentaires devrait être compensée par la modération de la hausse des prix alimentaires, si bien que l’inflation se stabiliserait légèrement au-dessus de 3 %.
    • Inde
      L’économie indienne a connu une expansion très vigoureuse durant les premiers mois de 2010. Le secteur agricole s’est fortement redressé après une normalisation de la pluviosité, tandis que la reprise dans le secteur non agricole a continué de se renforcer. Depuis quelque temps, l’activité, inhabituellement dynamique, se modère et il semblerait aujourd’hui que l’économie soit en train de passer de la phase de reprise à une phase d’expansion soutenue et durable. Avec le retrait progressif des mesures de relance, l’accélération des dépenses de consommation, stimulées par un redressement des revenus agricoles, et la fermeté de l’investissement des entreprises devraient devenir les principaux moteurs de la croissance.
    • Fédération de Russie
      La reprise économique qui s’est amorcée après la crise a été vigoureuse sans pour autant être spectaculaire, et l’on s’attend à ce que la croissance de 4 à 4½ pour cent prévue pour la période de prévision réduise la marge de capacité inutilisée, tandis que l’écart de production devrait se résorber en 2012. L’inflation a été tirée vers le haut par un choc sur les prix des produits alimentaires, mais les tensions sous-jacentes devraient rester contenues. L’excédent de la balance courante sera vraisemblablement réduit de moitié environ entre 2010 et 2012, les importations en volume augmentant beaucoup plus fortement que les exportations. La limitation des dépenses publiques devrait ramener le déficit budgétaire au voisinage de zéro d’ici à 2012, et la dette publique resterait faible.
    • Estonie
      Le rééquilibrage de l’économie se poursuit en 2010, avec une consommation toujours atone mais des exportations en forte progression. Cette configuration restera identique en 2011, tandis que les dépenses des ménages devraient repartir vigoureusement en 2012. Le PIB devrait augmenter de 3.4 % en 2011 et avoisiner 4 % en 2012. L’inflation globale s’est accélérée au cours du second semestre de 2010, sous l’impulsion des prix des produits alimentaires et de l’énergie et de la reconstitution des marges, et elle devrait avoisiner 3.4 % en 2011. Bridée par le taux de chômage élevé et la morosité de l’économie, l’inflation sous-jacente n’augmentera que progressivement.
    • Indonesie
      La vigueur de la consommation et de l’investissement intérieurs continue de tirer l’économie vers le haut. L’excédent de la balance courante se réduit en raison de la faiblesse de la demande étrangère et de la croissance soutenue des importations. La forte demande intérieure crée par ailleurs des tensions inflationnistes. Le dynamisme de l’activité économique devrait perdurer en 2011, grâce à la robustesse de la consommation privée et à la résurgence de l’investissement, et fléchir légèrement en 2012.
    • Afrique du Sud
      La croissance économique devrait s’accélérer, tirée par la demande intérieure, tandis que la progression rapide des importations creusera probablement le déficit de la balance courante. L’inflation ne devrait pas sortir de la fourchette retenue dans un contexte d’écart de production depuis longtemps négatif. Les restrictions de dépenses déjà programmées, conjuguées au redressement conjoncturel prévu des recettes, réduiront le déficit budgétaire.
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  • Assainissement budgétaire : besoins, calendrier, instruments et cadre institutionnel
    La plupart des pays de l’OCDE sont confrontés à d’importants impératifs en matière d’assainissement budgétaire. Dans un contexte où la reprise économique reste fragile et la politique monétaire déjà très sollicitée, de difficiles arbitrages s’imposent entre la croissance à court terme et la consolidation. Des arbitrages sont aussi nécessaires avec d’autres objectifs des politiques publiques, comme l’équité et la croissance à long terme. Des choix difficiles sont à faire qui dépendent en fin de compte de la situation économique et budgétaire des différents pays. Cependant, le choix des instruments utilisés pour améliorer les finances publiques pourrait contribuer à faciliter ces arbitrages, certaines mesures étant de nature à renforcer la croissance à long terme, tout en déterminant aussi les conséquences de l’assainissement en termes d’équité et l’adhésion politique qu’il suscitera.
  • Chapitres spéciaux parus dans les derniers numéros des Perspectives économiques de l'OCDE
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