Perspectives économiques de l'OCDE

Frequency :
Semiannual
ISSN :
1684-3436 (online)
ISSN :
0304-3274 (print)
DOI :
10.1787/16843436
Next Edition: 29 May 2013
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Les Perspectives économiques de l’OCDE, publication semestrielle, présente une analyse des grandes tendances économiques qui marqueront les deux années à venir. Préparées par le Département des affaires économiques de l’OCDE, les Perspectives économiques présentent un ensemble cohérent de projections concernant la production, l’emploi, les prix et les balances courantes, après avoir examiné chaque pays membre et l’effet induit des évolutions internationales sur ces pays. Tous les pays membres sont examinés ainsi que certains pays non membres.
Chaque numéro comporte une évaluation générale, des chapitres résumant les nouvelles tendances et fournissant des projections par pays, plusieurs chapitres sur des thèmes d’intérêt général et, enfin une analyse statistique très détaillée. Les abonnés de la version imprimée ont aussi accès à l’édition en ligne, publiée sur Internet six à huit semaines avant la sortie de la version papier.

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Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2008 Numéro 1

Perspectives économiques de l'OCDE, Volume 2008 Numéro 1 You do not have access to this content

French
Authors:
OECD
Publication Date :
04 June 2008
Pages :
322
ISBN :
9789264045712 (PDF) ; 9789264044074 (print)
DOI :
10.1787/eco_outlook-v2008-1-fr

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Cette édition semestrielle des Perspectives économiques de l’OCDE analysent les grandes tendances et examinent les politiques économiques requises pour favoriser une croissance forte et durable dans les pays membres. Les évolutions dans certaines grandes économies non membres de l’OCDE sont également étudiées. Cette édition couvre les perspectives jusque fin 2009. Complétées par un large éventail de statistiques internationales, les Perspectives constituent un incomparable outil d’information sur l’évolution de l’économie mondiale.
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  • Mark
  • Après la tempête ?
    Ce sont plusieurs trimestres de faible croissance qui s’annoncent pour la plupart des économies de l’OCDE. Dans le même temps, l’inflation globale pourrait rester forte pendant une certaine période. Ce scénario est le résultat conjugué de la tourmente qui s’est emparée des marchés de capitaux, du refroidissement des marchés du logement et de la forte hausse des prix des matières premières.
  • Évaluation générale de la situation macroéconomique
    Il semble de plus en plus probable que les turbulences sur les marchés financiers ont commencé à se calmer. Néanmoins, leurs répercussions freineront la croissance pendant encore longtemps. D’autres influences défavorables responsables du ralentissement actuel de l’activité dans la zone OCDE persisteront sans doute, notamment le tassement des marchés du logement et le niveau élevé des prix des produits de base. La faiblesse de l’activité a été particulièrement marquée aux États-Unis. Cependant, malgré une activité vigoureuse au Japon et en Allemagne au premier trimestre de 2008, le ralentissement devrait s’étendre à la quasi-totalité des économies de l’OCDE (tableau 1.1). On observe aussi une certaine modération dans le reste du monde, en partie induite toutefois par des mesures destinées à contenir l’inflation.
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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Évolutions dans les pays membres de l'OCDE

    • Mark
    • États-Unis
      L’économie doit faire face à de fortes turbulences qui freinent beaucoup l’activité. La crise financière entraîne un resserrement du crédit, la baisse des prix des logements met à mal les patrimoines des ménages et la vive hausse des prix des produits de base entame le revenu disponible des travailleurs. La réponse de la politique macroéconomique contribuera à atténuer ces effets, de même que le dynamisme du secteur extérieur, qui continuera de tirer parti de l’expansion des échanges mondiaux et de l’affaiblissement du dollar. Après avoir stagné cette année, la croissance du PIB en termes réels devrait progressivement en revenir au potentiel l’an prochain. L’apparition d’un net écart de production et l’augmentation du chômage, parallèlement à la stabilisation des prix des produits de base, devraient calmer les tensions inflationnistes.
    • Japon
      Bien que la croissance de la production se ralentisse quelque peu, la progression des salaires et la reprise de l’investissement dans le logement devraient contribuer à soutenir l’expansion en 2008, qui devrait s’accélérer en 2009. L’inflation globale atteint maintenant environ 1 % du fait de la forte hausse des prix à l’importation, mais l’inflation sous-jacente est quasiment nulle et ne devrait s’accélérer que très lentement.
    • Zone euro
      L’expansion économique va probablement se ralentir en 2008, le creux de la vague étant atteint au deuxième trimestre. La croissance de la production est freinée par le resserrement des conditions financières, la montée de l’inflation et l’affaiblissement de l’activité dans le secteur du logement. Le taux de croissance devrait tomber en-dessous de son niveau potentiel cette année, avant de se redresser lentement en 2009, à mesure que les turbulences financières se dissiperont et que l’environnement externe s’améliorera. La demande intérieure devrait bénéficier de nouvelles créations d’emplois et d’une progression un peu plus forte des salaires. L’inflation s’est nettement accélérée, mais elle devrait se ralentir aux alentours de 2 % à mesure que la demande se tassera et que les effets des prix de l’énergie et des produits alimentaires ne se feront plus sentir dans la mesure de l'inflation globale.
    • Allemagne
      Après l’affaiblissement de l’activité à la fin de 2007, la croissance s’est fortement accélérée au début de cette année. Jusqu’à présent, les turbulences financières, la vigueur de l’euro et le niveau élevé des prix des produits de base ne paraissent pas avoir eu d’effets négatifs importants dans la sphère réelle de l’économie. La croissance devrait toutefois se ralentir durant le reste de cette année, surtout à cause d’une moindre progression des exportations, avant de revenir à son rythme tendanciel au cours de l’année prochaine. La consommation privée devrait se redresser, grâce à la nette amélioration du revenu disponible. Compte tenu des tensions qui apparaissent sur le marché du travail, la période de modération salariale arrive à son terme.
    • France
      Après s’être redressée au premier trimestre, l’activité semble devoir se ralentir dès le deuxième trimestre et devrait rester faible pour le reste de 2008 et au début de 2009. Ce ralentissement devrait contribuer à limiter les augmentations supplémentaires des salaires et des prix face aux récents chocs sur l’alimentation et l’énergie. Le déficit des administrations publiques risque de se creuser en 2008, avant de se stabiliser en 2009.
    • Italie
      L'activité économique semble marquer le pas depuis le premier semestre de 2007. La détérioration de la situation extérieure et les répercussions du durcissement des conditions de crédit vont contenir la croissance en deçà de son rythme potentiel de l’ordre de 1¼ pour cent cette année, tandis que le chômage risque d’augmenter de nouveau. L’accélération récente de la hausse des prix à la consommation devrait se résorber vers la fin de 2008.
    • Royaume-Uni
      Après avoir affiché un rythme supérieur à la tendance tout au long de l’année 2007, la croissance du PIB est progressivement revenue à un taux annualisé de 1.5 % au premier trimestre 2008. Un nouveau ralentissement est attendu au cours des prochains trimestres, car l’investissement et la demande de consommation sont freinés par la rigueur des conditions de crédit et la faiblesse du marché du logement. Ces derniers mois, la hausse des prix à la consommation s’est accélérée et devrait s’accentuer encore pour dépasser 3½ pour cent au second semestre avant de revenir aux alentours de l’objectif d’inflation en 2009.
    • Canada
      La croissance économique a subi une forte décélération à la fin de 2007, principalement en raison d’un fléchissement des exportations et de la production manufacturière. La croissance devrait rester faible jusqu’au printemps 2009, alors que la demande en provenance des États-Unis stagne, mais aucune récession n’est attendue. La balance des paiements courants risque de s’enfoncer davantage dans le déficit et le solde financier des administrations publiques pourrait aussi présenter un petit déficit, les réductions d’impôt comme le cycle de l’activité venant éroder les recettes budgétaires. La croissance économique devrait rebondir en 2009 lorsque les difficultés sur le marché du crédit auront été surmontées et que l’économie se redressera aux États-Unis.
    • Australie
      La croissance de l’activité, qui a atteint 4 % en 2007, devrait ralentir à moins de 3 % en 2008 et 2009 sous l’effet du durcissement des conditions financières et de la dégradation de l’environnement extérieur. Cette évolution devrait atténuer les tensions sur le marché du travail et permettre de ramener l’inflation en dessous de 3 % en fin 2009.
    • Autriche
      La croissance du PIB devrait accuser un ralentissement en 2008 -- découlant essentiellement des effets décalés d’une dégradation de l’environnement économique mondial et de l’appréciation de l’euro -- avant de se redresser à la fin de l’année, parallèlement à la reprise de l’activité économique mondiale. L’inflation globale devrait rester supérieure à 2 % pendant la plus grande partie de la période considérée, compte tenu des répercussions des prix élevés de l’énergie et des produits alimentaires.
    • Belgique
      La croissance économique devrait rester atone pendant la plus grande partie de l’année 2008, avant de se raffermir dans une certaine mesure l’année prochaine. En conséquence, l’écart de production va se creuser à court terme et les perspectives d’évolution de l’emploi vont se dégrader. L’inflation globale devrait refluer tandis que se dissipent les effets des augmentations récentes des prix de l’énergie et des produits alimentaires. Cela étant, l’inflation sous-jacente augmentera du fait de l’indexation automatique des salaires.
    • République tchèque
      Après trois années d’une croissance supérieure à 6 %, le PIB réel devrait se ralentir pour tomber aux alentours de 4½ pour cent en 2008 avant de se redresser à nouveau en 2009. La majeure partie de ce ralentissement est dû à une poussée de l’inflation, qui a contracté les revenus disponibles réels des ménages.
    • Danemark
      Après un ralentissement marqué, l’économie a enregistré un taux de croissance proche de son niveau potentiel, et l’insuffisance prononcée de la main-d’oeuvre et des capacités de production disponibles ne s’atténue que progressivement. L’activité devrait se contracter dans le secteur de la construction et peser sur l’expansion économique. La demande à l’exportation va probablement fléchir, et les ménages devraient devenir plus prudents en matière de dépenses.
    • Finlande
      La production s’est accrue rapidement en 2007 bien que l’on ait assisté à une décélération sensible au second semestre. Ce rythme devrait s’atténuer encore en 2008 sous l’effet de l’affaiblissement de la demande mondiale et d’un recul de la confiance sur le plan intérieur. Les négociations salariales qui se sont récemment achevées ont débouché sur des augmentations de salaires importantes qui, conjuguées au renchérissement des importations, induisent une nette reprise de l’inflation.
    • Grèce
      Le PIB a affiché une croissance vigoureuse en 2007. La production a augmenté de 4 %, bien que l’activité économique se soit ralentie en cours d’année, sous l’effet d’un affaiblissement de la demande intérieure. L’économie devrait croître de quelque 3½ pour cent en 2008 comme en 2009. L’inflation globale a connu une forte accélération, mais elle devrait s’atténuer avec la dissipation de l’impact des hausses des prix du pétrole et des matières premières. Selon toute vraisemblance, l’inflation demeurera cependant supérieure à la moyenne de la zone euro, ce qui pèsera sur la compétitivité du pays. Le déficit des paiements courants devrait se creuser davantage.
    • Hongrie
      La croissance a été molle en 2007, ce qui reflète l’assainissement budgétaire. Tout en restant en deçà du taux tendanciel, elle devrait se redresser en 2008-09, la vigueur des exportations favorisant l’investissement tandis que la décélération de l’inflation devrait soutenir le pouvoir d’achat des ménages et aider la consommation. Le déficit des paiements courants devrait continuer de décroître.
    • Islande
      La croissance économique devrait nettement se ralentir et le chômage augmenter sensiblement. À la suite d’une dépréciation importante du cours de change, l’inflation devrait s’accélérer cette année avant de reculer avec la dissipation de cet effet. Une nouvelle réduction du déficit des paiements courants est attendue.
    • Irlande
      La croissance du PIB s’est ralentie au second semestre 2007 et elle devrait ressortir à 1½ pour cent en 2008, ce qui est nettement inférieur à son rythme tendanciel. Le marché immobilier résidentiel poursuit son ajustement, avec de nouveau une forte contraction de la construction de logements et une baisse de leurs prix. La demande intérieure restera faible cette année ainsi que dans les premiers mois de 2009, mais la croissance du PIB devrait reprendre pour atteindre 3¼ pour cent en 2009 avec la stabilisation du cycle de la construction de logements.
    • Corée
      Après avoir ralenti en 2008, du fait du fléchissement de la demande extérieure et de l’envolée des cours du pétrole, la croissance de la production devrait se hisser à 5 % en 2009, grâce à un redressement des exportations et de la demande intérieure. La hausse des prix à l’importation a fait sortir l’inflation de la fourchette retenue comme objectif par la banque centrale, mais le tassement de la croissance en 2008 va probablement modérer les tensions inflationnistes.
    • Luxembourg
      L'expansion économique a de nouveau été vigoureuse pendant la plus grande partie de 2007, du fait de la forte croissance du secteur des services financiers. L'impact des turbulences financières mondiales se fait sentir depuis la fin de l'année, les investisseurs devenant plus prudents et la baisse des prix des actions se répercutant sur les commissions, ce qui pèse sur l'activité en 2008. À supposer que la situation revienne progressivement à la normale sur les marchés de capitaux, le taux de croissance devrait remonter vers son niveau potentiel. La demande intérieure devrait rester relativement vigoureuse, grâce aux mesures budgétaires adoptées. Le chômage devrait augmenter, tandis que l'inflation restera probablement élevée, dans la mesure où la hausse rapide des prix du pétrole et des produits alimentaires se répercutera probablement sur l'inflation sous-jacente par le biais des hausses de salaires.
    • Mexique
      Après un ralentissement en 2008, lié au tassement de la demande extérieure, la croissance devrait se redresser pour s'établir à 3.3 % en 2009. L'approbation de la réforme budgétaire devrait raffermir la confiance des entreprises, et renforcer du même coup les investissements nationaux et étrangers, tandis que le nouveau fonds pour les infrastructures devrait stimuler l'investissement public. L'inflation devrait rester proche de 4 % jusqu'à la fin de 2008, puis reculer par la suite, tandis que le déficit des paiements courants devrait se creuser progressivement.
    • Pays-Bas
      Après avoir connu une expansion vigoureuse au cours des deux dernières années, l'économie néerlandaise a ralenti début 2008, du fait du resserrement des conditions financières internationales et du fléchissement de la progression des échanges mondiaux. La croissance devrait rester modérée à court terme, puis se redresser courant 2009, pour revenir au-dessus de son niveau potentiel. Malgré le tassement de l'activité, l'écart de production devrait demeurer positif à court terme et s'élargir par la suite. Les pénuries de main-d'oeuvre perdureront probablement, en partie du fait du vieillissement démographique, ce qui implique que l'inflation sous-jacente devrait augmenter lentement.
    • Nouvelle-Zélande
      Le dynamisme de la croissance, l’envolée des prix des produits de base, les tensions sur les marchés du travail et l’insuffisance des capacités ont récemment renforcé l’inflation, nécessitant une politique monétaire très restrictive depuis la mi-2007. L’appréciation du taux de change réel, le resserrement du crédit et le creusement des marges de crédit ainsi que la sécheresse provoquent un ralentissement de l’expansion économique en 2008. L’élargissement de l’écart de production devrait réduire les tensions inflationnistes d’ici la fin de l’année, permettant un assouplissement de la politique monétaire et une reprise de la croissance en 2009.
    • Norvège
      Après avoir atteint un pic l’année dernière, la croissance de l’activité en Norvège continentale devrait ralentir progressivement en 2008-09. Les hausses de salaires se renforcent peu à peu et les prix à l’importation ont cessé de diminuer, ce qui a des effets défavorables sur les perspectives d’inflation et les revenus réels. Le niveau élevé de la dette brute des ménages devrait peser sur la consommation privée, et se traduire par une hausse de leur taux d’épargne.
    • Pologne
      L’expansion économique s’est poursuivie à un rythme rapide, grâce au dynamisme de l’investissement et de la consommation privée. Le marché du travail s’est encore tendu, avec pour conséquence une progression des salaires supérieure à 10 %. Ces évolutions, conjuguées à la flambée des prix des combustibles et des produits alimentaires, à une hausse des tarifs réglementés et à des tensions générales dues à la demande excédentaire, ont fait grimper le taux d’inflation bien au-dessus de l’objectif fixé par la banque centrale. Compte tenu des énormes gains de revenu réel, l’économie devrait continuer d’enregistrer une expansion supérieure aux taux potentiels pendant un certain temps, ce qui se traduira par un creusement du déficit des opérations courantes.
    • Portugal
      L’expansion, de plus en plus alimentée par la demande intérieure, s’est poursuivie en 2007. La croissance devrait se ralentir quelque peu en 2008 et 2009, sous l’effet de l’affaiblissement de l’économie mondiale et du resserrement des conditions sur les marchés de crédit. Le taux de chômage restera donc probablement à son niveau élevé actuel. Un important écart de production négatif devrait contenir l’inflation sous-jacente malgré la hausse des prix des produits alimentaires et de l’énergie.
    • République slovaque
      Le fort rythme de croissance enregistré en République slovaque est lié essentiellement aux flux d’investissements directs étrangers arrivant dans le pays. L’activité se ralentira progressivement, le taux de croissance tombant de plus de 10 % en 2007 à 6 % environ en 2009, soit un niveau proche du taux de croissance potentiel estimé de l’économie. Les pressions inflationnistes resteront peu marquées en raison des réserves de main-d’oeuvre encore très importantes et de l’augmentation du taux d’activité, ainsi que de l’immigration nette.
    • Espagne
      La croissance du PIB réel s’est sensiblement ralentie au premier trimestre de 2008 et devrait rester atone dans les 18 mois qui viennent, la dégradation du marché du logement se répercutant sur la demande intérieure. Après avoir augmenté lentement en 2008, l’inflation devrait refluer tandis qu’apparaît un écart de production négatif.
    • Suède
      Après un ralentissement en 2007, principalement dû à une moindre croissance des exportations, l’économie suédoise devrait connaître une nouvelle décélération en 2008 sous l’effet d’un tassement de la demande intérieure. La croissance de l’emploi devrait se modérer et le taux de chômage pourrait augmenter légèrement. Le ralentissement de la croissance du PIB devrait ramener la production à un niveau juste inférieur au potentiel, ce qui atténuera les tensions inflationnistes.
    • Suisse
      La croissance économique devrait tomber à 2 % en 2008 et à 1½ pour cent en 2009, en raison surtout des retombées des turbulences financières. La création d’emplois devrait se tasser et le chômage augmenter quelque peu. Il est prévu que l’inflation diminue à mesure que les effets de la hausse des prix du pétrole s’atténuent. L’excédent budgétaire pourrait se contracter et le budget pourrait parvenir à l’équilibre en 2009.
    • Turquie
      Le ralentissement de la croissance observé tout au long de l’année 2007 semble se prolonger en 2008, les conditions internationales défavorables et l’incertitude politique intérieure continuant d’affaiblir la confiance. La croissance devrait revenir en dessous de 4 % en 2008, avant de se rétablir aux environs de 4½ pour cent en 2009.
    • Brésil
      Le PIB a progressé de 5.4 % en 2007, le rythme le plus rapide enregistré depuis 2004, mais cette progression devrait redevenir plus modeste au cours de la période de prévisions. La consommation des ménages est restée le principal moteur de cette évolution, confortée par l’amélioration des conditions sur le marché du travail et la création de crédit, toujours forte. Les investissements sont repartis fermement à la hausse, contribuant ainsi à alléger les contraintes de capacité en train de se faire jour. Les exportations se portent bien, en dépit de la vigueur du réal. L’excédent commercial se contracte rapidement, principalement à cause de l’augmentation des importations, en particulier de biens d’équipement et de consommations intermédiaires. Le renchérissement de l’énergie et des produits alimentaires a stimulé l’inflation, laquelle a dépassé son objectif médian fixé à 4.5 %.
    • Chine
      La croissance économique a ralenti légèrement, s’établissant à 10.6 % sur douze mois au premier trimestre de 2008. Elle devrait encore s’émousser d’ici la fin de l’année 2008 et en 2009, sous l’influence du recul de la contribution des exportations nettes, et l’excédent de la balance courante va sans doute retomber à 9½ pour cent du PIB d’ici 2009. La progression de la demande intérieure devrait rester ferme à l’horizon considéré, le dynamisme des revenus alimentant la consommation. L’inflation a augmenté fortement, sous l’effet de l’explosion des prix des produits alimentaires, mais devrait s’atténuer un peu pour autant que les prix des produits alimentaires se stabilisent, compensant ainsi l’augmentation persistante des prix des produits non agricoles.
    • Inde
      La croissance a connu un ralentissement au fil de 2007, revenant à 8.5 % au quatrième trimestre, en partie sous l’influence du resserrement de la politique monétaire. Ce ralentissement aurait pu être plus important encore, n’eût été la vigueur de la production agricole. Malgré cela, la hausse des prix à la consommation et des prix de gros s’est accélérée, atteignant près de 8 % au printemps de 2008. Avec une orientation plus restrictive de la politique monétaire et des récoltes plus conformes à leur niveau habituel, la croissance de la production devrait progressivement ralentir pour s’établir en deçà de 8 % en 2008 avant de se redresser légèrement en 2009. La hausse des prix du pétrole et des matières premières devrait porter le déficit de la balance courante à plus de 2 % du PIB cette année. Grâce à la stabilisation des prix des produits alimentaires au niveau mondial, la hausse de l’indice des prix à la consommation devrait revenir à 5.5 % en 2009.
    • Fédération de Russie
      L’activité réelle a augmenté en 2007, mais devrait ralentir quelque peu sur la période considérée alors que les prix du pétrole et des métaux devraient se stabiliser aux alentours de leur niveau actuel, qui est déjà élevé. La demande intérieure continuera à progresser fortement, mais le solde commercial constituera un handicap de plus en plus lourd, les importations progressant vigoureusement alors que les exportations d’énergie en volume sont freinées par des contraintes de production. L’inflation augmente sous l’effet des fortes hausses des prix des produits alimentaires et des interventions non stérilisées de la banque centrale destinées à gérer le taux de change, qui ont entraîné une augmentation très rapide de la masse monétaire.
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  • Mark
  • Conséquences pour la politique économique des incertitudes du côté de l'offre
    Les hausses des coûts réels de l’énergie et du capital dues au choc des prix pétroliers et aux turbulences financières réduiront vraisemblablement le potentiel de production des économies de l’OCDE. L’ampleur et la rapidité de ces effets sont difficiles à estimer et dépendront du degré de permanence des chocs. Dans le même temps, les réformes structurelles passées et en cours dopent le potentiel de production, mais avec des décalages longs et inconnus. L’effet net de ces évolutions a été un accroissement des incertitudes entourant les mesures des capacités non utilisées dans l’économie, comme l’« écart de production », dont le caractère imprévisible complique de façon récurrente la détermination des paramètres de la politique macroéconomique même lorsque les conditions sont favorables. Dans la conjoncture actuelle, les incertitudes accrues du côté de l’offre, conjuguées à un affaiblissement de l’activité et à des craintes d’inflation, augmentent le risque d’erreurs d’orientation.
  • Faiblesse persistante de l'activité en 2008
    La turbulence des marchés financiers, l’éclatement de la bulle immobilière et le prix élevé des matières premières continuent à peser sur la croissance économique mondiale, selon la dernière Évaluation intérimaire des perspectives économiques des pays du G7.
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