Études économiques de l'OCDE : Allemagne

Frequency :
Every 18 months
ISSN :
1999-026X (online)
ISSN :
1995-3208 (print)
DOI :
10.1787/1999026x
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Études économiques consacrées périodiquement par l'OCDE à l’économie de l’Allemagne. Chaque étude analyse les grands enjeux auxquels le pays fait face. Elle examine les perspectives à court terme et présente des recommandations détaillées à l’intention des décideurs politiques. Des chapitres thématiques analysent des enjeux spécifiques. Les tableaux et graphiques contiennent un large éventail de données statistiques.

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Études économiques de l'OCDE : Allemagne 2008

Études économiques de l'OCDE : Allemagne 2008 You do not have access to this content

French
Authors:
OECD
Publication Date :
09 June 2009
Pages :
204
ISBN :
9789264062160 (PDF) ; 9789264043497 (print)
DOI :
10.1787/eco_surveys-deu-2008-fr

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Selon les conclusions de l’édition 2008 de l’étude périodique de l’OCDE consacrée à l’économie allemande, le pays jouit d’une forte reprise de l’activité après une longue période de stagnation. L’OCDE note que pour l’ancrer dans la durée, l’Allemagne doit relever un certain nombre de défis essentiels, et notamment accroître l’efficience du système fiscal, prolonger l’embellie observée sur le marché du travail, améliorer les résultats de l’enseignement, intensifier la concurrence dans les industries de réseau et pérenniser le système de soins de santé. Tous ces enjeux sont abordés de façon relativement détaillée dans cette étude.
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  • Évaluation et recommandations
    L’Allemagne connaît une forte reprise économique après une période prolongée de stagnation dans les premières années de la décennie actuelle. Les bilans et les bénéfices des entreprises sont robustes, tandis que le budget structurel des administrations publiques est proche de l’équilibre, ce qui crée une assise solide pour la poursuite de la reprise. Néanmoins, pour que la forte croissance économique actuelle soit plus durable, comme l’espèrent les autorités, il faudra amplifier le rythme de croissance de la production potentielle. Les réformes passées, notamment sur le marché du travail, ont stimulé la production potentielle ces derniers temps, mais il reste beaucoup à faire pour augmenter la durée du travail par personne, en dépit des progrès accomplis pendant la reprise actuelle, et pour accroître la productivité, notamment dans certaines industries de réseau. À long terme, l’amélioration des résultats scolaires, notamment par une atténuation de l’impact du contexte socio-économique sur les performances, sera cruciale pour préserver la forte croissance économique et la cohésion sociale.
  • Inscrire l'accélération de la croissance économique dans la durée
    Après une longue période de stagnation, l’Allemagne bénéficie d’un rebond conjoncturel vigoureux de sa croissance économique. La situation financière des entreprises et des ménages étant satisfaisante et les finances publiques assainies, les conditions de base sont désormais réunies pour soutenir la reprise de l’activité ou du moins atténuer les effets néfastes des turbulences récemment observées sur les marchés de capitaux mondiaux. Cela étant, pour que cette plus forte croissance économique s’installe durablement, il faudra prendre des mesures pour accélérer la hausse de la production potentielle. Un premier pas a été fait dans cette direction grâce aux réformes menées ces dernières années sur le marché du travail, qui ont déjà contribué aux remarquables performances enregistrées dans l’utilisation plus intensive de la main-d’oeuvre, pendant la phase d’expansion actuelle. On pourrait néanmoins accroître considérablement le nombre total d’heures travaillées par personne d’âge actif. Il faudra également maîtriser la croissance à long terme des dépenses de santé, car relever sensiblement les cotisations de sécurité sociale pour financer ces dépenses pèserait sur les incitations à travailler. Un renforcement de la concurrence sur les marchés de produits, notamment dans les activités de réseau, entraînerait une accélération de la croissance de la productivité, et donc une nouvelle hausse de la productivité potentielle. De telles réformes des marchés de produits réduiraient également les inégalités de revenus, contribuant ainsi à la durabilité sociale. À long terme, améliorer la performance de l’enseignement, notamment en limitant les effets du milieu socio-économique sur les résultats scolaires et en augmentant la proportion de cohortes plus jeunes ayant suivi un cursus d’enseignement supérieur, sera déterminant pour accroître la production potentielle et renforcer l’égalité des chances.
  • Préserver l'acquis de la politique budgétaire et rendre le système fiscal plus efficace
    Les finances publiques se sont nettement améliorées ces dernières années, à la faveur d’une progression conjoncturelle des recettes et d’un freinage des dépenses structurelles. Afin de préserver cet acquis à plus longue échéance, les autorités devraient envisager de changer la règle budgétaire actuellement inscrite dans la Constitution, qui s’est révélée inefficace pour empêcher une hausse du niveau d’endettement. Préserver les recettes fiscales futures constitue un autre défi, et la réforme de la fiscalité des entreprises qui a été engagée sera utile à cet effet. D’autres options seront examinées dans le présent chapitre pour atténuer davantage encore la pression fiscale sur les bases d’imposition mobiles. Enfin, on se demandera comment rendre plus efficace le recouvrement de l’impôt.
  • Poursuivre les réformes en vue de pérenniser les progrès réalisés sur le marché du travail
    La reprise actuelle s’accompagne d’une amélioration rapide de la situation du marché du travail, qui tient également aux réformes antérieures. En vue de pérenniser ces avancées, mais aussi d’en amplifier les effets positifs, de nouvelles réformes devraient être engagées pour : i) accroître le nombre d’heures travaillées par personne occupée, ii) réduire la forte proportion de chômeurs de longue durée, et iii) relever encore les taux d’emploi des personnes âgées. Pour atteindre ces objectifs, les autorités devront déployer de nouveaux efforts de réforme dans certains domaines, notamment en réduisant les obstacles à la prise d’emploi auxquels se heurtent les deuxièmes apporteurs de revenu potentiels, et en modifiant la législation sur la protection de l’emploi applicable aux contrats de travail à durée indéterminée. Dans d’autres domaines, il faudrait veiller à ce que les réformes antérieures ne soient pas remises en cause, et à ce que la dynamique des réformes soit préservée. Cela s’applique en premier lieu à toutes les initiatives passées ayant renforcé les incitations au travail pour les chômeurs de longue durée, ainsi qu’à toutes les mesures destinées à supprimer progressivement les possibilités de retraite anticipée offertes aux travailleurs âgés. Par ailleurs, les effets négatifs potentiels liés à l’instauration de salaires minimums devraient être minimisés.
  • Améliorer les résultats de l'enseignement
    Il importe d’améliorer les résultats de l’enseignement pour les performances économiques à long terme et pour la cohésion sociale de l’Allemagne. Si les élèves réussissent mieux que la moyenne de l’OCDE en sciences et atteignent la moyenne en compréhension de l’écrit et en mathématiques selon l’enquête PISA 2006 de l’OCDE, les élèves en difficulté ont généralement des résultats faibles par rapport à ceux des autres pays et l’influence du milieu socio-économique et/ou de l’origine est forte. Autre problème : la proportion des jeunes qui achèvent leurs études supérieures est relativement faible. Les autorités ont entrepris une vaste réforme de l’ensemble du système éducatif afin de résoudre ces difficultés. Néanmoins, il est possible d’aller plus loin, notamment en augmentant le nombre d’enfants de familles défavorisées inscrits dans les services d’éducation et d’accueil des jeunes enfants et en améliorant la qualité de ces services, en rehaussant la qualité de l’enseignement, en réduisant la stratification du système scolaire, et en rendant l’enseignement supérieur plus attrayant et plus réactif face aux exigences du marché du travail. Avec les réformes en cours ou proposées, l’Allemagne pourrait espérer des résultats scolaires et des niveaux de formation plus élevés et surtout, une plus grande égalité des chances dans le domaine de l’éducation.
  • Récolter les fruits de l'intensification de la concurrence dans les industries de réseau
    L’intensification de la concurrence présente dans les secteurs énergétique et ferroviaire un fort potentiel de croissance accrue de la productivité et du bien-être des consommateurs. Le principal défi que doit relever l’Allemagne dans un proche avenir est d’abaisser les barrières à l’entrée, notamment en mettant en place des formes plus marquées de séparation verticale entre les services d’accès aux réseaux et les services potentiellement concurrentiels. Il sera en particulier crucial de préparer la privatisation envisagée par l’État des participations qu’il détient dans Deutsche Bahn AG, opérateur historique du secteur ferroviaire. Dans le secteur de l’énergie, la concentration du marché de gros est un autre point essentiel que l’Allemagne devra traiter, notamment en favorisant l’intégration du marché avec les pays voisins et l’entrée de nouveaux acteurs. Dans le rail, il sera essentiel d’opter pour le recours plus systématique à des appels d’offres pour les services de transport non rentables.
  • Pérenniser le financement des dépenses de santé
    La réforme récente du secteur de la santé vise à assurer un financement plus viable des dépenses de santé en réduisant leurs effets négatifs sur l’emploi et en améliorant leur efficacité économique grâce à une concurrence accrue. Si l’augmentation prévue des contributions budgétaires se matérialise, elle permettra un certain découplage entre le financement du secteur de la santé et les revenus du travail. Une meilleure répartition des risques entre les assureurs pourrait réduire la tendance à une sélection des risques, si bien que la concurrence pourrait en fait conduire à une plus grande efficacité économique. Cela étant, la segmentation du système de santé dans un marché où cohabitent assurance privée et assurance publique continuera de poser des problèmes d’équité et d’efficacité. Par sa conception même, le nouveau système de financement de l’assurance maladie publique limite et fausse les signaux transmis par les prix; il faudra donc remédier à ce problème pour permettre à la concurrence de produire les résultats souhaités. Une plus grande liberté des relations contractuelles entre assureurs, prestataires de soins et laboratoires pharmaceutiques permettrait sans doute de tirer un meilleur parti de la concurrence, mais les autorités devront faire preuve de vigilance et adapter les conditions cadres le cas échéant.
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