Perspectives économiques de l'OCDE

Frequency :
Semestriel
ISSN :
1684-3436 (en ligne)
ISSN :
0304-3274 (imprimé)
DOI :
10.1787/16843436
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Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présente une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Préparées par le Département des affaires économiques de l’OCDE, les Perspectives économiques présentent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et les balances courantes, après avoir examiné chaque pays membre et l’effet induit des évolutions internationales sur ces pays. Tous les pays membres sont examinés ainsi que certains pays non membres.
Chaque numéro comporte une évaluation générale, des chapitres résumant les nouvelles tendances et fournissant des projections par pays, plusieurs chapitres sur des thèmes d’intérêt général et, enfin une analyse statistique très détaillée. Les abonnés de la version imprimée ont aussi accès à l’édition en ligne, publiée sur Internet six à huit semaines avant la sortie de la version papier.

Egalement disponible en: Anglais, Allemand
 
Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2006 Numéro 1

Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2006 Numéro 1 You do not have access to this content

Auteur(s):
OCDE
Date de publication :
03 jui 2006
Pages :
216
ISBN :
9789264024205 (PDF) ; 9789264018396 (imprimé)
DOI :
10.1787/eco_outlook-v2006-1-fr

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Deux fois par an, Les Perspectives économiques de l’OCDE analysent les grandes tendances dans les pays membres ainsi que dans certaines grandes économies non membres de l’OCDE. Cette édition couvre les perspectives jusque fin 2007. Complétées par un large éventail de statistiques internationales, les Perspectives constituent un incomparable outil d’information sur l’économie mondiale. On trouvera dans cette édition un chapitre analytique sur les pressions budgétaires à prévoir pour les dépenses relatives aux soins de santé et aux soins de longue durée.

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  • Sélectionner
  • Une croissance toujours vigoureuse dans l'ensemble, mais vulnérable
    Depuis la publication de nos dernières Perspectives, l’économie mondiale a confirmé sa capacité à traverser sans encombre, ni ralentissement marqué, les périodes de turbulences. Les économies d’Asie ont poursuivi leur course qu’il s’agisse de la Chine, avec une croissance à deux chiffres, ou de l’Inde. Après des années de morosité et de pressions déflationnistes, le Japon est désormais engagé sur une voie nouvelle, où consommation vigoureuse et revenus du travail en hausse se conjuguent désormais au dynamisme des exportations et de l’investissement pour soutenir la croissance. Aux États-Unis, les ouragans n’ont affaibli que de manière transitoire l’activité économique, qui a rebondi dès le début 2006. En Europe continentale, l’activité a de nouveau faibli en fin d’année dans la foulée des hausses de prix énergétiques, mais a accéléré début 2006...
  • Évaluation générale de la situation macroéconomique
    Dans le contexte d’une croissance vigoureuse de l’activité mondiale, la zone OCDE entre dans sa cinquième année d’expansion économique. Malgré l’effet de freinage exercé par la montée des prix de l’énergie et leur instabilité, celle-ci semble devoir se poursuivre et même s’amplifier cette année et l’an prochain, grâce à des conditions favorables sur les marchés financiers et à une inflation maîtrisée. Aux États-Unis, l’économie devrait marquer une légère décélération, la croissance se stabilisant aux alentours de son taux potentiel. En Europe, où le cycle est moins avancé, le rythme de l’activité devrait s’accélérer progressivement. La Chine connaît une expansion rapide et l’économie japonaise, dont le redressement est aujourd’hui achevé, demeure vigoureuse...
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  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les abstracts Évolutions dans les pays membres de l'OCDE

    • Sélectionner
    • États-Unis
      L’économie continue d’enregistrer des résultats impressionnants. La production a fortement progressé, le taux de chômage a diminué et l’inflation tendancielle est restée relativement stable. Cette performance n’a souffert ni du niveau élevé des prix du pétrole ni des cyclones dévastateurs. La croissance économique devrait rester solide, bien que son rythme semble devoir se ralentir légèrement. La modération prévue de la croissance est due à une réaction différée à la hausse des prix du pétrole, à l’augmentation des taux d’intérêt et à un ralentissement du marché immobilier.

      L’orientation de la politique monétaire, actuellement assez neutre, doit être resserrée légèrement pour que l’économie reste en équilibre. Le déficit du budget fédéral devrait rester voisin de 3 % du PIB, car l’augmentation des dépenses au titre des médicaments délivrés sur ordonnance, de la défense et de l’aide aux victimes des cyclones est compensée par une progression étonnamment soutenue des recettes. Peu de progrès ont été réalisés sur le front de la réforme des régimes d’imposition et d’indemnisation ou dans le règlement d’autres problèmes budgétaires qui se posent de longue date.

    • Japon
      Le Japon connaît une croissance dynamique car l’économie a surmonté dans une large mesure les problèmes provoqués par l’éclatement de la bulle spéculative. La croissance robuste de la production devrait se poursuivre tout au long de 2007, à un taux compris entre 2 et 3 %, grâce à une forte demande intérieure soutenue par la hausse des bénéfices des entreprises et par une inversion du déclin tendanciel de l’emploi et des salaires. La vigueur et la durée de la reprise devraient réduire le taux de chômage pour le ramener aux alentours de 3½ pour cent et mettre fin définitivement à la déflation, avec un taux sous-jacent d’inflation se rapprochant de 1 % à la fin de 2007.

      La Banque du Japon devrait maintenir à zéro son taux d’intérêt directeur à court terme tant que l’inflation n’aura pas atteint un niveau suffisant, de façon à minimiser le risque d’un retour de la déflation. La fourchette basse d’inflation de 0 à 2 % qui a été annoncée par la Banque en mars 2006 devrait être augmentée. Le plan budgétaire à moyen terme devrait viser un excédent primaire assez important pour stabiliser le rapport de la dette publique au PIB au début des années 2010, sur la base d’un ensemble plus détaillé de mesures du côté des dépenses et de mesures fiscales. Assurer l’amélioration des niveaux de vie face à l’accélération du vieillissement de la population exigera une réforme efficace de la réglementation pour maintenir une concurrence vigoureuse et des mesures pour améliorer le système national d’innovation.

    • Zone euro
      L’activité s’accélère, en particulier dans les secteurs manufacturiers orientés vers l’exportation, et les enquêtes de conjoncture donnent à penser que l’activité restera robuste au premier semestre de 2006. Cependant, la reprise doit encore faire sentir ses effets sur la consommation des ménages. Celle-ci pourrait bien se redresser bientôt, soutenue par la croissance de l’emploi et un léger redressement des salaires. Globalement, la croissance devrait s’établir en moyenne à 2¼ pour cent en 2006-2007. Sans l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée en Allemagne, l’inflation se situerait au-dessous de 2 % l’an prochain.

      Face aux pressions persistantes des prix pétroliers et à des signes de plus en plus nombreux d’un raffermissement de la reprise, la nécessité d’un resserrement monétaire devrait s’imposer. Le rythme effectif de ce resserrement dépendra, toutefois, de la nette mise en évidence de la réduction des ressources non utilisées dans l’économie. Les gouvernements doivent redoubler d’efforts pour assainir les finances publiques tout au long de la reprise économique actuelle. D’autres réformes visant à renforcer le Marché unique, notamment pour les services, amélioreraient la performance économique de la zone euro et sa résistance aux chocs.

    • Allemagne
      Compte tenu de la croissance vigoureuse des exportations et du raffermissement de l’investissement et de la consommation, l’activité économique devrait se renforcer en 2006. Le redressement de l’investissement témoigne de l’amélioration des bénéfices et de l’augmentation de l’utilisation des capacités, alors que la consommation devrait finir par réagir à une amélioration progressive des conditions du marché du travail. Le PIB devrait s’accroître de 1¾ % (après ajustement pour tenir compte du nombre de journées travaillées), soit un peu plus que le potentiel, cette année, et de 1½ % l’an prochain. Le déficit des administrations publiques restera vraisemblablement légèrement supérieur à 3 % du PIB cette année, avant de revenir à 2¼ pour cent en 2007, les recettes étant dopées par un relèvement de la taxe sur la valeur ajoutée.

      De nouvelles mesures de réforme structurelle ont été adoptées ou sont en cours de préparation, notamment des réductions des dépenses fiscales et des mesures visant à réduire la bureaucratie et à simplifier quelque peu les relations budgétaires fédérales. Ces actions doivent s’inscrire dans un cadre cohérent, supposant de nouvelles réformes des marchés du travail et des produits. L’assainissement budgétaire devrait être lié à la réforme du secteur public dans des domaines comme le système d’allocation des recettes entre les niveaux d’administration et le système de sécurité sociale.

    • France
      La croissance économique modérée observée en 2005 s’explique par la faiblesse persistante des résultats à l’exportation. La reprise enregistrée au deuxième semestre s’est poursuivie en 2006 et devrait continuer. L’inflation resterait voisine de 2 % ou moins, encore que l’inflation sous-jacente semble devoir s’accélérer. Les perspectives d’emploi demeurent peu favorables, même si le taux de chômage devrait baisser lentement.

      Le déficit des administrations publiques s’est sensiblement contracté en 2005, en raison pour partie d’un facteur exceptionnel. À terme, l’enjeu consiste à accélérer le rythme de l’ajustement budgétaire sous-jacent et à rétablir la viabilité des finances publiques face aux pressions découlant du vieillissement de la population. La réforme du marché du travail a progressé l’an dernier avec l’introduction d’un nouveau contrat pour les petites entreprises, mais s’est enlisée plus récemment en raison de l’opposition dont a fait l’objet le projet de nouveau contrat pour les travailleurs de moins de 26 ans. A long terme, une réduction des incertitudes préjudiciables entourant les coûts de licenciement pour les employeurs et le passage à un contrat de travail unique contribueraient à réduire l’exclusion sociale et l’insécurité associées à la segmentation du marché du travail.

    • Italie
      Après avoir marqué le pas à la fin de 2005, l’économie devrait maintenant retrouver le chemin de la reprise. La croissance annuelle moyenne au cours des deux prochaines années devrait se situer autour du potentiel (1¼ pour cent), grâce à une demande mondiale dynamique et à l’incidence différée de conditions monétaires souples. L’écart de production négatif contribuera à la modération du taux d’inflation. L’emploi ne progressant que de ½ environ par an, on devrait observer un certain redressement de la productivité, qui accentuera à son tour la désinflation et facilitera la croissance des exportations.

      Sans réformes structurelles hardies du nouveau gouvernement pour accroître le faible potentiel de production de l’économie et inverser son énorme désavantage sur le plan des coûts -- notamment grâce à une concurrence renforcée dans les services et à une plus grande flexibilité des salaires -- une croissance inférieure à la moyenne devrait persister. Des réformes visant à réduire les dépenses publiques sur une base permanente à tous les niveaux de l’administration accroîtraient la crédibilité de la politique budgétaire.

    • Royaume-Uni
      Après le ralentissement observé au premier semestre 2005, les signes d’un redressement de l’activité sont en train d’apparaître, et un raffermissement de la consommation et de l’investissement privés devrait porter la croissance du PIB aux alentours de 2½ pour cent en 2006 et de 3 % en 2007. L’inflation globale devrait s’accélérer légèrement à court terme, suite à la flambée récente des prix intérieurs du gaz ; après quoi, elle reviendrait au-dessous de l’objectif de 2 %, convergeant avec le taux de l’inflation tendancielle.

      Etant donné la remontée récente des anticipations d’inflation et le risque d’une répercussion de la hausse des prix de l’énergie sur l’inflation sous-jacente, les prévisions de l’OCDE présument que les taux d’intérêt directeurs restent inchangés. Le déficit des administrations publiques dépasse 3 % du PIB depuis trois années consécutives et ne devrait être réduit que très progressivement au cours de la période considérée ; des mesures visant une réduction plus décisive pourraient donc être requises. La réforme du système de prestations d’invalidité et l’amélioration des compétences de la main-d’oeuvre devraient rester prioritaires afin d’augmenter la croissance potentielle.

    • Canada
      L’activité économique s’est ralentie à la fin de l’an dernier mais elle a rebondi depuis lors et son niveau est encore proche de la pleine capacité. Elle devrait progresser à un taux supérieur au potentiel au cours de la période considérée, faisant reculer encore le chômage au-dessous de son taux structurel estimé. L’inflation globale devrait néanmoins ralentir sensiblement au second semestre 2006, grâce à une réduction de la taxe fédérale sur les produits et services, mais l’inflation devrait se rapprocher progressivement l’an prochain de la limite supérieure de la fourchette fixée comme objectif par les autorités monétaires.

      Face à l’accentuation des pressions inflationnistes et au dynamisme de la croissance économique, la Banque du Canada devrait maintenir une orientation restrictive. En outre, la prudence budgétaire doit rester de mise à tous les niveaux de l’administration et le gouvernement fédéral devrait s’employer à réduire la charge de la dette avant que les pressions liées au vieillissement ne s’accumulent.

    • Australie
      Après un second semestre 2005 morose, dû à des résultats en demi-teinte à l’exportation ainsi qu’à l’atonie de l’investissement en logements, l’activité économique se redresse. L’investissement des entreprises demeurant dynamique et les exportations finissant par redémarrer en volume, la croissance de la production devrait probablement s’accélérer pour s’établir aux alentours de 3 % en 2006 et de 3½ pour cent en 2007.

      Le récent durcissement de la politique monétaire devrait être suffisant pour contrer l’émergence de tensions inflationnistes. Malgré des rentrées fiscales inespérées liées à l’envolée des prix des produits de base, l’excédent des administrations publiques devrait diminuer légèrement. Les autres recettes exceptionnelles qui pourraient être engrangées d’ici à fin 2007 devraient être affectées au renforcement de l’excédent budgétaire, et non alimenter la demande. S’agissant de l’augmentation du taux d’activité, l’efficacité du programme de retour à l’emploi serait sensiblement améliorée si celui-ci s’appliquait à l’ensemble des bénéficiaires de prestations, et non uniquement aux nouveaux demandeurs.

    • Autriche
      La croissance du PIB devrait atteindre 2.5 % en 2006 avant de ralentir légèrement à 2.2 % en 2007, cette expansion étant essentiellement alimentée par le renforcement des exportations. L’accélération de la croissance de l’emploi s’accompagnera d’une augmentation du taux d’activité et d’une poursuite de l’immigration, si bien que le chômage se maintiendra malgré tout à un niveau historiquement élevé.

      Le déficit budgétaire se creusera en 2006, l’impact des récentes réformes fiscales et de l’augmentation des dépenses se faisant pleinement sentir. Pour atteindre l’objectif de réduction du déficit prévu pour 2007, les autorités devraient intégralement mettre en oeuvre la réforme de l’administration publique envisagée.

    • Belgique
      Le ralentissement de l’économie a pris fin au milieu de l’année 2005 et l’activité semble sur le point de s’accélérer en 2006, stimulée par la croissance des marchés d’exportation. En outre, les dépenses de consommation bénéficieront des réductions d’impôts adoptées et de l’amélioration de la situation du marché du travail. La croissance du PIB réel dépassera son niveau potentiel (proche de 2 %), mais l’écart de production sera encore négatif à la fin de l’année 2007. En conséquence, l’inflation sous-jacente devrait rester modérée, tandis que l’inflation globale refluera sur fond de stabilisation des prix de l’énergie.

      Il est nécessaire de poursuivre l’assainissement budgétaire en limitant les dépenses pour ramener les finances publiques sur une trajectoire viable, et pour continuer à alléger la dette publique. Les autorités peuvent réduire l’ampleur de l’assainissement requis en appliquant des politiques du marché du travail de nature à stimuler la création de postes et à renforcer les taux d’emploi, qui sont faibles en termes de comparaison internationale, en particulier pour les travailleurs âgés et les jeunes générations.

    • République tchèque
      La croissance du PIB réel a atteint 6 % en 2005, dans une large mesure grâce aux exportations nettes, et devrait refluer à 5¾ pour cent en 2006 puis à 4¾ pour cent en 2007. Bien que l’on s’attende à un renforcement de la progression de la consommation privée et à la persistance du dynamisme des exportations, leur effet sera largement contrebalancé par celui de l’accélération des importations. Cette croissance plus rapide de la consommation va exacerber les tensions inflationnistes, de même que l’alourdissement de la fiscalité indirecte et les hausses de prix réglementés.

      Après être revenu sous la barre des 3 % du PIB pour deux années consécutives, le déficit des administrations publiques devrait augmenter en 2006 et en 2007. Les autorités doivent revoir le système budgétaire, afin que les recettes exceptionnelles soient gérées de manière adéquate dans le cadre de dépenses à moyen terme, et une modification des règles relatives aux reports de dépenses s’impose. En outre, des progrès plus sensibles doivent être accomplis en matière de réforme des retraites et du système de santé, pour ramener les finances publiques sur une trajectoire plus viable à long terme.

    • Danemark
      Le PIB est déjà supérieur à son niveau potentiel, mais il devrait continuer à augmenter à un rythme de 3 % en 2006 et de 2½ pour cent en 2007, toutes les composantes de la demande enregistrant une croissance soutenue. Néanmoins, compte tenu de l’insuffisance déjà visible des capacités de production et de l’accélération à venir de la hausse des salaires et des prix, les entreprises danoises risquent fort de perdre des parts de marché.

      Les conditions monétaires accommodantes qui prévalent actuellement stimulent encore une économie déjà dynamique. Un durcissement de la politique monétaire serait donc de mise. Par ailleurs, il est urgent d’accroître l’offre de main-d’oeuvre en renforçant les incitations au travail et en facilitant l’accès des étrangers à des secteurs comme la construction.

    • Finlande
      L’activité s’est accélérée au second semestre de 2005 une fois terminé le conflit du travail dans le secteur sylvicole. La croissance devrait être plus vive et atteindre en moyenne 3 % environ cette année et l’an prochain, soutenue par la consommation des ménages et l’exportation. La hausse des salaires et des prix restera modérée malgré un écart de production positif, grâce à l’accord salarial central modéré en vigueur jusqu’à la fin de 2007.

      La croissance de l’emploi s’est fortement accélérée, rendant d’autant plus probable la réalisation de l’objectif d’accroissement de l’emploi de 100 000 personnes entre 2003 et 2007, mais il est moins probable que soit atteint l’objectif à moyen terme, à savoir un taux d’emploi de 75 % en 2011. Or, il est important de parvenir à ce résultat pour atténuer les conséquences négatives d’un vieillissement rapide de la population pour le niveau de vie et la viabilité budgétaire. De nouvelles réformes des régimes de préretraite et d’assurance chômage sont nécessaires. Il faut accroître la productivité dans les secteurs protégés de l’économie.

    • Grèce
      L’activité s’est ralentie en 2005, la demande intérieure ne bénéficiant plus de l’effet de stimulation dû aux Jeux olympiques et subissant la hausse des prix du pétrole, ce dernier facteur ayant moins joué que le premier. L’écart positif de croissance par rapport à la zone euro est néanmoins resté sensible. La croissance du PIB devrait se poursuivre à un rythme voisin de 3¾ pour cent ces deux prochaines années, à la faveur d’un rebond de l’investissement. L’inflation devrait se ralentir à environ 3 % en 2007, mais elle restera supérieure à la moyenne pour la zone euro, tendance qui sapera la compétitivité à un moment où à un autre si l’on ne parvient pas à l’inverser.

      De profondes réformes du système de retraite et du système de santé sont nécessaires pour assurer la viabilité des finances publiques. Les mesures qui ont été prises récemment en vue d’un meilleur fonctionnement des entreprises publiques sont judicieuses. La mise en oeuvre rigoureuse du Programme national de réforme, dont les priorités sont d’assainir les finances publiques, d’améliorer l’environnement des entreprises et d’accroître la productivité et l’emploi, permettra de poursuivre dans la voie d’une forte croissance.

    • Hongrie
      À la faveur de solides exportations et d’une vigoureuse demande intérieure, la croissance réelle du PIB devrait s’accélérer cette année et rester proche de 4½ pour cent en 2007. Néanmoins, les résultats du côté de l’emploi sont décevants et le taux de chômage ne devrait pas tomber à moins de 7 %, malgré une hausse modérée des salaires.

      Le nouveau gouvernement devrait se fixer des objectifs budgétaires plus réalistes et les mettre en oeuvre rigoureusement. Sinon, on risque d’assister à des turbulences financières qui pourraient se révéler coûteuses pour l’économie. Une plus grande détermination dans l’assainissement budgétaire n’atténuerait pas seulement les risques à court terme ; elle améliorerait aussi les perspectives de croissance à plus long terme.

    • Islande
      La très forte croissance de ces deux dernières années a abouti à une nette surchauffe, comme en témoignent l’inflation, bien supérieure à l’objectif officiel, et le gonflement du déficit des opérations courantes. Les marchés financiers étant de plus en plus attentifs aux tensions et déséquilibres de l’économie, la monnaie a chuté et la Banque centrale a accéléré la hausse des taux d’intérêt pour parer aux tensions inflationnistes qui en résultent.

      Pour ramener l’inflation vers l’objectif officiel, il faudra encore fortement relever les taux d’intérêt. Bien que les finances publiques soient en excédent, l’effet expansionniste des mesures d’allégement de l’impôt sur le revenu cette année et l’an prochain devra être compensé par des restrictions de dépenses -- en particulier pour les rémunérations dans le secteur public --tant que l’inflation ne se ralentira pas clairement.

    • Irlande
      Malgré le net ralentissement des exportations, la croissance a été vive en 2005 grâce à la progression de la consommation et de l’investissement publics. La consommation privée se renforçant, la demande intérieure devrait encore contribuer à une croissance économique rapide de 5 % en 2006 et 2007.

      La situation actuelle de hausse des salaires réels supérieure aux gains de productivité pourrait compromettre la performance économique future, et elle crée des risques inflationnistes. Il est essentiel que les ajustements de salaires dans le cadre des négociations salariales actuelles reflètent l’évolution de la productivité. L’une des priorités devrait être de supprimer les réglementations anticoncurrentielles dans les services, afin de stimuler la croissance de la productivité et de limiter l’inflation.

    • Corée
       La poursuite du redressement de la demande intérieure, grâce à la consommation privée, devrait hisser le taux de croissance de l'économie aux alentours de 5 % en 2006-2007. La croissance des exportations redémarre également, tirée par les ventes à la Chine, malgré l'appréciation sensible du won au cours des 18 derniers mois. Ce renforcement de la monnaie coréenne contribuera à maintenir l'inflation dans la fourchette retenue comme objectif à moyen terme par la banque centrale. La politique monétaire devrait être centrée sur cet objectif d'inflation à moyen terme, et les autorités devraient remédier aux problèmes de hausse des prix des logements dans certaines régions en prenant des mesures fiscales ainsi que des initiatives destinées à renforcer l'offre. Compte tenu de l'accélération de la croissance de la demande intérieure, la politique budgétaire devrait être axée sur l'objectif à moyen terme d'un budget équilibré d'ici à 2009. Une réforme de la réglementation, visant notamment à renforcer la flexibilité du marché du travail, s'impose pour améliorer les conditions d'investissement des entreprises.
    • Luxembourg
      Le taux de croissance économique est proche de son niveau tendanciel depuis deux ans (environ 4 %). Cela tient en partie à la progression des exportations de services financiers, qui reflète un raffermissement de la confiance des marchés financiers. L’expansion économique gagnant d’autres secteurs, notamment celui des services aux entreprises, les créations d’emplois ont été substantielles. Les salaires nominaux, l’inflation sous-jacente et la hausse globale des prix à la consommation augmentent tous à un rythme plus rapide que dans les pays voisins. Le déficit budgétaire s’est creusé à 1.9 % du PIB en 2005. Les autorités sont déterminées à ramener le budget à l’équilibre d’ici la fin de la législature (en 2009). L’accent devrait être mis sur le freinage de la croissance rapide des dépenses publiques, notamment en matière de prestations sociales. L’assainissement budgétaire serait facilité par des mesures destinées à réduire le niveau des revenus de remplacement, qui renforceraient en outre les incitations au travail pour les résidents.
    • Mexique
      L’expansion généralisée que connaît le pays devrait se poursuivre, la croissance du PIB s’établissant aux alentours de 4 % en 2006 comme en 2007, sur fond de progression de l’emploi dans le secteur formel. L’objectif visé en matière d’inflation devrait être atteint, et le déficit des paiements courants devrait rester proche de 1 % du PIB. Dans le contexte d’incertitude liée aux élections de 2006, la politique macroéconomique prudente du gouvernement a réduit la vulnérabilité aux chocs de l’économie mexicaine. L’accélération de la progression du niveau de vie passe par une réforme fiscale qui permette de financer les besoins du pays en matière de développement sur une base stable et prévisible, tout en réduisant un certain nombre de distorsions. Des mesures s’imposent également pour améliorer le système d’enseignement et le fonctionnement du marché du travail, ainsi que pour renforcer la concurrence.
    • Pays-Bas
      L’expansion économique continue à s’accélérer au premier semestre 2006. La croissance des exportations est stimulée par les gains de compétitivité et par les marchés d’exportation en expansion rapide. L’investissement des entreprises tire parti de la vigueur de leurs bénéfices. La reprise devrait se généraliser tandis que la consommation privée se renforce sur fond de progression de l’emploi, le taux de croissance atteignant 2.8 % l'année prochaine. L’inflation est faible, mais elle devrait se rapprocher du niveau observé dans la zone euro d’ici la fin de 2007. Le solde budgétaire s’est considérablement amélioré au cours des deux dernières années et devrait rester équilibré en données corrigées des variations cycliques en 2006-2007. Néanmoins, compte tenu de l’ampleur des engagements de retraite non capitalisés arrivant à échéance à long terme, des efforts devraient être déployés en vue d’accroître les excédents structurels.
    • Nouvelle-Zélande
      Une reprise de l’activité devrait s’engager progressivement tandis que l’économie réagit à la forte dépréciation du taux de change en se recentrant sur les produits exportables. Néanmoins, cette baisse du cours du change, conjuguée à une relance budgétaire, va ralentir la dissipation des tensions inflationnistes tandis que la production tombe sous son niveau potentiel. L’investissement devrait continuer à refluer avant de se stabiliser, tandis que l’emploi devrait rester au même niveau et le chômage augmenter. Un assouplissement sensible de la politique monétaire à partir du second semestre de cette année devrait étayer la reprise, même si l’économie disposera encore de capacités inutilisées au terme de la période considérée. La détermination du moment et de l’ampleur des baisses de taux d’intérêt s'avérera peut-être difficile, car toute diminution prématurée ou trop tardive pourrait avoir un coût significatif.
    • Norvège
      La Norvège continentale enregistre un taux de croissance supérieur à son niveau potentiel depuis presque trois ans. L'expansion économique devrait ralentir pour s'établir à 3¼ pour cent en 2006, et diminuer encore un peu en 2007 en raison d'une baisse de régime de l'investissement dans le secteur pétrolier. L'écart de production restant malgré tout positif, les tensions inflationnistes vont probablement s'accentuer. Dans la période actuelle de croissance vigoureuse et d'augmentation rapide des recettes d'exportation pétrolières, un durcissement de la politique budgétaire s'impose. Cela devrait se traduire par une utilisation plus limitée des recettes pétrolières par l'État, conformément à l'exigence de symétrie inhérente à la règle budgétaire. En excluant une variation défavorable du taux de change, la disparition rapide de la marge de ressources inutilisées dans l'économie signifie que la politique monétaire doit retrouver une orientation plus neutre.
    • Pologne
      Tirée par la demande intérieure, l’activité économique devrait se raffermir en 2006 et en 2007. L’emploi continuerait à progresser et le chômage à diminuer. La croissance de la productivité pourrait également se redresser un peu, tout en restant en deçà des taux enregistrés au début de la décennie. L’inflation va probablement augmenter mais demeurer inférieure à l’objectif central de 2½ pour cent visé par la banque centrale. Dans un contexte de faible inflation jusqu’en 2007, la politique monétaire pourrait être assouplie davantage. Malgré la diminution du déficit budgétaire en 2005, l’assainissement des finances publiques reste un défi important. Des réformes structurelles s’imposent pour contenir les dépenses sociales, renforcer les gains de productivité et veiller à ce qu’ils s’accompagnent d’une forte croissance économique.
    • Portugal
      La croissance de l’économie portugaise n’a été que de 0.3 % en 2005. Compte tenu du dynamisme des marchés d’exportation, une reprise des exportations et de l’expansion du PIB est anticipée pour 2006 et le taux de croissance devrait s’établir à 1½ pour cent en 2007. L’écart de production négatif important devrait permettre un reflux de l’inflation vers la moyenne de la zone euro. Par ailleurs, le niveau élevé du chômage devrait se traduire par une modération de la progression des salaires, qui contribuera à améliorer la compétitivité du Portugal. Étant donné l’ampleur du déficit budgétaire, il est crucial de poursuivre les efforts d’assainissement en cours. Au-delà des hausses d’impôts et des dispositions actuelles destinées à contenir l’augmentation de la masse salariale du secteur public à court terme, les autorités devraient continuer avec détermination à prendre des mesures pour mieux maîtriser les dépenses primaires. Il est également essentiel que soient accomplis davantage d’efforts pour renforcer le capital humain, moderniser l’économie et accroître la concurrence, afin que le Portugal retrouve une croissance économique soutenue.
    • République slovaque
      L’expansion économique devrait rester forte et s’établir à plus de 6 % par an en 2006 et en 2007, la demande étrangère prenant dans une certaine mesure le relais de la demande intérieure en tant que moteur de la croissance. Il est prévu que cette expansion soutenue débouche sur des créations d’emplois, mais le chômage restera sans doute relativement élevé. Le durcissement de la politique monétaire devra probablement se poursuivre pour que l’objectif d’inflation soit atteint en 2007. Par ailleurs, de nouvelles réformes du marché du travail renforceraient la capacité de l’économie à créer davantage d’emplois sans accélération de l’inflation. Des efforts supplémentaires d’assainissement des finances publiques contribueraient à juguler l'inflation tout en réduisant les risques de dégradation de la compétitivité.
    • Espagne
      Tirée par une vigoureuse demande intérieure, la croissance de la production s’est établie à 3.4 % en 2005, dépassant, une fois encore, la moyenne de l’Union européenne. L’activité devrait perdre un peu de son dynamisme en 2006 et 2007, même si l’expansion reste forte, à un niveau légèrement supérieur au potentiel. En l’absence de nouvelles envolées des prix du pétrole, l’inflation pourrait se calmer, mais l’écart avec la zone euro persistera probablement, continuant de peser sur la compétitivité. Il est souhaitable de donner un tour plus restrictif à l’action budgétaire, non seulement afin d’atténuer les pressions sur la demande intérieure mais aussi pour se préparer à faire face aux conséquences du vieillissement sur les finances publiques. Pour éliminer l’écart d’inflation, il faudra stimuler la concurrence, en particulier dans le secteur du commerce de détail, et corriger les imperfections actuelles du système de négociations salariales. Un marché du travail moins cloisonné contribuerait aussi à améliorer les résultats, encore médiocres, en matière de productivité.
    • Suède
      L’expansion économique en Suède reste vive, la demande intérieure complétant de plus en plus la contribution des exportations nettes. Avec une accélération de la croissance à près de 4 % en 2006, l’écart de production devient positif. Cependant, l’inflation reste très faible malgré la reprise conjoncturelle, reflétant en partie des gains de productivité mais probablement aussi des facteurs liés à la concurrence mondiale. La politique budgétaire ajoutera encore au dynamisme de l’activité en 2006. Une politique monétaire expansionniste alimente l’explosion de l’investissement et fait aussi monter les prix de l’immobilier. Au cours de la période couverte par les prévisions, la banque centrale devrait relever les taux directeurs pour les porter au moins à des niveaux neutres, et il faudrait mettre fin à la stimulation budgétaire.
    • Suisse
      La production, qui s’est accrue de 1.9 % en 2005, devrait s’accélérer en 2006 grâce au soutien apporté par la reprise européenne. En 2007, la croissance restera probablement assez robuste et supérieure au potentiel, malgré un certain tassement. Cette embellie conjoncturelle devrait favoriser un recul du chômage dans un contexte de faibles tensions inflationnistes. Dans cette phase de consolidation de l’activité, le resserrement graduel de la politique monétaire vers des conditions plus neutres est approprié. L’amélioration de la situation économique et des résultats budgétaires ne doit cependant pas conduire à un relâchement des efforts de maîtrise des dépenses publiques, en particulier dans le domaine social, ni du processus de réforme des marchés des produits afin de renforcer une croissance potentielle qui reste faible.
    • Turquie
      Le dynamisme du secteur privé continue de doper l’économie et la croissance du PIB devrait rester supérieure à 6 % en 2006 et 2007. Il est prévu une nouvelle contraction du déficit public mais le déficit de la balance courante demeurera sans doute élevé par rapport au passé. Pour maintenir l’expansion sur une trajectoire durable, il faut préserver la confiance intérieure et internationale. Il faudrait mettre en œuvre des politiques qui assurent la crédibilité des institutions chargées de l’action macroéconomique, faire en sorte que le cadre réglementaire puisse faire face aux risques financiers potentiels, et améliorer la compétitivité des entreprises en accélérant le programme de réformes microéconomiques.
    • Brésil
      La croissance économique a été décevante en 2005, mais la reprise est en marche, étayée par la bonne tenue de la consommation privée et le dynamisme des exportations nettes. L’investissement devrait rebondir, et la désinflation est en cours. Par ailleurs, les indicateurs de vulnérabilité extérieure se sont améliorés de façon significative, et la balance commerciale ainsi que la balance des opérations courantes continuent à afficher des excédents confortables. Le dosage de l’action publique reste orienté vers le resserrement monétaire, en dépit de la baisse régulière des taux d’intérêt. L’objectif d’excédent du budget primaire consolidé sera vraisemblablement atteint, mais l’orientation budgétaire deviendra expansionniste en 2006. De plus en plus de voix s’élèvent pour appeler à une poursuite des réformes afin de mettre un coup d’arrêt à l’augmentation des engagements de dépenses courantes.
    • Chine
      L’économie a continué a croître très rapidement, le PIB augmentant à un rythme proche de 10 % en 2005. La demande est alimentée par la poursuite de la progression des exportations et de l’investissement, sur fond de forte rentabilité des entreprises. L’indice des prix à la consommation a reculé de 2 %, la hausse des cours mondiaux du pétrole n’ayant pas été répercutée sur les consommateurs. La croissance des importations a ralenti, entraînant une augmentation marquée de l’excédent de la balance des opérations courantes qui a dépassé les 6 % du PIB. Avec des politiques budgétaire et monétaire étant proches de la neutralité et une monnaie dont l’appréciation devrait être modeste, la croissance devrait se poursuivre à un rythme soutenu, aux alentours de 10 %. Dans ce contexte, il est possible que l’excédent de la balance des opérations courantes ne recule que faiblement par rapport au PIB. Le nouveau budget met fortement l’accent sur l’amélioration des services publics dans les zones rurales, mais les conséquences en termes de dépenses paraissent relativement modestes et le déficit budgétaire reste modéré. Le nombre d’actions d’entreprises cotées appartenant à l’État pouvant être négociées est aujourd’hui plus important, ce qui améliore le fonctionnement du marché financier, mais il serait bon que davantage d’entreprises non cotées soient autorisées à entrer en bourse. Les taux d’intérêt devraient être plus largement utilisés pour stabiliser la demande et réduire le recours à des mesures quantitatives de contrôle du crédit ne reposant pas sur le marché, ce qui nécessite un flottement plus libre des taux de change.
    • Inde
      L’économie a connu entre 2003 et 2005 une croissance extrêmement rapide de la demande, laquelle est dans une certaine mesure cyclique. Alors que la hausse du PIB est allée jusqu’à 8½ pour cent au cours de cette période, l’offre n’a pas suivi la demande, en dépit des augmentations impressionnantes de l’investissement. En conséquence, le déficit de la balance des opérations courantes s’est creusé pour s’établir aux alentours de 3 % du PIB, alors même que l’inflation est restée inférieure à 5 %. Il faut sans doute s’attendre à un certain ralentissement de l’accroissement de la production en 2006 et 2007 au fur et à mesure que se feront ressentir les effets de la hausse des taux d’intérêt, du resserrement de la politique budgétaire et d’une éventuelle diminution des subventions des produits pétroliers. Le gouvernement a continué à mettre en œuvre une politique de réforme progressive des marchés de produits, poursuivant les réductions unilatérales des droits de douane, réduisant les préférences accordées aux petites entreprises et engageant une rationalisation de la fiscalité indirecte grâce à l’adoption de mesures préparant l’introduction d’une taxe sur la valeur ajoutée nationale. La poursuite des améliorations apportées aux politiques énergétiques (pour l’électricité comme pour le pétrole), ajoutées à des privatisations et à une réforme du marché du travail, seront impératives pour alimenter la croissance à plus long terme.
    • Fédération de Russie
      La croissance du PIB réel devrait atteindre 6.2 % en 2006 et 5.7 % en 2007, ce ralentissement progressif reflétant principalement l’émergence de contraintes de capacité. La consommation continuera de croître à un rythme soutenu, dopée par le bon niveau des recettes provenant des exportations de matières premières et par la poursuite de l’amélioration des termes de l’échange. S’il est probable que le fonds de stabilisation va capter, et donc neutraliser, la plus grosse partie des recettes exceptionnelles, une fraction significative des recettes pétrolières continuera à alimenter la demande intérieure. La désinflation devrait donc rester difficile à obtenir. Les autorités devront impérativement maintenir la discipline budgétaire si elles veulent juguler l’inflation tout en freinant l’appréciation des taux de change. La décision récente de repousser jusqu’à 2009 le projet d’une large baisse de la fiscalité indirecte constitue donc une évolution bienvenue. Toutefois, d’autres mesures doivent être prises pour renforcer le cadre législatif régissant le fonds de stabilisation et mettre non seulement le budget, mais l’économie dans son ensemble, à l’abri des fluctuations des prix des matières premières.
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  • Les pressions budgétaires à prévoir pour les dépenses relatives aux soins de santé et aux soins de longue durée
    Les dépenses publiques affectées aux soins de santé et aux soins de longue durée sont appelées dans l’avenir à peser lourdement sur les budgets de nos pays. Ces dépenses se sont déjà accrues au cours des trente dernières années, accélérant même au tournant du siècle pour atteindre en moyenne près de 7 % du PIB des pays de l'OCDE en 20051. Dans l’hypothèse de politiques publiques inchangées, la part des dépenses moyennes pourrait presque doubler d’ici à 2050, quoique dans des proportions fort variables d’un pays à l’autre. Le chapitre qui suit présente les prévisions établies, lesquelles mettent en évidence les nombreux éléments d’incertitude -- liés aussi bien aux politiques menées qu’aux déterminants des dépenses -- mais dégagent également des conclusions qui paraissent plus solides.
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