Études de l'OCDE sur les compétences

French
ISSN: 
2519-1829 (online)
ISSN: 
2518-9484 (print)
http://dx.doi.org/10.1787/25191829
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Aujourd’hui, le concept de compétences ne renvoie pas uniquement aux compétences cognitives acquises dans le cadre institutionnel, mais également à des compétences plus relationnelles – telles que la capacité à communiquer et à travailler en équipe – acquises tout au long de la vie et essentielles pour la réussite sur le marché du travail.

La série des Études de l’OCDE sur les compétences vise à aider les pays dans l’élaboration de leurs politiques sur les compétences afin de promouvoir la productivité, l’innovation et la croissance inclusive. Elle présente des indicateurs comparables au niveau international et des analyses stratégiques sur tout un ensemble de thèmes, dont : la qualité de l’enseignement et des programmes scolaires ; la transition entre les études et le monde du travail ; l’éducation et la formation professionnelle (EFP) ; l’emploi et le chômage ; l’innovation dans le domaine de l’apprentissage sur le lieu de travail ; l’entrepreneuriat ; la fuite des cerveaux et les migrants ; et l’adéquation entre les compétences et les exigences professionnelles.

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Les compétences au service du progrès social

Les compétences au service du progrès social

Le pouvoir des compétences socio-affectives You or your institution have access to this content

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Author(s):
OECD
12 Apr 2016
Pages:
148
ISBN:
9789264256491 (PDF) ;9789264256484(print)
http://dx.doi.org/10.1787/9789264256491-fr

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Les enfants d’aujourd’hui auront besoin d’un ensemble équilibré de compétences cognitives, sociales et affectives pour réussir dans la vie moderne. Leur faculté à atteindre les objectifs, à travailler avec autrui et à gérer leurs émotions sera essentielle pour affronter les défis du XXIe siècle.
Si tout le monde s’accorde à reconnaitre l’importance des compétences sociales et affectives, telles que la persévérance, la sociabilité et l’estime de soi, on ne peut pas en dire autant des moyens à mettre en œuvre pour améliorer ces compétences et des efforts déployés pour les mesurer et les renforcer. Les enseignants et les parents ne savent peut-être pas si les efforts qu’ils déploient pour développer ces compétences portent leurs fruits et n’ont peut-être pas connaissance de ce qu’ils pourraient faire de mieux. L’offre de politiques et programmes conçus pour mesurer et renforcer les compétences sociales et affectives varie fortement entre les pays et les régions.

Ce rapport résume la recherche analytique menée par l’OCDE sur le rôle des compétences socio-affectives et propose des stratégies pour les renforcer. Il analyse les effets  que les compétences peuvent avoir sur divers aspects du bien-être individuel et du progrès social, allant de l’éducation aux retombées associées au marché du travail, la santé, la vie familiale, l’engagement civique et la satisfaction à l’égard de l’existence. Ce rapport montre également comment les pouvoirs publics, par leurs interventions, l’école et les enseignants, par leurs pratiques pédagogiques, et les parents, par la façon dont ils élèvent leurs enfants, peuvent faciliter le développement des compétences sociales et affectives. Ce rapport présente des pistes prometteuses pour favoriser le développement socio-affectif et montre, par ailleurs, que les compétences sociales et affectives peuvent être mesurées de façon valable à l’intérieur des frontières culturelles et linguistiques.

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  • Avant-propos et remerciements

    Les enfants d’aujourd’hui auront besoin d’un ensemble équilibré de compétences cognitives, sociales et affectives pour réussir dans la vie moderne. Les compétences cognitives, dont celles mesurées par les tests et les résultats scolaires, influent manifestement sur la probabilité que les individus ont de réussir leur parcours scolaire et professionnel. Ces compétences sont également des variables prédictives d’autres aspects, comme l’état de santé perçu, la participation à la vie sociale et politique et la confiance envers les autres. Les compétences sociales et affectives, telles que la persévérance, la sociabilité et l’estime de soi, influent elles aussi sur de nombreuses retombées sociales, par exemple une meilleure santé et un meilleur bien-être subjectif et une moindre propension aux problèmes comportementaux. Les compétences cognitives et socio-affectives interagissent et se renforcent mutuellement, et elles permettent aux enfants de réussir à l’école et plus tard dans la vie en général. Les compétences sociales et affectives peuvent aider les enfants à traduire leurs intentions en actes et, ce faisant, à améliorer leur probabilité de décrocher un diplôme universitaire, d’opter pour des modes de vie sains et de s’abstenir d’adopter des comportements agressifs.

  • Sigles et abréviations
  • Résumé

    Quelles sont les compétences qui stimulent le bien-être et le progrès social ? Des responsables politiques, dont 11 ministres et vice-ministres de l’Éducation, ont discuté de cette question lors de la réunion ministérielle informelle de l’OCDE organisée sur le thème des « Compétences pour le progrès social » à São Paulo, au Brésil, les 23 et 24 mars 2014. Ils ont unanimement reconnu la nécessité de développer l’enfant dans son ensemble et de lui donner un éventail équilibré de compétences cognitives, sociales et affectives pour qu’il puisse mieux affronter les défis du XXIe siècle. Les parents, les enseignants et les employeurs savent que les enfants qui sont doués, motivés et tenaces et qui ont l’esprit d’équipe sont plus susceptibles de traverser les orages de la vie, de faire une belle carrière et de réussir dans la vie. Or, force est de constater que l’offre de politiques et programmes conçus pour mesurer et renforcer les compétences sociales et affectives telles que la persévérance, l’estime de soi et la sociabilité, varie fortement entre les pays et les régions. Les enseignants et les parents ne savent peut-être pas si les efforts qu’ils déploient pour développer ces compétences portent leurs fruits et n’ont peut-être pas connaissance de ce qu’ils pourraient faire de mieux. Ces compétences sont rarement prises en considération dans les décisions d’admission à l’école et à l’université.

  • Le rôle de l'éducation et des compétences dans le monde d'aujourd'hui

    La conjoncture économique actuelle fait apparaître de nouveaux défis qui influent sur l’avenir des enfants et des jeunes. L’accès à l’éducation s’est sensiblement amélioré, certes, mais de bonnes études ne sont plus le gage d’un bon travail ; et les jeunes ont été particulièrement touchés par la hausse du chômage après la crise économique. Des problèmes tels que l’obésité et le désintérêt pour la chose publique prennent aussi de l’ampleur, alors que le vieillissement démographique et les perspectives environnementales sont source de préoccupation. De plus, les inégalités tendent à se creuser sur le marché du travail et dans les retombées sociales. L’éducation recèle un grand potentiel pour relever ces défis, car elle a le pouvoir de renforcer une série de compétences. Les compétences cognitives importent, mais des compétences sociales et affectives, telles que la persévérance, la maîtrise de soi et la résilience, sont tout aussi importantes. Toutes ces compétences sont à renforcer pour que les individus et les sociétés prospèrent.

  • Les contextes d'apprentissage, les compétences et le progrès social : un cadre conceptuel

    Ce chapitre présente le cadre conceptuel qui décrit les relations entre les contextes d’apprentissage, les compétences et le progrès social. Les compétences des individus se constituent dans divers environnements d’apprentissage, notamment dans le cadre familial, scolaire et social. Chacun de ces contextes est influencé par des intrants directs, des facteurs environnementaux et des leviers que les responsables politiques peuvent utiliser pour renforcer le développement de tout l’arsenal des compétences requises pour parvenir au progrès social. Le progrès social couvre divers aspects de la vie des individus, qui ont entre autres trait à l’éducation, à la situation sur le marché du travail, à la santé, à la vie de famille, à l’engagement civique et à la satisfaction à l’égard de l’existence. Par compétences, on entend les aptitudes cognitives, sociales et affectives requises pour vivre une vie prospère, saine et heureuse. Les compétences sociales et affectives jouent un rôle particulièrement important lorsqu’il s’agit pour les individus de poursuivre des objectifs, de travailler avec d’autres et de gérer leurs émotions. Les compétences se développent progressivement, sur la base des compétences acquises antérieurement et grâce aux nouveaux investissements consentis dans l’apprentissage. Ceux qui commencent à développer leurs compétences à un stade précoce tendent à en accomplir davantage, même si l’adolescence est aussi un moment clé du développement des compétences sociales et affectives.

  • Les compétences qui favorisent la réussite dans la vie

    Ce chapitre décrit l’impact du renforcement des compétences cognitives, sociales et affectives des enfants sur leurs retombées futures dans neuf pays de l’OCDE. Les analyses empiriques révèlent des tendances concordantes, même si elles se basent sur des données longitudinales provenant de divers pays qui ont utilisé des indicateurs différents des compétences et des retombées chez des enfants d’âges différents. L’accroissement des déciles de compétences cognitives a un impact important sur l’amélioration de l’accès à l’éducation et des retombées associées au marché du travail, tandis que l’accroissement des déciles de compétences sociales et affectives a un impact important sur l’amélioration des retombées sociales, par exemple celles en rapport avec la santé, l’adoption de comportements antisociaux et le bien-être subjectif. Certaines interventions conçues pour développer les compétences des enfants défavorisés ont permis d’obtenir des résultats impressionnants à long terme dans le domaine des retombées sociales. Les interventions efficaces tendent à se concentrer sur le renforcement de compétences qui permettent aux individus d’atteindre des objectifs, de travailler avec d’autres et de gérer leurs émotions, les attributs propres au caractère consciencieux (ou consciencieusité), à la sociabilité et à la stabilité émotionnelle revêtant une importance toute particulière. Les responsables politiques soucieux d’améliorer divers aspects du bien-être individuel et du progrès social pourraient envisager d’exploiter ce domaine particulier du développement des compétences.

  • Les contextes d'apprentissage qui déterminent la formation des compétences

    Ce chapitre décrit le déroulement du processus de développement des compétences et met en évidence les éléments des parcours efficaces de développement, où « les compétences appellent les compétences ». Les compétences sociales et affectives jouent un rôle particulièrement important dans la formation des compétences, car elles sont déterminantes pour le développement futur des compétences non seulement sociales et affectives, mais également cognitives. L’attachement des parents et leur engagement ont un impact considérable sur le développement précoce des compétences sociales et affectives de leur enfant. Les programmes scolaires peuvent également jouer un rôle s’ils promeuvent des interactions intensives entre les enseignants et les élèves au travers du mentorat. Il est établi que les programmes spécifiquement conçus pour renforcer les compétences sociales et affectives dans le cadre scolaire génèrent des résultats positifs à court terme, mais rares sont les évaluations rigoureuses à long terme les concernant. Les quelques évaluations disponibles, qui portent essentiellement sur les interventions visant les enfants défavorisés, ont conclu à des effets durables sur le développement des compétences sociales et affectives. Les interventions efficaces en faveur de la petite enfance impliquent directement parents et enfants et tendent à comporter à l’intention des parents des formations, des conseils et du mentorat. Les programmes efficaces visant les enfants plus âgés prévoient la formation des enseignants, tandis que ceux visant les adolescents privilégient le mentorat et l’apprentissage en entreprise.

  • Les politiques, les pratiques et les évaluations au service du renforcement des compétences sociales et affectives

    Les gouvernements reconnaissent que les compétences sociales et affectives sont des compétences importantes à développer durant la scolarité. Les compétences les plus souvent ciblées dans les programmes scolaires nationaux sont, entre autres, l’autonomie, le sens des responsabilités, la tolérance, l’esprit critique et la compréhension interculturelle. Les pays organisent un éventail d’activités scolaires et extrascolaires pour promouvoir ces compétences. La plupart des programmes nationaux comprennent des cours qui ciblent les compétences sociales et affectives des élèves, soit dans des matières traditionnelles, par exemple dans les cours d’éducation physique, d’éducation à la santé, d’éducation civique, d’éducation à la citoyenneté, de morale ou de religion, soit dans des cours spécifiques. Certains pays intègrent aussi le développement des compétences sociales et affectives dans l’ensemble du programme de base. Les activités extrascolaires, qui sont susceptibles d’avoir un effet positif sur le développement social et affectif, sont également très répandues. Citons entre autres les activités sportives et artistiques, les conseils d’élèves et le bénévolat. Les pays n’imposent pas aux établissements d’utiliser des évaluations normalisées des compétences sociales et affectives, mais ils leur donnent généralement des orientations pour les aider à évaluer leurs élèves. Toutefois, les systèmes d’éducation qui fournissent des orientations détaillées sur la façon de renforcer le développement social et affectif sont peu nombreux. Cela laisse une certaine liberté aux établissements et aux enseignants dans la conception de leurs cours, mais n’aide pas les enseignants qui hésitent sur la meilleure façon d’enseigner ces compétences.

  • Comment renforcer les compétences sociales et affectives ?

    Les responsables politiques, les enseignants et les parents peuvent jouer un rôle important dans le renforcement des compétences sociales et affectives des enfants. Ces compétences sont, avec les compétences cognitives, essentielles pour le bien-être individuel et le progrès social. Les compétences sociales et affectives peuvent être mesurées de manière fiable au sein d’un territoire culturel ou linguistique. Les responsables politiques peuvent utiliser ces informations pour mieux comprendre les déficits de compétence et concevoir des politiques plus efficaces pour y remédier, tandis que les enseignants peuvent élargir la notion de besoins de compétence des enfants et créer des environnements d’apprentissage positifs. On peut renforcer et mobiliser les compétences sociales et affectives pour donner plus de chances aux enfants dans la vie et améliorer la société. Ce rapport a identifié les types de compétences qui importaient et les politiques, pratiques et interventions qui visaient à les renforcer. Ce chapitre de conclusion évalue l’écart entre les méthodes efficaces et les applications concrètes pour concevoir de meilleures stratégies en vue de renforcer les compétences essentielles pour la réussite des enfants dans la vie et pour l’avènement du bien-être et du progrès des sociétés.

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