Mal-être au travail ?
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Mal-être au travail ?

Mythes et réalités sur la santé mentale et l'emploi

Les coûts d’une mauvaise santé mentale pour les individus concernés, les employeurs et la société au sens large sont considérables. Une estimation prudente de l’Organisation internationale du travail les chiffre à 3-4 % du PIB de l’Union européenne. La plupart de ces coûts se manifestent en dehors de la sphère de la santé. La maladie mentale est à l’origine de pertes considérables de main-d’oeuvre potentielle, de taux de chômage élevés, d’une forte incidence de l’absentéisme pour maladie et d’une moindre productivité au travail.

Ce rapport vise à cerner les données manquantes sur la santé mentale et l'emploi, à enrichir la base de connaissances et ainsi à remettre en question certains mythes, et à donner une vision plus complète des défis stratégiques sousjacents.

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Publication Date :
09 Mar 2012
DOI :
10.1787/9789264124561-fr
 
Chapter
 

Mesurer la santé mentale et ses liens avec l'emploi You do not have access to this content

French
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Author(s):
OECD
Pages :
19–42
DOI :
10.1787/9789264124561-4-fr

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Ce chapitre passe en revue les questions de méthode et de mesure, et présente les grandes problématiques qui doivent être étudiées. Les troubles mentaux sont mesurés à partir d’enquêtes nationales sur la santé comportant des questions fiables sur la santé mentale. Une méthode transparente est employée pour obtenir des résultats comparables à partir de questions différentes, en mettant à profit les conclusions des études épidémiologiques réalisées sur la prévalence des troubles mentaux. Il apparaît ainsi que 5 % environ de la population en âge de travailler présentent des troubles mentaux graves et que 15 % sont atteints de troubles mentaux courants. Ces deux groupes doivent faire l’objet de mesures ciblées de la part des pouvoirs publics. Les caractéristiques des troubles mentaux sont ensuite étudiées, par exemple leur apparition très précoce et ses conséquences pour l’action publique. Le défi majeur auquel il faut s’attaquer concerne l’exclusion professionnelle croissante pour cause de troubles mentaux, alors que rien n’indique que la prévalence de ces troubles ait augmenté. Un cadre d’élaboration des politiques est proposé, à partir de deux aspects : le degré de gravité des troubles mentaux et la situation de la personne sur le plan de l’emploi.
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