Examens de l'OCDE sur la formation des migrants

French
ISSN: 
2077-6845 (online)
ISSN: 
2077-6837 (print)
DOI: 
10.1787/20776845
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Cette série d'examens, dont certains sur des pays spécifiques et certains sur des questions spécifiques liées à l'éducation des migrants, examine les meilleures pratiques et formule des recommandations.

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Combler l'écart pour les élèves immigrés

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Combler l'écart pour les élèves immigrés

Politiques, pratiques et performances You do not have access to this content

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Author(s):
OECD
30 Aug 2010
Pages
124
ISBN
9789264075818 (PDF) ;9789264075801(print)
DOI: 
10.1787/9789264075818-fr

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L’OCDE a procédé à des examens de la politique de formation des migrants en Autriche, au Danemark, en Irlande, en Norvège, aux Pays-Bas et en Suède, et s’est penchée sur l’expérience de nombreux pays en matière de formation de cette population. Cette publication offre des données comparatives sur l’accès, la participation, et les résultats scolaires des élèves issus de l’immigration par rapport aux autres élèves, et recense une série d’options pour l’action publique, à la lumière d’expériences réussies.
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  • Avant-propos
    Cette publication se veut un manuel de référence que les décideurs pourront aisément consulter lors du processus d’élaboration et de mise en oeuvre, dans différents contextes, des politiques visant les élèves immigrés. Elle présente des faits, des questions de fond, de bonnes pratiques ainsi que des enseignements tirés concernant l’éducation de ces élèves.
  • Résumé
    Le solde migratoire des pays de l’OCDE a triplé depuis 1960. Aujourd’hui, les élèves immigrés représentent de 10 à 20 % de la population scolaire de nombreux pays de l’Organisation. Dans certains d’entre eux, l’immigration est déjà une tradition ancienne alors que, dans d’autres pays, elle a pris une ampleur sans précédent au cours de la dernière décennie. L’immigration est un phénomène local, et la répartition géographique des élèves immigrés est loin d’être homogène. Enseigner à des élèves immigrés n’en devient pas moins un aspect important de la réalité que vivent les enseignants au quotidien.
  • Introduction
    Depuis 1960, la migration nette a triplé dans les pays de l’OCDE. L’intégration des immigrés sur le marché du travail est un enjeu auquel les pouvoirs publics doivent faire face sans délai, et constitue désormais une priorité de niveau élevé ainsi qu’un thème de recherche. Mais l’intégration des élèves immigrés dans le milieu scolaire n’a guère fait l’objet d’études. L’OCDE a donc entrepris un Examen des politiques de formation des migrants pour comparer les résultats scolaires de ces élèves à ceux de leurs condisciples autochtones, et pour déterminer le type de mesures à prendre par les décideurs face aux disparités afin, le cas échéant, d’y remédier. Ce premier chapitre offre une vue d’ensemble du projet et présente des questions de fond à caractère transversal. Pour commencer, il explique les raisons ayant conduit l’OCDE à entreprendre l’Examen des politiques de formation des migrants. Ce chapitre présente ensuite huit instruments d’action souvent utilisés pour orienter les politiques en question, à savoir : 1) définition des buts explicites de la politique d’éducation en direction des immigrés dans le cadre plus large des objectifs de la politique d’éducation ; 2) mise en place d’une réglementation et d’une législation ; )3 élaboration de stratégies de financement efficaces ; 4) établissement de normes, de diplômes et de cadres de certification ; 5) définition des programmes scolaires, de directives et de méthodes pédagogiques ; 6) renforcement des capacités (spécialement la formation et l’aide aux enseignants) ; 7) sensibilisation, communication et diffusion, et 8) suivi, recherche, évaluation et remontée de l’information. Ce chapitre présente également les principaux messages généraux à caractère transversal qui mettent en contexte les chapitres 2, 3 et 4. Ces messages insistent sur l’importance de la prise en compte de « l’hétérogénéité » de la population des élèves immigrés, l’intérêt d’une approche globale et du partage des responsabilités à tous les niveaux et entre toutes les principales parties prenantes, et le juste équilibre à trouver entre les mesures « universelles », s’appliquant à la totalité des élèves, et des mesures « ciblées » sur les élèves immigrés.
  • Principaux enjeux et opportunités
    La taille et la composition de la population d’élèves immigrés dans les établissements scolaires évoluent, ce qui crée un certain nombre de difficultés pour les systèmes éducatifs soucieux de répondre aux besoins de cette population. Ce chapitre recense les principaux enjeux et perspectives concernant les élèves immigrés. Il retrace d’abord l’histoire et met en exergue les facteurs économiques qui influent sur la politique éducative ciblée sur les migrants. Il expose ensuite des données factuelles relatives aux résultats scolaires des élèves immigrés, détermine les facteurs pouvant aider à expliquer les disparités observées, et en présente les implications pour l’action des pouvoirs publics. En moyenne, les élèves immigrés rencontrent plus de difficultés scolaires que leurs camarades nés dans le pays d’accueil. Les résultats en compréhension de l’écrit, en sciences et en mathématiques qu’ils obtiennent pendant les années de scolarité obligatoire sont relativement inférieurs à ceux de leurs condisciples autochtones. Dans certains pays, les élèves immigrés (première génération) ont moins de chances de fréquenter les structures d’éducation et d’accueil des jeunes enfants que leurs camarades mais plus de risques de redoubler, de fréquenter des établissements de formation professionnelle et d’abandonner l’école avant la fin des études secondaires. Ils ont moins facilement accès à un enseignement de qualité. Ils ont plus de risques d’être scolarisés dans des établissements situés dans une grande ville qui, en moyenne, sont fréquentés par des élèves issus de milieux socioéconomiques peu favorisés et qui, généralement, accueillent aussi des élèves immigrés. Dans la plupart des pays, l’écart entre les résultats obtenus par les élèves immigrés et leurs camarades autochtones s’explique en grande partie par la profession et le niveau d’instruction des parents ainsi que par la langue parlée à la maison. D’autres facteurs indissociables de l’obtention de meilleurs résultats scolaires par les élèves immigrés comprennent : les matériels éducatifs dont ils disposent à la maison ; le contact, dès le plus jeune âge, avec des livres à la maison ; la fréquentation de structures d’éducation et d’accueil des jeunes enfants ; une composition socioéconomique plus favorable, en moyenne, de la population d’élèves fréquentant l’établissement scolaire où ils sont inscrits, un plus grand nombre d’heures consacrées à l’enseignement linguistique à l’école et des mesures de responsabilisation des établissements scolaires (s’agissant notamment d’informer les parents des résultats obtenus par leur(s) enfant(s) et d’exploiter les données relatives aux résultats des élèves).
  • Politiques scolaires
    L’examen des pays a montré que pour combler l’écart de résultats entre élèves autochtones et élèves immigrés, il ne suffit pas de définir des politiques et d’adapter les programmes scolaires à l’échelle nationale. Il faut aussi apporter des changements institutionnels dans chaque école, notamment modifier la manière dont l’école est dirigée, les méthodes pédagogiques et les modes de coopération entre l’école et les parents. Le présent chapitre est consacré aux politiques et pratiques qui, au niveau des écoles, peuvent aider les chefs d’établissement et les enseignants à répondre à la diversité culturelle et linguistique croissante de leurs élèves. Dans la première section de ce chapitre, on expose des politiques et des pratiques encourageantes de soutien linguistique. La maîtrise de la langue d’enseignement est un outil de première importance, préalable à tout apprentissage. Mais former les maîtres à l’enseignement dans la langue du pays d’accueil en tant que seconde langue n’est qu’une manière de répondre à la diversité dans la pratique et la planification de l’éducation. Dans la deuxième section du chapitre, consacrée au cadre d’enseignement et d’apprentissage, on suggère d’adopter une démarche intégrée, à l’échelle de l’établissement tout entier, pour que les élèves immigrés soient soutenus non seulement par des cours spécialisés, mais de façon globale, pour l’ensemble du programme scolaire et toutes les activités scolaires et périscolaires. Enfin, la troisième section souligne à quel point il est important de trouver de nouveaux moyens de communication et de collaboration pour encourager la participation des parents et celle de la collectivité au profit des établissements accueillant des élèves venus d’horizons divers. Prises ensemble, ces trois démarches peuvent contribuer à l’instauration d’un climat favorable dans l’école et dans les classes, où la diversité doit être vue comme une richesse et non un obstacle au succès de l’enseignement et de l’apprentissage.
  • Politiques systémiques
    Le présent chapitre porte sur les politiques et les pratiques permettant, dans l’ensemble du système éducatif, d’assurer aux migrants une formation cohérente. Les examens par pays ont mis en lumière de nombreuses pratiques encourageantes à différents niveaux. Le défi consiste désormais à tirer des enseignements de ces pratiques et à les mettre en oeuvre à plus grande échelle. A cet égard, plusieurs éléments revêtent une importance cruciale : l’impulsion politique, des ressources suffisantes ainsi que des mesures d’incitation adéquates, la gestion des connaissances et des politiques clairement définies, étayées par des données concrètes solides. La première section du présent chapitre est consacrée aux politiques et pratiques intéressantes en ce qui concerne la gestion des variations et celle de la concentration d’élèves issus de l’immigration. Il est essentiel de veiller à ce que ces derniers bénéficient tous des mêmes chances, quel que soit l’établissement qu’ils fréquentent. La deuxième section, relative à la stratégie de financement, présente différentes approches pour la gestion des inégalités par le biais de financements axés sur des secteurs, des établissements scolaires ou des groupes d’élèves défavorisés, après examen minutieux des priorités éducatives. Enfin, la troisième section souligne l’importance du suivi et de l’évaluation, afin d’assurer la qualité de la formation des migrants. Cela suppose d’améliorer la qualité des données concernant les résultats et l’instauration de politiques efficaces, ainsi que de former des professionnels qui pourront ensuite exploiter utilement ces informations. Parvenir à combiner judicieusement ces trois aspects est essentiel à la bonne gestion du système, dont l’objectif consiste à offrir une formation de haute qualité aux élèves issus de l’immigration.
  • Annexe
    L’Éxamen thématique de l’OCDE sur la formation des migrants a commencé en janvier 2008. Le Groupe d’experts nationaux sur la formation des migrants a été créé en tant qu’organe subsidiaire du Comité des politiques d’éducation : son rôle consiste à fournir des orientations quant aux méthodes, au calendrier et aux principes à retenir pour l’Examen thématique, à permettre le partage des informations et des expériences touchant à cette question et à se tenir au fait des constatations découlant de l’exercice.
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