Perspectives économiques en Afrique 2003
- Publication Date :
- 03 Apr 2003
- DOI :
- 10.1787/aeo-2003-fr
Cameroun
- Pages :
- 123–136
- DOI :
- 10.1787/aeo-2003-7-fr
Depuis la dévaluation de janvier 1994, le Cameroun enregistre un regain de dynamisme avec des taux de croissance avoisinant 4 à 5 pour cent. Au-delà du dynamisme économique, c’est la relative stabilité des performances au cours des dernières années (malgré des résultats instables du secteur pétrolier) qui différencie le Cameroun des pays voisins, mettant en relief la structure relativement diversifiée de l’appareil de production. A court terme, le pays bénéficie aussi des retombées de la construction de l’oléoduc tchadocamerounais, qui permettent une bonne tenue des investissements. La croissance du PIB a en conséquence été relativement forte, aux alentours de 5.3 pour cent en 2000/01, malgré la désorganisation des filières d’agriculture d’exportation - cacao et café - et de la forêt. La baisse des volumes de pétrole extraits à partir de 2001/02 associée à des dysfonctionnements importants de l’offre d’électricité, aux difficultés des filières d’exportation traditionnelles et aux problèmes d’ajustement aux réformes en cours a cependant entraîné un ralentissement de la croissance en 2001/02, estimée aux alentours de 4.4 pour cent. En 2002/03, la croissance pourrait se renforcer et atteindre 5.5 pour cent à la faveur des premières retombées positives des réformes dans les domaines des forêts et des privatisations, dans un contexte de bonne tenue de la demande intérieure soutenue par les activités liées à l’oléoduc tchadocamerounais…
