Études économiques de l'OCDE : Nouvelle-Zélande 2009
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Études économiques de l'OCDE : Nouvelle-Zélande 2009

Thème spécial

  • Santé
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Publication Date :
28 May 2010
DOI :
10.1787/eco_surveys-nzl-2009-fr
 
Chapter
 

Ajustements macroéconomiques dans le contexte de la crise You do not have access to this content

French
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Author(s):
OECD
Pages :
23–61
DOI :
10.1787/eco_surveys-nzl-2009-4-fr

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Les banques néo-zélandaises ont beau être saines, l’interdépendance mondiale et les déséquilibres intérieurs cumulés font que l’économie est affectée par la crise financière et économique planétaire. La Nouvelle-Zélande accuse l’une des dettes extérieures les plus élevées de la zone OCDE, par suite de déficits de balance courante persistants et parfois élevés, qui reflètent une longue période de croissance déséquilibrée et des déficiences structurelles, notamment un faible niveau d’épargne des ménages et des gains de productivité très limités. Ces déséquilibres, joints à un regain d’aversion pour le risque et à une contraction de l’offre de crédit, pourraient donner lieu à des corrections brutales et coûteuses sur le plan macroéconomique. Petite nation située à la périphérie du monde, la Nouvelle-Zélande est affectée par la forte contraction du commerce mondial, qui a commencé à la fin de 2008 et a peu de chances de s’inverser en 2009. Au début de la crise, les autorités disposaient de marges de manoeuvre substantielles sur les plans budgétaire et monétaire pour compenser la dégradation de la conjoncture, et beaucoup a été fait sur ces deux fronts. Il subsiste davantage de possibilités d’assouplissement monétaire que dans la plupart des pays de l’OCDE, tandis que la politique budgétaire est désormais bridée par l’accroissement prévu de la dette et les préoccupations connexes en matière de solvabilité. Cela étant, une récession longue et profonde, impliquant une correction du marché du logement et un désendettement des ménages et des entreprises, ne pourra probablement pas être évitée. En leur qualité de principaux intermédiaires entre les épargnants étrangers et les emprunteurs néo-zélandais, les banques sont encore largement tributaires d’apports de capitaux étrangers, principalement à court terme. Un certain nombre d’établissements de crédit de plus petite taille, moins réglementés que les banques, ont fait faillite. Pour préserver la confiance envers le secteur bancaire et financier, de nouveaux dispositifs de garantie des dépôts des particuliers et des emprunts bancaires auprès des investisseurs institutionnels ont été mis en place, de même que des facilités temporaires de liquidité, et les établissements de dépôts non bancaires ont été placés sous la tutelle réglementaire de la banque centrale. Pour les autorités, les principaux enjeux sont de gérer les risques que la crise fait peser sur l’activité économique, tout en préservant la crédibilité à long terme du cadre de politique macroéconomique.
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