Le développement économique en Afrique

French
Frequency
Annual
ISSN: 
1990-5106 (online)
http://dx.doi.org/10.18356/1127de24-fr
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Le développement économique en Afrique 2014

Le développement économique en Afrique 2014

Catalyser l’investissement pour une croissance transformatrice en Afrique You do not have access to this content

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Author(s):
UNCTAD
21 Aug 2014
Pages:
120
ISBN:
9789210566780 (PDF)
http://dx.doi.org/10.18356/0eab4a4e-fr

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Le développement économique en Afrique 2014
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  • Remerciements
    Le Rapport 2014 sur le développement économique en Afrique a été élaboré par une équipe de recherche composée de Patrick Osakwe (chef d’équipe), Rashmi Banga et Bineswaree Bolaky.
  • Abréviations
  • Introduction
    L’Afrique a enregistré une croissance économique forte et continue au cours de la dernière décennie, qui a fait dire aux analystes que le continent avait atteint un tournant dans son développement et était en passe de jouer un plus grand rôle dans l’économie mondiale au XXIe siècle. Le taux annuel moyen de croissance de la production réelle est passé de 1,8 % entre 1980 et 1989 à 2,6 % entre 1990 et 2000 et 5,3 % entre 2000 et 2010. Douze pays ont enregistré un taux moyen de croissance supérieur au taux moyen des pays en développement — qui a été de 6,1 % pour la période 2000-2010 — et deux pays (Angola et Guinée équatoriale) ont affiché des taux de croissance à deux chiffres. Contrairement à la situation des années 1980 et 1990, le taux moyen de croissance de l’Afrique à partir du nouveau millénaire a été supérieur au taux moyen de croissance de l’économie mondiale (tableau 1). La crise financière et économique mondiale de 2008-2009 a sensiblement ralenti la croissance du continent (Osakwe, 2010). Cela étant, le taux moyen de croissance après la crise (2008-2012) a été supérieur de 2 points de pourcentage à celui de l’économie mondiale. Des facteurs internes et externes ont contribué à la croissance relativement impressionnante de l’Afrique ces dix dernières années. Une meilleure gestion macroéconomique, une forte demande intérieure et un climat politique relativement plus stable figurent au nombre des facteurs internes qui ont soutenu la croissance en Afrique. Sur le plan extérieur, un niveau élevé des prix des produits de base, le renforcement de la coopération économique avec les pays émergents, l’augmentation de l’aide publique au développement à partir de 2000 et un accroissement des flux d’investissement étranger direct (IED) ont contribué à la croissance.
  • Investissement, croissance et transformation en Afrique: quelques faits stylisés
    Le présent chapitre propose une analyse des tendances, de la structure et d’autres aspects de l’investissement en Afrique; il met également en lumière les différences qui caractérisent l’investissement selon les pays et, le cas échéant, la façon dont ces différences pourraient expliquer les résultats économiques observés dans les pays à forte croissance et dans les pays à faible croissance du continent. On y trouvera également une information plus détaillée sur la nature de la croissance récente en Afrique, et ses implications pour la transformation économique des pays du continent. L’objectif est d’établir quelques faits stylisés concernant l’investissement, la croissance et la transformation, qui aideront à formuler des politiques permettant de catalyser l’investissement pour une croissance transformatrice en Afrique. Les principaux faits ressortant des analyses sont décrits dans les paragraphes suivants.
  • Comprendre les déterminants de l’investissement en Afrique
    Concevoir des stratégies permettant de catalyser et de stimuler l’investissement en Afrique passe par une bonne compréhension des principaux déterminants ou moteurs de cet investissement, qui rendra possible l’adoption de mesures ciblées pour, d’une part, lever les obstacles à l’investissement existant dans certains pays et, d’autre part, exploiter au mieux les facteurs clefs. En fondant ces mesures sur des données factuelles, il devient en outre possible de hiérarchiser les interventions – car les ressources sont limitées et il est impossible de mener de front toutes les actions voulues – et de déterminer les facteurs sur lesquels les décideurs peuvent agir, par opposition à ceux qui échappent totalement à leur emprise. Dans ces conditions, le présent chapitre recense et analyse les principaux facteurs qui favorisent ou limitent l’investissement en Afrique en s’appuyant aussi bien sur la théorie économique que sur des travaux empiriques. Par souci de clarté, ces facteurs sont regroupés en cinq catégories: l’accès au crédit et le coût du financement; la faiblesse de l’épargne intérieure; le risque et l’incertitude; les inégalités et la demande globale; et le cadre de politique générale et les conditions générales de l’investissement.
  • Catalyser l’investissement en Afrique: dimensions nationales et régionales
    Le présent chapitre porte sur les politiques à adopter aux niveaux national et régional pour stimuler l’investissement pour une croissance transformatrice en Afrique. Les données empiriques et les obstacles à l’accroissement de l’investissement examinés dans les deux chapitres précédents montrent que pour faire de l’investissement le catalyseur d’une croissance forte, soutenue et transformatrice en Afrique, il faut en accroître le volume, l’orienter vers les secteurs stratégiques ou prioritaires et en améliorer la productivité ou la qualité. Le plus souvent, les débats sur l’investissement en Afrique ont tendance à privilégier l’aspect quantitatif. L’expérience des pays développés et des pays émergents indique toutefois que pour optimiser les incidences de l’investissement sur l’économie, il faut également en améliorer la qualité et veiller à ce qu’il profite avant tout à des secteurs productifs ou stratégiques. C’est pourquoi les recommandations exposées ci-après s’articulent autour de trois grands objectifs: augmenter le niveau et le taux d’investissement, veiller à ce que l’investissement aille aux secteurs prioritaires et améliorer la productivité ou la qualité de l’investissement.
  • Catalyser l’investissement en Afrique: dimensions internationales
    Si c’est aux gouvernements des pays africains qu’il incombe en premier lieu de catalyser l’investissement sur le continent, la communauté internationale a également un rôle important à jouer à cet égard. En effet, le contexte mondial n’influe pas seulement sur la capacité des pays africains de stimuler efficacement l’investissement et de le mettre au service d’une croissance transformatrice, il influe aussi sur les moyens d’action et la marge de manoeuvre dont les gouvernements disposent pour promouvoir cet investissement. Il est donc nécessaire de mener des actions concertées aux niveaux national, régional et international. Dans ce chapitre, la CNUCED étudie divers moyens de stimuler l’investissement en Afrique: consolider les liens entre les entreprises locales et les entreprises étrangères, enrayer la fuite des capitaux pour stimuler l’investissement, stimuler l’investissement par le biais de l’aide, et stimuler l’investissement en encourageant le commerce international.
  • Catalyser l’investissement pour une croissance transformatrice en Afrique: principales conclusions et recommandations
    L’Afrique est entrée dans le XXIe siècle d’un bon pied. La plupart des pays africains ont enregistré, au cours de la dernière décennie, un bon niveau de croissance économique comparé aux niveaux historiques de croissance du continent, et aussi au taux moyen de croissance de l’économie mondiale. Mais si la croissance globale de l’Afrique dans la période récente a été bonne, il semble bien que divers pays africains connaissent un type de croissance très peu satisfaisant en ce sens que le chômage reste extrêmement répandu et que cette croissance n’a pas permis de réduire notablement la pauvreté. L’une des raisons de ce phénomène de croissance sans emplois en Afrique est que le continent n’a pas suivi un processus normal de transformation structurelle où, à un niveau aussi bien intrasectoriel qu’intersectoriel, des activités à faible productivité sont progressivement remplacées par des activités à forte productivité. Dans ce processus normal de transformation économique, les conditions initiales se caractérisent par une part élevée de l’agriculture dans le PIB puis, à mesure que les revenus augmentent, la part de l’agriculture diminue et celle de l’activité manufacturière augmente. Ce processus se poursuit jusqu’à ce que l’économie atteigne un niveau relativement élevé de développement où la part de l’agriculture et de l’activité manufacturière diminue, tandis que celle des services augmente. Le changement structurel observé en Afrique n’a pas suivi ce processus. Au cours des trois dernières décennies, le continent est passé d’une situation où l’agriculture représentait une part très élevée de la production à une situation où le secteur des services, en particulier des activités de services à faible productivité, domine la production. Cette transition a eu lieu sans développement appréciable de l’activité manufacturière, source fondamentale de création d’emplois. Il n’est donc pas surprenant que l’Afrique ait connu une croissance non créatrice d’emplois au cours de la dernière décennie.
  • Bibliographie
  • Cinquantième anniversaire de la cnuced: bref aperçu général des activités de l’organisation relatives à l’Afrique
    Depuis sa création en 1964, la CNUCED contribue au développement économique en Afrique par des travaux de recherche, d’analyse et de coopération technique, ainsi qu’en facilitant la formation de consensus sur des questions d’ordre mondial ayant des incidences sur le développement du continent. Conformément à son mandat, elle a fourni, ces cinquante dernières, un appui à l’Afrique principalement axé sur le commerce et le développement, ainsi que sur les questions associées dans les domaines du financement, de la technologie, de l’investissement et du développement durable. La CNUCED a ainsi contribué à l’intégration économique sur le continent en apportant aux communautés et organisations économiques régionales africaines une assistance technique et un appui au renforcement des capacités d’élaboration des politiques. Elle a participé aux travaux du comité établi par l’Organisation de l’unité africaine, chargé d’élaborer le traité portant création de la Communauté économique africaine (Traité d’Abuja); elle a ensuite aidé l’Union africaine à mettre en oeuvre ce traité, ainsi que le Plan d’action pour l’accélération du commerce intra-africain.
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