Perspectives économiques en Afrique

Centre de Développement de l’OCDE

Frequency :
Annuel
ISSN :
1999-1037 (en ligne)
ISSN :
1815-9508 (imprimé)
DOI :
10.1787/19991037
Prochaine édition: 27 mai 2013
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Cet ouvrage de référence riche en informations contient les données économiques les plus récentes sur la plupart des économies d’Afrique. Il fait fond sur les connaissances spécialisées de la Banque africaine de développement et de l’OCDE et propose une vue d’ensemble du contexte international, des performances macroéconomiques et des enjeux de gouvernance et de stratégie. Chaque édition est en général consacrée à un thème spécifique, comme l’eau et l’assainissement. La deuxième partie rassemble des rapports individuels sur 30 pays. Chacun de ces rapports comporte une évaluation des performances économiques récentes, des projections, une analyse de questions structurelles, et un examen du contexte politique et social. L’annexe statistique se compose de 24 tableaux qui permettent d’établir des comparaisons de variables économiques et sociales entre la totalité des pays d’Afrique.

Egalement disponible en: Anglais
 
Perspectives économiques en Afrique 2003

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Centre de Développement de l’OCDE

Auteur(s):
Banque africaine de développement, OCDE
Date de publication :
03 avr 2003
Pages :
456
ISBN :
9789264100022 (PDF) ; 9789264100046 (imprimé)
DOI :
10.1787/aeo-2003-fr

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L'objectif de cette ouvrage est de passer en revue la situation économique et les évolutions probables à court terme d'un certain nombre de pays africains selon un cadre analytique unique. Ce cadre commun comprend un exercice de prévision pour l'année en cours et l'année suivante utilisant un modèle macro-économique simple, ainsi qu'une analyse du contexte politique et social. Il propose en outre une synthèse comparative des perspectives des pays africains, et replace l'évolution des économies africaines dans le contexte économique mondial. Une annexe statistique complète l'ouvrage. Cette publication intéressera les décideurs des pays africains et des pays de l'OCDE, que ce soit dans le secteur public ou privé (organismes d'aide, investisseurs et hauts fonctionnaires des pays bénéficiaires de l'aide).
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  • Vue d'ensemble

    Cette édition 2002/03 des Perspectives économiques en Afrique présente une évaluation des résultats récents de 22 pays d’Afrique, ainsi que les perspectives pour 2003. Son plan est analogue à celui retenu en 2001/02 : nous consacrons un chapitre par pays, dans lequel nous examinons les tendances économiques, la politique macro-économique, les questions structurelles et le contexte politique et social. Chaque pays est soumis au même type d’examen, qui constitue le fondement d’une analyse comparative bien documentée, comme le montre cette vue d’ensemble. Nous avons toutefois procédé à quelques modifications du cadre général par rapport à l’édition précédente.

  • Afrique du Sud

    59

    Dix ans après la fin de l’apartheid, l’Afrique du Sud doit encore relever un double défi : réduire les inégalités et améliorer ses performances économiques. Les politiques mises en œuvre à ce jour donnent des résultats quelque peu décevants. Ce pays a enregistré une croissance de 2.2 pour cent en 2001, contre 3.4 pour cent en 2000, essentiellement à cause de la contraction de la demande extérieure, qui a fait diminuer les prix et les volumes à l’exportation. Cependant, la dépréciation considérable du rand, fin 2001, a atténué le ralentissement de l’activité économique, et la croissance devrait avoisiner 2.7 pour cent en 2002, puis 3 pour cent en 2003, grâce au dynamisme des exportations, de la demande intérieure et de la progression de l’investissement public. L’embellie des perspectives reste néanmoins précaire, car l’incertitude et le manque de confiance dans l’économie persistent sous l’effet de l’instabilité politique au Zimbabwe, pays voisin, des retards dans le processus de privatisation, du taux de criminalité élevé et de la mauvaise gestion de l’épidémie de VIH/sida. Tels sont les principaux facteurs à l’origine de la nette dépréciation du rand au second semestre 2001 (la monnaie sud-africaine a perdu 34 pour cent par rapport au dollar des États-Unis)...

  • Algérie

    Au cœur de l’économie algérienne, le secteur des hydrocarbures représente plus de 30 pour cent du PIB, 97 pour cent des exportations et plus de 60 pour cent des revenus budgétaires. Le pays est par ailleurs caractérisé par un secteur public industriel peu performant, un chômage élevé qui touche près de 30 pour cent de la population active et une détérioration du niveau de vie de la population.

  • Botswana

    91

    Le Botswana est aujourd’hui salué pour sa croissance remarquable et la prudence de sa politique macro-économique. Au cours des 35 dernières années, ce pays qui comptait parmi les moins avancés, avec 90 pour cent de la population vivant d’une agriculture souvent soumise aux aléas de la sécheresse et un revenu par habitant de 360 dollars environ, est devenu un pays à revenu moyen, dont 50 pour cent de la population active travaille dans le secteur formel. Il s’agit d’une petite économie dotée d’importants gisements de diamants, et dont la bonne gouvernance a permis de mettre les ressources au service de la croissance et du développement. Le Botswana continue de mettre en place des réformes et des mesures visant à renforcer et à diversifier son économie, afin qu’elle ne soit plus dépendante de la production de diamants. Depuis quelques décennies, il affiche une croissance économique soutenue : le PIB réel a enregistré une progression de 9.2 pour cent, en 2000/01. On estime que la croissance s’est ralentie, à 5.1 pour cent environ en 2001/02, et devrait s’établir à 6.1 pour cent en 2002/03, principalement parce que la production de diamants devrait atteindre un palier. En outre, la croissance sera freinée par les effets de la pandémie de VIH/sida. Malgré ses performances économiques remarquables, et plusieurs initiatives relatives au bien-être social et à la mise en place de filets de protection sociale, ce pays souffre d’un des taux d’infection par le VIH/sida les plus élevés du monde…

  • Burkina Faso

    109

    Le Burkina Faso est un pays dont les performances économiques dépendent fortement des chocs externes en raison de la prédominance de l’agriculture – coton et céréales - et de l’importance de l’aide extérieure dans le financement de l’économie. La conjonction d’un contexte international et de conditions climatiques défavorables avait entraîné un ralentissement net des activités en 2000 au regard du dynamisme des années précédentes. L’activité économique a cependant repris au cours du quatrième trimestre de 2001 en raison de récoltes exceptionnelles de céréales et de coton. Au total, le taux de croissance a atteint 5.7 pour cent pour l’année 2001 après une décélération à 2 pour cent en 2000. Il est estimé à 6 pour cent en 2002 à la faveur de la hausse de consommation induite par le fort accroissement des revenus agricoles de la fin 2001. La faiblesse des prix internationaux - et leur répercution sur le prix producteur – laisse cependant craindre une récolte cotonnière plus faible à l’issue de la campagne 2002/03, qui pourrait entraîner le taux de croissance à la baisse, aux alentours de 3.3 pour cent. De plus, la reprise des troubles en Côte d’Ivoire à partir de septembre 2002 laisse présager des difficultés d’évacuation des exportations, ainsi que des problèmes d’importation malgré la recherche dynamique de voies d’approvisionnement alternatives par le Ghana, le Togo et le Bénin par les opérateurs burkinabè…

  • Cameroun

    Depuis la dévaluation de janvier 1994, le Cameroun enregistre un regain de dynamisme avec des taux de croissance avoisinant 4 à 5 pour cent. Au-delà du dynamisme économique, c’est la relative stabilité des performances au cours des dernières années (malgré des résultats instables du secteur pétrolier) qui différencie le Cameroun des pays voisins, mettant en relief la structure relativement diversifiée de l’appareil de production. A court terme, le pays bénéficie aussi des retombées de la construction de l’oléoduc tchadocamerounais, qui permettent une bonne tenue des investissements. La croissance du PIB a en conséquence été relativement forte, aux alentours de 5.3 pour cent en 2000/01, malgré la désorganisation des filières d’agriculture d’exportation - cacao et café - et de la forêt. La baisse des volumes de pétrole extraits à partir de 2001/02 associée à des dysfonctionnements importants de l’offre d’électricité, aux difficultés des filières d’exportation traditionnelles et aux problèmes d’ajustement aux réformes en cours a cependant entraîné un ralentissement de la croissance en 2001/02, estimée aux alentours de 4.4 pour cent. En 2002/03, la croissance pourrait se renforcer et atteindre 5.5 pour cent à la faveur des premières retombées positives des réformes dans les domaines des forêts et des privatisations, dans un contexte de bonne tenue de la demande intérieure soutenue par les activités liées à l’oléoduc tchadocamerounais…

  • Côte d'Ivoire

    La Côte d’Ivoire a amorcé une timide reprise économique en 2001 après la crise de 1999-2000. La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel était de 0.1 pour cent en 2001, contre une baisse du PIB de 2.3 pour cent en 2000. Les facteurs ayant contribué à cette reprise économique sont l’amélioration de la gestion macro-économique, la libéralisation accrue dans le sous-secteur des produits primaires d’exportation et une relative amélioration de l’environnement politique sur la période, qui a permis le retour de l’aide extérieure. Cependant, la Côte d’Ivoire traverse une nouvelle crise politique bien que le forum de réconciliation ait posé les bases d’une amélioration. Cette crise, qui a débuté avec la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002, est d’autant plus regrettable que, dans un autre contexte, les perspectives se seraient révélées favorables pour la Côte d’Ivoire. En effet, bien que l’économie mondiale ralentisse, certaines évolutions auraient pu améliorer les performances de l’économie ivoirienne de façon significative. En particulier, la Côte d’Ivoire devait bénéficier de l’amélioration des cours mondiaux du cacao et du programme 2002-04 de facilité pour la réduction de la pauvreté et croissance (FRPC), négocié avec le Fonds monétaire international, et qui devait se traduire par un flux accru d’aide étrangère.

  • Égypte

    L’année 2001/02 a été très difficile pour l’économie égyptienne en raison de problèmes extérieurs qui se sont répercutés sur l’ensemble de l’économie et que les événements du 11 septembre ont exacerbés. Ainsi, la baisse des recettes du pétrole, du tourisme et du canal de Suez, ainsi que le tassement de la croissance mondiale et les problèmes de sécurité dans la région, ont eu un effet défavorable sur la croissance de 2001/02 qui est tombée à 2.3 pour cent et devrait rester à ce niveau en 2002/03…

  • Éthiopie

    167

    L’Éthiopie connaît une CROISSANCE économique régulière avec, en 2000/01, un PIB réel atteignant 7.9 pour cent, contre une moyenne annuelle de 4.8 pour cent depuis 1994/95. Néanmoins, malgré cette progression de l’économie, le revenu par habitant ne cesse de baisser, et ce depuis 1997/98. La croissance du PIB devrait ralentir en 2001/02, pour passer à 5 pour cent, avant une nouvelle accélération (6 pour cent en 2002/03). Pour sa part, le revenu par habitant devrait continuer de décliner dans un avenir proche. Conformément aux engagements pris au titre du CSRP (cadre stratégique de réduction de la pauvreté), les autorités ont placé la lutte contre la pauvreté au centre de leur stratégie de développement à moyen terme. La gestion de l’économie éthiopienne s’améliore, comme en témoigne la prudence adoptée dans la politique budgétaire et monétaire. Concernant les dépenses publiques, l’État est notamment parvenu à alléger son budget de la défense pour étoffer celui de la lutte contre la pauvreté. Cependant, la difficulté à maîtriser les dépenses compromet l’avènement d’une stabilité budgétaire. De nouvelles augmentations des dépenses publiques devraient annuler les surcroîts de recettes, participant à l’aggravation du solde budgétaire à brève échéance.…

  • Gabon

    Avec un niveau de revenu de 3 700 dollars par habitant en 2001 et de l’ordre de 6 200 dollars en parité de pouvoir d’achat en 2000, le Gabon est l’un des pays les plus riches du continent africain. Le pays a connu une crise économique sévère en 1999 dont il ne s’est relevé que très partiellement en 2000 et 2001 grâce au dynamisme du secteur non pétrolier et à un déclin de la production pétrolière plus lent que prévu. L’économie gabonaise continue de souffrir d’un cadre des dépenses publiques peu stabilisé et de sa dépendance vis-à-vis du pétrole dans un contexte de faible diversification des structures productives et de baisse de la production pétrolière. A moyen terme, la baisse des revenus pétroliers met en danger non seulement les finances publiques, mais aussi la capacité d’investissement du pays et la stabilité du secteur bancaire. En conséquence, le taux de croissance est estimé à 1 pour cent en 2002 et pourrait chuter à –2.1 pour cent en 2003. L’arrêt de la manne pétrolière est d’autant plus problématique que le Gabon présente des indicateurs sociaux faibles au regard de son revenu par habitant et une dette extérieure importante pour laquelle il ne peut prétendre aux réductions accordées dans le cadre de l’initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE)…

  • Ghana

    L’économie ghanéenne a visiblement passé un cap en 2001 : en phase de décélération depuis 1998, son PIB réel est reparti à la hausse, enregistrant une croissance de 4.2 pour cent. Le rythme de la croissance avait été de 3,8 pour cent en 2000, son taux le plus bas en dix ans. Il s’est stabilisé en 2002 (estimation : 4.4 pour cent) et devrait s’améliorer en 2003 (prévision : 5.2 pour cent). Le rebond de 2001 s’explique par le redressement de la production agricole, favorisé par l’amélioration de la politique macro-économique. Cette embellie s’est traduite par un assainissement significatif des finances publiques. Grâce à un alourdissement de l’effort fiscal et à la modération des dépenses publiques, le budget du pays a dégagé un excédent primaire record en 2001. Ce solde devrait rester excédentaire en 2003, sous l’effet de la consolidation de cette stabilité. La discipline monétaire, qui transparaît dans le regain de confiance vis-à-vis des actifs ghanéens et un approfondissement de l’intermédiation financière, contribue au reflux de l’inflation et destaux d’intérêt ainsi qu’au retour d’une relative stabilité sur le marché des changes. Ce repli de l’inflation devrait se poursuivre en 2003. Malgré le recul des cours internationaux des matières premières, la position extérieure du pays s’est redressée et cette tendance devrait se confirmer dans les années à venir…

  • Kenya

    213

    Le Kenya a renoué avec la croissance économique en 2001 : son PIB réel a progressé de 1.2 pour cent, contre -0.2 pour cent l’année précédente. En 2002, la croissance devrait rester positive mais limitée, à 1.6 pour cent, avant de grimper à 2.8 pour cent en 2003. Cependant, le retour d’une tendance positive en 2001 n’a pas inversé le recul du revenu par habitant observé pour la cinquième année consécutive. La médiocrité des résultats économiques récents a aggravé le chômage et la pauvreté. L’emploi salarié a ainsi diminué entre 1998 et 2001, pour la première fois depuis l’indépendance. En outre, le pourcentage de Kenyans vivant en deçà du seuil de pauvreté augmente depuis 1997. Le rétablissement de la croissance en 2001 s’est accompagné d’une nette détérioration de la situation budgétaire, à la suite de l’accroissement des dépenses publiques, alors que les recettes intérieures pâtissaient de plus en plus du retrait de l’aide internationale résultant des problèmes de gouvernance du pays. Les finances devraient continuer de se dégrader en 2002 et 2003, avec une hausse des dépenses et une stagnation des recettes. Conformément aux engagements pris au titre du cadre stratégique de réduction de la pauvreté (CSRP), l’État soutient les programmes fondamentaux de lutte contre la pauvreté et y consacre une part de plus en plus importante de son budget. Pour la cinquième année consécutive, les autorités monétaires du Kenya ont réussi en 2001 à maintenir la stabilité des prix intérieurs. L’inflation est passée de 6.2 pour cent en 2000 à 0.8 pour cent en 2001 ; elle devrait rester contenue en 2002 et 2003. En 2001 également, les taux d’intérêt ont baissé en valeur nominale et ont tous été positifs en termes réels, étant donné la faiblesse de l’inflation…

  • Mali

    Depuis la dévaluation de 1994, le Mali présente des taux de croissance de l’ordre de 6 pour cent en moyenne par an. Cependant, en 2001, l’économie a subi les conséquences d’une campagne agricole 2000/01 catastrophique, menant à une baisse de production de coton de l’ordre de 50 pour cent et de céréales de 20 pour cent. Ces contre-performances du secteur agricole ont été en partie compensées au niveau macroéconomique par le démarrage rapide des nouvelles mines d’or, si bien que la croissance de 2001 ne s’est pas dégradée en deçà de 1.5 pour cent. A la suite de cette période difficile, 2002 a été une année charnière pour le pays, ce dernier organisant la Coupe africaine des nations (CAN) sur son territoire, ainsi que les premières élections présidentielles et législatives permettant une alternance démocratique. Loin d’être anodine, la tenue de la CAN a largement stimulé le développement économique en permettant une amélioration sensible des infrastructures et en donnant une impulsion significative au secteur privé. Le déroulement de la CAN a été salué comme exemplaire par les autres pays africains participants, mais laisse au pays une lourde facture budgétaire, ainsi qu’un certain nombre de projets inachevés….

  • Maroc

    Historiquement, la croissance de l’économie marocaine a connu un développement en dents de scie en raison de l’importance de l’agriculture non irriguée et de sa vulnérabilité aux conditions climatiques. En 2001, des résultats satisfaisants en termes de croissance et de consolidation des équilibres macro-économiques ont été enregistrés. La croissance du PIB s’est établie à 6.5 pour cent en 2001 contre 1 pour cent en 2000, tirée par une croissance de 27.3 pour cent du PIB agricole. La croissance du PIB réel devrait atteindre 4.2 pour cent en 2002 et se maintenir en 2003 au même niveau (4 pour cent). L’inflation devrait rester sous contrôle avec 2.5 pour cent en 2002, en raison essentiellement de la hausse des prix des produits alimentaires, et devrait connaître une légère croissance (3 pour cent) en 2003. Pour soutenir la croissance, le Maroc devra cependant aller de l’avant dans son programme de réformes et réussir la mise à niveau de son industrie, en préparation de la mise en œuvre d’ici 2012 de l’accord de libre échange établi avec l’Union européenne.

  • Maurice
  • Mozambique

    Le Mozambique a beaucoup été cité comme exemple de redressement consécutif à un conflit armé. Depuis la fin de la guerre civile, en 1992, il s’est lancé dans une série impressionnante de réformes macroéconomiques et structurelles, qui lui ont permis d’afficher un taux de croissance remarquable depuis cinq ans. Cette croissance est toutefois très volatile, ce qui s’explique par des fragilités structurelles du secteur productif, par le poids excessif de l’agriculture ou des branches qui en dépendent et par une situation géographique qui expose le pays aux catastrophes naturelles, comme l’ont clairement démontré les inondations de 2000 et 2001 et la sécheresse de 2002. En recul d’environ 2 pour cent en 2000, l’activité économique s’est reprise l’année suivante, avec un gain de 13.9 pour cent, dopée par la reconstruction qui a suivi les inondations et par la première année complète de production de la fonderie d’aluminium de Mozal. La croissance devrait tourner autour des 10.5 pour cent en 2002 et atteindre 9.5 pour cent en 2003. Les importants investissements étrangers prévus devraient eux aussi fortement contribuer à la vigueur de l’économie au cours des années à venir. Ces perspectives sont toutefois assombries par la menace du sida...

  • Nigeria

    Les performances économiques du Nigeria restent mitigées. En 2001, le PIB réel a affiché un rythme de croissance modéré, à 3.9 pour cent, contre une moyenne annuelle de 3.3 pour cent depuis 1995, et les perspectives de croissance demeurent incertaines. En 2002, le PIB réel devait reculer d’environ 1.3 pour cent, avant de renouer avec une croissance positive à 3.1 pour cent en 2003. Les résultats 2001 sont intervenus dans un environnement d’affaiblissement des fondamentaux : exacerbation des pressions inflationnistes, hausse des taux d’intérêt et forte dépréciation du taux de change du naira. La situation budgétaire s’est considérablement dégradée, par suite de l’augmentation des dépenses et du recul des recettes. Le gouvernement du Nigeria a du mal à réduire les dépenses en raison du fédéralisme budgétaire et, malgré leur progression, les principaux services sociaux, qui influent directement sur la réduction de la pauvreté, n’ont pas connu d’amélioration significative. La situation financière du pays devrait s’améliorer en 2002, avec une contraction du déficit global qui se poursuivra en 2003. La politique d’expansion budgétaire menée par le gouvernement en 2001 a entraîné une croissance monétaire qui a intensifié les pressions inflationnistes et contribué au relèvement des taux d’intérêt et à la dépréciation du naira…

  • Ouganda

    La mise en œuvre réussie d’une politique économique saine bénéficie visiblement à l’économie ougandaise. Ce succès se manifeste par une croissance soutenue, une inflation lente et régulière, une progression du revenu par habitant et un net recul de l’incidence de la pauvreté. La croissance du PIB réel est restée alerte en 2001/02, à 5.6 pour cent, quoiqu’en léger repli par rapport à la moyenne annuelle de 6 pour cent enregistrée depuis 1994/95. Elle devrait se stabiliser autour des 5.7 pour cent en 2002/03, puis faire un bond à 6.3 pour cent en 2003/04. La prudence budgétaire a permis en Ouganda de continuer d’étoffer le budget de son programme de lutte contre la pauvreté, qui commence à porter ses fruits. Cependant, la situation budgétaire se caractérise depuis peu par un creusement du déficit, qui est financé par une aide extérieure massive, d’où la dépendance accrue du pays vis-à-vis des bailleurs étrangers. Ce déficit s’est aggravé en 2001/02, mais il devrait se contracter progressivement en 2002/03. La sagesse de la politique monétaire mise en œuvre par les autorités a ralenti l’expansion de la masse monétaire, ce qui contribue à atténuer les tensions inflationnistes, à comprimer les taux d’intérêt et à stabiliser relativement le cours du shilling...

  • Sénégal

    Le Sénégal présente depuis la dévaluation de 1994 un dynamisme économique important avec des taux de croissance annuels du PIB en volume supérieurs à 5 pour cent. Dans ce contexte de croissance soutenue, les années 2000 à 2002 constituent une période de transition pour le pays, l’alternance démocratique renforçant la confiance dans l’avenir, même si le changement de l’équipe au pouvoir entraîne un certain attentisme des opérateurs et retarde la mise en œuvre des programmes sectoriels. Parallèlement, le pays peine à finaliser certaines réformes structurelles qu’il s’est assignées au sein de son programme avec le FMI, telles la privatisation de la compagnie d’électricité (Sénélec) et celle de l’entreprise en charge de la commercialisation de l’arachide (Sonacos). Ces deux entreprises ont accumulé de gros déficits que l’État a dû combler en 2001, entraînant des difficultés budgétaires importantes. Les relations avec les institutions de Bretton Woods connaissent donc quelques tensions, tandis que sur le plan interne les autorités doivent gérer la fin de l’état de grâce suscité par l’alternance politique...

  • Tanzanie

    L’économie tanzanienne enregistre une forte croissance, soutenue par le redressement continu de sa production agricole et le renforcement de ses fondamentaux macro-économiques. En 2001, le PIB réel tanzanien a poursuivi sa trajectoire haussière récente, avec +5.6 pour cent, contre une moyenne annuelle de 4.5 pour cent depuis 1995. La croissance devrait se stabiliser, avec une progression du PIB réel estimée à 5.7 pour cent en 2002 et projetée à 5.9 pour cent en 2003. Cette amélioration, amorcée en 1995, s’accompagne d’une orientation budgétaire visant à accroître le budget débloqué pour les secteurs prioritaires de la lutte contre la pauvreté, conformément aux objectifs du cadre stratégique de réduction de la pauvreté (CSRP). Grâce à une gestion monétaire prudente, le pays a maîtrisé l’expansion des agrégats et endigué l’inflation, qui devrait se maintenir au même niveau en 2002 et 2003. La position extérieure de la Tanzanie en 2001 a été précaire, en raison de ses piètres résultats à l’exportation provoqués par le faible niveau des prix des produits de base. Cette situation délicate devrait se maintenir en 2002 et 2003. Parallèlement, l’annulation d’une partie de la dette consécutive à l’accord sur le point de décision conclu avec ses principaux créanciers dans le cadre de l’initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE) devrait alléger les pressions extérieures…

  • Tunisie

    Depuis 1987, le programme d’ajustement et de réformes macro-économiques entrepris par la Tunisie a permis de bonnes performances en termes de croissance (4.6 pour cent par an entre 1992 et 2001), d’activité et de progrès social. La réussite de la politique macroéconomique tient essentiellement au gradualisme et à la cohérence des différentes mesures mises en place...

  • Zambie

    En 1991, la Zambie a engagé de profondes réformes qui l’ont faite passer du statut d’économie à planification centralisée à celui d’économie de marché. Ce spectaculaire changement, qui a nécessité de privatiser une activité économique dont près de 80 pour cent relevaient initialement du secteur public et de libéraliser les prix de la plupart des produits de base, a redynamisé l’économie et engendré une croissance satisfaisante pendant la première moitié des années 90. En revanche, la Zambie n’est pas vraiment parvenue à diversifier ses exportations pour réduire sa forte dépendance à l’égard du cuivre, ni à gérer avec davantage d’efficience ses dépenses, dont le financement reste largement tributaire de l’aide extérieure ni, surtout, à faire diminuer la pauvreté. Ces insuffisances tiennent essentiellement aux retards dans la mise en application des réformes structurelles…

  • Zimbawe

    La profonde crise politico-économique qui frappe le Zimbabwe depuis 1997 s’est encore aggravée en 2001 et 2002, sous l’effet conjugué de déséquilibres macro-économiques croissants, de la sécheresse généralisée au cours du premier trimestre 2002 et de l’accélération des réformes agraires qui a suivi la réélection contestée du président Robert Mugabe. Par conséquent, le pays connaît actuellement une grave crise alimentaire. Selon les estimations, la pénurie de céréales devrait atteindre 1.8 million de tonnes et la moitié de la population risque d’être touchée par la famine, tandis que les nécessaires importations de denrées sont freinées par le manque croissant de devises étrangères. Parallèlement à cette situation alimentaire alarmante, l’économie s’est encore dégradée en 2002 : le taux de chômage devrait atteindre 60 pour cent de la population active...

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