Gestion des risques en agriculture

Gestion des risques en agriculture

Évaluation et conception des politiques You do not have access to this content

Auteur(s):
OCDE
Date de publication :
05 avr 2012
Pages :
284
ISBN :
9789264174795 (PDF) ; 9789264059092 (imprimé)
DOI :
10.1787/9789264174795-fr

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Cet ouvrage examine les conséquences de la gestion des risques en matière de politique agricole. Il traite d’abord des principes et lignes directrices de gestion des risques en termes d’élaboration des politiques agricoles. Il procède ensuite à une analyse quantitative des risques  et des politiques dans plusieurs pays.

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  • Avant-propos
    Le processus de réforme des politiques agricoles en cours dans de nombreux pays de l’OCDE vise à mettre en oeuvre des formes de soutien qui engendrent moins de distorsions tout en améliorant les revenus agricoles. Par suite de ces réformes, les exploitants ont été davantage exposés aux risques de prix, en particulier là où le soutien des prix a été réduit. En même temps, la sécurité alimentaire et l’adaptation au changement climatique sont des priorités de plus en plus importantes aux yeux des décideurs du monde entier. Ces facteurs parmi d’autres révèlent une prise de conscience croissante de la nécessité de gérer les risques agricoles. De fait, plusieurs pays mettent en oeuvre des programmes de gestion des risques.
  • Principes de gestion des risques et lignes directrices pour l'élaboration des politiques
    L’élaboration de politiques pour la gestion des risques dans l’agriculture pose de multiples défis, qu’il s’agisse de produire de bonnes informations sur les catégories de risque et les outils disponibles pour y faire face ou de créer des incitations pour encourager les agriculteurs à adopter une stratégie anticipative de gestion des risques. La conception du cadre institutionnel pour la gouvernance des risques catastrophiques est cruciale pour délimiter les responsabilités des exploitants agricoles, des pouvoirs publics et d’autres parties prenantes. S’appuyant sur l’expérience de plusieurs pays de l’OCDE et de travaux analytiques, ce chapitre présente un ensemble de principes et de lignes directrices pour l’élaboration de politiques appropriées.
  • Un cadre d'action pour la gestion des risques agricoles
    Le cadre holistique pour l’analyse de la gestion des risques met l’accent sur les interactions et arbitrages entre les différents risques, stratégies et politiques. Par ailleurs, il structure l’analyse autour de trois catégories de risques qui appellent une réponse différenciée : les risques normaux, assurables et catastrophiques. Suivant cette approche, le présent chapitre fait la synthèse de plusieurs travaux analytiques et d’expériences de politiques publiques dans les pays de l’OCDE. Il développe quatre grandes idées : donner aux agriculteurs les moyens de gérer les risques normaux, favoriser le fonctionnement des marchés du risque, piloter l’assistance en cas de catastrophe et dissocier le soutien au revenu de la stabilisation des revenus.
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    • Exposition au risque au niveau de l'exploitation
      L’évaluation des risques est une première étape nécessaire dans l’élaboration d’une bonne stratégie de gestion des risques. Il importe que cette évaluation soit faite aux niveaux de risque et de gestion pertinents. Dans le cas de l’agriculture, cela suppose une évaluation des risques au niveau de l’exploitation. Dans ce chapitre, des données par exploitation de qualité sont utilisées pour analyser l’exposition au risque de différentes exploitations dans neuf pays. Il en ressort que de nombreux agriculteurs bénéficient de certaines corrélations pour gérer leurs risques, y compris une couverture naturelle entre prix et rendement, et les variations simultanées des prix des extrants et des intrants. Les corrélations imparfaites entre les prix et les rendements de différents produits permettent aux agriculteurs de diversifier leur portefeuille d’activités et de faire de cette diversification une stratégie de gestion des risques.
    • Stratégies et politiques de gestion des risques au niveau de l'exploitation
      L’impact net des politiques publiques dépend de la façon dont les agriculteurs ajustent leurs stratégies de gestion des risques. Dans ce chapitre, un modèle microéconomique est utilisé pour simuler les réponses des exploitants à différentes mesures liées au risque : prix d’intervention, paiement fixe plus découplé tel que le Régime de paiement unique de l’Union européenne, et paiement activé dans des circonstances exceptionnelles. Il apparaît que les réactions des exploitants ont une incidence marquée sur la capacité des différents instruments d’action de réduire le risque des agriculteurs et d’accroître leur bien-être. Des effets d’éviction sur la diversification et d’autres stratégies peuvent annuler les réductions initiales de la variabilité du revenu.
    • Risque exogène et variabilité des prix
      La variabilité des prix est principalement le résultat des évolutions sur les marchés des produits de base en réponse aux mécanismes de l’offre et de la demande et aux processus d’ajustement des marchés. Les exploitants agricoles n’ont pas de prise sur ce type de risque, mais ils ont besoin de le gérer. Ce chapitre examine comment différents facteurs exogènes tels que les rendements, le prix du pétrole ou les variables macroéconomiques peuvent engendrer une volatilité des prix. À en juger par des simulations sur le modèle AGLINK-COSIMO, selon la méthode de Monte Carlo, les facteurs exogènes analysés dans le modèle ne sont pas entièrement responsables de la variabilité des prix potentiellement observée, mais ils peuvent y contribuer pour une large part. Une volatilité élevée peut apparaître exceptionnellement sous l’effet de chocs exogènes lorsque ceux-ci présentent des profils spécifiques.
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    • Gestion des sécheresses et de la biosécurité en Australie
      En Australie, la politique de gestion des risques se focalise sur la sécheresse, aléa qui pourrait prendre de l’ampleur en raison du changement climatique. Ce chapitre évalue les objectifs et les instruments du cadre national de lutte contre la sécheresse de l’Australie, suivant l’approche holistique de l’OCDE qui prend en compte les interactions entre toutes les sources de risque, les exploitants, les stratégies et les politiques publiques. La stratégie australienne de partenariat public-privé en matière de biosécurité est également étudiée. Cette analyse de fond s’insère dans un rapport plus vaste structuré autour de trois catégories de risques – risques normaux, transférables et catastrophiques – qui appellent des réponses différenciées de la part des pouvoirs publics.
    • Politiques globales de gestion du risque d'entreprise au Canada
      La délimitation des différentes catégories de risques (normaux, transférables et catastrophiques) est l’un des enjeux majeurs analysés dans ce chapitre. Au Canada, le système de gestion des risques est encombré d’une pléthore de dispositifs et il est difficile de voir quels sont les risques dont la gestion incombe aux agriculteurs. Les programmes gouvernementaux comprennent Agri-investissement, Agri-protection, Agri-stabilité, Agri-relance, à quoi s’ajoutent des mesures ad hoc. L’examen d’Agri-stabilité en particulier offre des éclairages sur les aspects économiques des politiques de stabilisation du revenu agricole. Cette analyse de fond s’insère dans un rapport plus vaste structuré autour de trois catégories de risques – risques normaux, transférables et catastrophiques – qui appellent des réponses différenciées de la part des pouvoirs publics.
    • Vers des politiques ex ante pour les risques catastrophiques aux Pays-Bas
      Aux Pays-Bas, les principales mesures liées au risque sont mises en oeuvre dans le cadre de la Politique agricole commune de l’Union européenne. La politique néerlandaise met l’accent sur la gestion des risques catastrophiques en favorisant des partenariats publicprivé, comme le Fonds vétérinaire pour le bétail, afin de gérer les coûts des épizooties. Les mutuelles d’assurances spécialisées dans la couverture de certains types de risques sont également encouragées, et une assurance récolte multirisque subventionnée a été récemment lancée dans le contexte du Bilan de santé de la PAC. Cette analyse de fond s’insère dans un rapport plus vaste structuré autour de trois catégories de risque – risques normaux, transférables et catastrophiques – qui appellent des réponses différenciées de la part des pouvoirs publics.
    • Le cadre de rétablissement en cas d'événement défavorable et l'action collective en Nouvelle-Zélande
      En Nouvelle-Zélande, l’agriculture fonctionne sans intervention de l’État sur les marchés et avec un soutien public limité. La politique de gestion des risques a mis l’accent sur la prévention des attaques de ravageurs et des maladies. L’assistance liée aux catastrophes naturelles est octroyée par le biais du Cadre de rétablissement en cas d’événement défavorable, tandis que l’État contribue aux systèmes d’acquisition de connaissances et d’information, à l’appui des efforts privés de gestion des risques. Cette analyse de fond s’insère dans un rapport plus vaste structuré autour de trois catégories de risques – risques normaux, transférables et catastrophiques – qui appellent des réponses différenciées de la part des pouvoirs publics.
    • Le système d'assurance public-privé en Espagne
      En Espagne, les principales politiques liées au risque sont mises en oeuvre dans le cadre de la Politique agricole commune de l’Union européenne. Dans le système espagnol de gestion des risques, l’assurance publique prédomine et deux grandes questions occupent le devant de la scène : d’une part, la contribution du partenariat d’assurance public/privé et le mécanisme d’échange d’informations entre les deux secteurs pour une plus grande efficience du marché ; d’autre part, le rôle du système d’assurance en tant qu’outil d’aide en cas de catastrophe. Cette analyse de fond s’insère dans un rapport plus vaste structuré autour de trois catégories de risques – risques normaux, transférables et catastrophiques – qui appellent des réponses différenciées de la part des pouvoirs publics.
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