Santé mentale et emploi : Belgique
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Santé mentale et emploi : Belgique

Dans les pays de l’OCDE, la gestion des problèmes de santé mentale dans la population d’âge actif devient un enjeu essentiel pour les politiques sociales et du marché du travail. Les gouvernements de ces pays sont de plus en plus nombreux à reconnaître que les pouvoirs publics ont un rôle important à jouer pour maintenir au travail les personnes souffrant de troubles mentaux ou pour faciliter la réintégration de celles qui sont sorties du marché de l’emploi, ainsi que pour prévenir l’apparition de ce type de troubles. Ce rapport relatif à la Belgique est le premier d’une série de travaux analysant l’approche adoptée par différents pays de l’OCDE face aux défis plus larges, décrits dans la publication Mal-être au travail ? Mythes et réalités sur la santé mentale et l’emploi (OCDE, 2012), auxquels sont confrontés les pouvoirs publics en matière d’éducation, de santé, de politique sociale et d’emploi. Sa conclusion est que la Belgique dispose déjà d’un système comportant de nombreux atouts structurels, qui ne sont cependant pas encore exploités de manière optimale.

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Author(s):
OECD

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Les pays de la zone OCDE sont de plus en plus nombreux à reconnaître que la mauvaise santé mentale constitue un problème pour les politiques sociales et du marché du travail : elle génère en effet des coûts importants pour les personnes concernées, les employeurs et l’économie tout entière en se répercutant négativement sur l’emploi, en aggravant le chômage et en induisant des pertes de productivité. Face au défi que représente la mauvaise santé mentale au travail, le dispositif institutionnel de la Belgique possède des atouts importants, et ce pour trois raisons principales. En premier lieu, la législation du travail, très progressiste, met fortement l’accent sur la prévention des troubles mentaux ; deuxièmement, les personnes souffrant de ce type de troubles perçoivent généralement des indemnités de chômage plutôt qu’une pension d’invalidité lorsqu’elles perdent leur emploi, ce qui maintient un lien étroit avec le marché du travail et facilite leur réintégration ; enfin, le régime intégré de prestations de maladie et d’invalidité est idéal pour assurer le suivi des maladies, la rapidité des interventions et l’efficacité des mécanismes de retour au travail. Il n’en reste pas moins que le système actuel pèche au niveau de la mise en oeuvre, et qu’il reste à la fois passif et réactif ; par ailleurs, il n’est pas exploité de manière à éviter que les personnes atteintes de troubles mentaux se coupent du marché de l’emploi. Très prometteuse, la récente tentative de rapprochement effectuée par les services publics de l’emploi (surtout en Flandre) vis-à-vis du secteur de la santé mentale et d’autres systèmes de prestations, afin de mieux (ré-)intégrer les personnes qui présentent des troubles mentaux, devrait permettre d’améliorer la situation de ces personnes en matière d’emploi et de bien-être social. Il faudra que les employeurs, la médecine du travail et les sociétés d’assurance maladie (les mutualités) adoptent une approche plus proactive, et que se mettent en place des mécanismes de cofinancement systématique entre les différents secteurs, afin de concevoir des modèles de coopération et d’intégration des services. La réforme en cours dans le secteur de la santé mentale fournit l’occasion idéale d’intégrer les services de la santé et de l’emploi.

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