Le rôle des femmes dans l'économie suisse You or your institution have access to this content

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Author(s):
Richard Dutu1
Author Affiliations
  • 1: OECD, France

Publication Date
15 July 2014
Bibliographic information
No.:
1144
Pages
53
DOI
10.1787/5jz123c4j743-fr

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En Suisse, les femmes ont désormais un niveau de formation égal à celui des hommes. Néanmoins, des progrès restent à accomplir sur le marché du travail où l’offre de main-d’oeuvre féminine et sa rémunération sont inférieures à celles des hommes. Le taux d’activité des femmes est élevé et ne cesse de croître, ce qui est contrebalancé toutefois par une forte incidence du travail à temps partiel, reflet de préférences individuelles et de facteurs qui restreignent le travail des femmes. L’insuffisance et le coût élevé des solutions de garde d’enfants, conjugués à un taux marginal d’imposition important pour les deuxièmes pourvoyeurs de revenus, dissuadent les femmes de travailler plus. L’écart net (c’est-à-dire inexpliqué) de rémunération de 7 % environ en faveur des hommes, persistant quoique en baisse, ainsi que la non-représentation des femmes parmi les dirigeants et chefs d’entreprise n’incite pas non plus ces dernières à tirer pleinement profit de leur niveau de formation élevé. Il faut donc éliminer ces obstacles en priorité, en augmentant les dépenses publiques consacrées aux structures de garde d’enfants et d’accueil parascolaire à l’échelon des cantons et des communes. Il faudrait aussi étudier la réglementation existante relative aux services de garde d’enfants pour voir s’il est possible d’élargir la gamme des prestations offertes, en termes de rapport qualité-prix. Il convient également de supprimer l’effet pénalisant implicite du mariage sur le plan fiscal, comme cela est actuellement envisagé par le Conseil fédéral. Une plus grande flexibilité dans l’aménagement du temps de travail pourrait également permettre aux femmes de réduire le coût de la conciliation entre travail et vie de famille. Ainsi, offrir aux femmes comme aux hommes la possibilité d’opter plus facilement pour des solutions comme les horaires de travail flexibles, l’annualisation des horaires, le partage de poste, le temps partiel ou le télétravail, et instituer un congé paternité et/ou un congé parental consécutif unique et non transférable pourraient aider les femmes à intégrer le marché du travail et à en sortir plus aisément. Le renforcement de la concurrence sur les marchés de produits devrait contribuer à combler l’écart de rémunération entre hommes et femmes, en remplaçant notamment certaines pratiques discriminatoires par la recherche des meilleurs talents, indépendamment du sexe. Enfin, un code de gouvernement d’entreprise en faveur d’une représentation plus égalitaire des femmes aux postes de direction et la fixation d’objectifs ambitieux pour accroître la proportion de femmes dans les conseils d’administrations, conjugués à l’adoption de la pratique « appliquer ou expliquer », ou encore l’instauration de quotas, devraient contribuer à la disparition du « plafond de verre ». Ce Document de travail se rapporte à l’Étude économique de l’OCDE de la Suisse 2013 (www.oecd.org/eco/etudes/Suisse).
Also available in: English
Keywords:
genre, écart salarial, cadre, éducation, marchés du travail, Suisse
JEL Classification:
  • H5: Public Economics / National Government Expenditures and Related Policies
  • I2: Health, Education, and Welfare / Education and Research Institutions
  • J16: Labor and Demographic Economics / Demographic Economics / Economics of Gender; Non-labor Discrimination
  • J2: Labor and Demographic Economics / Demand and Supply of Labor
  • J3: Labor and Demographic Economics / Wages, Compensation, and Labor Costs