Perspectives économiques de l'OCDE

Frequency :
Semestriel
ISSN :
1684-3436 (en ligne)
ISSN :
0304-3274 (imprimé)
DOI :
10.1787/16843436
Prochaine édition: 29 mai 2013
Cacher / Voir l'abstract

Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présente une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Préparées par le Département des affaires économiques de l’OCDE, les Perspectives économiques présentent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et les balances courantes, après avoir examiné chaque pays membre et l’effet induit des évolutions internationales sur ces pays. Tous les pays membres sont examinés ainsi que certains pays non membres.
Chaque numéro comporte une évaluation générale, des chapitres résumant les nouvelles tendances et fournissant des projections par pays, plusieurs chapitres sur des thèmes d’intérêt général et, enfin une analyse statistique très détaillée. Les abonnés de la version imprimée ont aussi accès à l’édition en ligne, publiée sur Internet six à huit semaines avant la sortie de la version papier.

Egalement disponible en: Anglais, Allemand
 
Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2006 Numéro 2

Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2006 Numéro 2 You do not have access to this content

Auteur(s):
OCDE
Date de publication :
29 jan 2007
Pages :
197
ISBN :
9789264030985 (PDF) ; 9789264030978 (imprimé)
DOI :
10.1787/eco_outlook-v2006-2-fr

Cacher / Voir l'abstract

Deux fois l’an, les Perspectives économiques de l’OCDE analysent les grandes tendances qui marqueront les deux prochaines années et examinent les politiques économiques requises pour favoriser une croissance forte et durable dans les pays membres. Les évolutions dans certaines grandes économies non membres de l’OCDE sont également étudiées.

Au-delà des thèmes traités régulièrement, on trouvera dans cette édition un chapitre analytique intitulé Les ménages sont-ils plus vulnérables du fait de leur endettement croissant ?

Egalement disponible en: Anglais, Allemand
Liens associés placeholder

Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les abstracts Table des matières

  • Sélectionner
  • Rééquilibrage en douceur ?
    Jusqu’à présent, les économies de l’OCDE ont bénéficié d’une longue période de croissance soutenue et de faible inflation alors même que les prix du pétrole et des matières premières augmentaient fortement. Ces tendances très favorables ont été confortées par une modération prolongée des salaires, source de stabilité des prix, de renforcement des profits et de créations d’emplois vigoureuses dans l’ensemble des grandes régions de l’OCDE.
  • Évaluation générale de la situation macroéconomique
    Les taux de croissance sont maintenant plus similaires d’une région de l’OCDE à l’autre. Cela est dû à trois facteurs : l’économie des États-Unis s’est ralentie avec l’ajustement du marché immobilier, l’expansion s’est poursuivie au Japon et la reprise dans la zone euro est devenue plus autonome (tableau I.1). Le dynamisme persistant des économies émergentes, la baisse des prix du pétrole par rapport à leurs sommets récents et les conditions propices sur les marchés de capitaux devraient contribuer à soutenir la reprise dans l’ensemble de la zone de l’OCDE. L’expansion devrait progressivement retrouver sa vigueur aux États-Unis avec l’élimination de l’offre excédentaire dans l’automobile et la construction résidentielle. Dans la zone euro, la demande intérieure devrait conserver sa récente vivacité et il faut s’attendre à ce que le Japon sorte définitivement et durablement de la déflation à mesure que se résorbera l’excès résiduel de demande.
  • Ajouter à ma sélection
  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les abstracts Évolutions dans les pays membres de l'OCDE

    • Sélectionner
    • États-Unis
      La croissance de la production a ralenti après avoir affiché des taux élevés ces dernières années. La construction de logements a accusé une baisse particulièrement prononcée. Mais comme cette correction et d’autres ajustements sont localisés et temporaires, la croissance du PIB devrait bientôt retrouver un rythme vigoureux. L’inflation tendancielle a augmenté, en partie à cause de la répercussion de la hausse des prix de l’énergie sur d’autres produits et services. Toutefois, dans l’hypothèse où les prix de l’énergie se stabilisent, cet effet s’estompera et les pressions inflationnistes devraient se calmer.
    • Japon
      La reprise économique actuelle, la plus longue de l’après-guerre au Japon, est devenue à maturité une expansion autonome tirée par la demande intérieure privée. Elle devrait se poursuivre et avoisiner 2 % en 2007-2008, grâce à un investissement dynamique des entreprises (alimenté par des bénéfices records) et à la consommation privée. L’inflation ne devrait connaître qu’une hausse progressive.
    • Zone euro
      Après plusieurs faux départs, la reprise économique s’est installée. Au premier semestre 2006, l’activité a progressé à un rythme sans précédent depuis plusieurs années. Les exportations et l’investissement ont été les principaux moteurs, mais il apparaît que les ménages ont aussi commencé à stimuler la dépense. La consommation devrait alimenter à terme la reprise, l’investissement des entreprises et la construction de logements jouant un rôle plus effacé qu’ils ne l’ont fait ces derniers mois. Au total, le PIB devrait croître de 2-2½ pour cent en 2007 et en 2008.
    • Allemagne
      L’économie s’est engagée dans une reprise durable et devrait dépasser son rythme potentiel tout au long de la période examinée, même si la croissance tombera momentanément au-dessous de 2 % en 2007 par suite de l’augmentation du taux de la taxe sur la valeur ajoutée. En 2008, une impulsion significative émanera de la consommation, compte tenu d’une décrue du chômage et d’une hausse des revenus réels. Le déficit devrait redescendre à 2¼ pour cent du PIB cette année et à moins de 1½ pour cent en 2007 et en 2008.
    • France
      L’activité économique a rebondi au deuxième trimestre mais s’est enlisée au troisième. Elle se redresserait et retrouverait un rythme de croissance légèrement supérieur au potentiel pendant la période de projection ; l’écart de production se réduirait progressivement. Ce raffermissement de l’activité permettrait une progression plus vive des effectifs, et le repli du chômage devrait se poursuivre, bien que plus lentement qu’en 2006. Les salaires accélèreraient légèrement et l’inflation augmenterait, mais resterait modérée.
    • Italie
      Une reprise en 2006 marque la fin de quatre années et demie de quasi-stagnation. Ses principaux moteurs sont une expansion vigoureuse des marchés d’exportation, des conditions de crédit souples, une progression de l’emploi induite par des réformes et un raffermissement de la confiance. La croissance va probablement ralentir en 2007, en partie sous l’effet d’un resserrement des politiques, mais rebondir en 2008.
    • Royaume-Uni
      Une reprise en 2006 marque la fin de quatre années et demie de quasi-stagnation. Ses principaux moteurs sont une expansion vigoureuse des marchés d’exportation, des conditions de crédit souples, une progression de l’emploi induite par des réformes et un raffermissement de la confiance. La croissance va probablement ralentir en 2007, en partie sous l’effet d’un resserrement des politiques, mais rebondir en 2008La croissance du PIB devrait se poursuivre à son rythme récent de 2½-2¾ pour cent, à la faveur d’une demande interne dynamique. L’augmentation exceptionnellement forte de la population active -- alimentée par une importante immigration et par une hausse du taux d’activité -- excède la croissance de l’emploi, et entraîne donc le taux de chômage à la hausse. L’atonie consécutive du marché du travail devrait contribuer à faire en sorte que la poussée de l’inflation globale au quatrième trimestre n’amplifie pas les pressions inflationnistes et que l’inflation globale revienne à l’objectif de 2 % en 2007.
    • Canada
      À la suite du resserrement des conditions monétaires, de la dégradation des termes de l’échange et du fléchissement des exportations, l’activité s’est récemment modérée et l’on estime que l’économie est proche de son niveau potentiel. À terme, elle devrait bénéficier d’une certaine reprise sur les marchés extérieurs, tandis que la demande interne ralentira légèrement après sa robuste expansion récente. Les pressions inflationnistes resteront sans doute limitées, car les prix de l’énergie sont revenus au-dessous de leurs points hauts récents précédents et les salaires pourraient n’augmenter que modérément.
    • Australie
      Grâce à une accélération des exportations en volume, la croissance de la production devrait se rapprocher progressivement de son taux tendanciel de plus de 3 % en 2008, malgré une dégradation des termes de l’échange et un ralentissement de l’investissement des entreprises. La croissance sera toutefois bridée en 2007 par l’effet de la sécheresse sur le secteur agricole.
    • Autriche
      Grâce à la fermeté de l’investissement et des exportations, la croissance du PIB devrait se renforcer pour dépasser 3 % en 2006, avant de revenir à 2½ pour cent en 2007. L’économie ne fonctionnant pas encore tout à fait à son niveau potentiel, les tensions inflationnistes seront probablement contenues, du fait notamment de la modération persistante des salaires.
    • Belgique
      Après une reprise vigoureuse en 2006, la croissance économique devrait se ralentir un peu au cours des deux prochaines années. La demande intérieure est soutenue par l’élévation des revenus réels et la progression de l’emploi, mais des pertes persistantes de parts de marché à l’exportation révèlent que l’économie ne bénéficie pas pleinement de la reprise internationale. Malgré le ralentissement, la croissance économique restera supérieure à son taux potentiel (un peu moins de 2 %), l’écart de production étant comblé à la fin de 2008. Il y a déjà des signes de regain de tension dans certains secteurs ; néanmoins, l’inflation tendancielle devrait rester faible, tandis que l’inflation globale devrait diminuer, pour converger avec l’inflation tendancielle, à la faveur d’une baisse des prix du pétrole.
    • République tchèque
      La croissance a culminé à la fin de 2005 et devrait plafonner durant la période de prévision, la progression annuelle du PIB atteignant en moyenne 5¼ pour cent en 2006-2008. Tandis que l’expansion des exportations et de l’investissement devrait rester vigoureuse et que la consommation des ménages s’accélérera, ces tendances s’accompagneront d’une expansion plus forte des importations. L’inflation globale s’intensifiera, en raison principalement de la majoration des droits d’accise et de la libération des prix.
    • Danemark
      Le PIB a fortement augmenté en 2006 et dépasse aujourd’hui très largement son niveau potentiel. La vigoureuse expansion du secteur du logement se poursuivant et la demande extérieure restant soutenue, des pénuries de main-d’oeuvre sont devenues manifestes. Les entreprises locales perdent des parts de marché et les salaires ont commencé à s’accélérer, en particulier dans le secteur de la construction.
    • Finlande
      L’activité économique a progressé rapidement au premier semestre de 2006. Cette expansion soutenue s’explique en partie par le redressement qui a suivi le conflit du travail de l’année passée dans le secteur de l’industrie forestière. Mais la croissance tendancielle est elle aussi robuste, la production devant augmenter à un rythme voisin de son taux tendanciel de 3 % au cours des deux années à venir. Le chômage devrait tomber aux alentours de 7 % à la fin de la période considérée, taux le plus bas enregistré depuis le début le début des années 90.
    • Grèce
      L’économie a connu une vive expansion en 2006, grâce au redressement prononcé de l’activité d’investissement et à la grande fermeté des dépenses de consommation. La production devrait continuer de s’accroître à un rythme d’environ 3¾ pour cent au cours des deux prochaines années et le chômage semble devoir reculer encore. L’inflation globale devrait diminuer à mesure que l’influence des prix du pétrole s’estompera, mais rester largement supérieure à la moyenne de la zone euro. Le déficit de balance courante restera probablement élevé.
    • Hongrie
      En 2006, le taux de croissance du PIB réel devrait être proche de sa tendance (environ 4 %). Toutefois, le fléchissement de la demande interne, sous l’effet de mesures d’austérité rigoureuses, freinera la croissance en 2007 et en 2008, en dépit de l’essor continu des exportations.
    • Islande
      Il apparaît de plus en plus qu’un changement d’attitude des investisseurs étrangers au début de cette année et un nouveau resserrement de la politique économique ont déclenché un processus d’ajustement qui s’imposait depuis longtemps. L’activité économique devrait se contracter au cours des prochains trimestres. Néanmoins, les déséquilibres resteront marqués pendant quelque temps. Il incombe donc aux autorités de veiller à ce que la correction de ces déséquilibres progresse régulièrement, afin d’éviter qu’un nouvel accès de nervosité des marchés de capitaux ne vienne compromettre un ajustement ordonné.
    • Irlande
      L’économie croît rapidement, alimentée par les dépenses vigoureuses des ménages. L’activité devrait continuer d’afficher une robuste expansion, la croissance marquant un léger ralentissement, revenant de 5 % en 2007 à 4½ pour cent en 2008, à mesure que l’effet stimulant de facteurs temporaires sur la demande se dissipera. On prévoit que l’inflation restera supérieure à la moyenne de la zone euro.
    • Corée
      La croissance de la production devrait revenir de 5 % en 2006 à environ 4½ pour cent en 2007-08, en raison d’une demande intérieure moins dynamique. L’appréciation sensible du won a pour effet de réduire l’excédent de balance courante et de ramener celle-ci à l’équilibre, tout en contribuant à maintenir l’inflation dans la fourchette retenue comme objectif à moyen terme par la banque centrale.
    • Luxembourg
      La croissance est restée soutenue pour la troisième année consécutive, atteignant un rythme de plus de 5 % en 2006 à la faveur d’une forte activité dans le secteur des services financiers et des services aux entreprises. Les exportations de services financiers sont restées florissantes, compte tenu de l’optimisme des marchés financiers. La croissance de l’emploi s’est accélérée et a gagné d’autres secteurs. Néanmoins, le chômage augmente toujours du fait que la plupart des emplois sont occupés par des travailleurs transfrontaliers alors que l’embauche nationale peine à suivre.
    • Mexique
       La croissance de la production se modèrera probablement, sous l’effet du recul des dépenses  publiques et de l’essoufflement de la demande extérieure. Mais l’investissement privé et la  consommation devraient rester fermes, et l’on prévoit que la croissance du PIB atteindra 3½-4 % en  2007 et en 2008. Après une accélération au troisième trimestre 2006, l’inflation devrait redescendre.  Compte tenu de la dégradation des termes de l’échange, le déficit de la balance courante devrait se creuser progressivement.
    • Pays-Bas
      L’économie continue de se redresser, la croissance du PIB atteignant 3 % en 2006. Les exportations bénéficient d’une demande mondiale vigoureuse et de l’amélioration de la compétitivité. La demande intérieure repart enfin, la croissance privée étant étayée par un marché du travail plus tendu. L’inflation est basse, mais l’inflation tendancielle devrait remonter peu à peu avec la progression plus rapide des salaires.
    • Nouvelle-Zélande
      L’économie a ralenti dans le courant de l’année, ce qui a permis de résorber les pressions excédentaires de la demande. La reprise prévue du rythme d’activité sera vraisemblablement limité, car la réorientation vers une croissance tirée par les exportations est entravée par l’appréciation du taux de change depuis le milieu de l’année. Néanmoins, la progression modérée du revenu disponible réel permettra une légère accélération de la consommation privée. L’emploi devrait se stabiliser, mais la hausse du taux de chômage sera atténuée par certains retraits du marché du travail.
    • Norvège
      L’économie de la Norvège continentale est en plein essor. La croissance du PIB réel, après avoir atteint 3¾ pour cent en 2006, devrait se modérer légèrement en 2007 et 2008, reflétant l’achèvement des projets d’investissement pétrolier et du ralentissement de la demande des ménages. Même si l’écart de production est devenu de plus en plus positif, l’inflation sous-jacente est restée relativement faible et inférieure à l’objectif fixé par la Norges Bank.
    • Pologne
      La performance économique s’améliore progressivement, avec une croissance de 5 % accompagnée d’une inflation basse et d’un chômage en forte baisse. La vigueur persistante de l’investissement et des exportations devrait alimenter une expansion robuste en 2007 et en 2008. Les créations d’emplois devraient garder leur dynamisme récent et induire un nouveau recul significatif du chômage. Les gains de productivité seront probablement modérés, et compte tenu d’une progression un peu plus vive des salaires, les coûts pourraient entraîner l’inflation vers l’objectif officiel de 2½ pour cent.
    • Portugal
      Le raffermissement de l’expansion en Europe a relancé les exportations et la croissance du PIB en 2006. On prévoit une accélération de la reprise en 2007 et en 2008. L’ampleur de l’écart de production et le niveau élevé du chômage devraient modérer des revendications salariales et ramener l’inflation jusqu’au niveau de la moyenne de la zone euro.
    • République slovaque
      Les exportations nettes devraient augmenter sensiblement avec la montée en puissance de la production dans les nouvelles usines automobiles, la croissance économique atteignant 8 % en 2006 et de nouveau en 2007. Le chômage va sans doute continuer de décroître, plus lentement toutefois que ces dernières années. L’inflation globale devrait revenir à 2¼ % d’ici 2008.
    • Espagne
      La croissance de la production, qui a atteint 3.7 % en 2006, devrait se modérer quelque peu en 2007 et 2008 sous l’effet d’un resserrement des conditions monétaires et d’un fléchissement probable des exportations. Elle demeurera cependant forte, faisant passer le taux de chômage sous la barre des 8 %. L’inflation se stabilisant aux alentours de 3 %, l’écart par rapport à la moyenne de la zone euro ne diminuera probablement pas sensiblement, si bien que la compétitivité internationale de l’Espagne se dégradera encore.
    • Suède
      L’économie suédoise affiche une croissance dynamique, tirée en particulier par la demande intérieure. L’expansion étant estimée à 4.3 % cette année et à 3.6 % l’an prochain, l’écart de production deviendra plus nettement positif. Bien que des pénuries de main-d’oeuvre apparaissent dans le secteur de la construction, la croissance des salaires ne se redresse pas encore. L’inflation sous-jacente demeure à des niveaux très bas mais devrait augmenter au cours de la période de prévision.
    • Suisse
      La progression de l’activité, qui devrait être proche de 3 % en 2006, devrait se modérer en 2007 et 2008, sous l’impulsion du resserrement de la politique monétaire et d’un environnement international un peu moins porteur. L’augmentation du PIB restera cependant supérieure à la croissance potentielle, ce qui devrait entraîner une nouvelle baisse du chômage, alors que les pressions inflationnistes devraient rester limitées.
    • Turquie
      L’économie a été durement touchée par les turbulences survenues en mai-juin 2006 sur les marchés internationaux, ce qui a permis de faire ressortir les points vulnérables subsistants, mais elle a récupéré assez rapidement. Le déficit de la balance courante, qui atteindra probablement un niveau exceptionnellement élevé, à plus de 8 % du PIB en 2006, continue d’être financé par un accroissement de la dette privée et des investissements directs étrangers. La forte expansion du PIB devrait se maintenir, mais des risques demeurent.
    • Brésil
      Après un ralentissement au deuxième trimestre, l’activité donne des signes de reprise. La consommation privée reste bien orientée et l’investissement devrait repartir. Les excédents du commerce extérieur et des paiements courants demeurent considérables grâce aux performances toujours bonnes enregistrées à l’exportation. La situation financière a été rassurante, même durant la période préélectorale, sous l’effet de l’amélioration persistante des indicateurs de vulnérabilité externe.
    • Chine
      Après avoir été très forte au premier semestre de cette année, la croissance du PIB s’est un peu ralentie au second semestre, car les politiques monétaire et budgétaire ont exercé un effet modérateur sur l’activité. Néanmoins, la croissance pourrait rester de l’ordre de 10½ pour cent en 2006. Ce léger fléchissement devrait se confirmer au premier semestre de 2007, avec une diminution de la croissance des exportations et les premiers effets palpables du resserrement de la politique des autorités. Par la suite, en revanche, l’expansion pourrait redémarrer et aboutir à une croissance de l’économie conforme à son potentiel d’un peu plus de 10 % d’ici 2008. Malgré le gonflement des importations et le repli des exportations, on s’attend à une augmentation continue de l’excédent des paiements courants qui pourrait atteindre 285 milliards de dollars (8.8 % du PIB) d’ici 2008. Comme l’offre progresse au même rythme que la demande, l’inflation restera modérée à 2 % durant la période considérée.
    • Inde
      L’économie indienne a connu une très forte expansion au début de l’exercice 20065, avec un rythme proche de 9 %, après une croissance rapide durant l’année précédente. Certains signes de surchauffe se sont manifestés : l’inflation s’est redressée pour dépasser 6 %, même si les prix de l’alimentation sont en partie responsables de cette poussée, et la balance des paiements courants a basculé dans un déficit de 1.3 % du PIB pour l’exercice 2005, déficit qui devrait se creuser un peu pour l’exercice 2006. La production agricole connaîtra sans doute un léger ralentissement, ce qui ramènera la croissance à 8 % pour l’exercice 2006. En 2007 et 2008, les effets du resserrement en cours de la politique monétaire devraient se faire sentir, ce qui ramènera la croissance monétaire à 7 % d’ici la fin de la période considérée et permettra une légère décrue de l’inflation aux alentours de 5 %.
    • Fédération de Russie
      La croissance du PIB va demeurer vigoureuse, bien que s’atténuant progressivement sur la période de prévision, l’impulsion donnée par les gains récents des termes de l’échange tendant à diminuer. Cette croissance continuera d’être tirée principalement par la consommation, mais l’investissement devrait aussi être relativement bien orienté. L’inflation devrait reculer, en dépit de la forte croissance de la masse monétaire, la confiance grandissante dans le rouble contribuant à l’augmentation rapide de la demande de monnaie. Toutefois, les tensions inflationnistes ne devraient s’apaiser que progressivement, compte tenu des nouvelles augmentations des dépenses prévues par le gouvernement en 2007.
    • Ajouter à ma sélection
  • Sélectionner
  • Les ménages sont-ils plus vulnérables du fait de leur endettement croissant ?
    Cette dernière décennie, l’endettement des ménages a atteint des niveaux records dans un certain nombre de pays de l’OCDE. On estime que l’ampleur de ce phénomène, qui s’est accompagné dans plusieurs cas d’une modification des caractéristiques de certains des instruments entrant en ligne de compte, a rendu le secteur des ménages plus sensible à l’évolution des taux d’intérêt, des prix des actifs et des revenus1. Dans cette perspective, il se peut que les ménages soient maintenant plus vulnérables en cas d’évolution négative de ces variables.
  • Ajouter à ma sélection