Perspectives économiques de l'OCDE

French
Frequency
Semiannual
ISSN: 
1684-3436 (online)
ISSN: 
0304-3274 (print)
http://dx.doi.org/10.1787/16843436
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Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présente une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Préparées par le Département des affaires économiques de l’OCDE, les Perspectives économiques présentent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et les balances courantes, après avoir examiné chaque pays membre et l’effet induit des évolutions internationales sur ces pays. Tous les pays membres sont examinés ainsi que certains pays non membres.

Chaque numéro comporte une évaluation générale, des chapitres résumant les nouvelles tendances et fournissant des projections par pays, plusieurs chapitres sur des thèmes d’intérêt général et, enfin une analyse statistique très détaillée.
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Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2016 Numéro 2

Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2016 Numéro 2 You do not have access to this content

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Author(s):
OECD
21 Dec 2016
Pages:
348
ISBN:
9789264267572 (PDF) ; 9789264267619 (EPUB) ;9789264267565(print)
http://dx.doi.org/10.1787/eco_outlook-v2016-2-fr

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Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présentent une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Les Perspectives économiques proposent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et balances des opérations courantes et budgétaires.
Tous les pays membres de l’OCDE sont examinés ainsi que certains pays non membres. Cette édition comporte une évaluation générale, un chapitre spécial visant à promouvoir la productivité et l'égalité, un chapitre résumant les tendances économiques et fournissant des projections par pays et une annexe statistique.
 

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  • Éditorial : Des initiatives budgétaires efficaces et des politiques commerciales inclusives sont nécessaires pour sortir du piège de la faible croissance

    Cela fait cinq ans que l’économie mondiale se trouve prise au piège d’une croissance molle et décevante, enlisée aux alentours de 3% par an. Cette faiblesse persistante de l’activité, toujours en deçà des attentes, pèse sur les anticipations de production future, réduisant ainsi les dépenses courantes et le potentiel de croissance de la production. Partout dans le monde, l’investissement privé est faible, l’investissement public a ralenti et la croissance des échanges commerciaux s’est effondrée, ce qui empêche l’emploi, la productivité du travail et les salaires de s’améliorer autant qu’il le faudrait pour permettre un relèvement durable des niveaux de vie. En définitive, des réformes structurelles aux ambitions revues en baisse et des politiques manquant de cohérence ont freiné le dynamisme des entreprises, immobilisé les ressources dans des emplois improductifs, affaibli les institutions financières et entravé la croissance de la productivité. Devant cet horizon obscurci, l’OCDE estime, comme on a pu le lire dans de précédentes éditions des Perspectives économiques, qu’un effort global et collectif est indispensable, sur les plans budgétaire, monétaire et structurel, pour remettre les économies sur une trajectoire de croissance suffisamment adéquate pour honorer ainsi les promesses faites aux citoyens.

  • Évaluation générale de la situation macroéconomique

    Cela fait cinq années que l’économie mondiale se trouve prise au piège de la faible croissance, avec une croissance faible qui, aux alentours de 3 %, reste décevante. La croissance restant obstinément en dessous des attentes pèse ainsi sur les anticipations de production future, réduisant par là même les dépenses courantes et la progression de la production potentielle. Au niveau mondial, les échanges et l’investissement sont moroses, ce qui limite les gains de productivité de la main-d’œuvre et la hausse des salaires qui sont pourtant nécessaires à une hausse durable de la consommation. Toutefois, les politiques budgétaires, déjà mises en œuvre ou proposées, pourraient, pour autant qu’elles soient efficaces, agir comme catalyseur de l’activité économique et aider l’économie mondiale à croître à un rythme légèrement supérieur, qui pourrait ressortir à quelque 3 ½ pour cent d’ici 2018. Sortir du piège de la faible croissance dépendra des choix opérés par les responsables de l’action publique, ainsi d’une mise en œuvre efficace et concertée. Si, conformément aux hypothèses formulées dans ces prévisions, la future administration américaine engage de manière efficace une grande initiative budgétaire qui permettra de stimuler l’investissement et la consommation au plan intérieur, la croissance mondiale pourrait être supérieure de 0.1 point de pourcentage en 2017 et de 0.3 point en 2018. Si la relance budgétaire en cours en Chine continue de soutenir la demande, la croissance mondiale pourrait également s’en trouver accrue de 0.2 point de pourcentage par an en moyenne sur la période 2017‑18. Un assouplissement budgétaire plus ample que celui actuellement prévu dans nombre d’autres économies avancées, notamment dans l’UE, conforterait encore l’activité nationale et mondiale. D’après l’analyse de la marge budgétaire effectuée par l’OCDE, l’UE a la possibilité de s’engager dans une action plus concertée.

  • Utiliser les leviers budgétaires pour sortir du piège de la faible croissance

    Près d'une décennie après le déclenchement de la crise financière, l'économie mondiale reste prise au piège d'une croissance faible, marquée par la faiblesse de l'investissement, des échanges, de la productivité et des salaires, ainsi que par la hausse des inégalités dans certains pays. La politique monétaire est excessivement sollicitée, engendrant un accroissement des risques financiers et des distorsions sur les marchés. Outre des réformes structurelles, une réponse budgétaire plus robuste s'impose pour stimuler la croissance à court terme et asseoir la perspective à long terme d'une croissance inclusive.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Évolution dans les pays membres de l'OCDE et dans certaines économies non membres

    • Mark Click to Access
    • Argentine

      Une franche reprise de la croissance est prévue en 2017 et 2018, l'incidence des récentes réformes et des modifications de la politique économique commençant à se faire sentir. L'inflation, encore forte, se rapprochera progressivement de l'objectif de la Banque centrale, en raison d’une sous-utilisation accrue des capacités et dès lors que les effets des hausses de prix administrés et de la dépréciation antérieure du taux de change se dissiperont. L'accélération de la croissance fera baisser le taux de chômage, qui est actuellement de 8.5 %.

    • Australie

      On prévoit que le rythme de la croissance s'accélérera pour atteindre 3 % en 2018. Le recul des investissements dans le secteur des ressources naturelles prendra progressivement fin, tandis que les autres secteurs bénéficieront d’une hausse constante de la consommation et de l'investissement des ménages, avec la progression des salaires et de l'emploi. La baisse continue du chômage contribuera à réduire les inégalités et ne devrait pas générer de fortes tensions inflationnistes.

    • Autriche

      Après quatre ans de croissance décevante, l'activité s'est redressée en 2016. Elle a été soutenue par une réforme budgétaire qui a fait augmenter le revenu disponible des ménages, par un rattrapage de l'investissement et par de nombreuses créations d'emplois, en particulier pour les seniors, les femmes et les immigrés. Ces facteurs continueront à tirer la croissance en 2017 et, dans une moindre mesure, en 2018.

    • Belgique

      La croissance économique devrait ne progresser que légèrement ces deux prochaines années. La lente progression des salaires réels freinera la consommation privée, mais l’allégement de la fiscalité du travail sera bénéfique pour l’emploi. L’investissement progresse modestement malgré des marges bénéficiaires confortables dans un contexte financier favorable. La hausse des prix à la consommation devrait se stabiliser à moins de 2 %.

    • Brésil

      L’économie sort d’une longue période de récession profonde. L’incertitude politique a diminué, la confiance des consommateurs et des entreprises s’améliore et l’investissement progresse. En revanche, le chômage devrait continuer à augmenter jusqu’en 2017 et ne reculer que peu à peu par la suite. L’inflation reviendra progressivement dans la fourchette retenue comme objectif.

    • Canada

      La croissance économique devrait atteindre 2.3 % en 2018. À mesure que la contraction de l’activité dans le secteur des ressources naturelles ralentit, un raffermissement est prévu dans le reste de l’économie. Les exportations hors énergie devraient continuer à bénéficier du regain de vitalité des marchés d’exportation et de la dépréciation antérieure du taux de change. On s’attend à une remontée des prix à la consommation, qui augmenteront d’environ 2 % au fur et à mesure de la dissipation des effets de la chute des prix de l’énergie et de l’élimination progressive de l’excédent de capacités.

    • Chili

      La croissance économique s'est modérée en 2016 sous l'effet du fléchissement des prix des produits de base et de la demande extérieure ainsi que d’une dégradation simultanée de la confiance des consommateurs et des entreprises. Elle devrait s'accélérer en 2017 et 2018 à la faveur d'un léger raffermissement de l'économie mondiale, propice à une reprise progressive de l'investissement et de la consommation privée. Au fur et à mesure que les effets de la dépréciation antérieure de la monnaie chilienne se dissiperont, l'inflation reviendra vers la marge de fluctuation définie par la banque centrale.

    • Chine

      La croissance économique bénéficie de mesures de relance mais devrait continuer à fléchir pour s’établir à 6.1 % en 2018, dans un contexte de montée des risques. L’économie se trouve dans une phase de transition sur plusieurs plans. L’investissement privé sera relancé par la suppression des restrictions à l’entrée dans certains secteurs de services mais freiné par l’ajustement dans plusieurs industries lourdes. Le prix des logements augmente de nouveau rapidement dans les grandes villes, mais il faudra du temps pour résorber les stocks excédentaires dans les villes de taille plus modestes. La croissance de la consommation devrait rester soutenue, en particulier sous l’effet de l’augmentation des revenus et de la poursuite de l’urbanisation. La réduction des surcapacités atténuera les pressions à la baisse sur les prix à la production, mais la hausse des prix à la consommation restera faible. Les relocalisations freineront la demande de biens importés, tandis que les importations de services, touristiques notamment, progresseront rapidement. La fragilité de la demande mondiale et la perte de compétitivité auront pour effet de ralentir les exportations.

    • Colombie

      La croissance devrait s'accélérer en 2017 et 2018, sous l'effet d'un renforcement de la demande extérieure et d'un redressement du secteur agricole après la fin du phénomène climatique El Niño. Le déficit courant reste élevé, mais devrait diminuer progressivement, la forte dépréciation du peso freinant les importations et stimulant les exportations non traditionnelles. Les inégalités restent fortes malgré un léger recul du chômage.

    • Costa Rica

      L'expansion de l'économie devrait se poursuivre à un rythme rapide. La croissance sera tirée par le dynamisme de la consommation des ménages et par la hausse des exportations causée par le raffermissement de la demande aux États-Unis. L'inflation, qui commence à se redresser, reviendra à la fin de 2016 dans la fourchette de 2 % à 4 % retenue comme objectif par la banque centrale.

    • République tchèque

      On prévoit une croissance économique stable en 2017 et 2018. La forte demande de main-d'œuvre ramènera le taux de chômage vers son niveau le plus bas depuis 20 ans, accélérera la hausse des salaires et soutiendra la consommation. L’investissement a connu une baisse abrupte en 2016 du fait de la transition entre deux périodes de programmation des Fonds structurels de l’UE, mais devrait reprendre en 2017. Les tensions accrues sur les coûts feront grimper les prix à la consommation jusqu’à leur cible de 2 % en 2017.

    • Danemark

      La croissance, alimentée par l’investissement et les exportations, devrait s'accélérer progressivement pour atteindre un rythme de 1.9 % en 2018. La progression de la consommation des ménages demeurera soutenue, portée par la croissance de l'emploi, la hausse des salaires réels et la montée des prix de l'immobilier. L'investissement résidentiel et l'investissement des entreprises se raffermiront grâce au bas niveau des taux d'intérêt et à une utilisation accrue des capacités. L'excédent de la balance courante restera substantiel.

    • Estonie

      La croissance du PIB, tirée surtout par la demande intérieure, devrait s'accélérer en 2017 et atteindre un rythme de 2.9 % en 2018. La consommation privée restera solide et l'investissement public, soutenu par l'absorption des fonds de l'UE, se redressera. Malgré un environnement porteur et des conditions financières favorables, la reprise de l’investissement privé sera lente. Les exportations progresseront grâce au raffermissement de la demande extérieure. Il sera néanmoins difficile de maintenir la compétitivité des prix face à la hausse des coûts de main-d'œuvre.

    • Zone euro

      La croissance économique devrait demeurer en demi-teinte. En dépit de conditions monétaires accommodantes, la faiblesse de l’investissement persistera, signe de l’atonie de la demande, des fragilités du secteur bancaire et des incertitudes qui pèsent sur l’intégration européenne. Le chômage élevé et la progression salariale modeste pèseront sur la consommation privée, cependant que les exportations seront freinées par la croissance feutrée des échanges mondiaux et par le fléchissement de l’activité au Royaume-Uni, dans le sillage du référendum en faveur du Brexit. L’inflation devrait s’orienter très progressivement à la hausse. Des disparités importantes dans les perspectives en matière de croissance et de chômage persisteront d’un pays à l’autre de la zone euro.

    • Finlande

      La croissance plus rapide de la consommation et de l'investissement privés a mis fin à la récession. Toutefois, on prévoit que la croissance restera atone dans les années à venir, la demande intérieure devant fléchir à nouveau, alors que les exportations augmenteront nettement avec la hausse progressive de la demande extérieure et la réalisation de gains de compétitivité. Le chômage baissera légèrement et l'inflation ne connaîtra qu'une lente accélération.

    • France

      La croissance du PIB devrait augmenter et atteindre 1.6 % en 2018, grâce aux baisses d'impôts et à l'accélération des créations d'emplois qui soutiendront la consommation privée. L'investissement des entreprises se redresserait également, bénéficiant de l'allègement de la fiscalité et de la faiblesse des taux d'intérêt. Le taux de chômage continuerait une baisse graduelle liée à la baisse des cotisations de sécurité sociale, aux aides à l'embauche et à la forte montée en régime des formations offertes aux demandeurs d'emploi. Avec la persistance du sous-emploi des ressources, l'inflation resterait modérée.

    • Allemagne

      La croissance économique devrait rester solide, la robustesse du marché du travail, la faiblesse des taux d’intérêt et l’orientation modérément expansionniste de la politique budgétaire soutenant la consommation et l’investissement résidentiel. La demande en provenance des économies de marché émergentes et des pays de la zone euro ne devrait s’affermir que lentement, pesant sur l’investissement des entreprises. Le taux de chômage restera à un niveau historiquement bas. L’excédent de la balance courante s’atténuera quelque peu, mais restera conséquent.

    • Grèce

      On estime que la croissance a rebondi au second semestre de 2016 et qu'elle gagnera de la vigueur en 2017 et en 2018 dès lors que les réformes structurelles commenceront à porter leurs fruits, que l'achèvement de l'examen de la politique économique avec les créanciers nourrira un regain de confiance des entreprises et des consommateurs et que les conditions économiques et politiques se stabiliseront. Les exportations de services sont médiocres en raison des rigidités structurelles et du contrôle des mouvements de capitaux (qui amputent en particulier les recettes à l’exportation dans le secteur des transports maritimes). L'emploi devrait s'améliorer, mais le chômage reste bien trop élevé.

    • Hongrie

      L'activité devrait progresser en 2017 grâce au lancement de nouveaux projets d'infrastructures dans le cadre du nouveau cycle de financement des Fonds structurels de l'UE, avant de se modérer en 2018. La consommation privée devrait rester le principal moteur de la croissance étant donné les créations d'emplois prévues, en partie liées aux programmes de travaux d’intérêt public d’une certaine ampleur encore, et la hausse rapide des salaires. La montée des coûts unitaires de main-d'œuvre et la faiblesse des marchés extérieurs réduiront la progression des exportations.

    • Islande

      La croissance économique est forte grâce au développement soutenu du tourisme, à la fermeté de la consommation privée et à l'évolution favorable des termes de l'échange. Des hausses de salaires très substantielles, la progression de l'emploi et le dynamisme de l'investissement alimentent la demande intérieure. Le contrôle des mouvements de capitaux mis en place pendant la crise financière est en voie d’être levé.

    • Inde

      Avec une croissance annuelle estimée à 7.5 % en 2017-18, l’Inde restera le pays à plus forte croissance du G20. La revalorisation des salaires et des pensions du secteur public et l’augmentation de la production agricole, à la faveur d’un retour à la normale des pluies, stimuleront la consommation privée. L’investissement privé se redressera peu à peu, avec la résorption des surcapacités dans certains secteurs, l’arrivée à maturation de projets d’infrastructure, le désendettement des entreprises, l’assainissement du portefeuille de prêts des banques et la mise en place de la taxe sur les produits et services (TPS).

    • Indonésie

      Le PIB affiche une croissance vigoureuse qui devrait se raffermir encore un peu en 2017 et 2018. Les dépenses d’infrastructures publiques continuent à soutenir l’activité, tandis que la consommation et l’investissement privés montrent tous deux des signes de progression. Cependant, la demande mondiale pourrait rester faible. Bien qu’en partie compensée par une baisse des importations, la faiblesse des exportations, conjuguée à des prix faibles des produits de base, va certainement aggraver le déficit de la balance courante.

    • Irlande

      La croissance économique devrait devenir progressivement plus modérée. L’économie irlandaise est déjà pénalisée par la perspective du Brexit, en particulier les exportations et l’investissement des entreprises. Elle continuera néanmoins de croître grâce à une solide demande intérieure et à la forte progression de l’emploi et des salaires.

    • Israël

      La croissance devrait continuer de se redresser en 2016 et atteindre 3 ¼ pour cent en 2017-18. Le soutien apporté par un léger assouplissement de la politique budgétaire, des taux d'intérêt toujours très bas et les mesures prises en faveur des bas salaires vont continuer de stimuler la demande intérieure et l'emploi. Les exportations devraient toutefois être freinées par la faiblesse persistante de la conjoncture internationale et par l'appréciation du taux de change.

    • Italie

      L’économie italienne enregistrera une croissance de 0.9 % en 2017 et de 1 % en 2018. Malgré la progression de l'emploi, la croissance de la consommation privée a fléchi du fait de la montée de l'incertitude et du recul de la confiance des consommateurs. Le volumineux encours de créances douteuses et litigieuses et le caractère incertain de la reprise continuent d'entraver la distribution du crédit bancaire, faisant obstacle au redressement de l'investissement. La faiblesse de la croissance sur les marchés d'exportation de l'Italie et les tensions géopolitiques limitent les exportations.

    • Japon

      La croissance économique devrait atteindre 1.0 % en 2017 puis retomber à 0.8 % l’année suivante, ce qui fera passer l’inflation globale à 1¼ pour cent à la fin de 2018. Avec l’adoption de trois budgets supplémentaires en 2016, l'assainissement budgétaire marque une pause qui va aider le Japon à faire face aux conséquences de l'appréciation du yen. La consommation privée devrait continuer d'augmenter dans un contexte marqué par des pénuries de main-d'œuvre et par le niveau historiquement élevé des bénéfices des entreprises.

    • Corée

      La croissance de la production s’est poursuivie à un rythme modéré en 2016, sous l’effet d’un budget supplémentaire et de taux d’intérêt historiquement bas. La croissance devrait se hisser peu à peu de 2 ¾ pour cent en 2016-17 à 3 % en 2018. L’inflation devrait converger vers l’objectif de la banque centrale fixé à 2 % d’ici à 2018, et l’excédent de la balance courante demeurer important, à 6 ½ pour cent du PIB.

    • Lettonie

      La croissance économique devrait nettement s’accélérer grâce au rebond de l’investissement, qui bénéficiera du décaissement de nouveaux fonds de l’UE, et à la hausse des exportations induite par la reprise en Russie. La consommation des ménages restera dynamique, portée par la croissance ininterrompue des salaires, même si le chômage demeure élevé. La hausse des salaires devrait être plus rapide que celle de la productivité, ce qui freinera l’amélioration des résultats à l’exportation.

    • Lituanie

      La croissance économique devrait se hisser à 2.8 % en 2018, dans la mesure où l’investissement bénéficiera de la faiblesse des taux d’intérêt réels et d’un redressement progressif des marchés d’exportation. La croissance de la consommation se maintiendra après une série de relèvements du salaire minimum. Les tensions inflationnistes s’accentueront à mesure que les salaires augmenteront en réaction à une nouvelle baisse du taux de chômage.

    • Luxembourg

      La croissance économique devrait rester soutenue grâce à un environnement monétaire actuellement favorable, au dynamisme de la demande intérieure et au rebond de l’activité dans le secteur financier, dont bénéficieront les exportations. Les prévisions laissent entrevoir une hausse de l’inflation à mesure que l’excédent de capacités se résorbera et que les salaires seront poussés à la hausse par la prochaine indexation prévue pour le début de 2017.

    • Mexique

      L’activité économique au Mexique a bien résisté à la chute des cours du pétrole, à la faible croissance des échanges mondiaux et au durcissement de la politique monétaire aux États-Unis. La demande intérieure, qui reste le principal moteur de l’activité économique, est stimulée par les récentes réformes structurelles ayant induit une contraction des prix à la consommation, notamment de l’électricité et des services de télécommunications. La croissance sera freinée en 2017 et 2018, principalement par un investissement et une confiance des consommateurs victimes des incertitudes entourant la politique future des États-Unis ; l’économie mexicaine pourrait cependant bénéficier d’un rebond de la demande d’importations de la part des États-Unis.

    • Pays-Bas

      La croissance du PIB devrait conserver une large assise et rester stable aux alentours de 2 %. La consommation privée profitera de l’embellie sur le marché du travail. Le marché du logement continuera à s’affermir sous l’effet des taux d’intérêt bas. Les salaires devraient accélérer leur progression parallèlement à la poursuite du recul du chômage, tandis que l’inflation, partant d’un faible niveau, s’inscrira progressivement en hausse. L’excédent de la balance courante devrait rester élevé, malgré la vigueur de la demande intérieure et la baisse des exportations de gaz naturel.

    • Nouvelle-Zélande

      La croissance économique solide enregistrée récemment devrait devenir plus modérée et s’établir à moins de 3 % en 2018. Les migrations nettes et les dépenses de reconstruction consécutives au séisme de Canterbury devraient ralentir peu à peu, freinant la demande intérieure, et notamment l’activité de construction. Le dernier tremblement de terre impliquera des investissements de reconstruction, qui ne sont toutefois pas pris en compte dans la projection car il est trop tôt pour en évaluer les effets économiques. La croissance restera tirée par le tourisme, les hausses des prix des produits laitiers augmentant encore les revenus via les termes de l’échange. L’inflation pourrait s’inscrire en hausse mais rester inférieure au point médian de la fourchette officielle de 1-3 % retenue comme objectif.

    • Norvège

      La croissance économique devrait se raffermir peu à peu jusqu’en 2018 sous l’effet d’une hausse de la consommation privée et du rebond des investissements non pétroliers, dans le contexte d’une amélioration des perspectives mondiales et d’un affaiblissement de la monnaie. Les investissements pétroliers devraient continuer de baisser mais à un rythme moins rapide. Le taux de chômage atteindra son point le plus élevé en 2016, tandis que l’inflation se repliera lentement à mesure que les effets de la dépréciation du taux de change s’atténueront, sur fond de sous-utilisation persistante des ressources économiques.

    • Pologne

      La croissance du PIB devrait rebondir et s’établir autour de 3 % par an en 2017-2018 grâce à la hausse des transferts sociaux, à la faiblesse des taux d’intérêt et à l’augmentation des décaissements de fonds de l’UE. La hausse du revenu disponible des ménages et de la consommation, le passage à la nouvelle période budgétaire pour les fonds de l’UE et la réduction du volant de capacités inutilisées provoqueraient une accélération de l’investissement. Le rebond de la demande globale favoriserait le retour à une inflation modérée.

    • Portugal

      La croissance du PIB devrait rester timide, à environ 1 ¼ pour cent en 2017 et 2018. Le fort endettement des entreprises et la fragilité du secteur bancaire freineront l’investissement privé, et le niveau toujours élevé du chômage limitera la croissance de la consommation. L’inflation restera faible avec la persistance du sous-emploi des capacités inutilisées dans l’économie.

    • Russie

      Après deux années de récession, l’économie devrait renouer avec la croissance en 2017, dans la mesure où la revalorisation des salaires réels stimule la consommation privée, et la baisse des taux d’intérêt favorise l’investissement. Toutefois, les goulets d’étranglement structurels continuent d’entraver la poursuite de la diversification de l’économie. La vigueur de la reprise restera en outre tributaire du rebond du prix du pétrole. L’augmentation du taux de pauvreté, qui est passé de 11 % en 2014 à 13 % en 2015, ralentira progressivement parallèlement au raffermissement du marché du travail et à la baisse de l’inflation.

    • République slovaque

      La forte croissance économique devrait se poursuivre et atteindre un rythme de 3.8 % en 2018. L'amélioration du marché du travail favorisera les dépenses des ménages. On prévoit que l'investissement se redressera, le ralentissement, en 2016, des projets financés par les fonds de l'UE étant compensé par d’autres dépenses d’infrastructures publiques et par un raffermissement de l'investissement des entreprises. Les exportations continueront à bénéficier de la croissance rapide de la production automobile.

    • Slovénie

      On prévoit que l'activité se raffermira en 2017 et 2018. La consommation privée bénéficiera de créations d'emplois et d'une hausse accélérée des salaires réels. L'investissement se redressera grâce au renouvellement des fonds structurels de l'UE, qui permettra de développer les infrastructures, à la réaction des entreprises face à l’insuffisance de leurs capacités de production et à la construction de logements induite par la montée des prix de l'immobilier. L'inflation devrait augmenter à mesure que les capacités inemployées se résorberont en 2018.

    • Afrique du Sud

      La croissance économique devrait rebondir en 2017, puis se renforcer en 2018, tirée par la consommation des ménages et l’investissement. L'amélioration de la production d'électricité devrait en particulier permettre la disparition de goulets d’étranglement et avoir un effet positif sur la confiance, et donc sur l'investissement, à condition que les incertitudes politiques se dissipent. La hausse des coûts de production, conjuguée à l'appréciation antérieure du rand, devrait peser sur les exportations.

    • Espagne

      L'économie espagnole a connu une forte croissance en 2016, sous l’effet d’une demande intérieure aiguillonnée par une politique monétaire accommodante dans la zone euro et par des mesures de relance budgétaire. On prévoit que cette phase d'expansion se poursuive en 2017 et en 2018, la demande intérieure tirant cette reprise, quoique à un rythme ralenti car certains facteurs qui ont dopé la consommation, notamment la baisse des prix du pétrole et les allégements d'impôts, joueront moins. L'inflation s'accélérera progressivement, à mesure que les effets d’un pétrole moins coûteux se dissiperont, mais les tensions resteront modérées en raison d'un chômage encore important.

    • Suède

      La croissance économique a été forte, mais va probablement décélérer. La pénurie de main-d'œuvre qualifiée et de terrains constructibles freinera l'investissement résidentiel, tandis que l'incertitude quant à l’évolution de la demande mondiale ralentira l'investissement des entreprises. La faible hausse des salaires réels continuera à peser sur la consommation. Le taux de chômage est en voie de stabilisation, les travailleurs peu qualifiés qui éprouvent des difficultés à se faire recruter représentant une proportion croissante des demandeurs d'emploi. L'apparition de tensions sur le marché du travail contribuera à une accélération progressive de l'inflation.

    • Suisse

      La croissance économique s’accélère, mais elle restera modeste étant donné la morosité des perspectives économiques mondiales. Le marché du travail est robuste, et la légère hausse du chômage observée récemment se résorbera vraisemblablement d’ici 2018. Les taux d’intérêt devraient rester bas, ce qui aidera à relancer la demande intérieure. La déflation prend fin avec la stabilisation de la monnaie. L’excédent courant restera considérable.

    • Turquie

      La croissance a ralenti pour s’établir en dessous de 3 % en 2016, mais elle devrait se raffermir peu à peu et avoisiner 3 ¾ pour cent en 2018. Après avoir connu une tentative de coup d'État en juillet et l'engagement d'opérations militaires en Syrie, l'économie turque reste confrontée à des difficultés géopolitiques dans un contexte politique fragile.

    • Royaume-Uni

      Le référendum sur le Brexit a réduit les perspectives de croissance et accru la volatilité, comme en témoigne la forte dépréciation de la monnaie. La politique monétaire a atténué l’impact immédiat du choc en stabilisant les marchés de capitaux et en redonnant confiance aux consommateurs. L’hypothèse retenue ici est que le Royaume-Uni bénéficiera du statut de nation la plus favorisée après 2019, mais la grande incertitude qui entoure ce scénario va peser de plus en plus sur la croissance, et en particulier sur l’investissement privé, investissement direct étranger compris. La hausse de l’inflation devrait amputer le pouvoir d’achat des ménages et rogner les marges des entreprises, affaiblissant la consommation et l’investissement privés. Avec le ralentissement de la croissance, le taux de chômage devrait grimper.

    • États-Unis

      La croissance économique devrait se renforcer en 2017 et 2018, l’hypothèse d’une relance budgétaire donnant un coup de pouce à l’économie et les effets de l'appréciation du dollar, du repli des investissements énergétiques et d'un ajustement sensible des stocks s'atténuant. L'emploi a progressé régulièrement, mais son rythme devrait ralentir quelque peu en 2017. Compensant en partie l'atonie de la demande extérieure, une progression des salaires continuera d’étayer la croissance.

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  • Annexe statistique

    Cette annexe contient des données sur des agrégats économiques clés, met en perspective les évolutions économiques récentes dans la zone de l’OCDE telles qu’elles sont décrites dans le corps de ce rapport. Les chiffres pour 2016 à 2018 sont des estimations et des prévisions de l’OCDE. Les données présentées dans certains tableaux ont été corrigées conformément aux concepts et définitions établis au plan international, afin de faciliter les comparaisons entre pays et d’assurer une cohérence avec les données rétrospectives figurant dans d’autres publications de l’OCDE. Les agrégats régionaux sont fondés sur les poids qui changent chaque année. Pour plus de détails voir aussi Perspectives économiques de l'OCDE : Sources et méthodes.

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