Politiques et gestion de l'enseignement supérieur

Institutional Management in Higher Education

French
Frequency :
3 times a year
ISSN :
1684-3592 (online)
ISSN :
1682-346X (print)
DOI :
10.1787/16843592
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Publié antérieurement sous le titre Gestion de l'enseignement supérieur, le journal Politiques et gestion de l'enseignement supérieur est publié trois fois par an par le Programme de l'OCDE sur la gestion des établissements d'enseignement supérieur (IMHE). Il analyse ce domaine à travers des articles et rapports sur l'assurance qualité, les ressources humaines, le financement et l'internationalisation. C'est également une source d'information sur les activités et événements organisés par le Programme IMHE de l'OCDE.

Publié depuis 2009 en anglais seulement ; seuls les résumés des articles sont disponibles en français.
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  27 Nov 2008 (Re)conceptualiser l'université
Tim Vorley, Jen Nelles
Envisagée en termes de Troisième mission, l’université « entreprise », également appelée université « entrepreneuriale », s’est peu à peu inscrite dans le panorama conceptuel ordinaire des politiques publiques. Les analystes ne sont toutefois pas parvenus à s’entendre sur ce qu’implique réellement cette Troisième mission pour les deux autres volets de l’activité universitaire. Ainsi, il existe peu de données probantes fiables permettant d’affirmer que la Troisième mission a un impact négatif sur l’enseignement et/ou la recherche (fondamentale). Selon Martin et Etzkowitz (2000), certaines preuves anecdotiques indiquent que la Troisième mission contribuerait, au contraire, à dynamiser les deux missions traditionnelles. C’est précisément sur ce débat que les auteurs de cet article souhaitent apporter leurs lumières. Ils s’intéressent, à cet effet, à la façon dont la Troisième mission peut réellement promouvoir les activités d’enseignement et de recherche, soulignant à quel point cet effet de levier présente, en lui-même, une importance bien supérieure à la Troisième mission. Les auteurs sont ainsi persuadés qu’une imbrication de l’enseignement, de la recherche et des activités relevant de la Troisième mission peut, grâce au développement progressif et mutuel de ces volets, avoir pour effet de renforcer leurs dynamiques respectives. Conceptualiser globalement l’engagement des établissements en faveur de la Troisième mission en termes « d’architecture entrepreneuriale » peut permettre aux universités de stimuler leur développement institutionnel au-delà de la Troisième mission. Les auteurs concluent en envisageant l’avenir du point de vue des politiques d’enseignement supérieur et de la gestion des établissements d’enseignement supérieur.
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  27 Nov 2008 Négociations dans le cadre de la réforme du système des salaires
Jouni Kekäle
En 2001, le gouvernement finlandais a décidé de mettre en place un nouveau système des salaires au sein du secteur public, afin de mieux prendre en compte les contraintes propres à chaque poste ainsi que les performances des employés. Ainsi, en juin 2006, à l’issue de longues négociations, employeurs et syndicats sont parvenus à un accord sur le nouveau système de rémunération à mettre en place au sein du secteur universitaire finlandais. Ce nouveau système des salaires évalue à la fois 1) les contraintes générales inhérentes à chaque poste et 2) les performances individuelles de chaque employé. Jusqu’en 2007, l’auteur de cet article a été l’un des principaux représentants des employeurs dans le cadre des négociations menées par le ministère de l’Éducation. Ce rapport présente cette réforme de grande ampleur, ainsi que le cycle de négociations qui l’a précédée. Il met en lumière le rôle central de la négociation collective, souvent mal comprise par les professeurs et les chercheurs du secteur de l’enseignement supérieur au sens large.
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  27 Nov 2008 Analyse d'une politique chinoise visant à évaluer la qualité de l'enseignement supérieur de premier cycle
Shuiyun Liu, Maria João Rosa
Le présent article analyse une politique d’enseignement supérieur mise en œuvre en Chine en 2002 en vue d’évaluer la qualité de l’enseignement supérieur de premier cycle. Cette campagne d’évaluation avait quatre objectifs centraux : promouvoir l’amélioration de la qualité, la conformité, l’information et la transparence. Toutefois, cette politique n’a pas totalement atteint ses objectifs, notamment en termes d’amélioration de la qualité et de la transparence ; elle a par ailleurs eu certaines conséquences imprévues. L’étude de cette politique d’amélioration de la qualité montre qu’un tel manque d’efficacité s’explique à la fois par des facteurs inévitables et par d’autres facteurs impondérables. Les auteurs identifient les principales raisons de cet échec relatif et s’appuient sur les principes des modèles différentiel et rationnel d’élaboration et de réforme des politiques pour formuler un certain nombre de propositions visant à optimiser les résultats de cette politique d’évaluation.
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  27 Nov 2008 L'organisation institutionnelle du transfert de connaissances et ses implications
Sjors van der Heide, Peter C. van der Sijde, Cees Terlouw
Comment les universités européennes organisent-elles leur mission de transfert de connaissances (TC) ? Selon nous, l’organisation institutionnelle du transfert de connaissances couvre (1) la structure administrative du transfert de connaissances, en d’autres termes la façon dont les universités ont intégré et organisé leurs activités de TC, (2) l’objectif qu’elles cherchent à atteindre par le biais de leurs activités de TC, cet objectif orientant leur stratégie de TC, et (3) les activités de TC elles-mêmes. Quatre études de cas portant sur des universités européennes montrent qu’il existe différents moteurs pour la mission de TC, différentes stratégies de TC et enfin différentes interprétations de ce que sont les activités de TC. Il n’existe donc pas de modèle type pour les services de TC : toutes ont en effet une structure hybride. Cette structure dépend cependant de la stratégie mise en place par l’université en matière de TC. Il nous semble donc que l’effort de recherche doit porter avant tout sur cette stratégie, et sur sa mise en pratique (activités de TC), plutôt que sur la structure administrative même du transfert de connaissances.
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  27 Nov 2008 Introduction de cours visant à promouvoir la création d'entreprises dans certaines universités allemandes
Gudrun Curri
Depuis quelques années, les universités du monde occidental doivent répondre à des exigences nouvelles de la société, qui attend désormais qu’elles contribuent davantage à la prospérité économique nationale tout en continuant à remplir leurs missions traditionnelles, à savoir l’enseignement et la recherche. En 1997, s’inspirant des mesures prises par les gouvernements australien, britannique et canadien, le gouvernement fédéral allemand a lancé une initiative visant à promouvoir la création d’entreprise au sein des universités. Cette initiative devait ancrer la culture entrepreneuriale dans l’enseignement supérieur par le biais de cours consacrés à la création d’entreprise. J’ai choisi d’étudier le succès rencontré au sein des universités par cette initiative publique, tant en termes de participation, que de mise en pratique ou d’évaluation.

Une série d’entretiens avec les administrateurs hors classe de 22 établissements d’enseignement supérieur m’a permis de collecter un certain nombre de données relatives à la gouvernance, à la refonte et au développement organisationnels, aux changements effectivement observés dans l’offre de programmes, ainsi qu’à la culture académique et administrative. Pour reprendre les propos de Clark (1998, 2004) et de Gjerding et al. (2006), je dirais que l’introduction de la culture entrepreneuriale dans la culture universitaire ne peut se faire sans l’appui du sommet, mais aussi de la base, et notamment du corps enseignant. Ainsi, au sein des universités, les détenteurs du pouvoir décisionnel savent faire preuve d’esprit d’entreprise face aux opportunités de financement ou de valorisation d’image qui leur sont offertes en-dehors du secteur de l’enseignement supérieur, tout en respectant l’avis de leurs collègues concernant l’éventualité d’une participation. Le succès des initiatives visant à promouvoir la création d’entreprise auprès des étudiants nécessite que le modèle traditionnel centré sur les interactions inter/intra-facultés ménage une place aux parties prenantes externes. Les universités allemandes ont su adapter ce modèle en vue d’établir des partenariats de recherche, sans toutefois négliger leurs deux missions de base : l’enseignement et la recherche.

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  27 Nov 2008 Coûts de la communication scientifique dans l'enseignement supérieur australien
John W. Houghton, Colin Steele, Peter Sheehan
Le présent rapport présente le développement et l’application d’un modèle permettant d’estimer les coûts de la communication scientifique (c'est-à-dire de la publication scientifique et des activités associées) au sein du système d’enseignement supérieur australien. Les auteurs ont adopté une perspective systémique en vue de structurer leur analyse des publications consacrées aux coûts induits par l’intégralité de la filière de communication scientifique, et de disposer des données nécessaires à l’élaboration d’un modèle de coûts applicable au système de communication scientifique. Ce rapport propose un certain nombre d’estimations des coûts de communication scientifique supportés par les établissements d’enseignement supérieur australiens. Ces estimations ont été formulées d’après le modèle élaboré, mais aussi à l’issue d’un long processus de collecte de données et de consultations menées à l’échelon local. Aussi s’avéreront-elles sans doute utiles dans le cadre de la gestion des budgets et des priorités des établissements. Il s’agit du premier effort mené en Australie en vue de réaliser une estimation systématique des coûts des activités entourant la publication scientifique, et ce modèle offrira probablement de vastes possibilités d’application dans d’autres pays.
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  27 Nov 2008 L'assurance qualité dans l'espace européen de l'enseignement supérieur
Kathia E. Serrano-Velarde

La plupart des pays européens ont mis en place un dispositif d’assurance qualité systématique dans le cadre d’une réforme globale de la gouvernance dont l’objectif était d’accroître l’autonomie des universités. Cependant, chercheurs et acteurs économiques sous-estiment généralement la dimension politique de l’accréditation et de l’évaluation lorsqu’ils s’efforcent de déterminer la contribution de l’assurance qualité à la compétitivité économique des universités et/ou à l’activité économique dans son ensemble. Je m’efforcerai donc d’étudier cette ambiguïté de l’assurance qualité 1) en analysant dans quelle mesure le cadre institutionnel établi représente une contrainte pour les entités chargées de l’assurance qualité, et 2) en déterminant ce qu’implique cette contrainte pour la constitution d’un marché national et international de l’assurance qualité.

L’analyse proposée ici s’ouvre sur une réflexion visant à mettre en évidence les enjeux politiques à l’œuvre dans l’émergence d’un marché concurrentiel de l’assurance qualité en Allemagne ; elle souligne par la suite le rôle indéniable joué par les politiques nationales dans la création d’un marché européen de l’assurance qualité.

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