Études économiques de l'OCDE : Grèce 2005
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Études économiques de l'OCDE : Grèce 2005

L'édition 2005 de l'Étude économique consacrée périodiquement par l'OCDE à la Grèce porte sur deux enjeux clés de la politique économique : la nécessité d'un assainissement budgétaire durable et le comblement de l'écart de revenu avec l'Union européenne (UE). Après un examen des principales tendances économiques, l'étude traite de manière plus approfondie du défi budgétaire, puis de la nécessité de renforcer la productivité et le taux d'activité. Le thème spécial de cette édition porte sur l'impact économique des migrations en Grèce.

 

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Date de publication :
26 sep 2006
DOI :
10.1787/eco_surveys-grc-2005-fr
 
Chapitre
 

L'impact économique des migrations You do not have access to this content

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Auteur(s):
OCDE
Pages :
125–152
DOI :
10.1787/eco_surveys-grc-2005-7-fr

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 En Grèce, les migrations ont toujours constitué un phénomène de premier plan : les Grecs ont émigré massivement pendant plusieurs décennies après la Seconde Guerre mondiale et le pays connaît un afflux considérable d’immigrants depuis 1990. Le cycle d’émigration suivi de migrations de retour importantes peut être considéré comme un signe du passage de la Grèce d’une économie rurale à une économie urbaine, bien que les facteurs politiques aient également joué un grand rôle. Les immigrants ont été nombreux à arriver dans les années 90, au point d’avoir probablement porté à plus de 10 % la part des étrangers dans la population totale et d’avoir augmenté la population active de 5 à 10 %. Compte tenu des rigidités du marché du travail formel en Grèce, l’existence d’un secteur informel non négligeable constamment en quête de main-d’oeuvre à bas salaires a permis aux immigrants clandestins de trouver des emplois en nombre alors même que le chômage structurel de la population grecque refusait de baisser. Tout en mettant en évidence les effets que peuvent avoir des interventions sur le marché du travail comme la fixation d’un salaire minimum trop élevé, à savoir la limitation des débouchés professionnels pour les travailleurs faiblement qualifiés, l’immigration clandestine a réduit le coût économique de ces restrictions en permettant au moins à certains Grecs de progresser dans la hiérarchie des emplois et en accroissant la production et la rentabilité d’un certain nombre de secteurs. Moins les autorités appliquent de pénalités aux employeurs d’immigrants clandestins – pénalités qui, en principe, sont sévères mais, en pratique, semblent rester lettre morte le plus souvent – plus ces avantages économiques sont importants.
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