07 jui 2011
Examen du CAD par les pairs : Suisse
OCDE
En volume, l’aide suisse s’est élevée à 2.02 milliards USD en 2008, soit plus de 6% de plus que l’année précédente et 0.42% du revenu national brut (RNB), ce qui signifie que la Suisse avait déjà fait mieux que ce qu’elle avait promis à Monterrey, à savoir consacrer 0.4% de son RNB à l’APD en 2010. La Suisse devrait adopter pour son aide un objectif de 0.5% du RNB, comme l’envisage Conseil fédéral à la demande du parlement, au vu de la cible de 0.7% préconisée par les Nations unies. La Suisse a une longue tradition d’aide internationale; ses apports pour la cause humanitaire et aux institutions multilatérales constituent des modèles de bonne pratique. Même si la Suisse contribue à la réflexion internationale sur les problèmes spécifiques de gouvernance et de développement liés aux situations de fragilité, elle éprouve des difficultés à appliquer certains des principes internationaux sur l’efficacité de l’aide en particulier dans les États fragiles. L’aide suisse est dispersée entre un trop grand nombre de pays et de secteurs et elle s’efforce désormais d’améliorer la concentration de ses apports. Tout en se félicitant des mesures prises par la Suisse pour adopter une approche plus stratégique de la coopération pour le développement, une plus grande cohésion entre les ministères fédéraux de l’Économie et des Affaires étrangères réduirait les doubles emplois et les coûts de transaction. Dans le cadre de cette refonte du système d’aide, la Suisse devra s’appliquer davantage à fixer des normes, suivre les résultats et évaluer l’impact de ses programmes de coopération pour le développement. Dans des domaines tels que les échanges et la restitution des avoirs dérobés, la Suisse a entrepris avec succès d’accorder sa ligne d’action aux engagements qu’elle a souscrits à l’égard du développement. Elle doit faire fond sur ces réussites pour assurer la cohérence de toutes ses politiques avec les objectifs qu’elle poursuit dans le domaine du développement. Elle devra aussi redoubler d’efforts pour faire connaître les résultats constructifs de son aide afin de préserver la fermeté du soutien manifesté à cette dernière par le public et les sphères politiques.
Volume 10
Numéro 4
07 jui 2011
Examen du CAD par les pairs : Italie
OCDE
La Coopération italienne est confrontée à des problèmes majeurs. Premièrement, une réforme du système de coopération pour le développement s’impose de toute urgence, mais il n’existe pas de consensus au sein de la classe politique sur la manière de procéder. Deuxièmement, l’Italie ne parviendra pas à concrétiser l’engagement qu’elle a pris au plan international de porter son aide publique au développement (APD) à 0.51% de son revenu national brut (RNB) d’ici 2010 et elle a peu de chances d’atteindre le pourcentage de 0.7% d’ici 2015. En 2008, le rapport APD/RNB de l’Italie était de 0.22%. Malgré les problèmes qui subsistent, le CAD constate que des améliorations ont été apportées à la gestion de l’aide italienne depuis 2008. Il se félicite de l’intention qu’a l’Italie d’axer ses efforts sur 35 pays prioritaires, des pouvoirs élargis dont disposent à présent les ambassades et les bureaux techniques en ce qui concerne la participation à la formulation des programmes et leur mise en oeuvre, et l’acheminement de l’aide, ainsi que de l’orientation stratégique définie à haut niveau par le Comité de direction pour la coopération pour le développement. L’Italie doit encore se doter d’une stratégie de coopération pour le développement à laquelle adhèrent toutes les parties prenantes et veiller à ce que l’ensemble des ministères et autorités régionales et locales compétents oeuvrent à la réalisation d’objectifs communs : mise en place de systèmes destinés à promouvoir la cohérence entre la politique de coopération pour le développement et les autres politiques ; réforme de la gestion des ressources humaines pour le noyau de spécialistes du développement ; et suivi et évaluation indépendante réguliers. De plus, la faiblesse du débat politique sur la Coopération italienne et le manque de sensibilisation de l’opinion publique à son action montrent que les autorités italiennes doivent collaborer de toute urgence avec la société civile pour rallier l’adhésion des citoyens à la cause du développement et amener le public à exercer des pressions à l’appui de la réforme de la Coopération italienne.
Volume 10
Numéro 4
07 jui 2011
Rapport 2009 de l'OCDE sur la division du travail
OCDE
Les pays en développement diffèrent grandement dans leur potentiel de développement et les défis auxquels ils font face. Dans un sens, toutefois, de nombreux ont un problème commun : trop peu d’aide des bailleurs de fonds de trop. Ce rapport retrace jusqu’à 3 700 relations d’aide entre tous les 151 pays bénéficiaire de l’aide et les 46 principaux bailleurs de fonds, couvrant tous les membres du Comité d’aide au développement (CAD) et les plus grandes agences multilatérales. Cette réalité complexe est souvent désigné comme la fragmentation de l’aide. Ce rapport 2009 examine la notion de fragmentation de l’aide entre les pays, et ce qui s’est passé depuis l’adoption de la Déclaration de Paris. Il propose également des mesures de la concentration et la fragmentation, et des options pour réduire la fragmentation excessive. Lorsqu’une relation d’aide entre donneur et partenaire n’est pas considérée comme significative du point de vue du donneur ou du bénéficiaire, se présente alors une opportunité pour une certaine rationalisation. Ce rapport montre qu’une diminution de 23% du nombre de relations est possible en réorganisant seulement 4% de l’aide. Cette réorganisation, à son tour, entraînerait une augmentation du volume de la relation d’aide moyenne entre donneurs et partenaires de 30%.
Volume 10
Numéro 4
07 jui 2011
Avant-propos
OCDE
ANNEX 3 List of Indicators for the Electronic Le Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE constitue le cadre de débat privilégié des donneurs bilatéraux, qui assurent plus de 90 pour cent de l’APD mondiale.
Volume 10
Numéro 4
03 sep 2010
Examen du CAD par les pairs : Suède
OCDE
Cet examen contient les principales conclusions et recommandations du Comité d’aide au développement (CAD) ainsi que le rapport établi par le Secrétariat en liaison avec des examinateurs représentant le Japon et les États-Unis pour l’examen de l’aide de la Suède qui a eu lieu le 9 juin 2009. En 2008, au pro-rata de son RNB, la Suède a été le donneur le plus généreux. La Suède a joué un rôle constructif, et souvent de modèle, au niveau international pour assurer la qualité de la coopération pour le développement, notamment en promouvant l’efficacité de l’aide et des bonnes pratiques en matière d’action humanitaire. Ardente partisane du multilatéralisme, la Suède prône par ailleurs des réformes structurelles au sein des organismes multilatéraux et s’est faite le champion des nouveaux mécanismes de financement. Dans le même temps, les Suédois demeurent fort désireux de voir leur pays continuer de s’investir fortement au sein de la communauté internationale des donneurs, mais aussi améliorer son propre système de coopération pour le développement.
Volume 10
Numéro 3
03 sep 2010
Examen du CAD par les pairs : Autriche
OCDE
Cet examen contient les principales conclusions et recommandations du Comité d’aide au développement (CAD) ainsi que le rapport établi par le Secrétariat en liaison avec des examinateurs représentant le Luxembourg et la Norvège pour l’examen de l’aide de l’Autriche qui a eu lieu le 29 avril 2009. L’examen a mis en évidence la priorité assignée par l’Autriche à la lutte contre la pauvreté. Par ailleurs, les autorités autrichiennes ont récemment annoncé « un accroissement substantiel des moyens financiers affectés à l’aide humanitaire », nouvelle fort encourageante. La réforme structurelle amorcée en 2004 avec la création de l’AAD a bien avancé. L’Autriche doit continuer de s’employer à porter son rapport APD/RNB à 0.7 % pour 2015. Elle devrait élaborer un plan précis, assorti de cibles annuelles, pour la concrétisation de ses engagements. Conçue à travers des mécanismes participatifs, une politique à moyen terme pourrait contribuer à la formation d’un consensus, qu’elle refléterait, sur la stratégie d’aide de l’Autriche et renforcer l’appropriation de cette dernière dans l’ensemble de l’administration et de la société civile.
Volume 10
Numéro 3
03 sep 2010
Examen du CAD par les pairs : Irlande
OCDE
Cet examen contient les principales conclusions et recommandations du Comité d’aide au développement (CAD) ainsi que le rapport établi par le Secrétariat en liaison avec des examinateurs représentant l’Italie et la Nouvelle Zélande pour l’examen de l’aide de l’Irlande qui a eu lieu le 24 mars 2009. L’Irlande s’applique avec succès à renforcer l’efficacité de son aide. L’objectif de cette dernière est de faire reculer la pauvreté et, dans cette optique le programme est judicieusement ciblé sur un nombre limité de pays africains très pauvres. L’Irlande manifeste un grand souci de prévisibilité et de flexibilité, et l’attention qu’elle porte aux priorités locales est fort appréciée par les partenaires avec lesquels elle travaille dans les pays en développement. L’Irlande s’emploie actuellement à atteindre les normes internationales les plus élevées en matière de coopération pour le développement tout en faisant face aux effets de la crise économique mondiale. L’Irlande, qui s’emploie à privilégier l’obtention de résultats, devrait redoubler d’efforts pour mesurer l’impact de son programme d’aide. Le CAD invite les autorités irlandaises à faire connaître les résultats obtenus afin d’entretenir le soutien en faveur de la coopération pour le développement.
Volume 10
Numéro 3