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Éditorial
Les taux de réussite des études tertiaires ont énormément augmenté dans les pays de l’OCDE ces dernières années. Quel en est l’impact sur les marchés du travail ? L’accroissement de l’offre de travailleurs qualifiés est-il allé de pair avec la création d’autant d’emplois hautement qualifiés ? Ou doit-on craindre qu’un jour, tout le monde travaillera au salaire minimum malgré un diplôme universitaire ? La présente analyse de l’édition 2007 de Regards sur l’éducation suggère un effet positif sur les individus et les économies de ce développement de l’enseignement tertiaire, mais n’indique, pour l’heure, aucun signe d’inflation de la valeur des qualifications. Pour inscrire cette expansion dans la durée, il s’agira toutefois de repenser ses moyens de financement et de veiller à son efficacité.
Indicateur A1 Quel est le niveau de formation de la population adulte ?
Cet indicateur décrit le niveau de formation de la population adulte sur la base des qualifications acquises dans le cadre institutionnel pour montrer le volume de connaissances et de compétences à la disposition des économies et des sociétés. Il rend également compte du niveau de formation par domaine d’études et groupe d’âge pour évaluer la répartition des compétences dans la population et quantifier le volume de compétences que le marché du travail vient d’acquérir et celui dont il devra se passer dans les prochaines années. Enfin, il étudie les effets de l’accroissement de la scolarisation dans l’enseignement tertiaire et se penche sur le risque de mainmise des plus qualifiés sur l’emploi.
Indicateur A2 Combien d'étudiants parviennent-ils au terme de leurs études secondaires ?
Cet indicateur montre les proportions d’individus qui réussissent leurs études secondaires dans la population ayant l’âge typique d’obtenir ce diplôme afin d’évaluer la performance des systèmes d’éducation dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire.
Indicateur A3 Combien d'étudiants parviennent-ils au terme de leurs études tertiaires ?
En premier lieu, cet indicateur évalue les performances des systèmes d’éducation à la lumière des taux d’obtention d’un diplôme à l’issue d’études tertiaires dans la population en âge typique de terminer ces études et montre comment ces diplômés se répartissent entre les domaines d’études. En second lieu, il analyse les proportions de titulaires de diplômes scientifiques dans la population active. En troisième lieu, il montre en quoi la variation entre les sexes de la motivation en mathématiques à l’âge de 15 ans influe sur les taux d’obtention d’un diplôme de fin d’études tertiaires. Enfin, il rend compte des taux de survie dans l’enseignement tertiaire, c’est-à-dire des proportions de nouveaux inscrits qui obtiennent un premier diplôme au terme de leurs études.
Indicateur A4 Quelles sont les ambitions des élèves en matière de formation?
À partir des résultats du cycle de 2003 du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), cet indicateur s’intéresse au le niveau de formation que les élèves de 15 ans disent vouloir atteindre. Il présente les attentes des élèves en matière de formation dans les pays de l’OCDE, puis étudie les relations entre l’aspiration à un niveau de de formation tertiaire (CITE 5/6) et des variables individuelles, dont le niveau de compétence, le sexe, le milieu socioéconomique et le statut d’autochtone ou d’allochtone, pour mieux cerner les problèmes d’égalité des chances.
Indicateur A5 Quelles sont les attitudes des élèves à l'égard des mathématiques?
Cet indicateur étudie dans quelle mesure les attitudes et les stratégies des élèves de 15 ans à l’égard de l’apprentissage et de l’école varient entre les pays et entre des groupes de pays et analyse la relation entre ces caractéristiques et leur performance en mathématiques. Il se base sur les résultats du cycle de 2003 du Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA).
Indicateur A6 Quel est l'impact du statut d'autochtone ou d'allochtone sur les performances des élèves ?
Cet indicateur compare la performance en mathématiques et en lecture des élèves de 15 ans issus de l’immigration avec celle de leurs condisciples autochtones, sur la base des résultats du cycle de 2003 du Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA). Il analyse également leur motivation à l’idée d’apprendre.
Indicateur A7 Le niveau socioéconomique des parents affecte-t-il la participation des jeunes à l'enseignement tertiaire?
Cet indicateur étudie le niveau socioéconomique des étudiants, une variable importante pour déterminer si l’enseignement tertiaire est accessible à tous. Les données comparables entre les pays sur le niveau socioéconomique des étudiants étant rares, il est intéressant de mesurer le potentiel analytique qu’elles recèlent pour juger du bien-fondé d’une collecte de données plus pertinentes, ce qui est précisément l’objet de cet indicateur. Cette analyse, qui porte sur neuf pays membres de l’OCDE, compare les proportions de pères d’étudiant en fonction de leur profession (manuelle ou intellectuelle) et de leur niveau de formation. Elle se fonde également sur les données du cycle de 2000 du Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA).
Indicateur A8 Dans quelle mesure le niveau de formation affecte-t-il le taux d'emploi?
Cet indicateur examine la relation entre le niveau de formation et le taux d’emploi chez les hommes et chez les femmes et étudie l’évolution de cette relation dans le temps.
Indicateur A9 Quels sont les avantages économiques liés à l'éducation?
Cet indicateur compare les revenus du travail relatifs des travailleurs selon le niveau de formation dans 25 pays membres de l’OCDE et dans une économie partenaire, Israël. Il propose une répartition chiffrée des revenus avant impôts (voir les notes à l’annexe 3) à cinq niveaux de formation (CITE) pour montrer dans quelle mesure le rendement de l’éducation varie d’un pays à l’autre à des niveaux de formation comparables. Le rendement financier de l’éducation est calculé selon deux hypothèses : d’une part, celle d’un individu qui investit dans ses études pendant sa formation initiale et, d’autre part, celle d’un individu fictif de 40 ans qui reprend des études en milieu de carrière. Cet indicateur présente pour la première fois une estimation du rendement de l’éducation dans l’hypothèse d’un individu qui investit dans l’obtention d’un diplôme de fin d’études secondaires au lieu de travailler pour percevoir le salaire minimum que lui vaut son diplôme du premier cycle du secondaire.
Classification des dépenses d'éducation
Indicateur B1 Quel est le montant des dépenses par élève/étudiant?
Cet indicateur donne un aperçu de l’investissement consenti pour chaque élève/ étudiant. Les dépenses par élève/étudiant dépendent en grande partie du salaire des enseignants (voir les indicateurs B6 et D3), des régimes de retraite, du temps d’instruction et d’enseignement (voir les indicateurs D1 et D4), des infrastructures scolaires et du matériel pédagogique, de l’éventail de programmes d’études proposés (voir l’indicateur C2) et des effectifs d’élèves/étudiants (voir l’indicateur C1). Les politiques mises en oeuvre pour susciter des vocations d’enseignant, réduire la taille des classes ou modifier la dotation en personnel (voir l’indicateur D2) ont contribué aussi à faire varier les dépenses unitaires au fil du temps.
Indicateur B2 Quelle proportion de leur richesse nationale les pays consacrent-ils à l'éducation?
La part du produit intérieur brut (PIB) consacrée aux dépenses d’éducation montre la priorité que chaque pays accorde à l’éducation par rapport aux autres postes de dépenses. Les droits de scolarité et les investissements effectués dans l’éducation par des entités privées autres que les ménages (voir l’indicateur B5) contribuent largement à la variation du budget global que les pays de l’OCDE affectent à leur système d’éducation, en particulier dans l’enseignement tertiaire.
Indicateur B3 Quelle est la répartition entre investissements public et privé en matière d'éducation?
La part du produit intérieur brut (PIB) consacrée aux dépenses d’éducation montre la priorité que chaque pays accorde à l’éducation par rapport aux autres postes de dépenses. Les droits de scolarité et les investissements effectués dans l’éducation par des entités privées autres que les ménages (voir l’indicateur B5) contribuent largement à la variation du budget global que les pays de l’OCDE affectent à leur système d’éducation, en particulier dans l’enseignement tertiaire.
Indicateur B4 Quel est le montant des dépenses publiques totales d'éducation?
La part de l’éducation dans l’ensemble des dépenses publiques donne des indications sur la priorité accordée à l’éducation par rapport à d’autres domaines de l’action publique, tels que la santé, la sécurité sociale, la défense et la sécurité. Cet indicateur fournit donc des éléments de référence pour d’autres indicateurs de dépenses, en particulier l’indicateur B3 sur les parts privée et publique des dépenses d’éducation. Il donne aussi un aperçu quantitatif d’un levier politique majeur.
Indicateur B5 Quels sont les montants des frais de scolarité et des aides publiques dans l'enseignement tertiaire?
Cet indicateur étudie la relation entre les frais de scolarité annuels demandés par les établissements d’enseignement, les dépenses publiques directes et indirectes au titre des établissements et les aides publiques accordées aux ménages au titre des frais de subsistance des étudiants. Est-il approprié de privilégier les bourses, les prêts d’études et autres allocations dans les pays où les établissements réclament des frais de scolarité plus élevés ? Les prêts contribuent-ils à accroître l’efficience de l’investissement financier dans l’éducation et à reporter une partie du coût de l’éducation sur les bénéficiaires de cet investissement ? Ou constituent-ils un moyen moins efficace que les allocations d’encourager les étudiants de condition modeste à poursuivre leurs études ? Sans pouvoir répondre à toutes ces questions, cet indicateur décrit les politiques que les différents pays de l’OCDE appliquent en matière de frais de scolarité et d’aides aux ménages.
Indicateur B6 À quelles catégories de services et de ressources les dépenses d'éducation sont-elles affectées?.
Cet indicateur compare la répartition des budgets entre les dépenses de fonctionnement et les dépenses en capital ainsi que la répartition des dépenses de fonctionnement entre les catégories de ressources dans les différents pays de l’OCDE. Il est influencé largement par la rémunération des enseignants (voir indicateur D3), les régimes de retraite, la pyramide des âges du corps enseignant, l’importance des personnels non enseignants dans le secteur de l’éducation (voir l’indicateur D2 dans l’édition de 2005 de Regards sur l’éducation) et les besoins de nouvelles infrastructures dictés par l’accroissement des effectifs. Cet indicateur compare également la répartition du budget de l’éducation entre les différentes fonctions des établissements d’enseignement dans les pays de l’OCDE.
Indicateur B7 Quelle est l'efficience de l'exploitation des ressources dans l'éducation?
Cet indicateur étudie la relation entre les ressources investies dans l’éducation et les résultats du primaire et du premier cycle du secondaire dans les pays de l’OCDE pour évaluer l’efficience de leur système d’éducation.
Indicateur C1 Quelle est l'importance de la filière professionnelle?
Cet indicateur montre les taux de scolarisation dans la filière professionnelle du deuxième cycle de l’enseignement secondaire et compare les dépenses par élève entre cette filière et la filière générale. De plus, il compare les performances des élèves de 15 ans en filière générale et en filière professionnelle.
Indicateur C2 Quels sont les effectifs scolarisés?.
Cet indicateur étudie la scolarisation et analyse son évolution entre 1995 et 2005 sur la base des taux d’inscription. Il évalue le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire et indique le pourcentage de jeunes qui entameront les différents types de formations tertiaires au cours de leur vie. Les taux d’accès et de scolarisation dans l’enseignement tertiaire donnent un aperçu de l’accessibilité de ces formations et de la valeur subjective qui leur est accordée. La scolarisation dans les filières professionnelles de l’enseignement secondaire est étudiée dans le cadre de l’indicateur C1.
Indicateur C3 Qui sont les étudiants mobiles et où choisissent-ils d'étudier?
Cet indicateur décrit la mobilité des étudiants et donne un aperçu de l’ampleur de l’internationalisation de l’enseignement tertiaire dans les pays de l’OCDE et les économies partenaires. Il rend compte des tendances récentes en la matière dans le monde. Il présente les principaux pays d’accueil et montre l’évolution de leurs parts de marché dans le secteur international de l’éducation. Il explique aussi certaines des raisons sous-jacentes qui amènent les étudiants désireux de poursuivre leurs études à l’étranger à choisir leur pays de destination. Par ailleurs, il analyse l’ampleur de la mobilité internationale des étudiants par pays d’accueil et présente la répartition des effectifs d’étudiants en mobilité par pays et régions d’origine, par type de formation et par domaine d’études. Il étudie en outre, par pays d’accueil, la répartition des étudiants scolarisés dans un pays dont ils ne sont pas ressortissants. Enfin, il se penche sur la proportion d’étudiants en mobilité parmi les diplômés et s’intéresse aux implications que la mobilité internationale des étudiants peut avoir dans les pays d’accueil en matière d’immigration. La proportion d’étudiants en mobilité dans les effectifs tertiaires donne une idée précise de l’importance de la mobilité internationale des étudiants dans les différents pays.
Indicateur C4 Les jeunes réussissent-ils leur transition des études
Cet indicateur évalue le nombre d’années pendant lesquelles les jeunes sont susceptibles de faire des études, de travailler et d’être chômeurs ou inactifs. Il analyse le niveau de formation des jeunes hommes et femmes et leur situation au regard de l’emploi. La durée de la formation initiale s’est allongée ces dix dernières années, ce qui entraîne une entrée plus tardive dans la vie active. Ces études de plus longue durée s’effectuent en partie sous forme d’une combinaison emploi-études, pratique largement répandue dans certains pays. Il est fréquent qu’à l’issue de leur formation initiale, les jeunes voient leur accès à l’emploi contrarié et qu’ils passent par des périodes de chômage ou d’inactivité, même si hommes et femmes ne sont pas logés à la même enseigne à cet égard. Cet indicateur se fonde sur la situation actuelle des individus de 15 à 29 ans pour dégager les grandes tendances de la transition entre l’école et le monde du travail.
Indicateur C5 Les adultes participent-ils à la formation continue?
Cet indicateur étudie la participation des adultes à des activités de formation continue liée à l’emploi en dehors du cadre institutionnel et évalue l’espérance de formation continue. Il s’intéresse plus précisément au temps qu’un individu fictif consacrera à ce type d’activités pendant sa carrière professionnelle (d’une durée type de 40 ans), à supposer que les possibilités d’apprentissage actuellement offertes aux adultes restent inchangées pendant cette période.
Indicateur D1 Combien de temps les élèves passent-ils en classe?
Cet indicateur évalue le temps que les élèves âgés de 7 à 15 ans doivent en principe passer en classe et étudie la relation entre le temps d’instruction et les résultats de l’apprentissage.
Indicateur D2 Quels sont le taux d'encadrement et la taille des classes?
Cet indicateur analyse la taille des classes, c’est-à-dire le nombre d’élèves par classe, dans l’enseignement primaire et dans le premier cycle du secondaire, ainsi que le taux d’encadrement (soit le nombre d’élèves/étudiants par enseignant) à tous les niveaux d’enseignement. Il compare ensuite ces deux variables entre les établissements publics et privés. Cet indicateur illustre un aspect de l’éducation qui est au coeur des débats car, conjugué à d’autres facteurs, dont le temps total d’instruction (voir l’indicateur D1), le temps de travail moyen des enseignants (voir l’indicateur D4) et la répartition de leur temps de travail entre l’enseignement proprement dit et d’autres tâches, il détermine la taille du corps enseignant dans les différents pays.
Indicateur D3 Quel est le niveau de salaire des enseignants?
Cet indicateur compare les salaires statutaires des enseignants en début de carrière, en milieu de carrière et à l’échelon maximal, dans l’enseignement public primaire et secondaire et passe en revue diverses primes et incitations prévues dans les systèmes de rémunération des enseignants. Il présente par ailleurs plusieurs modalités du contrat de travail des enseignants. L’analyse combinée du salaire des enseignants, de la taille moyenne des classes (voir l’indicateur D2) et du temps de travail des enseignants (voir l’indicateur D4) permet de décrire certains aspects essentiels des conditions de travail des enseignants. Les différences dans les salaires des enseignants et d’autres facteurs tels que les taux d’encadrement (voir l’indicateur D2) expliquent dans une certaine mesure les écarts observés dans les dépenses d’éducation par élève/étudiant (voir l’indicateur B1).
Indicateur D4 Quel est le temps de travail des enseignants?
Cet indicateur porte sur le temps de travail statutaire des enseignants aux différents niveaux d’enseignement ainsi que sur le nombre statutaire d’heures de cours qu’ils doivent donner. Bien que le temps de travail et le nombre d’heures de cours ne déterminent qu’en partie la charge de travail des enseignants, ces deux variables permettent de mieux comparer les exigences des pays envers leurs enseignants. Combiné avec le salaire des enseignants (voir l’indicateur D3) et la taille moyenne des classes (voir l’indicateur D2), cet indicateur décrit plusieurs aspects essentiels des conditions de travail des enseignants.
Indicateur D5 Comment les systèmes d'éducation contrôlent-ils les performances des établissements d'enseignement?
Cet indicateur compare les modalités d’évaluation et de responsabilisation appliquées aux établissements publics dans le premier cycle du secondaire dans les différents pays. Il porte plus précisément sur la nature des données recueillies à propos des performances des élèves et des établissements, sur leur usage et sur leur diffusion. Il fournit des informations qualitatives sur l’évaluation et de la responsabilisation des établissements en complément de la description quantitative des salaires et du temps de travail et d’enseignement des enseignants (voir les indicateurs D3 et D4), du temps d’instruction des élèves (voir l’indicateur D1) et du taux d’encadrement (voir l’indicateur D2).
Annexes
L’âge typique d’obtention d’un diplôme est l’âge de l’élève ou de l’étudiant à la fin de la dernière année du niveau et du programme correspondants. L’âge correspond à l’âge où un étudiant obtient normalement son diplôme. (Il faut noter que pour certains niveaux de formation, le terme « âge d’obtention d’un diplôme ou certificat » n’est pas approprié et qu’il est utilisé ici par pure convention.)
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