Perspectives économiques en Afrique

OECD Development Centre

French
Frequency
Annual
ISSN: 
1999-1037 (online)
ISSN: 
1815-9508 (print)
DOI: 
10.1787/19991037
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Cet ouvrage de référence riche en informations contient les données économiques les plus récentes sur la plupart des économies d’Afrique. Il fait fond sur les connaissances spécialisées de la Banque africaine de développement et de l’OCDE et propose une vue d’ensemble du contexte international, des performances macroéconomiques et des enjeux de gouvernance et de stratégie. Chaque édition est en général consacrée à un thème spécifique, comme l’eau et l’assainissement. La deuxième partie rassemble des rapports individuels sur 30 pays. Chacun de ces rapports comporte une évaluation des performances économiques récentes, des projections, une analyse de questions structurelles, et un examen du contexte politique et social. L’annexe statistique se compose de 24 tableaux qui permettent d’établir des comparaisons de variables économiques et sociales entre la totalité des pays d’Afrique.

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Perspectives économiques en Afrique 2009

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Author(s):
OECD, AfDB, UNECA
13 July 2009
Pages:
958
ISBN:
9789264083844 (PDF)
DOI: 
10.1787/aeo-2009-fr
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    • Couverture et table des matières
    • Vue d'ensemble
      Cette Vue d’ensemble s’ouvre par un point sur l’environnement international auquel les pays d’Afrique sont confrontés. Elle propose une série de prévisions sur la croissance de l’économie mondiale, le commerce international et régional, les taux de change, les cours des matières premières, l’aide publique au développement (APD) et les investissements directs étrangers (IDE). Ce faisant, ce chapitre pose les jalons d’une discussion sur les résultats macro-économiques des pays africains, assortie de prévisions sur les taux de croissance du PIB, l’inflation, les soldes budgétaires et les comptes courants. Le statut des cinq sous-régions est analysé plus en détail de même que la situation des pays exportateurs nets de pétrole par rapport aux pays importateurs nets. La Vue d’ensemble se conclut par un bilan des progrès sur la voie des objectifs duMillénaire pour le développement (OMD), un point sur l’état de la gouvernance et de la situation politique, et des considérations sur la gouvernance économique.
    • Nouvelles technologies et innovation en Afrique
      L’Afrique a besoin d’ordinateurs personnels (PC) et de portables, de câbles de fibre optique et de téléphones cellulaires pour nourrir sa révolution technologique. Autrement dit, il ne suffit pas d’un seul système technologique pour intégrer le « village » mondial. Les entreprises et les pouvoirs publics doivent s’adapter aux usagers qui veulent des téléphones correspondant à leurs moyens, souvent limités.
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    • Avant-propos
      Quand le projet des Perspectives économiques en Afrique a vu le jour, il y a neuf ans, le monde semblait engagé sur une trajectoire de croissance durable. Malgré des hauts et des bas, inévitables, la tendance globale était positive et les heurts relativement localisés et de courte durée. En 2009, la situation est bien différente : la crise financière internationale est venue contaminer l'ensemble de l'économie mondiale, prise dans la récession la plus profonde et la plus étendue de ces cinquante dernières années.
    • Remerciements
      Le projet des Perspectives économiques en Afrique est une initiative conjointe de la Banque africaine de développement (BAfD), du Centre de développement de l’OCDE et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Le rapport a été préparé par une équipe principale réunissant des membres des trois institutions partenaires, appuyée par des personnes ressources dans différents pays. L’équipe BAfD était dirigée par Barfour Oseil et Beejaye Kokil, du bureau de l’économiste en chef (ECON). L’équipe de la CEA était conduite par Adam Elhiraika et celle du Centre de développement de l’OCDE par José Gijon, chef du bureau Afrique et Moyen-Orient, et par Federica Marzo. Kenneth Ruffing a coordonné le projet. Les Perspectives économiques en Afrique ont été supervisées par Louis Kasekende, chef économiste, Léonce Ndikumana, directeur du département de la recherche sur le développement et Désiré Vencatachellum, responsable par intérim de la division des partenariats de recherche et réseaux, à la BAfD ; par Kiichiro Fukasaku, chef des bureaux régionaux et Javier Santiso, directeur, au Centre de développement de l’OCDE ; et par Mahamat Abdoulahi, directeur de la division du commerce, des finances et du développement économique (TFED), à la CEA.
    • Préface
      Cette huitième édition des Perspectives économiques en Afrique marque une avancée importante par rapport aux précédentes, puisqu’elle couvre la quasi-totalité des pays du continent. C’est le résultat d’un partenariat élargi. Outre la collaboration particulièrement fructueuse entre la Banque africaine de développement (BAfD), le Centre de développement de l’OCDE et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), de nouveaux instituts de recherche indépendants ont participé à la préparation des études pays et ils contribueront à la diffusion des PEA. Les économistes du Département des opérations de la BAfD ont par ailleurs été davantage impliqués. Le nombre de pays couverts se monte ainsi à 47 cette année, contre 35 dans l’édition 2008. Ces 47 pays totalisent 97 pour cent de la population africaine et 99 pour cent de la production du continent.
    • Algérie
      DEPUIS 2000, LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE se consolide en Algérie et les réformes entreprises commencent à porter leurs fruits. En 2008, la croissance s’est établie à 3.3 pour cent et le taux d’inflation a atteint 4.4 pour cent. S’appréciant depuis 2007, le taux de change du dinar (DZD) est resté proche en 2008 de sa valeur d’équilibre (68 dinars pour un dollar américain), et le chômage s’est stabilisé autour de 12 pour cent de la population active. Forte d’un prix moyen du pétrole brut de 99 dollars (USD) le baril en 2008, la Banque d’Algérie a engrangé des réserves de change de près de 142 milliards USD. Après des paiements anticipés, la dette extérieure globale s’est contractée à 460 millions USD (0.27 pour cent du PIB), et la dette publique intérieure a diminué de près de 30 pour cent. La croissance devrait être faible en 2009.
    • Angola
      AVEC UNE CROISSANCE MOYENNE de 20 pour cent ces trois dernières années, l’Angola fait partie des économies qui progressent le plus rapidement au monde. Son taux de croissance a ralenti à environ 15.8 pour cent en 2008 et devrait être négatif en 2009 avant de rebondir en 2010. Après 27 ans de guerre civile, la reconstruction est en cours, largement financée par la manne pétrolière. En raison de la hausse des prix des denrées alimentaires, l’inflation a grimpé à 13.2 pour cent en 2008 mais devrait reculer avec la baisse du prix des marchandises et le fléchissement de la demande intérieure. Un accident technique a fait baisser la production pétrolière en 2008. La chute des cours du pétrole et la réduction des quotas de production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) va ralentir la croissance en 2009.
    • Bénin
      LE BÉNIN CONNAÎT UNE SITUATION sociopolitique relativement stable depuis la large concertation nationale qui s’est tenue dans ce pays du 19 au 28 février 1990. Cette concertation, appelée « Conférence nationale des forces vives », a mis fin à la profonde crise sociopolitique et économique que le pays a vécue à la fin des années 80. Depuis 1990, le Bénin est devenu un modèle d’alternance politique en Afrique subsaharienne. Trois présidents de la République se sont en effet succédés à la tête du pays à la suite d’élections démocratiques : le président Nicéphore Soglo (1991-96), suivi des présidents Mathieu Kerekou (1996-06) et enfin Thomas Boni Yayi depuis avril 2006. Des élections législatives se sont également tenues en avril 2007 dans de bonnes conditions et ont permis à Yayi d’entamer son mandat présidentiel avec une majorité parlementaire. Néanmoins, depuis les élections municipales d’avril 2008, le président est confronté à une fronde au sein du parlement. Une recomposition politique a en effet permis à l’opposition de reprendre la majorité au parlement, compliquant ainsi la mise en oeuvre du programme du gouvernement.
    • Botswana
      LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE EN volume du Botswana devrait ralentir en 2009, conséquence en grande partie du climat économique mondial. Le taux de croissance du pays est estimé à 3.9 pour cent pour 2008 et les prévisions pour 2009 et 2010 sont respectivement de 2.6 pour cent et 2.9 pour cent. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce ralentissement : les pressions inflationnistes de 2008 suite à la hausse du prix du pétrole, de l’électricité et des denrées alimentaires importées ; un déclin de la production de diamants et une baisse prévue de la demande internationale en diamants ; la chute des prix des matières premières au niveau international, notamment pour le cuivre et le nickel. Les pressions inflationnistes dues aux cours du pétrole ont décéléré vers la fin 2008, mais celles résultant du prix de l’électricité et des denrées alimentaires ont persisté.
    • Burkina Faso
      DANS UN CONTEXTE ÉCONOMICO-FINANCIER national et international difficile (poursuite de la hausse du cours des matières premières amorcée en 2007 suivie d’un épisode de crise alimentaire au début de l’année 2008, mauvaises conditions météorologiques en 2007, crise financière aiguë au cours du dernier trimestre 2008), l’économie du Burkina Faso aura fait preuve de résistance en 2008. Une politique économique prudente et des mesures structurelles pragmatiques et ciblées ont soutenu cette tendance. La croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2008 est estimée à 4.2 pour cent – les projections antérieures tablaient sur une croissance de 4.7 pour cent – contre 3.6 pour cent en 2007. Cette résistance devrait se confirmer pour l’année 2009 avec une croissance estimée à 6 pour cent (prévision de 4.2 pour cent pour 2010). La croissance sera portée à la fois par une baisse du prix des matières premières qui devrait entraîner une baisse des coûts de production soutenant l’investissement, et par le transfert important de revenu vers les zones rurales découlant des mesures spécifiques de soutien à la production agricole et aux petits producteurs.
    • Burundi
      L’ANNÉE 2008 A ÉTÉ MARQUÉE par la signature des accords de paix entre le gouvernement et le dernier mouvement rebelle, les Forces nationales de libération (FNL). Ces accords entérinent la libération des prisonniers politiques de ce mouvement et son entrée dans les institutions politiques et les structures de sécurité du pays. Néanmoins, la lenteur de la mise en application de ces accords et la crispation du climat politique, du fait de certaines entraves aux libertés politiques, pèsent sur la stabilité sociale et politique du pays à la veille des échéances électorales de 2010.
    • Cameroun
      LE TAUX DE CROISSANCE RÉEL DU PRODUIT intérieur brut (PIB) s’est élevé à 4.1 pour cent en 2008 contre 3.4 pour cent en 2007. Cette progression s’explique par la bonne tenue du secteur pétrolier et par la combinaison de plusieurs facteurs, notamment la poursuite des travaux de construction des infrastructures, l’amélioration de l’offre énergétique et la mise en place de plusieurs programmes de relance dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Cet élan devrait cependant ralentir en 2009 en raison des effets de la crise financière sur les cours et la demande des principales matières premières que le pays exporte (pétrole, bois, coton, caoutchouc, etc.), et des difficultés annoncées en matière d’approvisionnement en énergie électrique suite à des conditions hydrologiques sévères. La croissance devrait se ralentir en 2009 avec un taux de 3.1 pour cent avant de repartir en 2010 (prévision de 3.4 pour cent). L’un des principaux défis du Cameroun pour 2009 reste la mobilisation de ses recettes non pétrolières, étant donné son extrême dépendance à leur égard, qui fragilise la croissance.
    • Cap-Vert
      GRÂCE AUX BONNES PERFORMANCES de ces dernières années, le Cap-Vert semble bien armé pour faire face à la crise. La croissance, estimée à 6.1 pour cent du produit intérieur brut (PIB) en 2008, devrait retomber à 3.6 pour cent en 2009 puis rebondir en 2010. Ces prévisions pourraient toutefois être revues à la baisse, dans la mesure où elles tablent sur un recul de 10 pour cent des recettes touristiques en 2009. Or, cette baisse pourrait s’avérer plus importante, à cause de la crise mondiale.
    • République centrafricaine
      LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE A ÉTÉ confrontée à de longues années d’instabilité politique et de conflits internes qui se sont traduits par la fragilisation des institutions publiques, la déstructuration des infrastructures économiques et des services sociaux de base, et la forte contraction du produit intérieur brut (PIB) réel et des revenus des populations. Cependant, cette tendance s’est atténuée au cours de la période 2004-07, marquée par le retour progressif à la stabilité sociopolitique et à la croissance économique. Le taux de croissance du PIB réel est estimé à 2.6 pour cent pour 2008, soit 1.6 point de moins qu’en 2007. Ce ralentissement de la croissance est essentiellement dû aux effets combinés des chocs externes survenus au cours de l’année (flambée des prix du pétrole, crise alimentaire, dépréciation du dollar face à l’euro dont la parité avec le franc CFA est fixe, crise financière internationale, baisse de la demande mondiale et des cours des matières premières) et de la crise de l’électricité qui sévit en RCA depuis juin 2008.
    • Tchad
      L’ANNÉE 2008 A ÉTÉ UNE NOUVELLE FOIS marquée par une faible croissance du PIB global. Le produit intérieur brut n’a augmenté que de 0.2 pour cent en raison de la performance médiocre du secteur pétrolier, en dégradation depuis 2007, en dépit d’une bonne performance du secteur agricole. Les conflits persistants entre forces gouvernementales et groupes rebelles ont également pesé. La contribution à la croissance du secteur pétrolier restera faible en 2009, et cette faiblesse sera aggravée par le fléchissement de la demande et des cours mondiaux, ce qui se traduira par un ralentissement de la croissance du PIB de 0.7 points de pourcentage. Les effets attendus de l’amélioration espérée du climat politique sur une reprise de la consommation et de l’investissement ne se traduiront, le cas échéant, qu’à partir de 2010, le Tchad retrouvant alors des taux de croissance positifs.
    • République du Congo
      L’ANNÉE 2008 A ÉTÉ MARQUÉE par une forte reprise de la croissance en République du Congo (7 pour cent), après les mauvaises performances économiques de l’année 2007. La prédominance du secteur pétrolier s’est accrue, contribuant à hauteur de 67.3 pour cent à la formation du produit intérieur brut (PIB) nominal. Cette performance est le résultat direct de la flambée des cours du pétrole en 2008. Tandis que la reprise de la croissance a concerné la quasi-totalité des activités économiques du pays, les secteurs de production et de distribution d’électricité et d’eau restent préoccupants, en raison des coupures d’approvisionnement, notamment dans les deux principales villes du pays Brazzaville et Pointe-Noire.
    • République démocratique du Congo
      EN 2008, LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du Congo (RDC) a enregistré de faibles performances économi ques, financières et sociales, malgré des perspectives prometteuses sur le plan de la résolution des conflits, de l’exploitation des richesses minières et des réformes structurelles. Ces résultats sont dus à des facteurs exogènes, tels que le contexte mondial de crise alimentaire, énergétique et financière, et à des facteurs structurels endogènes, notamment le manque d’infrastructures de base et de transports, d’énergie, sans omettre le faible niveau de gouvernance politique et économique.
    • Côte d'Ivoire
      DEPUIS LA FIN DES ANNÉES, la Côte d’Ivoire est confrontée à une crise sociopolitique marquée par : i) le coup d’État survenu en 1999 ; ii) les élections contestées de 2000 qui ont porté au pouvoir Laurent Gbagbo, actuel président de la République ; et iii) le conflit armé interne de 2002. Cette situation a entraîné un ralentissement de la croissance économique. Après un long processus de réconciliation et suite à la signature de l’accord politique de Ouagadougou (APO) par tous les protagonistes de la crise, le 4 mars 2007, la situation politique du pays se normalise progressivement. La tenue de l’élection présidentielle, prévue avant la fin de l’année 2009, reste toutefois indispensable à l’amélioration de la situation politique et économique du pays.
    • Djibouti
      DJIBOUTI BÉNÉFICIE D’UNE POSITION géographique exceptionnelle, à la croisée des voies maritimes de l’Asie, de l’Europe, de la péninsule arabique et de l’Afrique de l’Est. Son port international voit transiter l’essentiel du commerce extérieur des pays voisins. Djibouti représente l’un des points d’entrée au Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa), un espace économique de près de 400 millions de consommateurs.
    • Égypte
      LA CROISSANCE DE L’ÉCONOMIE égyptienne a été de 7.2 pour cent pendant l’exercice 2007/08. Les principaux moteurs de cette vigoureuse croissance ont été l’industrie, le tourisme et les revenus du canal de Suez. Les entrées d’investissements directs étrangers (IDE) ont atteint un nouveau record avec un montant de 13.2 milliards de dollars (USD), plus du triple qu’en 2004/05. Selon l’édition 2008 du rapport sur l’investissement dans le monde, l’Égypte est le premier bénéficiaire d’IDE en Afrique du Nord et le deuxième en Afrique. Au chapitre de la demande, sa croissance a été tirée par une hausse significative de la consommation et de l’investissement. En 2007/08, les investissements engagés ont connu une croissance de 15.5 pour cent, tandis que la consommation globale, publique et privée, s’accroissait de 5.3 pour cent. La hausse des prix des produits pétroliers et alimentaires a accéléré brutalement l’inflation et réduit les revenus réels, mais elle a dopé les exportations de pétrole et de gaz naturel.
    • Guinée Equatoriale
      L’ÉCONOMIE ÉQUATO-GUINÉENNE A maintenu un rythme d’activité élevé en 2008, avec un taux de croissance réel du produit intérieur brut (PIB) estimé à 9.9 pour cent. La croissance a été soutenue par l’augmentation de la production de pétrole brut et de gaz dans un environnement mondial favorable. Le secteur pétrolier domine l’activité économique du pays et concentre une part importante des investissements directs étrangers des grandes compagnies pétrolières. La croissance devrait être plus modérée en 2009 et 2010 avec, respectivement, des taux de 3.7 et 2.9 pour cent.
    • Éthiopie
      LA CROISSANCE, À 11.6 POUR CENT, est restée forte en 2007/08, en légère hausse par rapport aux 11.5 pour cent enregistrés l’année précédente. Elle a été essentiellement tirée par l’agriculture et les services, eux-mêmes soutenus par les exportations et un afflux continu d’aide au développement et d’investissements directs étrangers. Cette croissance devrait ralentir à 6.5 pour cent en 2008/09, tout en se maintenant grâce à une bonne récolte et aux investissements publics en infrastructures. L’impact de la récession mondiale devrait se faire ressentir sur les exportations non traditionnelles (fleurs et or) et ralentir la demande intérieure, en raison de politiques fiscales et monétaires plus strictes.
    • Gabon
      LA SITUATION ÉCONOMIQUE DU GABON est marquée par un double paradoxe. D’un côté, les indicateurs économiques sont restés positifs en 2008, malgré la crise mondiale. De l’autre, la faiblesse des indicateurs sociaux contraste toujours avec les richesses et le potentiel du pays. Le Gabon est exposé à moyen terme à la dégradation des marchés internationaux, en raison d’une économie trop tributaire des hydrocarbures et axée sur l’exportation des matières premières. La filière bois souffre déjà d’une forte contraction de la demande.
    • Gambie
      CES DERNIÈRES ANNÉES, LA GAMBIE a accompli de grands progrès sur la voie de la stabilité macroéconomique. Depuis 2004, le PIB affiche une croissance de 6.5 pour cent en moyenne, à la faveur d’une politique monétaire et budgétaire prudente couplée à des réformes structurelles. Cependant, la croissance s’est ralentie au rythme 5.7 pour cent en 2008 (estimation), sous l’effet de la crise financière et économique mondiale. Le contexte mondial défavorable devrait entraîner un recul des exportations, des recettes touristiques, des envois de fonds par les expatriés et des investissements directs étrangers (IDE), ce qui pèsera sur la croissance à court terme. En 2009 comme en 2010, la croissance devrait se stabiliser au rythme de 5 pour cent.
    • Ghana
      L’ÉCONOMIE GHANÉENNE CONTINUE d’afficher une belle santé, mais avec l’assombrissement de la conjoncture mondiale, les autorités devront s’attaquer à la dégradation des soldes budgétaire et extérieur. Le secteur privé réagit positivement aux programmes de développement du gouvernement et l’amélioration de l’environnement des affaires – qui s’accompagne d’une augmentation des prêts bancaires et des entrées de capitaux – semble indiquer que les investisseurs reprennent confiance.
    • Guinée
      L’ÉCONOMIE GUINÉENNE A PROFITÉ EN 2008 de l’embellie des cours des produits miniers sur les marchés internationaux. Les mesures économiques et sociales prises dans le cadre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC), négociée pour la période 2007-10 avec le Fonds monétaire international (FMI), ont également eu des effets positifs. Une première revue de la FRPC, en juillet 2008, s’est avérée concluante. Le taux de croissance du PIB réel a atteint 4.7 pour cent en 2008, mais ne devrait pas excéder 3.8 et 4.4 pour cent en 2009 et 2010, à cause de la crise mondiale.
    • Kenya
      LA CROISSANCE DU PIB A ÉTÉ DE 2.6 pour cent en 2008, en net ralentissement, mais elle devrait rebondir à 5 pour cent en 2009 et à 4.3 pour cent en 2010 (prévisions). Le ralentissement de 2008 est dû, en partie, aux violences post-électorales qui ont affecté la plupart des secteurs de l’économie au cours du premier trimestre. L’économie est ensuite repartie au cours des deuxième et troisième trimestres, mais elle a ralenti à nouveau pendant le dernier trimestre en raison de la crise financière mondiale. Au nombre des secteurs qui ont enregistré une croissance positive figurent les industries manufacturières, l’électricité et l’eau, le commerce de gros et de détail ; la pêche, en pleine expansion, a été la locomotive du rétablissement du deuxième trimestre. La construction, les mines et les carrières, de même que l’administration publique, se sont pour leur part développées plus vite au cours de la première moitié de 2008. La croissance soutenue du secteur des travaux publics a été étayée par des chantiers au long cours, comme des routes ou l’extension de l’aéroport inter - national Jomo-Kenyatta, tandis que les mines et les carrières ont bénéficié de la demande en matériaux de construction suscitée par ces programmes.
    • Lesotho
      DE 5.1 POUR CENT EN 2007, la croissance économique du Lesotho est estimée avoir reculé à 4.2 pour cent en 2008. Ce ralentissement est dû, en partie, à la crise financière et économique mondiale, mais une forte inflation, gonflée par des prix de l’alimentation et du pétrole de plus en plus élevés, a aussi joué un rôle. La croissance devrait encore tomber à 3.8 pour cent en 2009 avant de remonter à 5.3 pour cent en 2010.
    • Liberia
      LE LIBERIA A POURSUIVI SES EFFORTS en vue de surmonter les séquelles de la guerre civile qui a secoué le pays pendant des années. Le pays affiche aujourd’hui des signes de reprise économique et a réalisé des progrès sur la voie de la stabilité politique, de la réconciliation, de la restauration de la paix et de la sécurité nationale. Selon les estimations, le produit intérieur brut (PIB) en volume du Liberia aurait enregistré une croissance de 7.3 pour cent en 2008. Cette croissance est directement liée à la reprise des activités de sylviculture, l’augmentation des exportations de diamants et d’or et de la production de riz, ainsi qu’au dynamisme continu des secteurs des services et de la construction.
    • Libye
      L’ÉCONOMIE LIBYENNE DÉPEND MASSIVEMENT des revenus tirés de ses matières premières, avec un secteur pétrolier fournissant la quasi-totalité des recettes et représentant plus des deux tiers du PIB. Faute de diversification économique, la croissance est liée au marché mondial du pétrole. Elle a été de 6.5 pour cent en 2008 (estimation), inférieure aux 6.8 pour cent de 2007, et les prévisions misent sur un recul de 3.4 pour cent en 2009.
    • Madagascar
      MADAGASCAR A ENREGISTRÉ UNE forte croissance de 7 pour cent en 2008. Le renchérissement des prix pétroliers au premier semestre a affecté l’économie, car l’île ne produit quasiment pas de pétrole et est vulnérable aux augmentations du coût des transports en raison de son isolement géographique. Le pays a été toutefois relativement protégé de la crise mondiale des produits alimentaires grâce à sa production agricole en hausse, en particulier celle de riz, et à des contrats avantageux conclus avec des fournisseurs asiatiques avant l’envolée des prix.
    • Malawi
      LE MALAWI SE CLASSE PARMI LES PAYS les moins développés de la planète et ceux dont la densité de la population est la plus forte. Il n’empêche que ses résultats macro-économiques ont été impressionnants au cours de la période récente : le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 8.4 pour cent en 2008, après une hausse de 7.9 pour cent en 2007. À la base de cette performance se trouve l’agriculture dont la production a crû de 10.1 pour cent, un chiffre toutefois légèrement inférieur à celui de 2007. Le programme gouvernemental de subventions aux intrants agricoles conjugué aux pluies abondantes sur l’ensemble du pays ont permis de bonnes récoltes de maïs et autres cultures, au cours des dernières années.
    • Mali
      LE MALI A POURSUIVI LES RÉFORMES économiques qui ont eu pour effet d’atténuer les effets négatifs des chocs extérieurs à cause des crises pétrolière, alimentaire et financière. Le recul de la croissance économique redouté en 2007, dû aux difficultés des secteurs cotonnier et minier, a été plus prononcé en 2008, malgré les effets d’amortissement provenant de l’initiative riz, de l’accélération des privatisations et des appuis budgétaires des partenaires techniques et financiers. La croissance du PIB réel est estimée à 3.6 pour cent en 2008. Une reprise de la croissance est attendue en 2009 et 2010, avec des taux de croissance du PIB respectivement de 4.2 et 5.1 pour cent. Malgré les efforts d’ajustement, la persistance des tensions sur les finances publiques et la position extérieure traduisent l’ampleur des effets des crises. Elle reflète également les difficultés du gouvernement à relancer et à valoriser les productions cotonnière et minière.
    • Mauritanie
      L’ÉCONOMIE MAURITANIENNE A ENREGISTRÉ un taux de croissance du PIB réel de 5.2 pour cent en 2008. La croissance économique a été essentiellement tirée par le secteur minier (fer, or et cuivre), le secteur agricole et le secteur des bâtiments et travaux publics (BTP). L’inflation a été contenue à environ 7.4 pour cent en 2008, grâce à la réduction des prix dans le cadre du Programme spécial d’intervention (PSI) mis en place par le gouvernement, ainsi qu’à la conduite d’une politique monétaire prudente. Le déficit budgétaire s’est élargi à 3.7 pour cent du PIB, en raison de l’augmentation des dépenses publiques prévues par le PSI. En revanche, le déficit du compte courant de la balance des paiements a été réduit à 9.3 pour cent du PIB, en raison essentiellement de la bonne tenue des exportations. Ces résultats ont permis à la troisième revue de la Facilité de réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC 2006-09), conduite par le Fonds monétaire international (FMI) en mars 2008, d’être déclarée concluante.
    • Maurice
      MAURICE EST EXPOSÉ AUX CHOCS extérieurs, car c’est une économie de petite envergure totalement intégrée au marché mondial. Il lui a fallu composer, il y a peu, avec la brutale réduction des cours préférentiels de ses exportations de sucre vers le marché européen, puis avec l’envolée des cours du pétrole et celle des produits alimentaires. Exposée à ces trois chocs, l’économie mauricienne a démontré une forte capacité de résistance. Mais la voici confrontée à une nouvelle épreuve venue de l’extérieur, à savoir le ralentissement mondial de la conjoncture provoqué par la crise financière. Du coup la croissance s’est limitée à 4.8 pour cent en 2008, moins que prévu, freinée par l’atonie du textile et du tourisme, spécialement à la fin de l’année.
    • Maroc
      DANS UNE CONJONCTURE INTERNATIONALE de plus en plus difficile, le Maroc reste confiant dans les importants programmes de réforme mis en place ces dernières années. La crise financière et économique devrait exercer ses effets sur quatre piliers de l’économie nationale : les exportations, les investissements directs étrangers (IDE), les transferts des Marocains résidents à l’étranger (MRE) et le tourisme. Les autorités misent néanmoins sur le dynamisme de la demande interne, une pluviosité augurant d’une bonne performance du secteur agricole. La solidité du secteur financier, ainsi que les programmes de développement sectoriel en cours, devraient permettre à l’économie marocaine de surmonter les effets de la crise internationale sans trop de séquelles, même si la récession annoncée dans les pays européens, principaux partenaires commerciaux du Maroc, aura vraisemblablement d’importantes répercussions. En 2008, malgré la crise, l’économie marocaine a affiché un taux de croissance de 5.7 pour cent, porté par une croissance de 13.1 pour cent de la valeur ajoutée du secteur primaire. Quant au PIB agricole, sa croissance a été de 6.1 pour cent sur la même période. On prévoit un léger fléchissement de la croissance en 2009, avec un taux de 5.4 pour cent qui devrait se maintenir l’année suivante.
    • Mozambique
      ALORS QU’ELLE ÉVOLUAIT À UNE MOYENNE annuelle de 8.6 pour cent depuis le début de la décennie, la croissance du Mozambique est retombée à 6.2 pour cent en 2008, le pays ayant connu de graves inondations et des pénuries d’électricité. L’économie devrait être relativement protégée des turbulences financières internationales, étant peu intégrée au marché mondial des capitaux. Cependant, la croissance devrait encore ralentir et se situer à 4 pour cent en 2009, en raison de la baisse conjuguée de la demande mondiale de matières premières, des investissements directs étrangers (IDE) et des investissements publics financés grâce à l’aide extérieure. Les prévisions de croissance pour 2010, estimées à 5.2 pour cent, sont basées sur les hypothèses d’un redémarrage de l’économie mondiale et de la poursuite du développement de l’agriculture. L’inflation a grimpé à 10.4 pour cent en 2008, poussée par les prix élevés des denrées alimentaires et des carburants ; elle devrait refluer en 2009 dans le sillage des prix internationaux.
    • Namibie
      LA FLAMBÉE DES PRIX DU PÉTROLE et l’impact de la crise financière sur l’économie mondiale ont conduit à abaisser les prévisions de croissance pour la Namibie à 3.4 pour cent. Ce taux devrait chuter à 2.7 pour cent, au-dessous des taux prévus pour 2009. En cas de reprise de l’économie mondiale, la Namibie pourrait rebondir avec une croissance de 3.1 pour cent en 2010. Ce pays d’Afrique australe est toujours confronté à des défis importants tels que la pauvreté, l’inégalité et le chômage élevé.
    • Niger
      LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE DEVRAIT sensiblement reculer en 2008, pour s’établir à 4.8 pour cent, contre 5.7 pour cent en 2007. Ce taux se situerait au-dessous de la moyenne enregistrée au cours des trois dernières années (5.9 pour cent). En cause principalement : le recul de la production minière, en particulier de l’extraction de l’uranium.
    • Nigeria
      TOUT AU LONG DE 2008, LA SITUATION économique du Nigeria a été affectée par la chute des cours du pétrole au deuxième semestre et le quasi-effondrement du système financier national précipité par la crise financière mondiale. Pendant toute l’année, les troubles ont perduré dans la région de production pétrolière du delta du Niger.
    • Rwanda
      LA CROISSANCE DU PRODUIT INTÉRIEUR brut (PIB) en 2008 au Rwanda est estimée à un peu plus de 8.5 pour cent, soit une augmentation sensible par rapport au taux moyen de 7.5 pour cent enregistré durant la période 2005-07. De bonnes conditions climatiques, ayant favorisé la production agricole, expliquent pour une large part ce résultat supérieur aux attentes. Pour 2009, les prévisions tablent sur un taux de croissance moins rapide, de l’ordre de 6.6 pour cent. Ce repli résultera d’une combinaison de facteurs au nombre desquels figurent la baisse des exportations, la réduction des dépenses publiques et un ralentissement dans l’expansion de l’agriculture. Le repli devrait se prolonger en 2010 avec une croissance prévue à 5.7 pour cent.
    • Sénégal
      APRÈS AVOIR ATTEINT 4.8 POUR CENT EN 2007, la croissance sénégalaise s’est ralentie pour se situer à 3.7 pour cent en 2008. Raisons principales de cette baisse : l’augmentation du prix des importations, la morosité de l’environnement économique mondial et l’aggravation des difficultés budgétaires du pays. Cellesci ont conduit à une consolidation inquiétante des arriérés de paiement dus aux entreprises privées. Une série de programmes d’investissements de grande envergure, en particulier dans le domaine agricole avec la grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana), ainsi que des infrastructures portuaires et routières, devrait soutenir la croissance dans les années à venir. Toutefois, en 2009, la croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) est projetée à 3.5 pour cent, du fait de la crise mondiale. Les perspectives relatives à l’environnement international prévoient une forte baisse de la demande mondiale qui devrait se répercuter sur les exportations des pays émergents et en dévelop - pement. En 2010, la croissance devrait légère - ment repartir et se fixer à 3.6 pour cent.
    • Seychelles
      EN 2008, LE RYTHME DE LA CROISSANCE a fortement chuté, passant à 1.5 pour cent (estimation) contre 5.5 pour cent en 2007. La balance des paiements et la dette ont dérapé, à la suite d’une politique macro-économique insoutenable et des déséquilibres exacerbés par des chocs exogènes. En octobre 2008, les Seychelles ont fait défaut sur le remboursement de leur dette souveraine. Les autorités ont sollicité l’assistance du Fonds monétaire international (FMI), et un accord de confirmation d’urgence a été conclu et conditionné à la mise en oeuvre immédiate d’une profonde réforme budgétaire, en vue d’une restructuration fondamentale des politiques publiques et du secteur public du pays. Parmi les mesures les plus importantes figurent le flottement de la roupie seychelloise (SCR) et la levée de tous les contrôles des changes, effectifs depuis novembre 2008. En 2009, le produit intérieur brut (PIB) devrait se contracter de 0.4 pour cent, sous l’effet d’une réduction massive des dépenses publiques induite dans le programme de réforme, et du recul des recettes touristiques résultant de la récession mondiale. Puis les projections tablent sur un redressement en 2010, car l’amélioration du climat économique mondial devrait redynamiser le tourisme et l’investissement étranger, portant la croissance du PIB à 2.9 pour cent.
    • Sierra Leone
      EN 2008, LA SIERRA LEONE A affiché une croissance relativement solide : selon les estimations, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 5.4 pour cent, malgré la flambée mondiale des cours du pétrole. Il devrait croître de 6.3 pour cent en 2009 et de 5.5 pour cent en 2010. Ce pays est toujours en pleine reconstruction après la guerre civile de 1991-2001 et, si les bonnes performances récentes peuvent traduire en partie une croissance de rattrapage, il convient de les saluer étant donné qu’elles sont parallèles à la hausse des cours mondiaux des denrées alimentaires et du pétrole, et que la Sierra Leone est tributaire des importations pour ces produits. Le défi qui lui reste à relever sera de consolider cette croissance et d’éradiquer les facteurs de risque de conflit persistants, comme un taux de chômage et de pauvreté élevés. Il lui faut également juguler l’inflation, qui s’élevait à 13 pour cent en 2008.
    • Afrique du Sud
      APRÈS PLUSIEURS ANNÉES D’UNE croissance économique soutenue s’élevant à près de 5 pour cent, les performances ont été moins bonnes en 2008, avec seulement 3.1 pour cent. En effet, l’activité économique a été affectée par de graves pénuries d’énergie, le ralentissement de la consommation intérieure et l’aggravation de la récession mondiale. D’après les prévisions, la croissance devrait faiblir davantage en 2009 pour atteindre 1.1 pour cent, alors que l’inflation devrait diminuer, dans la mesure où la tendance à l’augmentation du prix des hydrocarbures et des denrées alimentaires constatée durant le premier semestre de 2008 s’inverse. Bien que son système bancaire n’ait pas été directement touché par la crise financière internationale, l’Afrique du Sud a été affectée par la chute de la demande mondiale des minerais qu’elle exporte. Cependant, à moyen terme, la dépréciation du rand (ZAR) et la baisse du prix du pétrole devraient soulager la pression exercée sur la balance commerciale.
    • Soudan
      L’ÉCONOMIE SOUDANAISE EST EN pleine progression. Elle vit un long épisode de croissance, doublé d’une inflation relativement faible. Le produit intérieur brut (PIB) en volume a progressé de 8.4 pour cent en 2008 ; cependant, sous l’effet de la crise financière internationale, les prévisions laissent entrevoir un fléchissement à environ 5 pour cent en 2009. L’exploitation des réserves pétrolières et le « dividende de la paix » ont constitué les principaux moteurs de cette réussite, sans qu’il ne faille négliger le rôle des investissements directs étrangers (IDE) et du boum du secteur tertiaire, notamment dans les transports et les communications. Secteur pétrolier mis à part, la croissance économique repose sur une base étroite et sa portée est limitée. L’essor de l’économie pétrolière pose en outre de nouveaux problèmes pour la stabilité macro-économique. Ainsi, on observe certains symptômes du « syndrôme hollandais » : la livre soudanaise (SDG) s’apprécie, tandis que les exportations traditionnelles comme le coton et la gomme arabique diminuent. Cependant, avec l’éclatement de la crise financière au cours du second semestre 2008, le cours de la livre s’est stabilisé, et même légèrement déprécié face au dollar américain (USD).
    • Swaziland
      EN 2008, SELON LES ESTIMATIONS, la croissance économique réelle du Swaziland est tombée à 2.6 pour cent, contre 3.5 pour cent en 2007 (figure 1). Ce tassement est imputable à la faiblesse de l’investissement privé, aux insuffisances dans l’application du programme d’investissement public et à la contraction de la demande à l’export. Le ralentissement planétaire devrait peser sur les exportations et sur l’accès du pays au capital, ce qui entraînera un fléchissement de la croissance à 2.5 pour cent en 2009 et 2 pour cent en 2010.
    • Tanzanie
      LA TANZANIE S’EFFORCE DE SOUTENIR une croissance économique élevée dans le but d’assurer sa stabilité macro-économique. La politique du gouvernement comporte trois volets : stabiliser le budget en mobilisant les recettes, en menant une politique de dépenses prudente et en maîtrisant la masse monétaire ; atteindre les objectifs fixés en termes d’inflation et de croissance ; préserver les réserves de change. Combinée à des efforts à destination du secteur privé et de l’export, cette politique a nourri la progression du produit intérieur brut (PIB) au rythme moyen de 7.2 pour cent par an sur les cinq dernières années. Malgré la crise économique mondiale, la croissance du PIB tanzanien est officiellement estimée à 7.3 pour cent pour 2008.
    • Togo
      AU TOGO, LA CROISSANCE DU PRODUIT intérieur brut (PIB) en volume est tombée à 0.8 pour cent en 2008 contre 1.9 pour cent en 2007, alors que le taux d’inflation est passé de 1 à 8.9 pour cent sur cette période. Le renchérissement mondial du pétrole et des produits alimentaires, la lenteur des effets induits par les réformes et d’autres facteurs externes, sont autant d’éléments qui ont détérioré la situation.
    • Tunisie
      LA RÉCENTE RÉVISION À LA BAISSE des prévisions de la croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2008 et en 2009 laisse penser que l’économie tunisienne devrait subir les effets négatifs de la crise économique qui secoue les pays avancés, notamment européens. Le taux de croissance du PIB réel a enregistré une baisse significative, passant de 6.3 pour cent en 2007 à 5.1 pour cent en 2008. Il devrait de nouveau diminuer en 2009 à 4.1 pour cent, avant de remonter légèrement en 2010 à 4.2 pour cent. L’économie a néanmoins su résister aux chocs de la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires survenus durant l’année 2008. L’indice des prix à la consommation n’a crû que de 5 pour cent, résultat obtenu principalement grâce au maintien des subventions des produits alimentaires de base et des carburants.
    • Ouganda
      EN 2008, L’ÉCONOMIE OUGANDAISE a affiché une progression impressionnante de 7 pour cent, malgré les turbulences de l’économie mondiale et l’instabilité régionale. Cette croissance est tirée par les secteurs des services et de l’industrie, tandis que l’agriculture stagne. Le pays a dû faire face à de nombreux problèmes, notamment les violences post-électorales au Kenya, début 2008, qui ont perturbé l’importante liaison commerciale avec le port de Mombasa, l’épuisement des réserves halieutiques dans le lac Victoria, la flambée des cours du pétrole au premier semestre et, plus récemment, l’aggravation de la crise économique mondiale. Ce fléchissement général menace le système financier ougandais, freine la demande d’exportations et comprime les envois de fonds des travailleurs expatriés.
    • Zambie
      EN 2008, LA CROISSANCE DE LA Zambie s’est tassée à 5.5 pour cent, contre 6.1 pour cent en 2007, surtout en raison du net recul des cours du cuivre. Un nouveau ralentissement de la croissance à 2.8 pour cent est prévu pour 2009 sous l’effet de la récession mondiale. Le bond de l’inflation en 2008, qui avait atteint 16.6 pour cent en glissement annuel en décembre, s’explique essentiellement par la hausse des prix des denrées alimentaires et du pétrole. Sur 2009 et 2010, l’inflation moyenne devrait retomber sous la barre des 10 pour cent, car le pétrole et l’alimentation devraient se maintenir à leur niveau de fin 2008.
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