Perspectives économiques de l'OCDE

French
Frequency :
Semiannual
ISSN :
1684-3436 (online)
ISSN :
0304-3274 (print)
DOI :
10.1787/16843436
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Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présente une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Préparées par le Département des affaires économiques de l’OCDE, les Perspectives économiques présentent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et les balances courantes, après avoir examiné chaque pays membre et l’effet induit des évolutions internationales sur ces pays. Tous les pays membres sont examinés ainsi que certains pays non membres.

Chaque numéro comporte une évaluation générale, des chapitres résumant les nouvelles tendances et fournissant des projections par pays, plusieurs chapitres sur des thèmes d’intérêt général et, enfin une analyse statistique très détaillée.
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Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2015 Numéro 2

Latest Edition

Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2015 Numéro 2 You do not have access to this content

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Author(s):
OECD
02 Dec 2015
Pages :
384
ISBN :
9789264249264 (EPUB) ; 9789264220430 (PDF) ; 9789264220386 (print)
DOI :
10.1787/eco_outlook-v2015-2-fr

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Cette édition des Perspectives économiques de l’OCDE analyse la situation économique actuelle et examine les politiques économiques à mettre en œuvre pour favoriser une reprise soutenue dans les pays membres. Cette édition présente des perspectives jusqu’à fin 2017, pour les pays de l’OCDE et pour certaines économies non membres. Complétées par un large éventail de statistiques au niveau international, les Perspectives économiques de l’OCDE constituent un instrument sans équivalent pour suivre les évolutions économiques mondiales.

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  • Mark Click to Access
  • Éditorial : Ralentissement du commerce mondial : un mauvais présage ?

    Le commerce mondial, dont la progression était déjà relativement lente ces dernières années, semble marquer le pas, voire reculer depuis la fin de 2014. Ce ralentissement est très préoccupant. Vigueur des échanges et croissance mondiale vont en effet de pair. Le commerce renforce la concurrence, gage de dynamisme des entreprises et de faiblesse des prix, et il élargit l’éventail des choix pour les consommateurs comme pour les producteurs. Les transferts de technologie qu’il permet contribuent à la diffusion de l’innovation et à la croissance de la productivité. Jusqu’ici, les échanges internationaux de biens et de services ont été un indicateur précurseur de la production mondiale. Dans le passé, des rythmes de croissance comme ceux affichés depuis le début de l’année auraient laissé présager une récession mondiale.

  • Évaluation générale de la situation macroéconomique

    Les perspectives de croissance se sont assombries cette année à l’échelon mondial. Un nouveau ralentissement brutal dans les économies de marché émergentes pèse sur l’activité et les échanges internationaux, tandis que la croissance hésitante de l’investissement et de la productivité freine la dynamique de reprise dans les économies avancées. La croissance mondiale pourrait s’affermir peu à peu en 2016 et en 2017, à la faveur de politiques macroéconomiques de soutien et d’une baisse des prix des produits de base, mais rien n’est certain dans la mesure où les risques de dégradation de la situation et les facteurs de vulnérabilité se multiplient, et où des incertitudes entourent l’orientation des politiques et leurs effets sur les échanges et l’investissement.

  • Action publique contre le réchauffement : l'atténuation du changement climatique au service de la croissance

    Nous devons nous attaquer résolument au changement climatique afin d’éviter les coûts futurs et, en particulier, réduire la probabilité de changements catastrophiques. La stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre imposera in fine aux économies, de ramener à zéro les émissions nettes de carbone.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Évolution dans les pays membres de l'OCDE et dans certaines économies non membres

    • Mark Click to Access
    • Australie

      Le rythme de la croissance économique devrait se redresser à 3 % en 2017. Le recul en cours des investissements dans le secteur des ressources naturelles sera compensé par un renforcement de la consommation, ainsi que des exportations et des investissements hors secteur des ressources naturelles. La hausse des prix à la consommation s'accélérera peu à peu parallèlement à la montée en régime de la reprise de l'activité et à l'apparition de tensions sur le marché du travail.

    • Autriche

      Une reprise progressive est en cours et la croissance économique devrait atteindre 1.7 % d’ici 2017. Le redressement de l'activité reposera essentiellement sur des taux d'intérêt historiquement bas, une baisse des prix du pétrole, un raffermissement de la demande étrangère et un affaiblissement de l'euro. La confiance des ménages reste dégradée, mais la réforme de l'impôt sur le revenu, qui doit entrer en vigueur en 2016, stimulera la consommation privée.

    • Belgique

      La croissance économique devrait se raffermir lentement. Le redressement de l’investissement privé sera favorisé par des conditions financières favorables et la progression des exportations devrait bénéficier de l’accélération de la croissance en Europe. La consommation des ménages sera toutefois freinée par l’assainissement budgétaire en cours et par les mesures de modération salariale. Néanmoins, l’activité devrait être assez ferme pour permettre un lent recul du chômage. On prévoit une hausse de l’inflation à mesure que les effets de la baisse des prix de l’énergie se dissiperont.

    • Brésil

      La récession devrait perdurer jusqu’en 2016, en raison de l’ajustement budgétaire nécessaire, du resserrement de la politique monétaire destiné à juguler l’inflation et de la confiance insuffisante des investisseurs liée à l’incertitude politique. Une reprise lente devrait se dessiner en 2017, avec le raffermissement de la confiance dans les politiques macroéconomiques. Le chômage devrait encore progresser en 2016. Même si les anticipations d’inflation ont été revues à la baisse, le retour de l’inflation au niveau cible de la banque centrale sera sans doute retardé par la forte dépréciation récente du réal.

    • Canada

      La croissance économique devrait se redresser en 2016 et s’établir à 2.3 % en 2017. L’effet de freinage exercé par la baisse des investissements dans l’énergie devrait se dissiper d’ici le début de 2016, tandis que les exportations hors énergie tireront la reprise ultérieure, et l’investissement productif suivra. Avec la résorption du volant de capacités inutilisées tout au long de 2016, l’inflation devrait monter en 2017 à plus de 2 %, point médian de la fourchette-cible de la Banque du Canada.

    • Chili

      La croissance économique est faible, dans un contexte de bas niveau des prix des produits de base, mais devrait se redresser progressivement au cours des deux prochaines années. L’activité est aujourd’hui soutenue par les dépenses publiques, mais elle sera dynamisée par l’affermissement de la demande privée, intérieure et extérieure. L’inflation restera momentanément élevée du fait de la forte dépréciation du peso, mais devrait ensuite s’orienter à la baisse pour se rapprocher de la cible fixée par la banque centrale à mesure que les effets de la dépréciation disparaîtront et que le chômage repartira à la hausse.

    • Chine

      La croissance économique devrait fléchir graduellement pour tomber à 6.2 % d’ici 2017. Les mesures annoncées de relance par l’infrastructure soutiendront l’investissement global, mais dans plusieurs secteurs de l’industrie lourde, l’ajustement devrait se poursuivre et la relance n’est pas tenable à plus long terme. Si l’investissement immobilier commence à sortir du creux de la vague, l’écoulement du stock de logements prendra quelque temps encore. La consommation devrait rester dynamique. Les prix des produits alimentaires et des services se sont orientés à la hausse, mais l’inflation des prix à la consommation restera faible en raison de l’absence de tensions sur les prix dans les autres secteurs.

    • Colombie

      La croissance économique a marqué le pas en 2015 en raison de la chute des prix des produits de base, mais elle devrait se redresser progressivement en 2016 et 2017 avec la reprise de l’investissement et des exportations hors secteur pétrolier. La forte dévaluation du peso et les effets du phénomène El Niño ont entraîné l’inflation au-delà de la fourchette fixée par la banque centrale. Le processus de paix, qui devrait s’achever à la fin de mars 2016, rétablira la confiance et sera source d’investissements et d’emplois. Les inégalités et la pauvreté relative cèdent du terrain mais demeurent élevées.

    • Costa Rica

      La croissance de la production devrait passer de 2.9 % en 2015 à 3.5 % en 2016, puis à 4.1 % en 2017. Après un creux en 2015, causé avant tout par la fermeture d’une grande unité de production de composants électroniques, les exportations se redresseront en 2016. À mesure que les effets de la baisse des cours du pétrole s’estomperont, l’inflation repartira à la hausse durant les deux prochaines années. Le taux de chômage continuera à avoisiner les 10 %.

    • République tchèque

      La croissance économique s'est nettement accélérée en 2015 sous l'impulsion de la demande privée et d'une forte hausse des investissements publics financés par l'UE. Les conditions financières favorables, la progression des salaires et des bénéfices ainsi que le renforcement de la demande extérieure devraient être propices à une croissance solide en 2016 et 2017. La montée des coûts sur le marché intérieur portera l’inflation jusqu’à sa cible de 2 % en 2017.

    • Danemark

      Le PIB devrait augmenter en 2016 et 2017 à un rythme proche de 2 %, sous l’effet d’un essor des investissements et du commerce mondial. Les ménages continueront à bénéficier de la faiblesse de l’inflation et des prix de l’énergie ainsi que d’un marché du travail plus vigoureux. Les exportations seront stimulées par la baisse du taux de change effectif et par l’accélération de la croissance dans l’Union européenne.

    • Estonie

      On prévoit une accélération progressive de la croissance dans les deux années à venir. Elle sera soutenue par un essor des investissements et des exportations, à la faveur d’une croissance plus forte dans l’Union européenne. La consommation privée progressera parallèlement au revenu réel des ménages.

    • Zone euro

      La croissance du PIB devrait se hisser à près de 2 % en 2016 et 2017, en dépit du ralentissement de certaines économies émergentes. L’activité continuera d’être portée par une politique monétaire toujours expansionniste, une politique budgétaire globalement neutre et la baisse des cours du pétrole. Le niveau élevé de la dette privée continuera de peser sur la consommation et l’investissement dans de nombreux pays. Le chômage ne refluera que progressivement et des différences marquées persisteront entre les pays de la zone euro. L’inflation devrait s’établir à un peu moins de 1½ pour cent d’ici la fin de la période considérée, avec la dissipation des effets de la baisse des coûts énergétiques et la résorption de l’excédent conjoncturel de capacités, même si de fortes incertitudes entourent les prévisions d’inflation.

    • Finlande

      L'économie sort peu à peu d’une longue récession. L'activité est restée stable en 2015, mais elle devrait s’affermir en 2016. La progression des exportations reste modeste malgré la baisse de l'euro. En effet, la demande mondiale de biens d’équipement a reculé et les exportations vers la Russie se sont effondrées. La demande intérieure est freinée par la montée du chômage, la faible augmentation des revenus, le manque de confiance et le large sous-emploi des capacités de production.

    • France

      La croissance économique devrait accélérer graduellement pour atteindre 1.3 % en 2016 et 1.6 % en 2017 grâce à la baisse des prix du pétrole, au ralentissement de l’assainissement budgétaire et aux effets cumulés des mesures de relance monétaire. La hausse des salaires, les répercussions des variations de taux de change et la stabilisation des prix de l’énergie conduiront à une hausse de l’inflation, malgré l’existence d’un important volant de ressources inemployées. Le faible niveau des prix de l’énergie, le raffermissement de la demande extérieure et les effets de réformes favorables à la compétitivité contribueront à une hausse de la consommation et des exportations en volume. Cependant, la contraction des prix du logement et la faible confiance des entreprises continuent de peser sur l’investissement, et la baisse du chômage sera limitée.

    • Allemagne

      La croissance économique devrait s’affermir en 2016, la vigueur du marché du travail, conjuguée à la faiblesse des taux d’intérêt et des cours du pétrole soutenant la consommation privée. L’infléchissement de la demande des économies de marché émergentes sera progressivement contrebalancé par l’augmentation des exportations vers d’autres pays de la zone euro. L’investissement productif devrait se redresser à mesure que l’utilisation des capacités va augmenter. Les réfugiés appelés à s’installer durablement entreront peu à peu sur le marché du travail et peuvent contribuer à atténuer les effets des mutations démographiques à moyen terme. Le taux de chômage se maintiendra à un niveau historiquement bas. L’excédent de la balance courante diminuera quelque peu tout en restant très élevé.

    • Grèce

      L’économie a replongé dans la récession dans la deuxième moitié de 2015 après avoir renoué avec la croissance fin 2014 et au premier semestre de 2015. L’activité devrait s’accélérer quelque peu au second semestre de 2016 à mesure que la confiance se rétablira et que les réformes structurelles seront déployées et stimuleront les exportations et l’investissement. L’inflation reste peu élevée en raison de la dépression profonde que traverse l’économie du pays. Le recul du chômage ne sera que progressif, soulignant l’importance des mesures de lutte contre la pauvreté.

    • Hongrie

      La croissance économique a été forte en 2015, mais on prévoit un ralentissement en 2016 sous l’effet d’un recul des investissements publics et d’une orientation moins accommodante de la politique budgétaire. L’activité devrait se raffermir en 2017 grâce à un redémarrage des investissements publics. La demande privée semble devoir rester dynamique au cours des deux prochaines années. La croissance économique et les programmes de travaux publics devraient stimuler l’emploi. L’inflation va s’accélérer et pourrait atteindre l’objectif de 3 % fixé par la banque centrale à la fin de la période de prévision, dans un contexte de résorption des capacités inemployées.

    • Islande

      La vigoureuse reprise de l'économie se poursuit. La progression rapide des revenus des ménages et de l’investissement alimentera la demande interne en 2016. Toutefois, avec la décélération des investissements et l'augmentation des taux d'intérêt, le rythme de la croissance commencera à se modérer. La levée des contrôles sur les mouvements de capitaux institués pendant la crise financière devrait commencer en 2016.

    • Inde

      La croissance économique devrait rester forte et s’établir aux alentours de 7¼ pour cent pendant la période étudiée. L’investissement public s’est redressé grâce à l’approbation plus rapide de grands projets ; l’amélioration des infrastructures et la plus grande facilité de faire des affaires encouragent l’investissement privé ; et la revalorisation des prestations et des salaires versés aux fonctionnaires soutient la consommation privée. Même dans ces conditions, l’importance des prêts improductifs, le niveau d’endettement élevé de certaines entreprises et les difficultés à faire voter des réformes structurelles indispensables freinent l’activité. Le déficit courant se creuse car les importations de machines augmentent, mais il est financé en grande partie par la progression des entrées d’investissement direct étranger.

    • Indonésie

      La croissance devrait se redresser progressivement l’année prochaine et atteindre 5.5 % en 2017. Les dépenses publiques devraient s’accélérer, et la baisse significative de la roupie depuis début 2014, malgré une récente réappréciation, devrait donner un élan à l’activité. Le faible niveau des prix de nombreux produits de base et l’incertitude réglementaire continueront de brider l’investissement privé.

    • Irlande

      On prévoit que l'économie irlandaise connaîtra encore une expansion soutenue au cours des deux prochaines années. Les exportations augmenteront parallèlement au raffermissement de la demande de ses partenaires commerciaux. L’investissement productif devrait rester dynamique grâce à l'amélioration de la rentabilité et à des conditions financières favorables. La croissance favorisera la création d'emplois et contribuera à faire reculer un taux de chômage encore élevé, de sorte que les fruits de la reprise seront plus largement répartis. La consommation des ménages sera soutenue par la hausse des revenus du travail.

    • Israël

      La croissance économique modérée de 2015 devrait s’accélérer pour atteindre environ 3¼ pour cent en 2016 et 2017. Cette progression de l’activité devrait maintenir le chômage à un niveau faible. Le relèvement du salaire minimum, la baisse des prix du pétrole et les mesures budgétaires destinées à stimuler l’activité économique vont fortifier la demande intérieure, alors qu’un redressement des exportations est probable du fait de l’amélioration de la situation de l’économie mondiale.

    • Italie

      La croissance du PIB devrait atteindre le rythme de 1.4 % en 2016 et 2017. Le marché du travail se redresse, tirant vers le haut la consommation privée. Toutefois, en raison d’un volume de prêts improductifs déjà élevé et toujours plus important, des contraintes continuent de peser sur le crédit bancaire et entravent la croissance de l’investissement. La morosité de la croissance des marchés à l’exportation freine l’activité exportatrice. Bien qu’en repli, l’ample volant de capacités inutilisées permettra de contenir la hausse des prix à la consommation et des salaires.

    • Japon

      L’expansion économique a été mise à mal en 2015, à cause d’un ralentissement marqué de la demande en provenance de Chine et d’autres pays asiatiques et de l’atonie de la consommation privée. La croissance de la production devrait se redresser et passer d’environ ½ pour cent en 2015 à 1 % en 2016, à mesure que la progression des salaires réels stimulera les dépenses de consommation. Toutefois, avec le relèvement de la taxe sur la consommation en 2017, il est probable que la croissance ralentira à ½ pour cent. La hausse globale des prix à la consommation, tombée à près de zéro à cause de la baisse des prix du pétrole, devrait atteindre 1 ½ pour cent d’ici à la fin de 2017.

    • Corée

      L’économie a subi deux chocs en 2015 – une épidémie de coronavirus MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) et un ralentissement prononcé de la demande en provenance de Chine et d’autres pays asiatiques – qui ont ramené la croissance de la production à quelque 2¾ pour cent. Maintenant que l’épidémie de MERS a pris fin, l’infléchissement de la demande asiatique continue d’entraver la croissance. Néanmoins, un redressement de la consommation privée devrait porter la croissance de la production à 3 % en 2016 et à 3½ pour cent en 2017, alors que l’inflation augmentera pour s’établir à 2 % environ.

    • Lettonie

      La croissance du PIB devrait connaître une accélération à 3.1 % en 2016 et à 3.5 % en 2017, sous l’impulsion première de la demande intérieure. La hausse rapide des salaires continuera de soutenir la consommation des ménages. Les exportations repartiront à la hausse avec la reprise des échanges dans l'Union européenne et soutiendront les investissements, mais l’augmentation des coûts unitaires de main-d’œuvre affaiblira les résultats à l’exportation.

    • Lituanie

      La croissance économique devrait se redresser, passant de 1¾ pour cent en 2015 à 3¾ pour cent en 2017. L'activité sera soutenue par la progression persistante de la consommation privée et l’affermissement des exportations. Le recul tendanciel du taux de chômage va se poursuivre et des tensions salariales vont, en conséquence, lentement commencer à apparaître.

    • Luxembourg

      Profitant de la consolidation de la situation conjoncturelle dans la zone euro et du rebond de l’activité dans le secteur financier, la croissance économique restera ancrée autour de 3 % en 2016 et 2017. La hausse des taux de TVA et la croissance vigoureuse de l’économie alimenteront les pressions inflationnistes, et la prochaine tranche d’indexation rétroactive des salaires, attendue pour début 2016, pourrait aussi raviver l’inflation.

    • Mexique

      Après avoir progressé de 2.3 % en 2015, le PIB réel devrait augmenter de plus de 3 % en 2016 et en 2017. L’économie bénéficiera d’un raffermissement de l’économie américaine, de la dépréciation du peso et de l’atténuation des problèmes rencontrés par le secteur de la construction. La mise en œuvre d’importantes réformes structurelles a également amélioré le climat des affaires. En conséquence, l’investissement repart à la hausse et l’activité manufacturière monte progressivement en puissance, ce qui donne de la vigueur au marché du travail formel et dope l’expansion du revenu des ménages et de la consommation.

    • Pays-Bas

      Au Pays-Bas, on prévoit que la croissance économique continuera de s’accélérer et de reposer sur une large assise. La consommation privée et l’investissement résidentiel resteront dynamiques du fait de la reprise du marché immobilier, de la création d’emplois et des allégements de l’impôt sur le revenu. L’amélioration des perspectives économiques devrait encourager les investissements productifs. L’évolution assez positive des principaux partenaires commerciaux des Pays-Bas soutiendra la hausse des exportations.

    • Nouvelle-Zélande

      La croissance économique devrait marquer le pas pour s’établir à 1.9 % en 2016 avant une légère reprise en 2017. L’activité se voit freinée par la forte baisse des produits laitiers sur les marchés mondiaux, le ralentissement de la demande extérieure, l’essoufflement de la dynamique induite par la reconstruction dans la région de Canterbury et le recul prévu dans la production agricole en raison de la sécheresse induite par El Niño. Le retour à la normale des conditions météorologiques, allié à une orientation plus expansionniste de la politique monétaire et à une croissance mondiale plus rapide, devrait être plus favorable aux exportations et à l’investissement productif en 2017.

    • Norvège

      La croissance devrait reprendre progressivement en 2016 et 2017 avec le redressement de l’investissement non pétrolier, faisant suite à une hausse des exportations et au lancement de quelques nouveaux projets d’investissement pétrolier. La demande globale sera également soutenue par des politiques macroéconomiques accommodantes. Le chômage va augmenter tout en restant peu élevé dans le contexte de l’OCDE. L’inflation a été temporairement nourrie par la dépréciation de la couronne, mais reste par ailleurs contenue par le volant de ressources encore inutilisées dans l'économie. L’État-providence, par son envergure, amortit l’impact du ralentissement économique sur le bien-être et protège les populations vulnérables.

    • Pologne

      Le PIB réel devrait continuer de croître à un rythme annuel d’environ 3 ½ pour cent, grâce à la vigueur de l’investissement et de la consommation. De grands projets d’infrastructures financés avec l’aide de l’UE continueront de soutenir la croissance de la productivité et du PIB, malgré un ralentissement temporaire en 2016 au moment du changement de cycle de programmation pour les fonds européens. L’augmentation des prix à la consommation devrait s’accélérer progressivement à mesure que les effets des fortes baisses des prix de l’énergie et des produits alimentaires se dissiperont.

    • Portugal

      La reprise économique devrait se poursuivre en 2016 et 2017, soutenue par la consommation privée et les exportations. La croissance sera toutefois moins rapide qu’en 2015 car le rebond actuel de l’investissement s’essoufflera probablement lorsque le stock de capital aura été reconstitué, sachant que l’investissement avait diminué de près de 35 % entre 2007 et 2014. Le rythme de la croissance permettra au taux de chômage de reculer encore, mais de manière modeste.

    • Russie

      L’économie est en récession. La baisse des prix du pétrole, les sanctions internationales et la fuite des capitaux ont pesé sur l’investissement, la consommation intérieure et les importations. La forte dépréciation du rouble a entraîné l’inflation vers un taux à deux chiffres et érodé les revenus réels, en particulier des plus pauvres. Dans un contexte marqué par un environnement extérieur incertain et l’absence de réformes structurelles, la reprise ne pourra être que graduelle. Le chômage, actuellement faible, augmentera. L’économie devrait renouer avec une croissance positive en 2017, avec le raffermissement des exportations et le redressement de la demande intérieure.

    • République slovaque

      La croissance économique a été solide en 2015 et devrait s’accélérer jusqu’à atteindre 3½ pour cent en 2016 et 2017. L’amélioration observée sur le marché du travail et la hausse des revenus soutiendront la consommation privée. Le lancement de nouveaux modèles et la modernisation des chaînes de production par des investisseurs étrangers déjà présents vont insuffler une nouvelle dynamique à l’industrie automobile. L’affermissement de la croissance dans la zone euro et l’assouplissement des conditions de financement stimuleront l’investissement et les exportations.

    • Slovénie

      La croissance économique prendra appui sur l’essor des exportations et sur le redressement progressif de la consommation privée et de l’investissement. L’amélioration du marché du travail entraînera une hausse des revenus et le secteur des entreprises, en meilleure santé, stimulera l’investissement et la compétitivité. La croissance marquera le pas temporairement en 2016, compte tenu du ralentissement prévisible de l’investissement dû à la diminution des fonds provenant de l’UE. Le chômage refluera progressivement, mais le volant résiduel de capacités inemployées permettra de contenir l’inflation.

    • Afrique du Sud

      Les perspectives pour 2016 et 2017 sont incertaines, mais l’activité économique semble devoir rester morose. L’amélioration prévue de l’approvisionnement en électricité grâce aux investissements réalisés dans de nouvelles installations de production ne devrait permettre d’accroître l’offre qu’à partir de 2017, atténuant alors les contraintes pesant sur la production et renforçant la confiance des investisseurs. De plus, le raffermissement de la croissance chez les principaux partenaires commerciaux, notamment l’Europe et les États-Unis, devrait stimuler les exportations. Sous l’effet de la dépréciation du rand et de la hausse des prix de l’électricité et des produits alimentaires, l’inflation oscille autour du haut de la fourchette retenue comme objectif.

    • Espagne

      Une solide reprise économique devrait se poursuivre en Espagne en 2016 et 2017, malgré un ralentissement progressif lié à la dissipation des effets positifs de la dépréciation de l’euro et du repli des cours du pétrole et des autres produits de base. Les faibles taux d’emprunt pour les entreprises et les ménages resteront un facteur de soutien, de même que la politique budgétaire, qui devrait être modérément expansionniste au cours des deux années à venir. Ces facteurs, auxquels s’ajoute la mise en œuvre d’importantes réformes structurelles, expliquent l’amélioration de la confiance des entreprises.

    • Suède

      La production continuera de croître à vive allure, à un rythme d’environ 3 % par an, étayée par la faiblesse des taux d’intérêt et la progression des salaires, ce qui conduira à une hausse de la consommation et de l’inflation. L’emploi continue de gagner du terrain et le chômage diminue. L’investissement productif va s’accélérer pour répondre à la demande, tandis que la hausse des prix des logements continuera de soutenir l’investissement résidentiel, mais pourrait aussi faire naître des risques.

    • Suisse

      La croissance économique devrait se raffermir graduellement à la faveur d’un regain de la demande mondiale, qui compensera les vents contraires provoqués par la vigueur du franc. La demande intérieure sera soutenue par une conjonction de facteurs : taux d’intérêt extrêmement faibles, croissance démographique robuste alimentée principalement par l’immigration, et baisse des prix des importations et des matières premières. Le redémarrage de la croissance et la dépréciation récente du franc aidant, l’inflation devrait revenir en territoire positif au début de 2017.

    • Turquie

      La croissance du PIB devrait s’accélérer et passer de 3 % en 2015 à plus de 4 % en 2017, dans la mesure où l’incertitude sur le plan politique devrait se dissiper, où l’emploi devrait continuer à progresser et où la dépréciation du taux de change et la consolidation progressive des marchés mondiaux devraient stimuler l’expansion des exportations. La crise géopolitique à la frontière au sud du pays ainsi que l’afflux de réfugiés dont elle s’accompagne constituent des défis. La dépréciation de la monnaie jusqu’au mois d’octobre a amélioré la compétitivité-prix, mais aussi amoindri la confiance des ménages, mis sous pression les bilans des sociétés et attisé une inflation déjà élevée.

    • Royaume-Uni

      Au cours des deux prochaines années, le dynamisme de la demande intérieure devrait permettre à la croissance de se maintenir à un rythme soutenu. La hausse des prix du logement se poursuit, malgré une légère progression de l’offre. Le taux de chômage s’est stabilisé autour de 5.5 %, et les salaires sont récemment repartis à la hausse. L’amélioration prévue de la productivité du travail devrait conforter la croissance des salaires réels. Même si le déficit commercial ne s’est pas creusé, la faiblesse des échanges mondiaux et l’appréciation antérieure de la livre pèsent sur les exportations. Des tensions sur l’utilisation des capacités disponibles commencent à apparaître et l’inflation devrait donc progresser vers l’objectif de 2 %.

    • États-Unis

      La production reste sur une solide trajectoire de croissance, tirée par la demande des ménages. Les gains d’emplois constants continuent de faire baisser le taux de chômage et d’autres indicateurs de sous-emploi de la main-d'œuvre. La demande intérieure restera étayée par des conditions financières favorables, l’amélioration du marché du travail et la relance du pouvoir d’achat des ménages exercée par la baisse des prix de l’énergie et le renforcement du dollar. L’impulsion donnée par ces facteurs devrait toutefois s’estomper progressivement et sera atténuée par la moindre croissance des exportations due à une demande extérieure atone et à l’appréciation récente du dollar.

    • Annexe statistique

      Cette annexe contient des données sur des agrégats économiques clés, met en perspective les évolutions économiques récentes dans la zone de l’OCDE telles qu’elles sont décrites dans le corps de ce rapport. Les chiffres pour 2015 à 2017 sont des estimations et des prévisions de l’OCDE. Les données présentées dans certains tableaux ont été corrigées conformément aux concepts et définitions établis au plan international, afin de faciliter les comparaisons entre pays et d’assurer une cohérence avec les données rétrospectives figurant dans d’autres publications de l’OCDE. Les agrégats régionaux sont fondés sur les poids qui changent chaque année. Pour plus de détails voir aussi Perspectives économiques de l'OCDE : Sources et méthodes.

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