Perspectives économiques de l'OCDE

Frequency :
Semiannual
ISSN :
1684-3436 (online)
ISSN :
0304-3274 (print)
DOI :
10.1787/16843436
Next Edition: 06 May 2014
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Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présente une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Préparées par le Département des affaires économiques de l’OCDE, les Perspectives économiques présentent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et les balances courantes, après avoir examiné chaque pays membre et l’effet induit des évolutions internationales sur ces pays. Tous les pays membres sont examinés ainsi que certains pays non membres.
Chaque numéro comporte une évaluation générale, des chapitres résumant les nouvelles tendances et fournissant des projections par pays, plusieurs chapitres sur des thèmes d’intérêt général et, enfin une analyse statistique très détaillée. Les abonnés de la version imprimée ont aussi accès à l’édition en ligne, publiée sur Internet six à huit semaines avant la sortie de la version papier.

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Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2009 Numéro 1

Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2009 Numéro 1 You do not have access to this content

French
Click to Access: 
Author(s):
OECD
Publication Date :
24 June 2009
Pages :
328
ISBN :
9789264054592 (PDF) ; 9789264054585 (print)
DOI :
10.1787/eco_outlook-v2009-1-fr

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L'édition de juin 2009 des Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présente des perspectives jusqu’à fin 2010 pour les pays de l'OCDE et certaines économies non membres. Son annexe statistique complète est un outil précieux pour analyser les comparaisons économiques internationales. Cette édition constate qu'une reprise est en vue mais que les effets négatifs de la crise auront des effets à long terme.
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  • Mark Click to Access
  • Click to Access:  Résumé des prévisions
  • Click to Access:  Le bout du tunnel ?
  • Click to Access:  Évaluation générale de la situation macroéconomique
    Pour la première fois depuis juin 2007, les prévisions qui figurent dans ces Perspectives économiques ont été révisées à la hausse pour la zone OCDE dans son ensemble par rapport à la précédente édition. La contraction de la production est en train de s’atténuer, après la chute exceptionnelle qu’elle a connue au cours de la période de six mois allant jusqu’à mars. Le ralentissement de la baisse de l’activité tient à la contribution positive de l’ajustement des stocks à la croissance, à la reprise observée dans des économies non membres de l’OCDE, à un regain de confiance parmi les entreprises et aux effets stimulants accrus des mesures de relance. Néanmoins, les conditions financières restent restrictives malgré la détente observée récemment, et c’est probablement seulement au second semestre de cette année que sera atteint le point bas de la récession, qui devrait être suivi d’une reprise atone (tableau 1.1). L’économie de la zone OCDE se caractérisera donc à la fin de 2010 par un volant de ressources inemployées d’une ampleur exceptionnelle, et par des taux de chômage de 10 % aux États-Unis et de plus de 12 % dans la zone euro. Cela tirera les taux d’inflation à de bas niveaux dans plusieurs pays, dont quelques uns seront même confrontés à une diminution du niveau des prix.
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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Évolutions dans les pays membres de l'OCDE

    • Mark Click to Access
    • Click to Access:  États-Unis
      L’économie américaine traverse une phase de récession grave et prolongée qui devrait parvenir à son terme au second semestre, lorsque les mesures de soutien budgétaires et monétaires produiront leurs effets et que le cycle du logement s’inversera. En 2010, même après l’amorce d’une reprise, la croissance du PIB devrait rester faible en raison du ralentissement de l’accumulation de capital, des effets de patrimoine négatifs et de conditions financières encore défavorables malgré leur amélioration. Dans ces conditions, on devrait continuer d’assister durant la période couverte par les prévisions à un tassement considérable de l’activité économique, notamment sur le marché du travail, si bien que l’inflation tombera à un très bas niveau.
    • Click to Access:  Japon
      La crise mondiale a déclenché une profonde récession qui risque fort d’être la plus grave que le Japon ait connue depuis la guerre. La contraction du commerce mondial a entraîné une chute brutale des exportations et de l’investissement productif, tandis que le recul de l’emploi et des salaires a réduit la consommation des ménages. D’après les prévisions, ces évolutions aboutiront à un recul de la production de près de 7 % en 2009. Les mesures de relance budgétaire devraient permettre de renouer avec une croissance positive à partir du second semestre de 2009, mais dont le rythme restera inférieur à 1 % jusqu’à la fin de l’année 2010.
    • Click to Access:  Zone euro
      La zone euro traverse une profonde récession, avec un effondrement de la demande extérieure et un affaiblissement de la demande intérieure imputable à des conditions financières restrictives, à la progression du chômage et à une montée des incertitudes. L’activité devrait se contracter tout au long de 2009 et ne se redresser que progressivement en 2010, à mesure que les tensions observées sur les marchés de capitaux commenceront de se dissiper et que les mesures de relance feront pleinement sentir leurs effets. La progression rapide du chômage et un important écart de production négatif continueront d’atténuer les pressions inflationnistes sur la période considérée.
    • Click to Access:  Allemagne
      La chute de la production s’est accélérée au début de 2009 et l’activité devrait poursuivre son recul, à un rythme certes plus modéré, jusqu’à la fin de l’année. En termes annuels, le PIB devrait se contracter de 6 % environ cette année. L’activité se redressera lentement courant 2010. Selon les prévisions, le chômage va fortement augmenter et les entreprises ont déjà réduit sensiblement leur utilisation de main-d’oeuvre en jouant sur la durée du travail.
    • Click to Access:  France
      Le PIB réel devrait reculer de 3 % environ en 2009, le rythme de cette contraction diminuant progressivement durant l’année. En 2010, la reprise sera vraisemblablement lente, la production augmentant à un rythme inférieur à son taux potentiel durant toute l’année. La résistance de la consommation des ménages et le poids des stabilisateurs automatiques modèrent la contraction de la demande intérieure. De plus, la France est moins exposée à l’effondrement du commerce mondial que certains autres pays. L’inflation tant sous-jacente que globale pourrait tomber aux alentours de zéro d’ici la fin de 2010.
    • Click to Access:  Italie
      La récession devrait se poursuivre jusqu’à la fin de 2009, une lente reprise s’amorçant en 2010. L’investissement a beaucoup souffert du ralentissement de la croissance des exportations et de la dégradation des conditions financières. Après être tombé à un très bas niveau, il devrait pourtant jouer un rôle moteur dans le redressement de l’activité. Le chômage augmentera sensiblement, tandis que l’inflation marquera un léger recul.
    • Click to Access:  Royaume-Uni
      L’économie traverse une grave récession, la production semblant devoir se contracter de 4.3 % en 2009 pour ne se redresser que modérément en 2010. La crise financière a sérieusement réduit l’offre de crédit et les prix des logements ont fortement baissé, ce qui a pesé sur les dépenses des entreprises et des ménages. La dépréciation de la livre sterling atténue le ralentissement, mais ne peut rien contre le recul de la demande extérieure. Le taux de chômage devrait avoisiner 10 % en 2010, si bien que l’inflation restera sans doute largement inférieure à l’objectif de 2 % pendant une longue période.
    • Click to Access:  Canada
      La forte contraction de l’activité qui s’est amorcée au dernier trimestre de 2008 s’est intensifiée au premier trimestre de 2009, sous l’effet de l’effondrement des exportations, de l’investissement fixe et de la formation de stocks. Le rythme de cette contraction semble ralentir, mais des conditions récessionnistes devraient persister jusqu’au troisième trimestre, avec seulement une lente reprise par la suite. Le chômage continuera probablement à augmenter jusqu’au début de 2010 et les pressions inflationnistes devraient rester modérées.
    • Click to Access:  Australie
      La crise internationale n’a pas épargné l’Australie, même si son impact y sera moins prononcé que dans la moyenne des pays l’OCDE. L’affaiblissement de la demande extérieure et ses répercussions sur le plan interne devraient entraîner un recul du PIB de ½ pour cent en 2009, suivi d’une hausse limitée à 1¼ pour cent en 2010. Dans cette conjoncture difficile, le chômage pourrait s’approcher de 8 % vers la fin 2010 tandis que l’inflation devrait se ralentir.
    • Click to Access:  Autriche
      La crise mondiale a plongé l’Autriche dans la récession la plus grave qu’elle ait connue depuis des décennies. La contraction du PIB attendue pour 2009 se traduira par une aggravation du chômage et une faible inflation. L’activité devrait se redresser progressivement dans le courant de 2010.
    • Click to Access:  Belgique
      L’économie devrait continuer de se contracter jusqu’à la fin de 2009, avant d’amorcer une reprise relativement lente en 2010, sous l’effet des mesures de relance budgétaire, de l’assouplissement des conditions monétaires et d’un redressement des échanges mondiaux. Malgré la progression du chômage, l’inflation tendancielle pourrait persister, en raison de l’indexation automatique des salaires.
    • Click to Access:  République tchèque
      Le PIB réel se contracte, en raison principalement d’une spécialisation dans des produits manufacturés dépendants des exportations. Le recul de l’investissement et la récession qui sévit sur les principaux marchés extérieurs contribuent à un ralentissement marqué de l’activité cette année, après quoi une faible reprise est attendue en 2010, tirée par le raffermissement progressif de la consommation privée et de la demande d’exportation. L’inflation refluera nettement, du fait à la fois de la récession mondiale et d’une augmentation plus lente des prix réglementés.
    • Click to Access:  Danemark
      L’économie danoise connaît actuellement sa pire récession depuis plus de quarante ans. Au ralentissement de l’activité qui s’était amorcé avec l’éclatement de la bulle immobilière viennent désormais s’ajouter les effets commerciaux et financiers de la crise économique mondiale.
    • Click to Access:  Finlande
      Durant l’hiver, la situation économique de la Finlande s’est détériorée de façon abrupte. La baisse des exportations explique la majeure partie du recul du PIB bien que le mouvement de déstockage, la consommation des ménages et l’investissement dans le logement y aient aussi contribué. La croissance va fortement baisser en 2009 et ne se redressera que lentement en 2010 avec le redémarrage du commerce mondial. Le taux de chômage a commencé à augmenter fortement et il devrait poursuivre son ascension durant toute la période couverte par les prévisions. L’inflation est restée supérieure à la moyenne de la zone euro, en raison des salaires élevés négociés au cours de l’année 2007.
    • Click to Access:  Grèce
      La croissance a fléchi en 2008 sous le poids de la crise économique mondiale, même si le secteur financier est resté solide et la demande intérieure soutenue. L’activité devrait se contracter en 2009, en raison de la baisse des exportations, et ne reprendre que lentement en 2010 lorsque l’environnement extérieur s’améliorera. Le chômage atteindra probablement des taux à deux chiffres en 2010 et l’inflation sera faible mais toujours supérieure à la moyenne de la zone euro.
    • Click to Access:  Hongrie
      La croissance du PIB réel s’est effondrée au quatrième trimestre de 2008, le fléchissement des exportations dû à la récession dans la zone euro venant s’ajouter à une demande intérieure déjà faible dans un contexte de rigueur budgétaire et de durcissement des conditions de crédit. L’économie connaîtra une profonde récession en 2009 avant de se relever lentement en 2010. Le chômage atteindra probablement des taux à deux chiffres pendant la période couverte par les prévisions. Après un ralentissement au début de 2009, l’indice des prix à la consommation devrait augmenter durant l’année en raison des hausses de la taxe à valeur ajoutée et des droits d’accise et de la récente dépréciation de la monnaie.
    • Click to Access:  Islande
      La demande intérieure s’est effondrée après la faillite des trois principales banques islandaises en octobre 2008, plongeant l’économie dans une récession très profonde. L’activité devrait se contracter jusqu’au début de 2010, avant de reprendre un peu de vigueur grâce à de grands projets d’investissement dans le domaine de l’énergie. Le taux de chômage devrait grimper à 11 % l’an prochain, tandis que l’inflation tombera à de très bas niveaux et que la balance des paiements courants s’améliorera pour revenir pratiquement à l’équilibre en 2010.
    • Click to Access:  Irlande
      L’activité économique se contracte fortement sous l’effet d’une correction de profonds déséquilibres internes, dans un contexte rendu plus difficile par la crise financière et économique mondiale. Alors que la récession est déjà bien installée et qu’un nouveau recul de l’activité est à prévoir, la baisse du PIB devrait atteindre 14 % au total. Une reprise s’amorcera en 2010, mais avec lenteur.
    • Click to Access:  Corée
      Après s’être fortement contractée à la fin de 2008, la production a renoué avec la croissance au premier trimestre de 2009. Néanmoins, le taux de chômage a augmenté sensiblement, tandis que l’inflation s’est ralentie et que l’excédent des paiements courants a nettement progressé. Parallèlement au raffermissement du commerce mondial, la croissance de la production devrait continuer de se redresser pour atteindre un rythme de 4½ pour cent à la fin de 2010.
    • Click to Access:  Luxembourg
       La crise internationale a frappé l’économie vers la fin de 2008. Dans un premier temps, seul le secteur financier a été touché, mais l’effondrement du commerce mondial s’est ensuite répercuté sur le secteur manufacturier, qui dépend des exportations. Il en résultera une contraction du PIB en 2009. Par la suite, une modeste reprise s’amorcera à la faveur de la relance budgétaire, d’un assouplissement des conditions monétaires et d’une réactivation du commerce mondial.
    • Click to Access:  Mexique
      Le Mexique est entré en récession à la fin de 2008, et la croissance était devenue largement négative au premier trimestre de 2009, les exportations et la demande interne s’étant contractées sous l’effet de la crise. L’épidémie de grippe et les difficultés persistantes des constructeurs automobiles ont probablement amplifié la récession. La croissance devrait reprendre au second semestre de 2009 et continuer de s’accélérer en 2010, pour marquer une progression trimestrielle de plus de 4 % en taux annualisé. L’inflation reste relativement élevée en dépit de la forte chute de la demande, essentiellement à cause de la rigidité des prix réglementés. Cette persistance de l’inflation a limité les possibilités d’assouplissement monétaire.
    • Click to Access:  Pays-Bas
      L’économie a subi une forte contraction à la fin de 2008 et au début de 2009 en raison de l’effondrement des exportations et de l’investissement privé. Ce n’est cependant que récemment que le chômage, parti d’un bas niveau, a commencé d’augmenter. Globalement, un fort recul de l’activité économique est attendu en 2009, suivi d’un lent redressement en 2010, avec la reprise du commerce mondial.
    • Click to Access:  Nouvelle-Zélande
      La crise mondiale a frappé la Nouvelle-Zélande alors même que celle-ci opérait un difficile ajustement interne. Sous les chocs cumulés de la correction des marchés du logement, de l’effondrement du commerce mondial, de la hausse des primes de risque, du durcissement des conditions de crédit et de la montée insoutenable de la dette du secteur privé, l’économie connaît sans doute une récession hors norme par sa durée. Toutefois, la forte impulsion donnée par les mesures publiques devrait contribuer à une légère croissance positive l’année prochaine.
    • Click to Access:  Norvège
      La Norvège a été durement touchée par la récession économique mondiale, même si le recul de la production devrait être moins brutal que dans d’autres pays. Le secteur exportateur est frappé de plein fouet, et la demande intérieure, principalement l’investissement, se contracte rapidement. Néanmoins, la poussée des coûts de main-d’oeuvre et la hausse des prix à l’importation consécutive à la dépréciation de la couronne ont maintenu l’inflation à un niveau relativement élevé. Les autorités ont réagi sans tarder aux difficultés des marchés de capitaux, avec un certain nombre de mesures visant à rétablir le fonctionnement normal des marchés du crédit et à stimuler la production.
    • Click to Access:  Pologne
      La croissance s’est ralentie au second semestre de 2008 mais elle était encore positive au début de 2009. Compte tenu de la récession mondiale, l’activité se contractera probablement en 2009, encore que la récession devrait être relativement peu profonde, pour plusieurs raisons : modeste dépendance à l’égard des échanges extérieurs, taux d’intérêt historiquement peu élevés, endettement assez faible du secteur privé, allégements d’impôt sur le revenu et réalisation de nombreux projets d’infrastructure liés aux transferts de fonds de l’Union européenne et le championnat de football en 2012. Les pressions sur les prix se sont intensifiées dernièrement, en raison notamment d’un repli marqué du taux de change, mais, avec l’accentuation du ralentissement de l’activité, elles devraient s’atténuer régulièrement.
    • Click to Access:  Portugal
      Le Portugal est au coeur d’une profonde récession du fait que l’effondrement de la demande extérieure et des conditions financières restrictives ont touché tous les secteurs de l’économie, en particulier les exportations et l’investissement. L’activité se contractera sans doute jusqu’à la fin de 2009 avant de se redresser très lentement en 2010 par suite de l’amélioration progressive de l’économie mondiale et des conditions financières. Le taux de chômage va dépasser la barre des 10 %. Les prix de produits de base, qui ont fortement baissé, et l’important écart négatif de production laisseront l’inflation à des niveaux très peu élevés.
    • Click to Access:  République slovaque
      Après plusieurs années d’expansion exceptionnellement forte, le PIB va probablement se contracter cette année. Les exportations constitueront le principal frein à l’activité, suivies de l’investissement privé. La croissance pourrait redémarrer lentement dans le courant de 2010 en raison d’une embellie des perspectives d’évolution des échanges mondiaux. Avec la montée du chômage, la progression des salaires se ralentira probablement considérablement. La hausse des prix à la consommation paraît aussi devoir continuer de se calmer, même si elle reste supérieure au niveau observé dans la zone euro.
    • Click to Access:  Espagne
      Selon les prévisions, la production devrait reculer de 4¼ pour cent en 2009, ce repli se ralentissant au fil des mois, et de 1 pour cent en 2010. Le chômage atteindra environ 20 % en 2010 tandis que l’inflation reviendra aux alentours de zéro. On s’attend à un déficit des administrations publiques de 9½ pour cent du PIB en 2010.

      La politique budgétaire devrait rester neutre en 2010. Les petits intermédiaires financiers en proie à des problèmes de solvabilité devraient pouvoir déposer leur bilan, ce qui limiterait le coût budgétaire des interventions. Les plans de soutien à la construction de logements sociaux devraient être arrêtés : l’aide aux ménages à faibles revenus devrait être apportée via des prestations en numéraire soumises à des critères de ressources et affectées aux coûts de logement. Les possibilités offertes aux caisses d’épargne pour se procurer des fonds propres auprès de sources externes privées devraient être étendues et les obstacles aux fusions devraient être levés.

    • Click to Access:  Suède
      L’économie suédoise subit aujourd’hui une contraction plus prononcée que durant la crise bancaire nationale du début des années 90. La production devrait baisser fortement en 2009 avant de se redresser peu à peu en 2010, tandis que le taux de chômage dépassera 11 %.

      La baisse du PIB engendrera un important écart de production, de sorte que l’inflation sous-jacente diminuera même quand la croissance reprendra. La politique monétaire orthodoxe a été assouplie à peu près autant qu’il était possible, mais de nouvelles mesures pourraient être envisagées pour réduire les taux du marché. Les réactions budgétaires automatiques et discrétionnaires soutiendront la demande, et des mesures supplémentaires pourraient contribuer à endiguer la hausse du chômage.

    • Click to Access:  Suisse
      La forte contraction de l’activité économique devrait persister jusqu’à la fin de 2009, en raison du recul des échanges mondiaux. Une reprise lente dans le courant de 2010 sera alimentée par l’amélioration progressive des exportations, notamment vers l’Asie orientale. Le chômage devrait dépasser 5 % en 2010 et les prix pourraient décroître vers la fin de 2010.

      Compte tenu d’un faible taux d’utilisation des capacités et d’un risque de déflation, les taux d’intérêt directeurs devraient rester proches de zéro. De nouvelles mesures de relance budgétaire atténueraient le risque de déflation. Afin d’éviter que le chômage ne s’enracine, il faudrait améliorer les incitations des cantons à placer plus rapidement les chômeurs et à assurer une offre suffisante de places d’apprentissage.

    • Click to Access:  Turquie
      L’activité économique a commencé à se contracter au début de 2008, le recul de la demande intérieure amplifiant les effets de la récession internationale. Le PIB devrait baisser de près de 6 % en 2009, avant de se redresser en 2010. L’ampleur de l’écart de production fera revenir l’inflation à l’intérieur de la fourchette retenue comme objectif.

      Étant donné les incertitudes mondiales et intérieures, la crédibilité de la politique économique est cruciale pour étayer la confiance et la reprise. Un cadre de dépenses à moyen terme robuste faciliterait le fonctionnement des stabilisateurs automatiques, et un nouvel accord avec le Fonds monétaire international aiderait à préserver la confiance des investisseurs nationaux et internationaux. Des réformes structurelles visant à accélérer l’entrée des entreprises dans le secteur formel contribueraient à améliorer les perspectives de croissance à long terme.

    • Click to Access:  Brésil
      Après une nouvelle décélération au premier trimestre, l’activité paraît maintenant devoir rebondir. La production industrielle s’accroît, en raison, pour partie, du déstockage qui a précédé, surtout dans les secteurs qui ont bénéficié d’un soutien public, notamment le secteur automobile. Les ventes de détail ont particulièrement bien résisté. La demande intérieure va reprendre de la vigueur au second semestre 2009 par suite de l’assouplissement en cours de l’action gouvernementale.

      La politique monétaire reste raisonnablement détendue, après une diminution cumulée de 450 points de base du taux d’intérêt directeur entre janvier et juin. De nouvelles réductions, plus modestes, sont possibles dans les mois à venir. La politique budgétaire a été assouplie, notamment par un abaissement de 1.3 point de pourcentage de l’objectif relatif à l’excédent primaire, ramené à 2.5 % du PIB pour 2009. Les objectifs à moyen terme ont aussi été révisés en baisse du fait de l’exclusion de Petrobras, la compagnie pétrolière nationale, des comptes publics. Sur la base des prévisions actuelles, il ne serait pas indiqué d’assouplir davantage l’action budgétaire de façon discrétionnaire.

    • Click to Access:  Chine
      L’économie chinoise connaît maintenant un vigoureux rebond après le ralentissement de l’automne 2008, grâce à de vastes programmes de relance monétaire et budgétaire. La progression du PIB réel pourrait atteindre 7¾ pour cent cette année et 9¼ pour cent en 2010, avec un léger rééquilibrage en faveur de la demande intérieure. Cependant, avec une croissance toujours inférieure au potentiel, les pressions à la baisse sur les prix vont sans doute persister.

      Un redémarrage de l’expansion du crédit aide l’économie à reprendre de l’élan, mais il sera important pour les autorités de surveillance des marchés de capitaux de garder un oeil sur la qualité des portefeuilles des banques. Du fait du niveau peu élevé de la dette publique et de l’abondance de liquidités, les pouvoirs publics ont une certaine marge de manoeuvre pour poursuivre l’expansion budgétaire afin de doper l’activité en 2010 si le redressement ne va pas au-delà du secteur de l’infrastructure, mais tout plan de relance devra être axé sur des mesures sociales et non sur des dépenses de construction.

    • Click to Access:  Inde
      La longue période d’expansion économique de l’Inde a marqué une pause, la progression du PIB étant bien inférieure à son potentiel à la fin de 2008. Après une augmentation marquée des dépenses publiques en 2008, au début de 2009 le gouvernement a adopté de nouvelles mesures de relance budgétaire. En 2009, le repli des exportations entraînera probablement une légère décélération de la demande intérieure. Grâce à la reprise progressive de l’économie mondiale et à l’assouplissement des conditions financières, la croissance devrait toutefois reprendre progressivement de la vigueur.

      L’ampleur de la dégradation de la situation budgétaire qui avait commencé avant le ralentissement a réduit les marges de manoeuvre pour une action budgétaire discrétionnaire. De fait, le nouveau gouvernement aura à rétablir la discipline budgétaire, à accélérer la réforme structurelle et à accroître les ventes d’actifs du secteur public. Pour assouplir davantage la politique économique, il faudra réduire les taux d’intérêt et non recourir à des mesures discrétionnaires d’expansion budgétaire. La multiplication des mesures protectionnistes est une source de préoccupation.

    • Click to Access:  Fédération de Russie
      La Russie souffre d’une grave récession, mais le rebond des prix des produits de base et les effets attendus des mesures de relance mises en oeuvre laissent entrevoir une légère reprise dans le courant de 2009 et en 2010. Si les prix du pétrole demeurent proches de leurs récents niveaux, la balance courante restera excédentaire et les sorties nettes de capitaux privés se ralentiront, maintenant stables le taux de change et les réserves de devises. L’inflation devrait reculer cette année et l’an prochain.

      Le fait d’avoir tardé à mettre en place un programme de relance a aggravé l’impact initial de la crise économique ; le plan de dépenses supplémentaires devrait maintenant être mis en oeuvre rapidement, en particulier pour la protection sociale et les politiques actives du marché du travail. Toutefois, les éventuels surplus de recettes pétrolières par rapport aux hypothèses budgétaires devraient être mis en réserve. Il faudra peut-être aider davantage les banques du fait de la multiplication des prêts improductifs, mais mettre moins l’accent sur le soutien aux entreprises individuelles non financières, et il faudrait éviter tout nouveau recours à des mesures protectionnistes.

    • Click to Access:  Chili
      Une contraction de l’activité est prévue en 2009. La crise économique mondiale s’est traduite principalement par une dégradation des termes de l’échange du Chili, du fait d’un effondrement des prix du cuivre, et par un durcissement des conditions financières. Le boom de l’investissement, soutenu par les industries extractives et l’énergie, a pris fin brusquement et la perte de confiance des consommateurs et des entreprises a provoqué une baisse draconienne de la consommation privée et des stocks. L’inflation recule rapidement et sera inférieure à la fourchette d’objectif de la banque centrale à la fin de l’année. Après plusieurs années d’excédents, la balance courante affiche un solde négatif.

      La banque centrale a réduit le taux directeur de 700 points de base entre janvier et la mi-mai 2009. Elle ne devrait pas hésiter à utiliser la marge de manoeuvre qu’il lui reste si les chiffres à venir laissent penser que l’économie se dirige vers une récession plus profonde. Les autorités ont mis en oeuvre une politique judicieuse de soutien budgétaire, faisant usage des actifs publics accumulés lorsque les prix des produits de base étaient élevés. Il reste possible de poursuivre l’action discrétionnaire si nécessaire. Un assainissement des finances publiques sera toutefois indispensable une fois que l’activité aura repris.

    • Click to Access:  Estonie
      Le PIB réel devrait reculer d’environ 14 % cette année et de 1 % encore en 2010. Même si un léger redémarrage de l’activité est attendu l’an prochain, la reprise de la croissance pourrait être compromise si le redressement sur les principaux marchés d’exportation tarde à se concrétiser, et elle dépendra principalement de la réussite du transfert de ressources de la demande intérieure, qui s’est effondrée, aux activités d’exportation.

      La politique économique est guidée par le désir de maintenir la caisse d’émission en vue d’adopter l’euro dès que possible. La politique budgétaire a par conséquent pris une orientation nettement proconjoncturelle afin d’assurer la qualification du pays pour l’entrée dans la zone euro.

    • Click to Access:  Indonésie
      La croissance du PIB s’est ralentie au premier trimestre 2009, revenant à 4.4 % en glissement annuel contre 5.2 % au trimestre précédent. Un fléchissement de l’investissement n’a été que partiellement compensé par une hausse de la consommation et surtout des dépenses publiques. Le recul des importations a été plus prononcé que celui les exportations, de sorte que la balance commerciale et le solde des opérations courantes ont été légèrement excédentaires. L’inflation régresse rapidement par suite d’une forte baisse des prix réglementés des carburants. L’activité semble devoir reprendre de la vigueur à partir du milieu de l’année.

      Le cycle d’assouplissement monétaire touche à sa fin de manière appropriée. Les mesures de renforcement de la liquidité mises en oeuvre depuis le début de la crise mondiale paraissent porter leurs fruits. En février, le Parlement a approuvé un programme de relance budgétaire comportant des allégements fiscaux pour les secteurs à forte intensité de main-d’oeuvre et des augmentations de crédits pour les projets de développement de l’infrastructure. La relance budgétaire peut être financée sans exercer de pression excessive sur les rendements des fonds d’État. Cependant, l’investissement public est toujours retardé par des blocages dans la mise en oeuvre.

    • Click to Access:  Israël
      La récession est maintenant installée, en raison principalement d’une forte exposition au commerce international, mais elle est tempérée par des difficultés relativement modérées sur les marchés de capitaux nationaux et par l’absence de bulle spéculative des prix du logement. La croissance ne redeviendra légèrement positive qu’à la fin de cette année.

      Le nouveau gouvernement s’est engagé à limiter l’accroissement conjoncturel du déficit budgétaire. Il conviendrait, dans l’immédiat, de maintenir la règle de dépenses (quitte à l’améliorer par la suite), mais il faudrait réduire les ambitions de poursuite des allégements d’impôt sur le revenu. Avec la normalisation des conditions, les autorités monétaires devraient rétablir le système normal de fixation d’objectifs d’inflation en mettant fin à l’assouplissement quantitatif et aux interventions sur le marché des changes.

    • Click to Access:  Slovénie
      La Slovénie subit la crise la plus grave depuis son indépendance, avec une contraction du PIB de quelque 6 % attendue en 2009. Un léger rebond devrait se produire en 2010 du fait d’un redressement des exportations. L’inflation continuera de se ralentir en raison d’un écart de production grandissant et d’un chômage plus élevé.

      Une position budgétaire relativement favorable avant la crise a permis une relance discrétionnaire. Cependant, tout nouveau programme budgétaire doit être exempt de mesures qui pourraient compromettre la stabilité à long terme des finances publiques. La crédibilité de l’action budgétaire doit être renforcée par une nouvelle réforme des retraites permettant de faire face à l’alourdissement prévisible des coûts liés au vieillissement.

    • Click to Access:  Afrique du sud
      La crise mondiale a précipité l’Afrique du Sud dans la récession. La croissance sera probablement négative en 2009 avant de se redresser en 2010, lorsque les mesures de relance, la reprise mondiale et l’organisation de la Coupe du monde de football doperont l’activité. L’écart de production aidera à faire baisser l’inflation, qui reviendra dans la fourchette d’objectif en 2010. Les déficits de balance courante pourraient se réduire un peu du fait d’une demande intérieure moins forte, mais ils resteront de taille, à moins d’un nouvel accès de faiblesse des entrées de capitaux, nécessitant des compressions d’importations encore plus importantes.

      L’une des principales difficultés consistera à maintenir la confiance des marchés internationaux de capitaux, en raison des besoins de financement liés à un lourd déficit de balance courante. Il sera indispensable de s’en tenir à une politique budgétaire prudente, sans forcément exclure des mesures de relance supplémentaires si la demande continue de se replier. Le régime de ciblage de l’inflation devrait être maintenu en place car il étaie la crédibilité de l’action monétaire et a déjà fait preuve d’une flexibilité considérable. L’absence de réaction protectionniste à la crise est à saluer, et il faudrait que cela continue.

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  • Click to Access:  Au-delà de la crise
    La crise économique aura de vastes conséquences. Les projections décrites dans les chapitres 1 et 2 impliquent qu’à la fin de 2010, bien qu’une reprise soit en cours, la plupart des pays de l’OCDE resteront confrontés à de graves déséquilibres macroéconomiques – importants écarts de production ; niveau de chômage élevé ; inflation très basse, voire déflation ; et importants déficits budgétaires. Dans ce chapitre, on examine comment ces déséquilibres macroéconomiques pourraient commencer à se dissiper à moyen terme, ainsi que les principaux risques et incertitudes associés…
  • Click to Access:  Chapitres spéciaux parus dans les derniers numéros des Perspectives économiques de l'OCDE
  • Click to Access:  Annexe statistique
    Cette annexe contient des données sur quelques-uns des principaux agrégats économiques, qui permettent de mettre en perspective les évolutions économiques récentes dans la zone de l’OCDE telles qu’elles sont décrites dans le corps de ce rapport. Les chiffres pour 2008 à 2010 sont des estimations et des prévisions de l’OCDE. Les données présentées dans certains tableaux ont été corrigées en fonction des concepts et définitions établis au plan international, afin de faciliter les comparaisons entre pays et d’assurer une cohérence avec les données rétrospectives figurant dans d’autres publications de l’OCDE. Dans chaque tableau, les totaux et sous-totaux régionaux ne prennent en compte que les pays qui y sont mentionnés. Les données agrégées qui apparaissent dans l’annexe, sauf celles relatives à la zone euro (voir ci-après), sont calculées avec la pondération du PIB de 2005, fondée sur les parités de pouvoir d’achat de 2005 (voir page suivante pour les poids utilisés). Par ailleurs, les statistiques agrégées du commerce extérieur et des balances des paiements sont fondées sur les taux de change de l’année en cours pour les données en valeur, et sur les taux de change d’une année de référence pour les données en volume.
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