Études économiques de l'OCDE : Luxembourg 2017
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Études économiques de l'OCDE : Luxembourg 2017

Le Luxembourg affiche de solides performances économiques, grâce au dynamisme du secteur des services, à des politiques budgétaires saines et à une ouverture aux talents internationaux. Le rythme des créations d’emplois est soutenu et bénéficie non seulement aux résidents, mais aussi aux travailleurs transfrontaliers et aux migrants. Le secteur financier, très développé, fait l’objet d’une supervision satisfaisante, mais afin de réduire sa dépendance à l’égard du secteur financier, le gouvernement a préparé une stratégie pour une « troisième révolution industrielle » s’articulant autour des nouvelles technologies numériques et des énergies renouvelables.

Pour offrir les compétences requises dans ces nouveaux secteurs il sera en conséquence important de continuer d’améliorer le système éducatif, en mettant l’accent sur la formation continue. Il faudrait faire en sorte que l’offre de compétences coïncide mieux avec les besoins du marché du travail. Cela supposerait de réorienter les politiques du marché du travail en mettant l’accent sur le financement de programmes de formation visant à faciliter le redéploiement de la main d’œuvre plutôt que sur le soutien à la création d’emplois. Le Luxembourg bénéficie de la présence des immigrés, qui sont un atout pour l’économie du pays. Des difficultés d’intégration subsistent toutefois, en particulier en ce qui concerne les personnes issues de pays n’appartenant pas à l’UE, qui sont plus souvent au chômage. La maîtrise de la langue étant une condition préalable indispensable à une intégration réussie, l’offre publique de cours de langues devrait être encore développée. Des réformes de l’enseignement ont été entreprises pour rendre la scolarité plus équitable, aussi pour les enfants d’immigrés. Pour favoriser l’égalité hommes-femmes, le Luxembourg s’emploie à faciliter l’accès aux services de garde d’enfants et à rendre la fiscalité plus favorable à la parité.

THÈMES SPÉCIAUX : RENFORCER LES COMPÉTENCES ; AMÉLIORER L'INTÉGRATION DES IMMIGRANTS

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Tirer le meilleur parti de la diversité sociale grâce à une meilleure intégration des populations immigrées You do not have access to this content

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Author(s):
OECD

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L’importante population allochtone du Luxembourg constitue l’un des piliers de la prospérité du pays : les travailleurs qui en sont issus ont mis leurs compétences et leurs connaissances au service de nombreux secteurs de l’économie. En outre, il est généralement facile pour ces travailleurs nés à l’étranger de trouver un travail, et leur taux d’emploi est en conséquence plus élevé que celui des travailleurs autochtones. Toutefois, les immigrés ne réussissent pas tous leur intégration. Parmi les membres de la minorité constituée par les personnes originaires de pays non membres de l’Union européenne (10 % de la population du pays), le taux de chômage est élevé, les écarts d’activité entre hommes et femmes sont marqués et les revenus inférieurs à la moyenne. Les réfugiés sont une population particulièrement vulnérable. Cependant, les défaillances du processus d’intégration ne nuisent pas uniquement aux minorités défavorisées. Les travailleurs nés à l’étranger sont par exemple nettement sous-représentés dans la fonction publique, un fait qui atteste de la segmentation systématique du marché du travail. La participation des immigrés à la vie politique locale reste modeste. À l’école, leurs enfants souffrent des défauts d’un système éducatif qui perpétue le plus souvent les inégalitéssocioéconomiques.La contribution des immigrés à la diversité sociale du Luxembourg devrait être considérée comme un atout pour la croissance économique et le bien-être de tous. Des projets comme la Charte de la diversité ont vocation à aider les organisations publiques et privées à tirer le meilleur parti de la diversité par le biais d’un processus d’intégration des exclus et de renforcement de la cohésion sociale. Pour une intégration réussie, il est indispensable que les immigrés maîtrisent les langues parlées au Luxembourg, développent leur capital social et voient reconnus les diplômes qu’ils ont obtenus à l’étranger. Dans le domaine de l’éducation, il conviendrait d’introduire des réformes d’ordre général en faveur de l’équité dès la prime enfance, mais aussi d’apporter un soutien plus spécifique aux élèves défavorisés, notamment grâce à une modernisation de l’enseignement professionnel. En outre, une plus forte présence des immigrés dans la fonction publique et dans la vie civique permettrait indubitablement une meilleure adéquation entre l’offre et la demande d’emplois et un renforcement de la cohésion sociale. Il faudrait enfin veiller à ce que les demandeurs d’asile ne soient pas contraints à de longues périodes d’inactivité.

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