Perspectives de l'emploi de l'OCDE

Frequency :
Annual
ISSN :
1999-1274 (online)
ISSN :
0256-6192 (print)
DOI :
10.1787/19991274
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Rapport annuel de l’OCDE sur l’emploi dans les pays de l’Organisation. Chaque édition propose un examen des tendances récentes, de l’évolution des politiques et des perspectives. Une annexe statistique fournit des données sur les taux d’emploi, l’incidence de l’emploi à temps partiel, les ratios emploi/population, et les taux d’activité. Sont également incluses des données sur les dépenses consacrées aux programmes du marché du travail, les rémunérations annuelles moyennes, et la dispersion des revenus. Des chapitres spécifiques sont consacrés à des thèmes présentant un intérêt pour l’actualité.

Also available in: English, German
 
Perspectives de l'emploi de l'OCDE 2010

Perspectives de l'emploi de l'OCDE 2010

Sortir de la crise de l'emploi You do not have access to this content

French
Authors:
OECD
Publication Date :
07 July 2010
Pages :
340
ISBN :
9789264086166 (PDF) ; 9789264086159 (print)
DOI :
10.1787/empl_outlook-2010-fr

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Chapitre 1. Sortir de la crise de l’emploi

Comment expliquer que le chômage ait autant augmenté dans certains pays alors que d’autres, qui ont également subi la récession mondiale, ont été moins touchés ? Les gouvernements ont-ils pris les mesures appropriées pour aider les travailleurs à faire face à la crise ? La reprise est-elle susceptible de générer des emplois ?

Chapitre 2. La crise mondiale dans les économies émergentes : impact sur l’emploi et réaction des pouvoirs publics

Comment la crise récente a-t-elle affecté les économies émergentes et leur marché du travail ? Quel est le rôle des politiques d’emploi et des politiques sociales pour soutenir les revenus des personnes en difficulté ? Comment les filets de protection sociale existants peuvent-ils être utilisés au mieux pour répondre à l’augmentation des besoins, et quels sont les défis auxquels ils doivent faire face ?

Chapitre 3. Les déterminants institutionnels des flux d’emplois et de main-d’œuvre

Comment se déterminent les différences entre pays dans les taux d’embauche et de cessation d’emploi ? Les politiques publiques peuvent-elles favoriser la croissance en supprimant les obstacles à la réallocation de la main d’œuvre entre branches d’activité, entreprises et emplois ? Quels sont les effets des différentes mesures sur la probabilité de perdre son emploi et sur les coûts associés à une perte d’emploi ? Et quel est l’impact de ces mesures sur les primes et pertes salariales associées à différents types de transition sur le marché du travail ?

Chapitre 4. Le travail à temps partiel : une bonne option ?

Quelles sont les différences entre emplois à temps partiel et à temps complet en termes de rémunération, d’avancement, de sécurité de l’emploi, d’organisation du travail et de stress ? Le travail à temps partiel est-il une solution pour mobiliser plus largement la main-d’œuvre disponible dans un contexte de vieillissement de la population ? Quels obstacles freinent le retour au travail à plein temps après une période de temps partiel ?

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  • D'une profonde récession à une reprise fragile
    L’économie mondiale est en train de sortir de la pire crise financière et économique du dernier demi-siècle, mais il faudra du temps et une solide volonté politique pour en effacer les traces sur le marché du travail. Si la reprise économique s’étend et s’amplifie, la croissance de l’emploi, par contre, reste en retard. Au premier trimestre 2010, l’emploi avait reculé de 2.1 % en deux ans dans la zone de l’OCDE, et le taux de chômage avait augmenté d’un peu plus de 50 %, atteignant 8.7 %, ce qui correspond à un accroissement du nombre des chômeurs de 17 millions de personnes.
  • Sortir de la crise de l'emploi
    Ce chapitre met à jour l’analyse de l’incidence de la récession de 2008-09 sur le marché du travail présentée dans l’édition 2009 des Perspectives de l’emploi, ainsi que les actions entreprises face à la crise de l’emploi qui en a résulté. Le taux de chômage dans la zone OCDE a atteint en mars 2010 son plus haut niveau (8.7 %) depuis la Seconde Guerre mondiale et approche probablement de son pic, mais il ne devrait reculer que lentement. Le tassement général du marché du travail excède le taux de chômage conventionnel et, lorsqu’on prend en compte les personnes qui souhaitent travailler mais ne trouvent pas d’emploi et les employés à temps partiel non choisi, on obtient un chiffre plus de deux fois plus élevé. L’impact du recul de la production sur le chômage varie très largement d’un pays de l’OCDE à l’autre, selon que les employeurs ont privilégié les licenciements ou le partage du travail. Le rôle des diminutions du temps de travail dans l’ajustement du facteur travail est particulièrement important dans de très nombreux pays, en partie du fait des dispositifs publics de chômage partiel, lesquels ont permis de préserver un grand nombre d’emplois, du moins à court terme. Les pouvoirs publics continuent également de renforcer les garanties de revenu et les aides à la réinsertion des chômeurs en 2010, mais ils doivent désormais faire des choix difficiles et déterminer à quel rythme supprimer ces mesures dans le contexte d’une reprise encore incertaine et de pressions budgétaires croissantes. Une des grandes priorités doit être d’obtenir une reprise riche en emplois tout en limitant les effets d’hystérèse en matière de chômage et d’activité.
  • La crise mondiale dans les économies émergentes
    Ce chapitre examine l’impact de la crise économique mondiale sur les marchés du travail dans les économies émergentes et le rôle des politiques d’emploi et des politiques sociales dans le soutien aux travailleurs et à leur famille affectés par la crise. L’augmentation du chômage et du sous-emploi a soumis les systèmes sociaux existants dans les économies émergentes à de fortes pressions. Même en temps normal, les filets de protection sociale dans les économies émergentes apportent difficilement un réel soutien à tous ceux qui en auraient besoin. Cela amène à s’interroger sur la capacité administrative et budgétaire de renforcer les filets de protection sociale suffisamment rapidement pour répondre à la montée des besoins tout en préservant l’efficacité des dispositifs. La plupart des pays émergents sont aussi confrontés à cette double nécessité qui est de venir en aide aux travailleurs directement touchés par la crise mondiale, tout en aidant aussi les ménages pauvres qui peuvent s’être appauvris encore davantage. Par conséquent, les politiques d’emploi et les politiques sociales doivent être à même de répondre aux besoins de groupes très différents. Trois types de programmes relevant de la politique de l’emploi et de la politique sociale sont étudiés : les régimes d’indemnisation du chômage, les programmes de transferts en espèces et les programmes d’emplois publics. Le principal enseignement à tirer de l’analyse développée dans ce chapitre est que, pour répondre efficacement à la montée soudaine des besoins sociaux, l’essentiel est d’avoir déjà des programmes de protection sociale en place.
  • Les déterminants institutionnels des flux d'emplois et de main-d'oeuvre
    De nombreuses entreprises nouvelles se créent chaque année. Dans le même temps, des entreprises existantes se développent, tandis que d’autres réduisent ou même cessent leur activité. Dans ce processus, de nombreux emplois sont créés et des travailleurs sont embauchés, alors même que des postes sont supprimés et que des travailleurs quittent leur employeur. La réallocation de la main-d’oeuvre est un facteur important de croissance de la productivité dans la mesure où les entreprises moins productives tendent à détruire plus d’emplois alors que les entreprises plus productives en créent davantage. Qu’est-ce qui détermine les différences entre pays dans les taux d’embauche et de cessation d’emploi ? Les politiques publiques peuvent-elles favoriser la croissance en supprimant les obstacles à la réallocation de la main-d’oeuvre entre branches d’activité, entreprises et emplois ? S’appuyant sur des données harmonisées au niveau international, ce chapitre analyse l’impact des politiques et des institutions sur la réallocation de la main-d’oeuvre afin de mieux informer les décideurs sur les mécanismes par lesquels les politiques publiques influent sur la productivité. Cependant, une intensification de la réallocation de la main-d’oeuvre peut avoir des effets sur la répartition dans la mesure où les travailleurs qui perdent leur emploi subissent généralement une baisse importante de revenu et une dégradation de leurs conditions de travail, en particulier en période de contraction de l’activité économique. Quels sont les effets des différentes mesures sur la probabilité de perdre son emploi et sur les coûts associés à une perte d’emploi ? Dans ce chapitre, on examine aussi l’impact des politiques publiques sur l’incidence des différents types de transition sur le marché du travail, avec les primes et pertes salariales qui y sont associées.
  • Le travail à temps partiel
    L’emploi à temps partiel s’est considérablement développé dans les pays de l’OCDE, évolution qui a été concomitante avec la participation accrue de certains groupes de population traditionnellement les moins présents sur le marché du travail – tels que les femmes avec enfants, les jeunes et les seniors. En dépit des apports législatifs récents visant à améliorer la qualité des emplois à temps partiel, occuper ce type de poste reste pénalisant en termes de salaire, de sécurité de l’emploi, de formation et de promotion. En outre, les travailleurs à temps partiel font face à un risque de pauvreté accru par rapport à leurs homologues travaillant à temps complet, et en cas de perte d’emploi, ils ont moins souvent accès aux systèmes d’assurance chômage et aux services de reclassement. Mais globalement, en termes de satisfaction professionnelle, ces inconvénients semblent être compensés par les avantages que présente le temps partiel, permettant un meilleur équilibre entre travail et vie de famille et offrant de meilleures conditions en termes de santé et de sécurité au travail. Le développement du travail à temps partiel peut permettre d’accroître le taux d’activité global dès lors que certaines conditions sont remplies, en constituant une alternative viable à l’inactivité dans de nombreux cas. Toutefois, dans les pays où l’emploi à temps partiel est très répandu, très peu de salariés à temps partiel reprennent rapidement un emploi à temps complet, la plupart restant à temps partiel pendant de longues périodes. Cela correspond souvent à un choix, mais peut avoir des effets néfastes à long terme, à la fois pour les personnes concernées et quant à la capacité des pays à mobiliser plus largement la main-d’oeuvre disponible dans un contexte de vieillissement de la population. Il est important de réduire les barrières à la reprise d’un emploi à plein-temps. À cet égard, les systèmes de prestations et de prélèvements obligatoires réduisent de façon substantielle le gain monétaire associé au passage d’un temps partiel à un temps complet, et peuvent freiner ce type de transition.
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